Journée internationale des disparus – Conférence le 29 août et rassemblement le 30

Chaque année, le 30 août, à l’occasion de la Journée internationale des disparus, Amnesty International et des militants du monde entier se mobilisent pour que les disparus et leurs proches ne soient pas oubliés.

Dans ce cadre, Geneviève GARRIGOS, Présidente d’Amnesty International France, participera le vendredi 29 à 19H à la conférence-débat portant sur la recrudescence des diparitions forcées en Syrie, Irak et Libye.

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Le lendemain 30 août, une manifestation de solidarité est organisée à Paris…

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QU’APPELLE T-ON « DISPARITIONS FORCEES » ?

Après que le régime nazi y eut recouru massivement en 1941 dans l’Europe occupée, les disparitions forcées ont été une constante dans l’histoire de la seconde moitié du XXe siècle. Aujourd’hui encore, elles continuent d’être pratiquées dans de nombreux pays à travers le monde.

Ces dernières années, dans le cadre de la «guerre contre le terrorisme», les États-Unis ont procédé, parfois avec la complicité d’autres gouvernements, à la disparition forcée de personnes soupçonnées de terrorisme.

Une personne est victime de disparition forcée lorsqu’elle est arrêtée, détenue ou enlevée par l’État ou par des agents opérant pour le compte de l’État qui nient ensuite détenir cette personne ou qui refusent de révéler où elle se trouve. Ce faisant, ils la soustraient à la protection de la loi.

Très souvent, les victimes de disparition forcée ne sont jamais libérées et on ne sait pas ce qu’elles sont devenues. Leur famille et leurs amis ne découvrent parfois jamais ce qui leur est arrivé.

Pourtant, une personne disparue ne se volatilise pas comme ça. Quelque part, quelqu’un sait forcément ce qui s’est passé. Il y a toujours un responsable. La disparition forcée est un crime au regard du droit international. Or, dans de trop nombreux cas, les responsables ne sont jamais déférés à la justice.

 

QUELS SONT LES DROITS HUMAINS QUI SONT AINSI VIOLES ?

  • le droit à la sécurité et à la dignité;
  • le droit de ne pas être soumis à la torture ou à d’autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants;
  • le droit à des conditions de détention humaines;
  • le droit à une personnalité juridique;
  • le droit à un procès équitable;
  • le droit à une vie de famille;
  • le droit à la vie (lorsque la personne disparue est tuée).

 

La victime est souvent torturée et vit dans la crainte permanente d’être tuée. Elle est soustraite à la protection de la loi, privée de tous ses droits et à la merci de ses ravisseurs. La disparition forcée est une violation continue qui se prolonge souvent pendant des années après l’enlèvement de la personne.

Si la victime ne meurt pas, si elle est finalement libérée, elle risque de souffrir toute sa vie des séquelles physiques et psychologiques de cette forme de déshumanisation et des brutalités et tortures qui l’accompagnent souvent.

Les proches, qui ignorent ce que la victime est devenue, attendent parfois pendant des années des nouvelles qui n’arriveront peut-être jamais. N’ayant aucune certitude quant au sort de la personne, ils ne peuvent pas faire leur deuil. À l’angoisse s’ajoute souvent la détresse matérielle, lorsque la victime représentait la principale source de revenus de la famille. Et faute de certificat de décès, les proches ne peuvent pas toujours obtenir une pension ou une aide.

 

QUE FAIT AMNESTY INTERNATIONAL ?

Amnesty International condamne toutes les disparitions forcées, qui sont des crimes au regard du droit international.

L’organisation fait campagne pour que les États révèlent où se trouvent les victimes de disparition forcée et ce qu’elles sont devenues. Amnesty International demande également qu’elles soient libérées, à moins qu’elles ne soient inculpées d’une infraction légale et jugées équitablement dans le respect des normes internationales.

L’organisation s’efforce également d’obtenir que les responsables de disparitions forcées soient déférés à la justice.

 

 

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« LE PRIX DE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION AU VIÊT NAM » Médiathèque H. Oudoux- MASSY – 19 septembre 20H

Nguyen Tien Trung est blogueur et fondateur de l’Assemblée des Jeunes Vietnamiens pour la Démocratie.
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Il a été arrêté le 7 juillet 2009 à Ho Chi Minh ville et condamné à 7 ans d’emprisonnement suivis de 3 ans de résidence surveillée pour «tentative de renversement du gouvernement du peuple» en vertu de l’article 79 du Code pénal.

L’arrestation de Nguyen Tien Trung s’est produite dans le cadre d’une vague de répression contre des blogueurs et dissidents politiques vietnamiens en 2009.

Sorti de prison le 12 avril 2014, il doit effectuer sa peine de résidence surveillée.

Son crime ? Exprimer ses opinions dans un pays où la censure et le contrôle de l’État sur les médias sont omniprésents.

Son frère Nguyen Hoa Nam témoigne.

Guy Castéran, coordinateur d’Amnesty France pour le Viêt-Nam et le Laos nous expose le contexte.

Le groupe Amnesty des « Hauts de Bièvre » nous incite à agir.

Donner de la visibilité aux prisonniers d’opinion c’est les protéger et prévenir des violations à leur encontre.

Le pire, serait de les oublier.

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Vendredi 19 septembre à 20h – Médiathèque Hélène OUDOUX à Massy Allée Albert Thomas
Quartier Villaine – 91300 Massy

Réservation conseillée au 01 60 11 04 21 ou en cliquant sur ce lien

Pour savoir comment venir, cliquez ici.

Gaza / Israël : Suspension des livraisons d’armes pour Israël et protection des blessés et du personnel médical

Depuis le début de l’opération militaire dans la bande de Gaza, qui a commencé le 8 juillet, et en particulier depuis que les forces terrestres israéliennes sont entrées à Gaza, le 17 juillet,des ambulances et des installations médicales ont été attaquées dans la bande de Gaza.
Des dizaines de patients grièvement blessés mourront s’ils ne sont pas transférés de toute urgence dans des hôpitaux situés à l’extérieur de la bande de Gaza afin de bénéficier de soins spécialisés.
Bien que les autorités israéliennes refusent à Amnesty International tout accès à Gaza en courant à des ruses bureaucratiques, en le faisant dépendre de critères totalement déraisonnables et ce alors même que le décompte des morts ne cesse d’augmenter, Amnesty International a recueillis auprès de médecins, d’agents hospitaliers et d’ambulanciers, ainsi que du responsable des services d’ambulance de la bande de Gaza, témoignages et informations attestant que des équipes médicales tentant d’évacuer des personnes blessées dans les attaques israéliennes ont été prises pour cible à plusieurs reprises, en particulier depuis le 17 juillet.
Les équipes médicales ne peuvent atteindre les dizaines, voire les centaines de blessés se trouvant dans certaines
zones, surtout dans les districts de Rafah et Khan Younis, ni évacuer les morts.
Des hôpitaux et des centres médicaux ont été attaquésrécemment, notamment l’hôpital Al Najjar de Rafah,et l’hôpital Al Shifa de Gaza a reçu un appel d’avertissement, probablement de l’armée israélienne, le 1er août. Il était demandé d’évacuer un bâtiment accueillant des patients.
Dans toute la bande de Gaza, les hôpitaux connaissent des pénuries de combustible et d’électricité (qui se sont aggravées à la suite del’attaque menée par Israël contre la seule centrale électrique de Gaza, le 29 juillet), disposent d’un approvisionnement en eau insuffisant, et subissent des pénuries de médicaments de base et de matériel médical, qui découlent du blocus imposé par Israël depuis sept ans et se faisaient déjà sentir cruellement avant les hostilités actuelles.
Le ministère palestinien de la Santé a demandé que des dizaines de patients soient transférés de toute urgence vers des hôpitaux situés à l’extérieur de Gaza afin d’y recevoir les soins médicaux qui sont susceptibles de leur sauver la vie et ne peuvent leur être prodigués dans la bande de Gaza.
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Exigeons la protection immédiate des patients et du personnel médical en écrivant au Premier Ministre Israélien en recopiant la lettre ci dessous… :
Monsieur le Premier ministre,
Benjamin Netanyahu
Office of the Prime Minister
3 Kaplan St.
PO Box 187
Kiryat Ben-Gurion
Jerusalem 91950, Israël
Courriel :
b.netanyahu@pmo.gov.il

Monsieur le Premier Ministre,

Je m’adresse à vous pour vous exprimer ma plus grande préoccupation concernant la situation désastreuse dans laquelle se trouvent les habitants de Gaza, en particulier des civils, dont un grand nombre de femmes et d’enfants, depuis le 8 juillet dernier.

Je vous demande instamment de faire en sorte que les installations médicales, les ambulances ainsi que le personnel médical et les urgentistes soient protégés pendant les hostilités en cours, que l’armée israélienne reçoive des ordres clairs réaffirmant le statut présumé civil des médecins et des établissements médicaux, et qu’une enquête pénale soit ouverte sur tous les cas dans lesquels Israël a ouvert le feu sur des médecins ou des centres de soin.

De plus, il est de votre devoir de veiller à ce que les ambulances, le personnel médical et les urgentistes aient accès en toute sécurité à l’ensemble des zones de la bande de Gaza afin de faciliter le transfert des blessés et des morts vers des hôpitaux, et à ce que les ambulances puissent circuler sans danger entre les hôpitaux dans l’ensemble de la bande de Gaza.

Enfin je vous demande de faciliter le transfert urgent des blessés et malades dans un état critique vers des hôpitaux situés à l’extérieur de la bande de Gaza afin qu’ils puissent bénéficier des soins spécialisés susceptibles de leur sauver la vie.

Toutes les attaques se déroulant dans le cadre des hostilités doivent respecter toutes les dispositions du droit international humanitaire, y compris l’obligation de proportionner les attaques et celle de procéder à une véritable sommation au préalable.

L’utilisation d’installations médicales à des fins militaires constitue une grave violation du droit international humanitaire.

Les tirs aveugles de roquettes constituent un crime de guerre mais Israël est tenu de protéger en toutes circonstances les hôpitaux et les autres établissements médicaux ainsi que les urgentistes, les ambulances et les patients.

Recevez Monsieur le Premier Ministre l’expression de mes respectueuses salutations

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 Interpellons également notre Président de la République F. Hollande pour lui demander que la France ne livre pas d’armes à Israël. Vous pouvez signer notre pétition à son adresse en cliquant sur le lien suivant :