Bon anniversaire THUC !

Tran Huyn Duy Thuc, un entrepreneur vietnamien prospère, a été arrêté en mai 2009.

THUC

En janvier 2010, au terme d’un procès qualifié de parodie de justice, il a été condamné à 16 ans de prison suivis de cinq ans d’assignation à résidence surveillée, pour avoir publié dans ses blogs des sujets politiques et économiques et s’être associé avec d’autres dans un groupe que les autorités qualifient de réactionnaire.

Thuc a été arrêté le 24 mai 2009, lorsque « Le Chemin du Viêt-Nam », – un ouvrage écrit à 6 mains se voulant une évaluation de la
situation actuelle du Viêt-Nam, avec des recommandations pour la réforme de la gouvernance (économie, éducation, réformes administrative et juridique, respect des droits de l’homme)- était encore en cours d’élaboration.
Ses amis, Le Thang Long et Le Cong Dinh ont été arrêtés par la suite.

Thuc a d’abord été accusé de «Vol de lignes téléphoniques» avant d’être poursuivi en vertu de l’article 88 du Code pénal pour «Propagande contre l’État». Cependant, il a été inculpé de « Tentative de renversement du gouvernement du peuple » conformément à l’article 79 du Code pénal, en raison de la création du «groupe de recherche Chan » et de ses liens avec des individus à l’étranger qualifiés de réactionnaires.

Le 20 Janvier 2010, Tran Huynh Duy Thuc, et trois autres (ses amis déjà cités et Nguyen Tien Trung) ont été jugés par le tribunal de Ho Chi Minh-Ville.
Une des chaînes de télévision publiques a diffusé une vidéo de ses aveux d’août 2009: Thuc y reconnaissait sa culpabilité et demandait la clémence. Toutefois, lors du procès, il a déclaré qu’il avait été torturé pendant sa détention pour le faire avouer et il a nié toutes les accusations du procureur. Selon des témoins, les juges ont délibéré pendant à peine 15 minutes avant revenir prononcer le jugement, ce qui a pris 45 minutes…

Cela suggére qu’il avait été préparé avant l’audience: seize ans de peine de prison suivis de cinq ans d’assignation à résidence surveillée, peine confirmée en appel le 11 mai 2010.

Tran Huynh Duy Thuc a été transféré à la prison Xuan Moc, dans la province de Ba Ria-Vung Tau, début juillet 2013, avec quatre autres prisonniers dissidents. On ne sait pas pourquoi il a été déplacé et sa famille ne l’a appris que lorsqu’ils sont allés lui rendre visite à l’établissement de
détention où il était précédemment détenu. Il est actuellement seul dans une cellule, dans la section des prisonniers politiques. En mai 2013, Thuc avait été mis à l’isolement pendant 10 jours dans une petite cellule sombre et sale.
En 2014, sa famille peut maintenant, lui rendre visite une fois par mois, comme le permet la réglementation pénitentiaire. Thuc semble être en meilleure santé. En février, il a subi une intervention chirurgicale (cataracte) à l’hôpital provincial de Ba Ria. Il a retrouvé une vue normale.

Amnesty International le considère comme prisonnier d’opinion et notre groupe des « Hauts de Bièvre » l’a « adopté » ainsi que 5 autres groupes amnestiens.

Aujourd’hui, 28 novembre c’est l’anniversaire de Thuc et nous entendons le lui souhaiter.
Envoi de carte d’anniversaire, de photos, lettres aux autorités vietnamiennes, lettres de soutien à son père ont été envoyées.

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Si vous souhaitez en savoir plus sur Thuc, rejoignez-nous le 12 décembre prochain au Pédiluve du théâtre dela piscine de Châtenay Malabry où nous tiendrons un stand d’information à son sujet, de même que nous participerons à la mobilisation mondiale « 10 jours pour signer » en compagnie de 2 équipes de théâtre d’improvisation qui s’affronteront dans un match endiablé… !

Vous pouvez également – en cliquant sur ce lien – visiter le site « The 88 Project » d’étudiants nord américains en faveur de Thuc et où son père nous informe de la situation


QU’EST-CE QU’UN PRISONNIER D’OPINION ?

Rappelons qu’un prisonnier d’opinion est une personne emprisonnée pour son origine ethnique, son sexe ou son orientation sexuelle, sa couleur de peau, sa langue ou encore sa nationalité, autant que pour ses convictions politiques ou religieuses.
Tous les prisonniers et prisonnières d’opinion partagent un point commun : leur non-violence. Amnesty ne défend pas les revendications de tous les prisonniers et prisonnières d’opinion, mais leur liberté de les exprimer de manière pacifique. Deux personnes pourraient être enfermées pour les mêmes revendications ; si l’une n’est pas violente et l’autre si, elles n’auront pas le même statut aux yeux d’Amnesty International : la première sera considérée comme prisonnière d’opinion, la seconde comme prisonnière politique. Cette différenciation, toute «amnestienne», n’est par ailleurs pas faite au niveau du droit international.

Cette distinction entre les prisonniers d’opinion et politiques a des conséquences sur le traitement qu’Amnesty International leur réserve. Amnesty condamne la violence, qu’elle soit étatique ou individuelle. De ce fait, pour les prisonniers d’opinion, elle demande la libération immédiate et sans condition, tandis que pour les prisonniers politiques, qui se sont opposés avec violence aux autorités de leurs pays – quelle que soit la violence utilisée par l’Etat même – Amnesty exige un procès et un traitement équitable. En cela, bien qu’elle ne soit pas une organisation pacifiste, Amnesty International promeut la non-violence et les revendications exprimées sous forme de manifestations pacifiques, de textes, films, pièces de théâtre, humour, sit-in, pétitions, blogs, actions symboliques, etc…

Ainsi, le cas de Tran Huyn Duy Thuc est l’illustration d’une politique préoccupante consistant à arrêter, incarcérer et condamner lors de procès inéquitables, ceux qui s’expriment publiquement, blogueurs, journalistes et militants pacifiques qui appellent à la démocratie et aux réformes.

QUE CHERCHONS-NOUS A OBTENIR ?

1- La libération inconditionnelle de Tran Huynh Duy Thuc
2- L’autorisation de visites de Thuc en prison par des diplomates étrangers
3- Des visites régulières de sa famille et à des traitements médicaux appropriés
4 Des conditions de détention conformes aux standards de l’ONU
5 Sa protection contre toute forme de torture ou de mauvais traitement
3 La fin de l’utilisation des articles du Code pénal (sur la sécurité nationale) contre les militants pacifiques

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Vendredi 12 décembre au théâtre de la Piscine de Châtenay Malabry – MATCH D’IMPRO pour les « 10 jours pour signer »

Mobilisation mondiale de soutien aux personnes en danger

Le vendredi 12 décembre à partir de 19H, le groupe Amnesty International des « Hauts de Bièvre » organise les 10 jours pour signer au Pédiluve – Théâtre de Châtenay – 254, avenue de la Division Leclerc – 92290 Châtenay-Malabry

« Votre regard est une arme »

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Contre les violations des droits humains
Amnesty International France appelle chacun à ouvrir les yeux sur 12 situations emblématiques de personnes menacées (victimes de torture, de discrimination, d’exactions commises par des multinationales, etc.) et passer à l’action en signant les pétitions mises en ligne à partir du 3 décembre sur le site dédié. L’opération vise à améliorer le sort des personnes mises en lumière et obtenir des libérations, condamnations de responsables de violations de droits humains, améliorations des conditions de détention…

Pour l’occasion un match d’improvisation théâtrale nous accompagnera dès 20H.
Il opposera les « Impropotams » aux « Kontrefaçons » !

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Un match d’impro : KESAKO ?
Ce sont 2 équipes qui s’affrontent à partir d’un thème commun en 2 mi-temps d’environ 45 min chacune.
A partir de thèmes… farfelus, merveilleux, ridicules, héroïques, étonnants, débiles… les comédiens sur scène vont inventer des histoires pour vous faire voyager dans d’autres espaces temps et sans doute vous faire rire !
Chaque thème est composé de 5 critères énoncés par un arbitre :
– La nature de l’impro : Comparée (une seule équipe à la fois) ou Mixte (les 2 équipes en même temps)
– Le titre ou thème de l’improvisation
– Le nombre de joueurs autorisés à jouer
– La catégorie de l’improvisation : libre ou à la manière d’un auteur ou avec un certain style
– La durée: de 45 secondes à plusieurs minutes.
Chaque équipe a ensuite quelques secondes pour réfléchir à une histoire avant le signal de départ donné par l’arbitre.

Après chaque impro, le public vote, et l’équipe qui a le plus de vote gagne un point.
Pas de panique, un « Maître de cérémonie » nous guide dans cette épopée…
Entrée et contribution libres
https://www.facebook.com/pages/Les-Kontrefa%C3%A7ons/1459390200984806
https://fr-fr.facebook.com/pages/Les-Impropotam/176487362163

25 novembre – Journée Nationale Contre les violences faites aux Femmes

Mardi 25 Novembre à 14h – « Femmes & Cinéma »

Une occasion pour les femmes de se retrouver !

en partenariat avec l’IDSU « La Passerelle », le Centre Social Lamartine, l’Association des Berbères, l’Association La Teranga et le GERMAE. dans le cadre du Contrat Urbain de Cohésion Sociale,

« UNE HISTOIRE BANALE »

Tarif exceptionnel de 1€50 pour les femmes !

Les hommes peuvent bénéficier aussi d’un avantage tarifaire de 3€, s’ils sont en groupe, à partir de 10 hommes !

proposé dans le cadre de la Journée Nationale Contre les violences faites aux Femmes

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Jeune femme de 30 ans, Nathalie a une vie active simple et agréable, travaillant dans le domaine de la santé, sortant souvent entre amis et collègues de boulot.
Joyeuse, rêveuse, amoureuse, elle se prépare à emménager bientôt avec son fiancé. Mais un soir, tout va basculer en quelques minutes.
Une histoire banale, mais qui laisse des traces.

Centre d’Action Cinématographique Le Rex
364, avenue de la Division Leclerc
92290 CHATENAY MALABRY

http://www.cac-le-rex.fr

Festival Migrants Scène à Massy – Vendredi 21 novembre 20H

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Le festival Migrant’scène se déroule jusqu’au 30 novembre 2014 dans 40 villes en France et à Rabat au Maroc.
A travers des événements, des rencontres, des débats et des fêtes, Migrant’scène s’intéressera cette année aux paradoxes de l’Europe face aux migrations.
Pour les uns, l’Europe est un idéal de construction commune, un lieu de liberté, de mobilité.
Pour les autres, c’est un territoire aux portes closes, une union où l’économique prévaut sur l’humain.
Alors, l’Europe, espace de libre circulation ou forteresse ? L’« invasion », mythe ou réalité ? L’étranger, richesse ou fardeau ?

A l’Auditorium de l’Opéra de Massy – Vendredi 21 Novembre à 20h
AMOUR ET LANGUES MELEES

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Le spectacle Amour et langues mêlées est né d’un atelier de création théâtrale, proposé par Richard Grolleau, comédien de la Compagnie Arti-Zanat’ dans le cadre du projet Avis de tempête mené en partenariat avec le Centre international de La Cimade et la Scène de musiques actuelles Paul B. Il réunit des résidents du centre de La Cimade et des habitants de Massy.

La représentation sera suivie d’une présentation du Centre international de La Cimade et d’un échange avec le public sur ses missions et les problématiques des réfugiés.

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Intervenants
Richard Grolleau et Cyrus Hordé (Compagnie Arti-Zanat’) et les participants à l’atelier de création théâtrale : Ali Delawaran, Françoise Dovi Dahoui, Valdo Olympio, Joseph Mputu Landry, Cedrick Mulamba Kayoka, Nadia Nzeiyeli, Abdoulaye Diallo, Mady Koita, Nora Palm, Audrey Delepierre.
Sonia Laboureau, responsable du Centre international de la Cimade

La Compagnie Arti-Zanat’
La Compagnie Arti-Zanat’ a été créée fin 2009 par Richard Grolleau, comédien et metteur en scène et Jana Diklic, administratrice – chargée de production.
Le projet de la compagnie s’est construit autour d’un désir de partager la pratique artistique avec des personnes en situation de fragilité où n’ayant pas accès de façon évidente à l’art. Arti-Zanat’ propose ainsi des ateliers d’accompagnement par le théâtre et met en place des projets dits « théâtre et société » que nous menons en partenariat étroit avec des acteurs duchamp social, d’une part, et des institutions culturelles, d’autre part.

Le Centre international de la Cimade
Depuis le début des années 1960, le Centre International de La Cimade à Massy a accueilli plus de 5000 personnes, hommes et femmes, étudiants et réfugiés, venant de plus de 100 pays. Aujourd’hui, 60 réfugiés statutaires, de 25 nationalités différentes, vivent sur ce site et 9 autres, isolés ou avec leurs familles, en appartements éclatés sur le département de l’Essonne. Les personnes accueillies mettent en place avec l’équipe du centre leur projet de vie et d’intégration dans leur nouvelle société d’accueil. La mission propre du Centre se définit comme suit : un accompagnement administratif et juridique, un accompagnement médical et psychologique, la construction et le suivi du projet de formation, l’élaboration d’un projet professionnel et la recherche active d’emploi, l’accompagnement vers le logement et le développement de liens avec la société d’accueil par des activités à caractère culturel.

Renseignements : 01 40 08 05 34

BONNES NOUVELLES ! Réseau Actions urgentes

LA DÉPÊCHE DES ACTIONS URGENTES

 La Dépêche des Actions Urgentes, émise 3  fois par an, est un recueil de bonnes nouvelles et de témoignages de victimes

avec les informations qui nous donnent tous les résultats positifs obtenus à la suite des actions

   LIBRES !

Ouvrez les portes des prisons !Ouvrez la porte des prisons !


BAHREIN 
Le militant politique bahreïnite Mahdi Sahwan a été libéré le 8 juillet 2014 après avoir purgé une peine d’une année d’emprisonnement pour « outrage » au roi et pour « appel et participation à un rassemblement illégal » (IC AU 275/13).

Khalil al Marzouq, responsable de l’opposition bahreïnite, inculpé d’incitation à la violence le 17 septembre 2013 à la suite d’un discours qu’il avait prononcé, a été relaxé le 25 juin 2014. Il est possible qu’il soit toujours soumis à des restrictions concernant ses déplacements. Amnesty International continue de suivre la situation. (IC AU 256/13).

– La militante bahreinite Zainab Al Khawaja a été libérée sous caution le 16 février 2014 et son procès reporté plusieurs fois depuis lors. Le lendemain de sa libération, elle a confié à Amnesty International qu’elle souhaitait remercier l’organisation et ses membres pour leur soutien et qu’elle était honorée de ce qu’ils avaient fait pour elle. Amnesty International va continuer de suivre l’évolution de la situation et interviendra de nouveau si nécessaire (IC AU 232/12)

CHINE : La militante anti-corruption Liu Hua a été libérée le 17 avril 2014. Elle était placée en détention depuis 37 jours pour avoir dénoncé les atteintes aux droits humains commises dans le cadre du système de rééducation par le travail en Chine. L’attention suscitée par cette affaire à la suite de l’Action Urgente a sans doute contribué à sa libération et Liu Hua a remercié tous ceux qui ont agi en sa faveur. (IC AU 79/14)amnesty (1)

GAMBIE : L’imam militant Baba Leigh a été libéré le 10 mai après avoir fait l’objet d’une disparition forcée pour avoir condamné publiquement l’exécution de neuf condamnés à mort en août 2012. Après sa « disparition », Amnesty International l’avait adopté comme prisonnier d’opinion. L’imam remercie les personnes qui se sont mobilisées pour sa libération (IC AU 135/12)

IRAN : La peine de Maryam Shafi Pour a été réduite de 7 ans à 4 ans d’emprisonnement par la cour d’appel de Téhéran le 28 mai 2014. Elle avait été déclarée coupable par un tribunal révolutionnaire de « propagande contre le régime » et de « rassemblement et collusion en vue de porter atteinte à la sécurité nationale », pour avoir été, semble-t-il, en contact avec la famille d’un des dirigeants de l’opposition se trouvant en prison.(IC AU 9/14).amnesty (1)

KOWEIT  : Les militants Abdulhakim al Fadhli et Abdullah Atallah ont été respectivement libérés les 6 et 14 août 2014.Ils faisaient partie du groupe de sept hommes issus de la communauté bidun (Arabes apatrides du Koweït) appréhendés entre les 19 et 24 février 2014 après un rassemblement à Taima – à l’ouest de la capitale – commémorant le troisième anniversaire des manifestations de membres de la minorité en faveur de l’obtention de la nationalité koweïtienne. (IC AU 47/14)

MYANMAR : Le 4 juillet 2014, les deux prisonniers d’opinion Zaw Pe (aussi appelé Thu Ya Thet Tin), journaliste pour « Democratic Voice of Burma » et Win Myint Hlaing ont été libérés de la prison de Thayet. Un tribunal avait ramené leur peine de prison d’un an à trois mois le 3 juillet dernier (IC AU 108/14)amnesty (1)

OMAN :  Les quatre Omanais, Ibrahim Abdullah Juma al Balushi, Nasser al EhyaiSaid al Zeidi et Talal Mohammed al Maamari, arbitrairement arrêtés en mai 2014 ont été libérés sans inculpation le 12 juillet. Ils ne semblent pas avoir été torturés en détention.

Amnesty International continuera de suivre la situation de ces personnes et interviendra si nécessaire. (IC AU 127/14)

SOUDAN : Les trois militants Taj Alsir Jaafar, Moamar Musa Mohamed et Mohamed Salah Mohamed Abdelrahman ont été libérés le 11 juillet 2014. Ils avaient été appréhendés le 12 mai dernier par des agents des Services nationaux de la sûreté (NISS) devant l’université de Khartoum. (IC AU 134/14)

SYRIE : Yara Faris a été remise en liberté le 13 juin dernier après s’être vu accorder la grâce présidentielle le 9 juin. Yara Faris, arrêtée le 8 décembre 2013 par des agents de la Sûreté de l’État avait été placée en détention à la prison d’Adhra. Le contact d’Amnesty International voudrait remercier tous ceux qui sont passés à l’action en faveur de Yara Faris et croit savoir que leur démarche a été très appréciée des proches de cette femme. Il ajoute qu’elle se remet actuellement de sa détention, qui semble ne pas lui avoir laissé de séquelles. (IC AU 77/14)

– L’étudiante syrienne Ranim Khalil Matouq a été libérée le 11 juin, (amnistie présidentielle du 9 juin) et l’avocate spécialiste des droits humains Jihan Amin le 29 avril. Les deux femmes avaient été arrêtées le 17 février à leurs domiciles de Sahnaya, près de Damas, et détenues au secret jusqu’à leur transfert à la prison d’Adra, à la mi-avril en attendant un jugement par unTribunal antiterroriste. (IC AU 38/14)amnesty (1)

UKRAINE : Les journalistes Anastasia S t a n k o  et  I l i a Bezkorovaïni, enlevés le 30 juin 2014 par des membres d’un groupe armé et retenus captifs à Lougansk, dans l’est de l’Ukraine, ont été libérés le 2 juillet. Valéry Bolotov, dirigeant de la « République populaire de Lougansk » autoproclamée a annoncé que les deux journalistes avaient été libérés à la suite des appels lancés par trois chaînes de télévision russes. (IC AU 168/14)

ZAMBIE : James Mwape et Philip Mubiana ont été libérés le 3 juillet, après avoir passé plus d’un an en détention provisoire. Ils avaient été arrêtés le 5 mai 2013 et inculpés de relations sexuelles « contre-nature » en vertu de la section 155 du Code pénal zambien. Ces deux hommes ont été arrêtés uniquement en raison de leur orientation sexuelle réelle ou supposée.

Amnesty International a œuvré aux côtés de militants locaux en Zambie afin de soutenir James Mwape et Philip Mubiana en prison, de suivre leur procès et a fait pression sur les autorités zambiennes afin qu’elles  abandonnent les charges retenues contre ces deux hommes. (IC AU 124/13)

PLEIN CADRE 

En mai 2014, Meriam Yeyha Ibrahim, mère de deux enfants et enceinte de 8 mois, est condamnée à mort pour apostasie et à la flagellation pour adultère. La raison ? Son mariage avec un chrétien. Alors qu’elle se considère comme chrétienne, les autorités soudanaises la considèrent comme musulmane. Aux termes de la charia appliquée au Soudan, une musulmane n’a pas le droit d’épouser un non-musulman: un tel mariage est considéré comme un adultère. Elle subit alors un traitement épouvantable en prison où elle est notamment enchaînée.
Libérée de prison le 23 juin après l’annulation de sa peine en appel et une énorme mobilisation internationale, il faudra un mois supplémentaire de mobilisation pour qu’elle soit finalement autorisée à quitter le Soudan avec sa famille, le 24 juillet, pour les Etats-Unis. (IC AU 118/14) 
Plus d’un million de sympathisants ont agi pour demander sa libération immédiate et sans condition, après qu’Amnesty International l’a déclarée prisonnière d’opinion. Nous tenons à saluer tous ceux qui ont contribué à cette énorme mobilisation.

amnesty (1)RESTITUTION DE TERRES

PARAGUAY : Le 11 juin, le président du Paraguay a promulgué la loi qui permettra la restitution de terres traditionnelles (14 404 ha) au peuple autochtone des Sawhoyamaxas. C’est une grande victoire pour cette communauté, qui se bat depuis plus de 20 ans. En adoptant cette loi, le président du Paraguay a fait clairement savoir que l’État avait la volonté de faire respecter et de protéger les droits des peuples autochtones. (IC AU 126/14)photo2

SUSPENSION D’EXECUTION

USA (Texas) : Le 13 mai, un tribunal fédéral a suspendu l’exécution au Texas de Robert Campbell, 2h1/2 avant l’heure prévue. Ce sursis permettra à ses avocats de faire valoir un recours selon lequel Robert Campbell présente une déficience qui rend son exécution inconstitutionnelle.(IC AU 90/14)
BONNES NOUVELLES
 

ALDA et MARIA au CinéMassy – 18 novembre 20H45

Dans le cadre de la SEMAINE DE LA SOLIDARITE INTERNATIONALE DU 14 AU 22 NOVEMBRE
EN PARTENARIAT AVEC JEUNES POUR LE MONDE,

CINEMASSY propose le film « ALDA et MARIA »

EN AVANT PREMIÈRE NATIONALE

mardi 18 novembre 2014 – 20h45
rencontre, à l’issue de la séance, avec POCAS PASCOAL, réalisatrice

alda et marie
ALDA MARIA de Pocas Pascoal avec Ciomara Morais, Cheila Lima. 2012. Portugal. V.O. 1h34. Drame.

SYNOPSIS
Lisbonne fin été 1980. Deux sœurs âgées de seize et dix-sept ans viennent d’arriver d’Angola pour fuir la guerre. Livrées à elles-mêmes, Alda l’aînée et Maria vont devoir apprendre à survivre sans argent, dans une ville étrangère. Avec la complicité d’autres angolais, elles s’organisent une existence précaire dans une banlieue grise et polluée.

POCAS PASCOAL
Originaire d’Angola, où elle fut la première femme opératrice de caméra, il vit aujourd’hui à Paris. Après avoir suivi les cours du Conservatoire National du Cinéma Français, elle se consacre à la photographie et réalise des courts métrages documentaires. En 2002, elle fait partie des artistes de la Cité internationale des arts et participe à différentes expositions d’art contemporain. Entre autres, elle réalise Il y a toujours quelqu’un qui t’aime, documentaire de 56mn, en compétition dans plusieurs festivals et primé par la Scam. Son premier long métrage, Alda et Maria, a été primé dans plusieurs festivals dont Los Angeles Film Festival pour le meilleur film.
ENTRETIEN

« Dans les années quatre-vingt, des centaines d’adolescents sont envoyés au Portugal pour fuir la guerre en Angola ou échapper au service militaire. J’ai fait partie de ces adolescents. Avec ma sœur, ma mère nous a mises dans un avion pour Lisbonne, avec un peu d’argent dans la poche. Dans l’Angola en guerre, Lisbonne résonnait à nos oreilles comme une promesse de liberté. Nous sommes arrivées dans cette ville le cœur plein d’espoir. Alors que ma mère devait nous rejoindre quelques temps après, l’état angolais a décrété l’interdiction de quitter le territoire pour tous les habitants. Agées de seize et dix-sept ans, nous nous sommes retrouvées livrées à nous-mêmes dans une banlieue de Lisbonne… » Pocas Pascoal