Après l’incarcération de deux des Pussy Riot dont l’une précisémment en Mordovie, l’actualité nous offre de rappeler ce qu’est la réalité de la démocratie dans la Russie de Poutine, rappelons-nous donc…
Liberté d’expression en Russie, une liberté assassinée
L’environnement de travail des journalistes, avocats, universitaires ou militants en Russie ne cesse de se dégrader.
Enquêter ou dénoncer les violations des droits humains signifie pour eux s’exposer à des représailles : poursuites judiciaires, pressions administratives, campagne de discrédit, menaces ou attaques physiques pouvant aller jusqu’à l’assassinat, dont les auteurs et commanditaires ne sont qu’exceptionnellement traduits en justice.
Le droit à la liberté d’expression (liberté de la presse, de manifestation et réunion, artistique) est garanti par la Constitution russe et figure dans la législation internationale sur les droits humains à laquelle la Russie a adhéré.
Elle se doit de le promouvoir et de le défendre.
Cependant, les autorités russes continuent de ne pas respecter, et de ne pas protéger le travail des défenseurs des droits humains, pourtant indispensable au bon fonctionnement de tout état de droit, et ce, en violation de leurs obligations internationales.
NOUS SOMMES LA POUR DÉRANGER LES NUITS DE POUTINE
Les droits humains sont aujourd’hui de plus en plus menacés en Russie, au point de mettre en cause l’état de droit.
Alors que la Russie prétend à un rôle de leadership sur la scène internationale, le fossé ne fait que se creuser entre les engagements qu’a pris la Russie en terme de respect des droits humains et la réalité.
A VOIR : le DVD « Lettre à Anna » , le film documentaire d’Eric Bergkraut est à la fois un portrait intime de la journaliste Anna Politkovskaïa et une chronique de la Russie des années Poutine.