Centre Primo Levi : une campagne indispensable

Ils seraient au moins 125 000, femmes, hommes et enfants victimes de la torture et de la violence politique réfugiés en France.

Ces personnes, qui vivent sur notre sol, dans la plus grande indifférence, ont vécu l’horreur : elles ont été torturées, violées, tabassées, humiliées, enfermées arbitrairement, témoins de scènes insupportables… Alors qu’elles ont cherché refuge en France, très peu d’entre elles bénéficient des soins appropriés pour faire face aux souffrances physiques et aux traumatismes psychiques causés par les violences subies.

IGNORER LEUR SOUFFRANCE C’EST LAISSER FAIRE LA TORTURE ! AIDONS-LES A LES AIDER…

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Afin de sensibiliser l’opinion publique et exiger un accueil adapté, le Centre Primo Levi, première association en France de soins pour les victimes de torture, lance un double dispositif d’interpellation :

1- Une pétition en ligne, adressée à Marisol Touraine, Ministre des affaires sociales et de la santé.
Merci de signer la pétition en cliquant sur ce lien

La prise en charge de cette population constitue un véritable enjeu de santé publique au vu du nombre de personnes concernées et de l’impact de la carence de soins sur leur santé. L’objectif de la pétition est de recueillir 125 000 signatures, représentant symboliquement les 125 000 personnes victimes de la torture réfugiées en France.

2- Une campagne de communication développée en mécénat par l’agence Grey Paris.
La torture marque durablement. Sans prise en charge adaptée, les personnes qui en ont été victimes restent enfermées dans le silence, hantées par des souvenirs qu’elles voudraient oublier mais qui ne s’effacent pas. Les objets du quotidien, utilisés comme 2 objets de torture, peuvent alors constituer des rappels permanents des violences subies : une éponge, un sac plastique, un casque hifi, un piment, une lampe, autant d’objets qui ont servi à blesser, humilier, asphyxier… créeront un environnement terrifiant.

Grey Paris a voulu exploiter cet insight à travers 6 visuels et une signature « Après la torture, commence la torture du quotidien ».

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sac

Le Centre Primo Levi a été créé en 1995 par différentes associations engagées dans la défense des droits humains dont la section française d’Amnesty International, Médecins du Monde, l’Action des Chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), dans le contexte international particulièrement tragique de la décennie (génocide au Rwanda, guerre en ex-Yougoslavie, …).

Association loi 1901 reconnue d’intérêt général, apolitique et non confessionnelle, le Centre Primo Levi est aujourd’hui la plus importante structure en France spécifiquement dédiée aux soins des personnes victimes de la torture et de la violence politique réfugiées en France. Il accueille chaque année des personnes originaires d’une quarantaine de pays. Parmi les patients, 13% sont des mineurs pris en charge au sein de l’Espace enfants et adolescents.

Pour favoriser une reconstruction complète – physique, psychique et sociale – des patients, l’équipe soignante regroupe à la fois des médecins généralistes, des psychologues, des assistants sociaux et des juristes. L’association dispose également d’un centre de formation lui permettant de partager son expérience et son savoir-faire avec les professionnels travaillant auprès de demandeurs d’asile et de réfugiés. Parallèlement à ses activités de soin et de formation, le Centre Primo Levi mène seul ou en réseau des actions de sensibilisation pour dénoncer le recours à la torture à travers le monde, plaider pour un accès à des soins adaptés et défendre le droit d’asile.

http://www.primolevi.org

Centre Primo Levi – 107 avenue Parmentier – 75011 PARIS –

Twitter : @CentrePrimoLevi

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26 juin : Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture

QU’EST-CE QUE LA TORTURE ?

LA TORTURE EST-ELLE JUSTIFIABLE ?

Florence Bellivier, professeur de droit à l’université de Paris 10 Nanterre, spécialiste du droit civil, du droit de la bioéthique et du droit médical, secrétaire générale adjointe de la Fédération internationale des Ligues des droits de l’homme, en charge du programme « Peine de mort » et présidente de la Coalition mondiale contre la peine de mort, répond à la question au travers d’une conférence au Lycée Hélène Boucher (Paris) que vous pouvez retrouver en suivant ce lien .

Vous y trouverez notamment dans cette conférence, la référence à Rassoul Koudaïev, ancien prisonnier de Guántanamo, libéré en 2004 faute de chefs d’inculpation, a été arrêté le 23 octobre 2005 car il était soupçonné d’avoir participé à une attaque terroriste visant des bâtiments du gouvernement à Naltchik en Ingouchie (Fédération de Russie).
La police l’aurait ensuite torturé afin de lui soutirer des aveux.
Il n’a jamais cessé de clamer son innocence.
Son procès devrait se conclure avant la fin de l’année.

Amnesty International fait campagne en son nom.
Notre groupe a recueilli récemment 27 signatures en faveur Rassoul Koudaïev.

Vous pouvez ICI signer la pétition en sa faveur.

En savoir plus sur son cas ? Regarder le diaporama suivant…

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En 1948, la communauté internationale condamnait la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants dans la Déclaration universelle des droits de l’homme qui a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies. En 1975, répondant à une action vigoureuse de la part d’organisations non gouvernementales (ONG), l’Assemblée générale a adopté la Déclaration sur la protection de toutes les personnes contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Au cours des années 80 et 90, des progrès ont été accomplis aussi bien dans l’élaboration de normes et d’instruments juridiques que dans la mise en oeuvre de l’interdiction de la torture.

En 1981, l’Assemblée générale des Nations Unies a créé le Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la torture EN afin de financer les organisations qui fournissent une aide aux victimes de la torture et à leurs familles.
La Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants a été quant à elle adoptée par l’Assemblée générale en 1984 et est entrée en vigueur en 1987. Son application par les États parties est surveillée par un organe d’experts indépendants, le Comité contre la torture.
Le premier Rapporteur spécial sur la torture, qui était un expert indépendant chargé de faire rapport sur la situation de la torture dans le monde, a été nommé par la Commission des droits de l’homme en 1985.
À la même période, l’Assemblée générale des Nations Unies adoptait des résolutions dans lesquelles elle soulignait le rôle du personnel de santé dans la protection des prisonniers et des détenus contre la torture et établissait des Principes généraux pour le traitement des détenus.
En décembre 1997, l’Assemblée générale a proclamé le 26 juin Journée internationale des Nations Unies pour le soutien aux victimes de la torture.
L’Organisation des Nations Unies a maintes fois reconnu le rôle important joué par les organisations non gouvernementales (ONG) dans la lutte contre la torture. En plus de leurs campagnes pour l’élaboration d’instruments des Nations Unies et la mise en place de mécanismes de surveillance, elles apportent une précieuse contribution à l’application desdits instruments. Différents experts, notamment le Rapporteur spécial sur la torture et le Rapporteur spécial sur la violence contre les femmes et des organes conventionnels tels que le Comité contre la torture sont très tributaires des renseignements portés à leur attention par des ONG et des particuliers.

N’oubliez pas de signer la pétition…

« Contre les murs » Lundi 24 juin 2013 – 20 H au Cinépal

L’Observatoire citoyen du CRA de Palaiseau, La LDH/Orsay, RESF91, l’UL/CGT/Massy nous invitent à un Ciné-débat à Cinépal le 24 juin à 20H00, à Palaiseau.

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Film documentaire de Neus Viala
| 52 min | 2013

Avec la participation de

Claire Rodier, juriste au GISTI,

cofondatrice de Migreurop

Carine Fouteau, journaliste à Médiapart

Neus Viala, documentariste

Centres de rétention administrative :
Ouvrez les portes ! On a le droit de savoir !

Parce que les citoyens ont le droit de connaitre les conséquences des politiques mises en place en leur nom, l’accès aux centres d’enfermement est demandé pour les journalistes et la société civile.

Claire Rodier, Carine Fouteau et Neus Viala seront présentes le 24 juin à Cinépal pour débattre avec nous de la situation des étrangers sans papiers, des expulsions qui se poursuivent, des Centres de rétention et de la prochaine loi sur l’immigration qui interviendrait à la rentrée prochaine.

Les deux premières intervenantes ont participé à la réunion qui s’est tenue le 4 juin dernier place Beauvau à Paris entre des conseillers de Manuel Valls et des représentants de la campagne Open Access Now où il a été annoncé que le ministre serait prêt à autoriser les journalistes à entrer et à enquêter dans les centres de rétention administrative ( CRA) et les zones d’attente, lieux d’enfermement des étrangers en France.

Claire Rodier pour le GISTI et l’OEE et Carine Fouteau, de Médiapart comme journaliste ont mené la Campagne open Access.

La cinéaste Neus Viala, elle-aussi, l’année dernière aux côtés des associations du Cra de Cornebarrieu/ Toulouse, filmant les différentes démarches et les manifestations de différents intervenants, recueillant les témoignages de sans papiers ayant été enfermés au Cra, le désarroi des familles, des avocats, policiers et juges …

Elle en a fait un film : « Contre les murs » où nous nous retrouvons au cœur de cette campagne pour obtenir un droit de visite des journalistes dans ces centres fermés, ainsi que pour revendiquer l’accès à ces centres d’ ONG, d’associations issues de la société civile. En revanche aujourd’hui encore le ministre de l’Intérieur ne semble toujours pas disposé à reconnaitre à des associations citoyennes la possibilité de pénétrer dans les lieux de rétention dans des conditions appropriées ; rappelons que seules cinq organisations chargées du soutien juridique sont habilitées à intervenir dans les CRA.

Pour l’instant nous nous posons beaucoup de questions sur ce que va devenir le prochain CESEDA (Code d’Entrée et de Séjour des Etrangers et des Demandeurs d’Asile). La réforme en profondeur tant espérée ne parait pas se profiler. Même si développer les assignations à résidence parait être une tendance mise en avant aujourd’hui, supprimer les CRA n’apparait pas comme à l’ordre du jour ; quant à la durée de rétention, l’on ne sait où l’on va : demeure-t-elle inchangée ? Ou passerait-elle de 45 à 30 jours ou à une durée moindre ?

Des rumeurs contradictoires circulent sur le contenu de la prochaine loi sur l’immigration. Un titre de séjour pluriannuel serait établi. La plupart des questions essentielles demeurent en suspens. Nous en discuterons ensemble le 24 Juin prochain à 20H00 à Cinepal’.

Rappelons que l’enfermement d’un étranger en situation irrégulière ne relève pas d’une décision judiciaire mais administrative, qui n’est pas censée avoir de valeur punitive, sa légitimité reposant sur la nécessité pour les policiers de dégager du temps pour organiser la reconduite à la frontière. Le seul délit reproché est le maintien irrégulier sur le territoire. « Retenus » sur ordre de l’État, les sans-papiers risquent d’être expulsés sans passer devant le juge des libertés et de la détention (JLD), seul garant des libertés individuelles. En 2012, 62 % d’entre eux ont été dans ce cas. La même année environ 50 000 personnes sont passées par les centres de rétention français, et 600 000 partout en Europe.

Les lois qui régissent la politique migratoire en France ont du mal à être appliquées. Les centres de rétention administrative (CRA), lieu de privation de liberté, semblent ne pas être une solution à leur application.

Les témoignages des retenus et des personnes sans papiers nous sensibilisent à l’injustice du traitement qu’on leur fait subir. La parole de juges, avocats, parlementaires, de représentants de la Cimade permettent de mieux cerner quels sont les enjeux de la politique de l’immigration et d’en dénoncer sa nature et ses méfaits. La campagne Open Access lancée en 2012 par le réseau Migreurop, Alternatives européennes et Reporters Sans Frontières demandait, au nom du droit à l’information, le droit de visite de ces centres aux journalistes, pour plus de transparence sur leur fonctionnement mais leur accès leur a été refusé.

Plusieurs associations citoyennes se sont mobilisées et se retrouvent devant le centre de rétention administrative de Cornebarrieu (31) pour effectuer des veilles et soutenir les retenus.

Pendant que les familles essaient d’obtenir des renseignements sur leurs proches, les avions sur l’aéroport voisin, continuent leur ronde, dans un vacarme étourdissant.

Notre réunion Actions Urgentes…

Retour sur notre soirée « ACTIONS URGENTES » du 14 juin à Verrières…

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Nous avons été 25 à partager un bon moment autour d’un buffet préparé par nos soins et d’une exposition (fort bien faite) dont nous donnons ci dessous quelques extraits avec nos photos du moment…

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Notre prochain évènement nous réunira le 22 juin prochain à la CIMADE de Massy (80 Rue du 8 Mai 1945) qui comme chaque année participe à la « Journée du réfugié ». Nous y tiendrons un stand à partir de 16H.