Amnesty : Késako ? Comment çà marche ?

Ce diaporama nécessite JavaScript.

En 15 minutes chrono, Cécile Coudriou, vice-présidente d’Amnesty France nous explique le pourquoi et le comment d’Amnesty ?

Publicités

URGENT : APPEL POUR AIDER HANK SKINNER A FINANCER LES TESTS ADN

17 000 dollars.

C’est la somme que doit réunir, en deux semaines, Sandrine Ageorges-Skinner pour pouvoir réaliser les analyses ADN qui pourraient innocenter son mari, Hank Skinner.
Pour y parvenir, la femme de cet homme, condamné à mort en 1995 au Texas pour un triple meurtre, a lancé un appel aux dons sur Internet .
Pour lire son appel…

En présence d’un profil ADN inconnu qui disculpe Hank Skinner, l’état du Texas refuse de payer le reste des tests ADN
qui, d’une part, prouveraient son innocence et, d’autre part, permettraient d’identifier le coupable. Le temps est
compté, Hank a besoin de votre soutien maintenant! D’avance merci!

Sandrine-Ageorges-Skinner-son-cri-d-amour-pour-son-mari-condamne-a-mort_mode_une

Nous n’avons pas le choix. Si on n’arrive pas à réunir cette somme, il va se voir attribuer une nouvelle date d’exécution. La question ne se pose pas, l’Etat ne nous laisse pas le choix, ils nous ont dit qu’ils ne paieraient pas pour le reste des tests ADN. Je ne suis pas rentière, malheureusement, je n’ai pas d’autre choix que d’aller chercher des gens

COMMENT AIDER ?

ACTIVEZ VOS RESEAUX POUR AIDER HANK A FINANCER LES TESTS ADN

Facebook http://on.fb.me/Justice4Hank
Twitter http://twitter.com/Justice4Hank
Newsletter http://eepurl.com/cYCIE
FundRazr http://bit.ly/hWwWVV

AUCUNE ASSOCIATION, ORGANISATION OU INDIVIDU N’EST HABILITÉ À ENCAISSER OU A RECEVOIR DES DONS AU BÉNÉFICE DU FOND DE DÉFENSE DE HANK SKINNER.

Ces paiements peuvent être faits dans la devise de votre choix et sous forme de chèques ou mandats envoyés à:

Merci d’établir votre chèque ou mandat à l’ordre d’Evelyne Giordani et d’indiquer la référence: HSDF. Un accusé de réception vous sera envoyé.

Hank Skinner Defense Fund
Case postale 8
1132 LULLY
Suisse

Ou par virement bancaire à Evelyne Giordani:

Crédit Agricole (Suisse) SA, Genève
Référence pour transfer Swift AGRICHGGXXX
Code IBAN CH77 0874 1012 4594 0000 4
Compte n° 1245940 004 USD – Ref Hank Skinner Defense Fund

Code IBAN CH77 0874 1012 4594 0000 4

LE DON EN LIGNE EST EGALEMENT POSSIBLE SUR CE LIEN


ACCÉDER A NOTRE PRÉCÉDENT ARTICLE SUR SANDRINE ET HANK SKINNER

Marche de soutien pour le peuple d’Egypte – 25 janvier

En solidarité avec le peuple d’Égypte nous vous invitons à venir
nous rejoindre à la GRANDE MARCHE VENDREDI 25 JANVIER de
17.00 à 20.00 de Belleville à Bastille

Après deux ans d’espoir, de changement et de révoltes, force est de constater que la situation des
droits humains en Egypte est encore pire que sous le régime de Hosni Moubarak.

L’Egypte n’est toujours pas dotée d’un système démocratique qui respecte les libertés
fondamentales. Alors que l’Egypte déplore plus d’un millier de martyrs et plus de 8000 blessés, une
seule faction de la population s’impose et impose ses idées qui ne servent qu’à menacer l’unité des
Egyptiens et qui ne respecte aucunement les demandes basiques de la révolution du 25 janvier.

Morsi AFP

Nous manifestons contre :

Une constitution qui ne respecte pas la démocratie et les libertés fondamentales : certains articles
de cette constitution menacent la liberté d’expression et la liberté de la presse. La liberté syndicale
n’existe plus, car ce texte n’autorise la création que d’un seul syndicat par lieu de travail.

Une constitution qui ne traite pas les problèmes de justice sociale, car elle ne définit pas comme
prioritaires la sécurité sociale, la lutte contre la pauvreté et la meilleure distribution des richesses.

Nous réclamons les demandes basiques de la révolution : Pain, liberté et justice

Une constitution qui bafoue les droits des femmes et ne respecte pas leur indépendance
Les procès militaires : plus de 13 000 citoyens, majoritairement des jeunes révolutionnaires ont été
jugés en cour martiale et le nombre ne cesse d’augmenter depuis l’arrivée au pouvoir de Mohamed
Morsi. Il faut donc libérer sans délai tous les opposants politiques et les simples citoyens accusés à
tort, et abroger l’article 198 de la nouvelle constitution qui autorise ces procès iniques de civils devant
des tribunaux militaires.

Le discours de haine et de discrimination véhiculés par certains courants islamistes qui divisent la
population : nous exigeons l’arrêt immédiat de tels discours dans les médias et nous insistons sur
l’unité des citoyens et l’égalité de tous les Egyptiens.

Le laxisme juridique à l’égard des responsables impliqués dans l’assassinat des manifestants et
opposants politiques depuis le 25 janvier 2011 jusqu’aujourd’hui : en effet, quasiment tous les procès
se sont terminés par un acquittement des accusés. Nous réclamons que l’état de droit soit rétabli, et
que les victimes obtiennent réparation.

La place beaucoup trop importante accordée à l’armée dans la constitution : il faut définir la juste
place de l’armée dans la société et ne pas lui accorder des prérogatives qui la placent au-dessus des
citoyens et du pouvoir civil (Ex. les procès militaires et l’économie protégée de l’armée)
L’indépendance des juges se trouve menacée : le président Morsi a utilisé ses prérogatives pour
bloquer le fonctionnement des instances juridiques. Nous exigeons une loi qui protège
l’indépendance des juges et du pouvoir juridique en général. Globalement, la séparation des
pouvoirs n’est pas encore instaurée en Egypte, la constitution accordant un pouvoir d’ingérence trop
important au président.

En savoir plus sur les nouveaux pouvoirs conférés au président égyptien

Retour sur la soirée « Mission » au Théâtre de la Piscine

Ce diaporama nécessite JavaScript.

A hauteur d’homme…

Malgré la neige qui tombait, nous étions très nombreux (300 personnes au moins ?..) à assister à cette représentation de « Mission » ce samedi 19 janvier…

Magnifiquement interprété par Bruno Vanden Broecke, ce texte de David Van Reybrouck écrit en 2007, est inspiré d’entretiens avec de vieux missionnaires du Congo de l’Est qui ont manifestement assistés à la sombre histoire récente de la région.

Sur le ton d’une confidence intime, émouvante et drôle, ce monologue est – au-delà de celui d’un prêtre missionnaire de son temps – celui d’un homme qui fait le point sur sa vie, son engagement, ses découragements.
Et en cela, il nous interpelle sur nos propres engagements individuels, sur notre conscience du monde. (un texte à (re)lire notamment si l’on a raté la pièce…)

De manière symétrique, l’exposé-débat sur les viols de masse en situation de guerre animé par Louis Guinamard à la suite du spectacle, nous interroge sur l’aspect collectif de ces agissements.

La guerre est un cadre d’ivresse de puissance et d’impunité.

Entre viol opportuniste, rituel initiatique ou prise de « butin » octroyé aux vainqueurs du moment… le viol a toujours été et restera probablement toujours un fait tristement « classique » dans les contextes de conflits armés.

Mais certains conflits contemporains se distinguent doublement de ce cadre ; par l’ampleur et par l’intention en établissant le viol à une échelle massive ET surtout en l’établissant en tant que système.

Le viol en tant que système est un acte de guerre plus qu’il n’est un acte sexuel.

Il est la volonté de destruction systématique de l’ordonnancement social existant.
– Il dit aux hommes leur incapacité à protéger leur famille et leur communauté,
– Il dit aux femmes leur incapacité à être maîtresse de leur corps et les condamne par qui elles vont engendrer,
– Il dit à la communauté sa destructuration future et sur un long terme par la marque génétique du « serpent » (le « fils de l’ennemi »… Cliquez sur ce lien pour en savoir plus)
– Il dit la volonté farouche d’humilier, d’anéantir le moral et la société et ce pour longtemps…

Au-delà du pouvoir de domination tristement habituel du viol « ordinaire », il est une atteinte volontaire à la filiation, à la reproduction tant biologique que patrimoniale quand il n’est pas une mort lente inoculée par le sida ou autre MST…

C’est pourquoi ce type de viol massif touche tous les âges : de 3 à 80 ans !
C’est une méthode « moins chère et plus efficace que les balles » pour reprendre les propos d’un médecin de MSF.

Et même si ce sont massivement les femmes (mais pas exclusivement) qui en sont les victimes, l’objet essentiel est la destruction (déstructuration) de la société ou de la communauté dans le but ultime d’un pillage économique.
Le lien est quasiment systématique entre ce système et la présence de ressources énergétiques ou minières abondantes.

Loin d’être culturel, ce phénomène est essentiellement contextuel. Il est nécessairement lié à un contexte précis historique, géopolitique et aussi et peut-être même surtout sociétal.
La place du viol dans le répertoire des violences dépend aussi du moment du conflit (début, en cours, fin) car – en tant que système précisément – il faut le temps à des personnes – qui au départ ne sont pas particulièrement perverses – d’intégrer la perception – voulue par leur hiérarchie et conforté par le système mis en place – que l’Autre n’est plus un être humain.


Comment ce système peut-il perdurer ?

Sans doute faut-il considérer que – par essence, du fait des conditions extrêmes de la guerre – la « fraternité d’arme » des soldats est – pour être vitale pour chacun – indéfectible et plus effective que celles des civils…
Ce faisant, chaque soldat fait comme son camarade et ne dénonce en rien ni son « frère » ni le système qui l’a légitimé. Car quand l’Autre n’est pas humain, est humain celui qui est avec soi, car il devient une partie de soi.

Sans doute faut-il également considérer le silence (non pas celui des armes…) mais celui des populations elles-mêmes. Celui des victimes qui – de peur d’être marginalisées par la communauté – se taisent !
En un renversement du sens (ce qui est finalement récurrent dans bien des contextes…) ce qui est inacceptable devient la norme, et celui qui voudrait dénoncer les faits devient inaudible car devenant « anormal », il devient lui-même fou ou folle ou du moins rejeté par la communauté.

Ainsi les victimes la plupart du temps se taisent comme nous l’a rappelé Louis Guinamard.

Par le déni, par le silence, la banalisation et l’impunité se font normalité.
Là encore, comme souvent, cette volonté de ne pas percevoir est due massivement au « cercle des gentils », à la « majorité silencieuse » qui, en se taisant, participe au déni.

Que faire ?

Amnesty International refuse ce silence, dit clairement ce qui n’est pas banal, choisit de reconnaître ce qui se vit et ceux qui vivent ces situations, dénonce l’impunité, réclame un droit international puissant et sa mise en application, relaye les initiatives heureuses comme celle de l’association BVES (Bureau pour le Volontariat au service de l’Enfance et de la Santé (voir notre précédent article)

Pour aller plus loin :

– Vous trouverez ici, un interview de l’auteur
Sur ce lien, celui de l’acteur
– Là, vous trouverez, un interview de Louis Guinamard
– Ici, vous accèderez au site de l’observatoire international des violences sexuelles dans les conflits armés.

Rencontre Amnesty avec Shawan Jabarin

shawan_jabarin

La détention administrative des Palestiniens, un déni du droit
Rencontre avec Shawan Jabarin, directeur de Al Haq, ONG palestinienne de défense des droits de l’Homme

Jeudi 24 janvier 19h
Amnesty International France
72, bd de la Villette
75019 Paris
Métro Belleville ou Colonel Fabien

Rencontre organisée par l’ACAT-France, Amnesty International-France, l’Association France-Palestine Solidarité, la Ligue des Droits de l’Homme et la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine – ENTREE LIBRE

Shawan Jabarin est le directeur de Al Haq (le « droit » en arabe), la plus ancienne ONG palestinienne de défense des droits de l’Homme, créée en 1979. Membre du comité consultatif de Human Rights Watch pour le dossier Israël/Palestine, il a reçu de nombreuses récompenses internationales pour son action, notamment au Danemark et au Pays Bas. Shawan Jabarin a passé 9 ans en tant que prisonnier administratif, sans inculpation ni jugement. Amnesty International l’a considéré comme « prisonnier d’opinion » en 1990. Israël lui a longtemps interdit de quitter les Territoires palestiniens.

La détention administrative est une procédure qui permet à l’armée israélienne de détenir une personne pour une période de six mois renouvelables indéfiniment. Le détenu administratif est emprisonné sans inculpation ni jugement, le plus souvent sur la base de preuves qualifiées de « secrètes » par l’armée et qui ne sont donc accessibles ni au détenu ni à son avocat. Un ordre de détention peut être renouvelé le jour même de son expiration sans que le détenu en soit informé au préalable. Telle qu’elle est pratiquée en Israël, la détention administrative s’accompagne de violations graves des droits fondamentaux des détenus. Malgré les nombreuses condamnations des ONG internationales et du Haut-commissariat aux droits de l’homme des Nations unies, les autorités israéliennes continuent d’y recourir essentiellement à des fins punitives et d’intimidation.

Pour en savoir plus, cliquez ici…

Retour sur le film Rebelle au Sélect

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Comme nous l’a rappelé Lionel Quille et les évènements actuels (Mali, Syrie, Centrafrique…), les enfants soldats ne sont pas le seul apanage de la RDC, loin de là, la « palme » si l’on peut dire en revenant à la Birmanie, puis la Colombie…

Les enfants soldats sont les garçons ou filles, âgés de moins de 18 ans, membres de manière volontaire ou forcée d’une force combattante (armée gouvernementale ou groupe armé) quelque soit la fonction qu’il exerce (combattants, éclaireurs, espions, serviteurs, esclaves sexuels). La participation directe aux hostilités ou l’usage d’une arme par l’enfant n’est pas un critère déterminant et les filles utilisées comme esclaves sexuelles ou soumises à des mariages forcés au sein d’une force armée sont considérées comme des enfants soldats. C’est pourquoi on parle aujourd’hui d’enfants associés aux groupes et forces armés. Les stratégies de prévention de leur enrôlement ont été conçues pour la première fois en avril 1997 dans les Principes du Cap , lors d’une conférence réunissant en Afrique du Sud l’UNICEF et plusieurs ONG. Le Secrétaire Général des Nations Unies a présenté, le 26 octobre 2006 un rapport sur les enfants dans les conflits armés dans lequel il liste les pays où des enfants sont recrutés par des forces ou groupes armés.

Les jeunes filles sont recrutées à double titre, comme enfants, et comme étant de sexe féminin, par les groupes rebelles, plus que par les armées régulières. Dans certains groupes armés la proportion de filles peut atteindre 40% des effectifs. La violence sexuelle sur les femmes et les filles est un aspect systématique des conflits modernes. Elles sont utilisées comme esclaves sexuelles mais aussi comme combattantes , bombes humaines, ou servantes.

Pour compléter ce que Lionel Quille nous a appris et dont une partie est retracée sur ce lien… vous pouvez vous référer à ce site