Projection Débat L’ESCALE au Sélect 18 février à 21H

Notre groupe des « Hauts de Bièvre » et le collectif « Migrants : changeons notre regard ! » s’associent au cinéma le Sélect – le cinéma flambant neuf d’Antony – pour présenter une projection débat du film L’ESCALE.

Le débat sera animé par Sylvie Houedenou, membre de la commission « Personnes déracinées » d’Amnesty France.

Notons que le film est soutenu par :
– Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT)
– Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR)
Amnesty International France
– Avocats pour la Défense des Droits des Etrangers (ADDE)
– Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH)
Ligue des droits de l’Homme (LDH)
– Migreurop
Réseau Education Sans Frontières (RESF)

L’Escale est le premier long-métrage documentaire de Kaveh Bakhtiari, cinéaste suisse d’origine iranienne dont vous trouverez des interviews sur ce lien.

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Le réalisateur explique que la thématique de sa création est celle des « désillusions » :

C’est un film sur des gens qui essaient de s’extraire de leur condition et d’avoir prise sur leur destin.
Dans L’Escale, il s’agit de migrants amenés à prendre des risques démesurés précisément là où ils s’y attendent le moins.
Par les problématiques qu’il soulève, le film interroge, de manière plus générale, les politiques et les sociétés européennes sur l’attitude à avoir face aux migrants qui tentent de franchir les frontières de l’Union européenne.

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>> Ce film accompagne la campagne d’Amnesty International lancée en juin 2012 et intitulée « SOS EUROPE » que vous pouvez retrouver en cliquant sur ce lien ainsi que sur celui ci

Cette campagne aborde la question du contrôle des migrations par l’Union européenne et ses Etats membres à ses frontières – même bien au-delà. Surtout, elle vise à faire cesser les atteintes aux droits humains des migrants et des réfugiés qui en résultent.
Par les problématiques qu’il soulève, le film fait parfaitement écho à la récente recherche d’Amnesty International, publiée en juillet 2013, qui aborde les situations auxquelles sont confrontés les migrants et les réfugiés le long de la frontière gréco-turque, les atteintes portées
à leurs droits et les pratiques qui vont jusqu’à mettre la vie de ces personnes en danger.

>> « Migrants, changeons notre regard » est un collectif constitué à l’initiative de : Attac, la Cimade, CCFD terre Solidaire, LDH Antony, RESF, la vie Nouvelle.

Ce collectif actif sur Antony organise entre autres, tous les deuxièmes samedis de chaque mois,un « Cercle de silence » sur la dalle RER B station Antony.

Ces cercles veulent alerter sur les conditions d’accueil dégradantes qui sont réservées aux migrants à la sous-préfecture d’Antony comme dans de nombreuses préfectures et sous-préfectures de France.
Plus généralement ces cercles de silence ont pour but que chacun s’interroge sur la pertinence et les conséquences des politiques migratoires menées actuellement.

Le prochain Cercle de silence aura lieu le 8 février à 11 heures.

Rappelons qu’un cercle de silence est une action de protestation non-violente qui rassemble des femmes et des hommes de divers horizons philosophiques, politiques et religieux.
Toute personne qui veut manifester son soutien peut rejoindre ce cercle dans le silence, même pour un court moment.

A Sotchi aussi, la liberté d’expression est un sport de combat !

Alors que la flamme olympique arrive à Moscou, et avant l’ouverture des Jeux olympiques d’hiver 2014 à Sotchi, le bilan de la Russie en matière de droits humains s’avère de plus en plus déplorable.
Le spectacle et la fanfare des cérémonies olympiques ne cacheront pas le fait que les droits humains fondamentaux sont foulés aux pieds alors qu’ils sont garantis par la Constitution russe et par les traités internationaux relatifs aux droits humains auxquels la Russie est partie.

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Corruption, travail clandestin, expulsions abusives d’habitants de la région, tous ces maux gangrènent le plus grand chantier du monde.
Mais le président Vladimir Poutine veut ces olympiades pour célébrer la grandeur de la Russie…

L’enquête à charge intitulée « QUAND POUTINE FAIT SES JEUX » diffusée sur ARTE mardi 28 janvier à 20H50 dévoile un projet kafkaïen guidé par des intérêts opaques, depuis la sélection du site jusqu’à des travaux aussi destructeurs que dispendieux.
(Rediffusion programmée jeudi 06.02 à 8h55)

Sotchi, au bord de la mer Noire, est l’une des villes balnéaires les plus populaires de Russie. En juillet 2007, la municipalité est désignée par le Comité international olympique (CIO) pour organiser les Jeux d’hiver de 2014.
Pourtant, bien des voix se sont élevées pour critiquer ce choix pour le moins surprenant.
Le site se trouve en effet dans une région au climat subtropical, où il ne neige que rarement.
Les villages montagneux de l’arrière-pays ne sont pas réputés pour leur domaine skiable.
Comment un dossier aussi médiocre a-t-il pu remporter les suffrages du CIO, notamment face à celui de Salzbourg, ville aux infrastructures de pointe et à la longue tradition de sports d’hiver ?

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Corruption et intimidation

La décision doit beaucoup à l’opiniâtreté de Vladimir Poutine, qui s’est entiché de Krasnaïa Poliana, station de prédilection des oligarques russes située non loin de Sotchi.

En sept ans, la ville balnéaire et ses alentours ont été défigurés par des chantiers monstres, au mépris de l’environnement et des populations, entre rejets de produits chimiques, décharges sauvages et expropriations des habitants.
Les intérêts financiers en jeu s’avèrent colossaux et la gestion du chantier reste opaque.
Et pour cause : on rapporte des faits de corruption systématique des fonctionnaires, de gigantesques détournements de fonds, en passant par des intimidations, menaces de mort et autres pratiques mafieuses.
L’opposant Garry Kasparov, l’homme d’affaires Valeri Morozov, réfugié à Londres après avoir été évincé du chantier, et des représentants d’organisations environnementales prennent la parole – à leurs risques et périls – pour dénoncer les pratiques du Kremlin.

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ACTION URGENTE – ECRIRE POUR SAUVER EN EGYPTE

Amnesty International s’efforce toujours d’adapter son action aux types de répression.

Les « Actions Urgentes », utilisée par Amnesty International depuis 1974, tentent de répondre aux situations d’urgence.

Il s’agit de faire affluer en peu de temps mails, lettres, fax aux autorités concernées.
Il s’agit de signaler à ces autorités que l’opinion mondiale est au courant des faits.

L’expérience a montré que les prisonniers de certains pays courent des risques accrus d’être torturés, de « disparaître » ou d’être exécutés dans les heures qui suivent leur arrestation ou leur enlèvement.
Avec 40 années de recul sur ces actions, nous sommes en mesure d’affirmer que des résultats positifs sont obtenus dans 1/3 des cas, ce qui, rappellons-le, pour les personnes et leurs familles correspond à 100% de leur propre vie !!

Il existe actuellement des réseaux d’Actions Urgentes dans 87 pays rassemblant environ 80 000 Bénévoles.

Nous avons constitué l’un d’entre eux localement au sein du groupe des « Hauts de Bièvre ».
Ce réseau local compte aujourd’hui 32 personnes et nous cherchons à le faire grandir.

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VOICI NOTRE DERNIER APPEL ET NOUS VOUS SERIONS EXTREMEMENT RECONNAISSANT D’Y REPONDRE – AVANT LE 24 FEVRIER 2014 – DANS LA MESURE DE VOS POSSIBILITES.

Il concerne 3 égyptiens Ahmed Maher, Mohamed Adel et le blogueur Ahmed Douma.

Ils risquent trois ans d’emprisonnement pour avoir enfreint la nouvelle loi répressive régissant les manifestations en Égypte.
Deux d’entre eux sont des prisonniers d’opinion c’est à dire incarcérés uniquement pour avoir pacifiquement manifester leur opinion.

Les trois hommes ne peuvent contacter ni leurs avocats, ni leurs ses proches.

Le 22 décembre dernier, le tribunal correctionnel d’Abdeen a déclaré Ahmed Maher, Mohamed Adel et Ahmed Douma coupables d’avoir participé à une manifestation non autorisée le 30 novembre 2013 et d’avoir « attaqué les forces de sécurité, détruit des biens publics et troublé l’ordre public ». Cette juridiction, qui siège à l’Institut de police de Tora, a condamné ces hommes à trois ans d’emprisonnement avec travaux forcés, assortis d’une amende de 50 000 livres égyptiennes (environ 5 250 euros).

Ils resteront en prison durant la procédure d’appel.

La cour d’appel s’est réunie à l’Institut de police de Tora le 9 janvier, mais elle a reporté l’audience au 20 janvier à la demande des avocats de la défense. Ces derniers lui avaient demandé un report le temps d’obtenir une copie du dossier complet de l’affaire et d’entendre les avis des prévenus.
Les autorités pénitentiaires maintiennent les trois hommes à l’isolement depuis leur arrestation.
Leurs avocats ont indiqué à Amnesty International qu’ils n’ont pas pu les contacter depuis leur condamnation, malgré plusieurs demandes.
Le 22 décembre 2013, les trois hommes ont entamé une série de grèves de la faim pour protester contre leur détention à la prison de Tora.
Amnesty International considère qu’Ahmed Maher et Ahmed Douma sont des prisonniers d’opinion, détenus uniquement pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté de réunion, et pense que Mohamed Adel pourrait être également dans ce cas.

Nous demandons à tous ceux qui veulent bien se joindre à nous :
D’ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 24 FÉVRIER 2014 par courrier ou par fax

à Monsieur le Procureur général,

Hesham Mohamed Zaki Barakat
Office of the Public Prosecutor
Supreme Court House, 1 « 26 July » Road, Cairo, Égypte

Fax : +202 2 577 4716 / +202 2 575 7165 (uniquement aux heures de bureau, GMT+2)

POUR REDIGER VOTRE APPEL: Etre poli, être bref et… :

– demandez la libération immédiate et sans condition d’Ahmed Maher et Ahmed Douma, ainsi que Mohamed Adel s’il est détenu uniquement pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté de réunion ;
– priez instamment les autorités d’annuler la condamnation de Mohamed Adel pour participation à une manifestation sans autorisation, un « délit » contraire aux obligations de l’Égypte découlant du droit international relatif aux droits humains, et de veiller à ce qu’il bénéficie d’une procédure d’appel équitable pour les autres chefs d’accusation ;
– demandez qu’il soit libéré sous caution dans l’attente de l’issue de sa procédure d’appel ou, si ce n’est pas possible, qu’il lui soit au moins permis sans délai de contacter ses avocats et ses proches et de recevoir tous les soins médicaux dont il pourrait avoir besoin ;
– exhortez les autorités à s’assurer que ces détenus soient protégés de la torture et des autres formes de mauvais traitements, à enquêter sur les informations indiquant que Mohamed Adel a subi des actes de torture ou d’autres mauvais traitements pendant son arrestation et sa détention, et à traduire en justice les auteurs présumés de ces actes.

Votre d’appel doit être adressé à « Monsieur le Procureur général »

Vous pourrez également adresser une copie de votre appel à :

Ambassade d’Egypte
56 avenue d’Iéna – 75116 Paris
Tél : 01.53.67.88.30.- Fax : 01.47.23.06.43
Courriel : paris_emb@mfa.gov.eg

POUR EN SAVOIR PLUS…

Ces trois hommes sont les premiers à être emprisonnés pour avoir enfreint la nouvelle loi régissant les manifestations en Égypte, promulguée par le président Adly Mansour le 24 novembre 2013. Aux termes de ce texte, les organisateurs doivent soumettre leurs projets aux autorités, qui disposent de vastes pouvoirs leur permettant d’annuler des manifestations ou d’en modifier le parcours.

Des sympathisants d’Ahmed Maher ont manifesté devant le tribunal correctionnel d’Abdeen le 30 novembre 2013, pendant que le militant était interrogé par le parquet à l’intérieur du bâtiment au sujet de sa participation présumée à une manifestation non autorisée aux abords du Conseil consultatif le 26 novembre 2013. Les forces de sécurité chargées de garder le bâtiment se sont opposées violemment aux manifestants et ont répandu du gaz lacrymogène afin de les disperser. Selon les informations recueillies par Amnesty International auprès des avocats, Ahmed Douma était également à l’intérieur du bâtiment lorsque les affrontements ont éclaté. Néanmoins, les forces de sécurité ont arrêté ces deux hommes par la suite.

Mohamed Adel a été arrêté le 18 décembre 2013 après une descente des forces de sécurité au siège du Centre égyptien pour les droits économiques et sociaux. Il a déclaré à ses avocats qu’il avait été battu au cours de son arrestation et durant sa détention dans un lieu indéterminé. On ignorait où il était détenu jusqu’au jour de son procès, le 22 décembre.

Dans une série de lettres envoyées clandestinement depuis la prison, dont des extraits ont été publiés par le Huffington Post, Ahmed Maher affirme qu’il lui est « interdit de lire et d’écrire », qu’il mange de la nourriture qui n’est plus fraîche et qu’il souffre du froid dans les cellules.

Ce procès est le dernier événement en date s’inscrivant dans une répression grandissante des personnes qui critiquent les autorités égyptiennes par intérim. Les prisonniers d’opinion Abdel Fattah et Ahmed Abdel Rahman demeurent également détenus dans l’attente de l’enquête du parquet concernant les accusations selon lesquelles ils ont participé à la manifestation non autorisée devant le Conseil consultatif. Le 5 janvier 2014, un tribunal a prononcé des peines avec sursis à l’encontre de 12 personnes accusées d’avoir attaqué et incendié le siège d’un ancien candidat à l’élection présidentielle. Parmi les personnes condamnées se trouvaient Alaa Abdel Fattah, sa sœur Mona Seif, qui milite contre les procès militaires, et Ahmed Abdallah, figure du Mouvement des jeunes du 6 avril. Amnesty International estime que leur procès était motivé par des considérations politiques, car il reposait sur des témoignages peu fiables et des éléments de preuve très insuffisants.

Des milliers de sympathisants du président déchu Mohamed Morsi sont aussi en détention, dont beaucoup après avoir participé à des manifestations contre les autorités. Le 28 novembre 2013, un tribunal a déclaré 21 manifestantes coupables de participation à une manifestation pacifique pro-Morsi à Alexandrie ; parmi elles, il a condamné 14 femmes à des peines de prison et sept jeunes filles à des peines de détention dans des centres pour mineurs délinquants. Une cour d’appel a par la suite réduit ces condamnations à des peines avec sursis pour les femmes et des mises à l’épreuve pour les jeunes filles. Le 25 décembre, les autorités ont déclaré que les Frères musulmans, dont Mohamed Morsi est très proche, étaient une « organisation terroriste ». Il est à craindre que cette annonce n’entraîne de nouvelles manœuvres contre cette organisation.

Ahmed Maher et Mohamed Adel font partie du Mouvement des jeunes du 6 avril, un groupe militant d’opposition qui compte des milliers de membres. Celui-ci est connu pour sa participation à la coordination des manifestations de grande ampleur qui ont conduit au renversement de Hosni Moubarak lors de la « Révolution du 25 janvier » en 2011.