ACTION URGENTE BAHREÏN Ecrire avant le 30 mars

BAHREÏN : UN DÉFENSEUR DES DROITS HUMAINS ARRÊTÉ RISQUE LA TORTURE

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Le défenseur bahreïnite des droits humains Hussain Jawad a été arrêté tôt dans la nuit du 15 au 16 février dernier et conduit à la Direction des enquêtes criminelles. Il risque d’être victime de torture et d’autres mauvais traitements.

Le 16 février 2015 vers 1 h 30, le défenseur des droits humains Hussain Jawad a été appréhendé par des agents de police masqués et en civil.

Ceux-ci ont fouillé son domicile avant de l’emmener à la Direction des enquêtes criminelles. Ils n’ont donné aucune explication, mais Amnesty International craint que cet événement soit lié au travail mené par cet homme en faveur des droits humains.

Environ 10 heures après son arrestation, Hussain Jawad a appelé sa femme et lui a dit qu’il allait bien. Elle lui a demandé si les policiers lui avaient fait du mal, ce à quoi il a répondu « oui », et la communication a été interrompue. Bon nombre des personnes conduites à la Direction des enquêtes criminelles depuis ces derniers mois affirment avoir subi des actes de torture ou d’autres mauvais traitements. L’avocat de Hussain Jawad a écrit au bureau du procureur, en demandant quand son client comparaîtrait pour être interrogé afin de pouvoir assister à l’audience. Amnesty International a elle aussi écrit au bureau du procureur en réclamant la raison de l’arrestation de Hussain Jawad et pour lui demander de veiller à ce que cet homme ne soit pas victime de torture ou d’autres mauvais traitements.

Hussain Jawad, qui occupe la fonction de président de l’Organisation européenne-bahreïnite pour les droits humains, a déjà été arrêté après avoir prononcé un discours lors d’un mouvement de protestation en 2013. Il a alors été accusé d’avoir « critiqué les institutions gouvernementales », « insulté le drapeau et le symbole du pays », « essayé de troubler l’ordre public » et participé à un « rassemblement illégal ». Le procès pour ces charges est en cours et la prochaine audience est prévue pour le 25 février.

ACTION RECOMMANDEE : lettre international / email / fax / twitter :

– faites part de votre inquiétude quant au fait que Hussain Jawad semble avoir été appréhendé en raison de son travail de défense des droits humains ;

– engagez les autorités à libérer cet homme, à moins qu’il ne soit inculpé d’une infraction pénale universellement reconnue ;

– exhortez-les à veiller à ce qu’il ne soit pas victime de torture ou d’autres mauvais traitements, et qu’il puisse sans délai contacter son avocat et sa famille, et bénéficier des soins médicaux dont il pourrait avoir besoin.

MERCI D’ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 30 MARS 2015 À :

Roi de Bahreïn
Shaikh Hamad bin ‘Issa Al Khalifa
Office of His Majesty the King
P.O. Box 555, Rifa’a Palace
al-Manama, Bahreïn

Fax : +973 1766 4587

Formule d’appel : Sire, (Votre Majesté, dans le corps du texte)

Ministre de l’Intérieur
Shaikh Rashid bin ‘Abdullah Al Khalifa
P.O. Box 13, al-Manama, Bahreïn

Fax : +973 1723 2661

Courriel : via le site http://www.interior.gov.bh/contact_en.aspx

Twitter : @moi_Bahrain

Formule d’appel : Monsieur le Ministre,

Copies à :

Ministre de la Justice et des Affaires islamiques
Shaikh Khalid bin Ali Al Khalifa
Ministry of Justice and Islamic Affairs
P. O. Box 450, al-Manama, Bahreïn

Fax : +973 1753 1284

Courriel : via le site http://www.moj.gov.bh/en/

Twitter : @Khaled_Bin_Ali

Ambassade du Bahreïn

3bis place des Etats-Unis – 75116 Paris

Tél : 01 47 23 48 68 – Fax : 01 47 20 55 75

Courriel : ambassade@ambahrein-france.com

Tarifs postaux pour le Bahreïn :

Lettre internationale (20 g) : 1,20 €

COMPLÉMENT D’INFORMATION

Hussain Jawad est le fils de Mohammad Hassan Jawad, qui purge une peine de 15 ans d’emprisonnement à la prison de Jaww après avoir été condamné en même temps que 12 autres militants de l’opposition. Il a été appréhendé une première fois le 24 novembre 2013 au poste de police d’Al Wusta, dans le sud de Manama, où il s’était rendu pour porter plainte pour diffamation contre un quotidien bahreïnite et une ONG entretenant des liens étroits avec les autorités.

Ceux-ci ont publié les photos et les noms de 18 défenseurs des droits humains et militants politiques bahreïnites, les accusant d’être les auteurs d’« atteintes aux droits humains » et d’« actes terroristes », entre autres, dans le pays et réclamant des sanctions à leur encontre. Ils auraient agi en réaction à la campagne End Impunity in Bahrain (Mettez fin à l’impunité à Bahreïn) menée par le Centre bahreïnite des droits humains du 1er au 23 novembre 2013. À cette occasion, cet organisme a publié les noms de plusieurs personnes qu’il jugeait responsables ou impliquées dans les atteintes aux droits humains qui perdurent dans le pays, sous le bandeau « Recherchés au nom de la justice à Bahreïn ».

Expo Photos « Le mur et la peur » de Gaël TURINE

Une exposition photos :

« LE MUR ET LA PEUR – Inde – Bangladesh, 2012 / 2013 »
photographies : Gaël TURINE

58 rue Quincampoix, 75004 Paris –

 (0)1 42 74 26 36
Du mardi au samedi de 13h30 à 18h30

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Accéder au site de So Phot qui présente la Galerie

Quelle que soit l’appellation – mur, barrière ou clôture –, la construction par un état d’une séparation physique avec un pays voisin démontre l’échec de la diplomatie et de la conciliation, laissant la radicalisation l’emporter. Jamais, depuis le Moyen-Age, autant de murs, barrières et clôtures n’auront été érigés à la frontière entre deux pays, ou de plus anciens murs rénovés ou reconsolidés.
Ces murs attisent les tensions, aggravent les précarités, accentuent les fossés culturels et religieux entre les peuples, sans solutionner les problèmes qui poussent les gens à émigrer.
Dès 1993, l’Inde a entamé la construction d’un mur de séparation de trois mille deux cents kilomètres tout au long de sa frontière terrestre avec le Bangladesh. Fait de briques dans quelques villes frontalières et d’une double haute clôture de fils de fer barbelés dans les campagnes et villages, ce mur est le plus long du monde.
Les autorités indiennes en justifient l’édification par la protection de l’infiltration de terroristes islamistes agissant dans certaines régions indiennes indépendantistes, l’immigration économique bangladaise et la lutte contre les trafics illégaux de marchandises.
Cette frontière, sévèrement gardées par la Border Security Force indienne et la Border Guard Bangladesh, est également la plus dangereuse puisque, selon les chiffres officiels, une personne a été tuée tous les cinq jours au cours de ces dix dernières années. La BSF est également accusée d’arrestations musclées, d’actes de torture et de viols. La quasi-totalité des victimes sont des Bangladais qui, pour des raisons économiques, familiales, religieuses, sanitaires, environnementales… tentent de traverser la frontière. Comment les blâmer alors que le pays souffre de tous les maux : grande pauvreté, grave surpopulation, fréquentes tensions politiques, catastrophes naturelles récurrentes…
Le rêve d’une vie meilleure l’emporte sur le danger encouru. Le mur à franchir devient le symbole de tout ce que les Bangladais veulent fuir.

Gaël Turine

ARTE Mardi 10 février 20h55 – THEMA : « Au cœur de l’État islamique »

Riche à milliards, Daech est devenu l’organisation terroriste la plus puissante au monde.

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ARTE propose, le mardi 10 février 2015, une soirée spéciale avec la diffusion de trois documentaires inédits pour comprendre les rouages de cet État autoproclamé.

L’État Islamique en Irak et au Levant, Daech en arabe, contrôle aujourd’hui un territoire grand comme la moitié de la France, à cheval sur deux pays, la Syrie et l’Irak.
Sa fortune est comparable à celle d’un pays africain. L’organisation est devenue une sorte d’État hors la loi qui attire militants et combattants du monde entier. Inconnue il y a un an, cette start-up du terrorisme, née en Irak sous l’occupation américaine, est devenue une multinationale de la terreur.
Comment est apparue Daech et quel est son modèle économique ?
Peut-elle encore étendre son territoire ? Comment lutter contre une structure qui ne dépend plus de financements extérieurs ?

Les journalistes Jérôme Fritel (Goldman Sachs – La banque qui dirige le monde) et Stéphan Villeneuve sont partis un mois en Irak, en novembre 2014, pour enquêter sur cette organisation terroriste qui bouleverse tous les enjeux géopolitiques de la région.

Cette investigation, tournée comme un « road movie », nous emmène aux différentes frontières, côtés irakien, kurde et turc.

Accéder au dossier Web d’Arte

Ciné Débat : HOPE au Sélect d’Antony – Jeudi 12 février

Jeudi 12 février à 21h

le cinéma LE SELECT à Antony vous propose une Soirée-Débat autour du film

HOPE

Projection suivie d’un débat avec le réalisateur Boris LOJKINE.

Avec Justin Wang, Endurance Newton, Dieudonné Bertrand Balo’o, Martial Eric Italien, Henri Didier Njikam

Avertissement : Certaines scènes de ce film risquent de heurter un jeune public.

CE FILM EST SOUTENU PAR AMNESTY INTERNATIONAL

Festival de Cannes 2014, Semaine de la Critique, Rail d’or et Prix SACD
Festival d’Angoulême 2014, Valois de la mise en scène et Prix des étudiants
Festival de Hambourg 2014, Prix de la critique
Festival de Châtenay-Malabry 2014, Grand prix du jury

HOPE

En route vers la lointaine Europe, Hope rencontre Léonard. Elle a besoin d’un protecteur, il n’a pas le coeur de l’abandonner. Dans un monde où personne ne fait de cadeau, ils vont tenter d’avancer ensemble, et de s’aimer.

Pour sa première fiction, le documentariste Boris Lojkine signe un film âpre portant un regard sans concession sur l’immigration clandestine. Évitant l’écueil de la complaisance ou du voyeurisme, cette réalisation d’une authenticité remarquable décrit les conditions dramatiques d’exil des Africains. Le réalisme

implacable des images, la dureté du propos et la violence de certaines scènes n’en oublient pas le respect et l’humanité avec lesquels le réalisateur accompagne ses personnages. Si la tragédie et la noirceur l’emportent, le film est aussi, à sa façon, une incroyable et magnifique histoire d’amour.

Un film aussi captivant que dérangeant, aux frontières de la fiction et du documentaire.

ACTION URGENTE BURUNDI : Ecrire avant le 6 février 2015

BURUNDI : UN CÉLÈBRE JOURNALISTE DOIT ÊTRE RELÂCHÉ

Photo Bob Rugurika

Bob Rugurika, directeur de la Radio publique africaine (RPA), est détenu depuis le 20 janvier dernier, après avoir évoqué sur les ondes un rapport d’enquête sur le meurtre de trois nonnes italiennes en septembre 2014.

Bob Rugurika a été arrêté le 20 janvier 2015, après que des journalistes de la RPA ont évoqué en direct un rapport d’enquête sur le meurtre de trois nonnes italiennes. À l’antenne, un homme a expliqué qu’il avait pris part à ces événements et que des hauts responsables du renseignement étaient également impliqués.

Le 20 janvier, Bob Rugurika a été interrogé au bureau du procureur à Bujumbura. Après avoir refusé de révéler sa source, comme le souhaitait le procureur, cet homme a été arrêté et conduit à la prison de Mpimba, toujours dans la capitale. Il a été transféré deux jours plus tard vers la prison de Muramvya, à environ 30 kilomètres de Bujumbura. Il a passé le premier jour dans une cellule d’isolement. Sa famille, ses avocats et des collègues de la société civile lui ont rendu visite le 23 janvier.

Bob Rugurika risque d’être accusé de complicité de meurtre, d’obstruction à la justice en bafouant la confidentialité d’une enquête pénale, de protection d’un criminel et de manque de solidarité publique. Selon le système judiciaire burundais, le ministère public a 15 jours pour l’inculper devant un tribunal. Bob Rugurika défend les droits humains au travers de ses activités journalistiques. Au cours de ces dernières années, cet homme a été plusieurs fois menacé et harcelé, et sa récente arrestation semble motivée par des raisons politiques. Deux des chefs d’inculpation pouvant être retenus contre lui sont passibles de 20 ans d’emprisonnement chacun.

Bob Rugurika doit être libéré immédiatement en attendant les conclusions de l’enquête sur le meurtre des trois nonnes. La détention de cet homme ne constitue pas une restriction nécessaire ou proportionnée de son droit à la liberté d’expression. S’il reçoit l’ordre de révéler sa source, il doit pouvoir contester cette décision devant un tribunal tenant compte de la protection des informateurs dont bénéficient les journalistes.

ACTION RECOMMANDEE : lettre international / email / fax :

– exhortez les autorités à libérer Bob Rugurika en attendant les conclusions de l’enquête sur le meurtre des nonnes ;

– appelez-les à veiller à ce que cet homme continue d’avoir accès à un avocat et à sa famille en attendant sa libération ;

– rappelez-leur que le Burundi est partie à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples ainsi qu’au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et qu’il est par conséquent tenu de respecter le droit à la liberté d’expression.

MERCI D’ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 6 FÉVRIER 2015 À :

Président du Burundi
Pierre Nkurunziza
Présidence de la République du Burundi
Boulevard de l’Uprona
BP 1870, Bujumbura, Burundi
Fax: +257 22 24 89 08
Courriel : president@burundi.bi
Formule d’appel : Monsieur le Président,

Ministre de la Justice
Pascal Barandagiye
Ministère de la Justice
BP 1305, Bujumbura, Burundi
Courriel : info@justice.gov.bi
Formule d’appel : Monsieur le Ministre,

Procureur général
Valentin Bagorikunda
Bureau du procureur général
BP 105, Bujumbura, Burundi
Fax : +257 22 27 30 53
Formule d’appel : Monsieur le Procureur général,

Copie à :

Ambassade du Burundi

10-12 rue de l’Orme, 75019 Paris
Tél : 01 45 20 60 61 – Fax : 01 45 20 02 54
Courriel : ambabu.paris@wanadoo.fr

Tarifs postaux pour le Burundi :
Lettre internationale (20 g) : 1,20 €