ACTION URGENTE EN RUSSIE : ÉCRIRE AVANT LE 27 JUILLET 2015

RUSSIE : UN MILITANT ÉCOLOGISTE À QUI LA LIBERTÉ CONDITIONNELLE

A ÉTÉ REFUSÉE FAIT APPEL

Le 25 juin, le tribunal régional de Tambov (Russie) examinera l’appel d’Evgueni Vitichko, qui conteste le refus de sa demande de libération conditionnelle. S’il n’obtient pas gain de cause, il ne pourra reformuler sa demande que dans six mois. Evgueni Vitichko est un prisonnier d’opinion et doit par conséquent être libéré immédiatement et sans condition.

Le 15 avril dernier, le tribunal du district de Kirsanovski, dans la région de Tambov, a rejeté la demande de libération conditionnelle d’Evgueni Vitichko. Lors de l’audience, la direction de la colonie pénitentiaire où se trouve cet homme a déclaré qu’il ne pouvait pas bénéficier d’une libération conditionnelle car il avait reçu plusieurs blâmes, notamment pour avoir donné un vêtement à un de ses codétenus qui n’avait pas de vêtements chauds alors qu’il faisait froid, s’être assis sur son lit, avoir dormi dans une cellule d’isolement et gardé de la nourriture, tout cela sans en avoir la permission, avoir reçu des lettres de son avocat sans en informer l’administration et « avoir mal désherbé des plants de tomate ».

Le procureur partageait la position de la direction, ajoutant que cet homme n’avait pas « avoué sa faute » et « [continuerait] de faire ce qu’il faisait » en cas de libération. Le tribunal a rejeté l’argument de l’équipe juridique d’Evgueni Vitichko selon lequel une libération conditionnelle ne dépendait pas d’un aveu de culpabilité et a statué que cet homme devait continuer de purger sa peine.

 

ACTION RECOMMANDEE : lettre international / email / fax :

–  appelez les autorités russes à libérer Evgueni Vitichko immédiatement et sans condition car il s’agit d’un prisonnier d’opinion, détenu uniquement pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression ;

–  faites part de votre inquiétude quant au fait que les blâmes qui ont été officiellement adressés à cet homme pour des motifs infondés constituent une forme de harcèlement, et demandez aux autorités d’y mettre un terme sans délai.

 

 MERCI D’ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 27 JUILLET 2015 À :

                                  Procureur général

Yurii Yakovlevich Chaika

Prosecutor General’s Offic

1. B. Dmitrovka, d.15a

125993 Moscow GSP- 3, Russie

Fax : + 7 495 987 5841, + 7 495 692 1725

Formule d’appel : Monsieur le Procureur général,

 

                                 Directeur du Service fédéral d’application des peines

Gennadii Aleksandrov

1.Zhitnaya 14, GSP-1

119991 Moscow, Russie

Fax : + 7 495 982 19 50 / +7 495 982 19 30

Courriel : udmail@fsin.su

Formule d’appel : Monsieur,

 

Copies à :

Procureur de la région de Tambov

Vladimir Ivanovich Torgovchenkov

Prosecutor’s Office of Tambov Regio

Lermontovskaya, 1

392000 Tambov, Russie

Fax : + 7 475 272 54 01

 

 

 Ambassade de la Fédération de Russie 40-50 boulevard Lannes –   75116 Paris

Tél : 01 45 04 05 50 – Fax : 01 45 04 17 65

Courriel : ambrus@wanadoo.fr

 

Tarifs postaux pour la Féd. de Russie :Lettre internationale (20 g) : 1,20 € 

Ceci est la sixième mise à jour de l’AU 14/14

Pour plus d’informations : https://www.amnesty.org/fr/documents/EUR46/1470/2015/fr/.

 

COMPLÉMENT D’INFORMATION

 Evgueni Vitichko est un membre éminent de l’organisation de défense de l’environnement Veille écologique pour le Caucase du Nord. Ses collègues et lui participent activement à des manifestations contre la déforestation, la construction de bâtiments et l’installation illégale de clôtures sur des zones protégées du territoire de Krasnodar.

En juin 2012, un tribunal de Touapsé a condamné cet homme à trois ans d’emprisonnement avec sursis et deux ans de mise à l’épreuve pour avoir supposément endommagé une clôture dans une de ces zones en novembre 2011. D’autres militants écologistes de la région et lui affirmaient que cette installation était illégale et que des arbres appartenant à des essences rares et protégées étaient abattus dans l’enceinte clôturée. Ils ont alors décidé de recueillir des éléments sur ces abus. Pendant des mois, les militants ont exhorté les autorités locales et fédérales à réagir, en vain. Pour pouvoir prendre des images témoignant de ces violations, les militants ont fait tomber deux sections de la clôture, qu’ils ont taguée.

Souren Gazarian, accusé dans la même affaire qu’Evgueni Vitichko, a depuis quitté le pays et obtenu l’asile au motif qu’il était persécuté pour ses activités de militant écologiste. Les deux hommes ont été jugés de manière inique. De sérieux doutes ont été émis quant au fond de cette affaire au vu des vices de procédure. La Cour suprême de Russie a expressément fait mention de ces craintes lorsqu’elle a jugé, en octobre 2013, que le tribunal de première instance aurait dû examiner la question de la légalité de l’érection de la clôture et l’identité de son propriétaire, deux points sur lesquels la défense avait insisté. Malgré la décision de la Cour suprême, une juridiction inférieure a estimé que rien ne motivait le réexamen de cette affaire.

À l’approche des Jeux olympiques de Sotchi, Evgueni Vitichko et d’autres membres de son organisation ont subi des actes de harcèlement constants de la part des autorités russes, notamment des arrestations répétées et de brèves périodes de détention, des fouilles et des interrogatoires, y compris de leurs proches. Des policiers et des agents des forces de sécurité ont prévenu les militants, à titre officieux, qu’ils ne devaient pas se livrer à des actions de protestation pendant les Jeux olympiques.

Le 20 décembre 2013, Evgueni Vitichko a comparu devant un tribunal car il était accusé d’avoir quitté sa ville de résidence sans permission et ainsi enfreint les conditions liées à ses déplacements, dont dépendait le sursis à l’exécution de sa peine. Le juge a estimé que cette infraction justifiait qu’il purge ses trois ans de prison dans une colonie pénitentiaire. La police a arrêté Evgueni Vitichko le 3 février 2014 alors qu’il quittait les locaux des services de probation de Touapsé, où il devait se présenter régulièrement, et l’a informé qu’il était soupçonné de vol.

Le jour même, cet homme a été conduit au tribunal et déclaré coupable de « houliganisme mineur » pour avoir proféré des insultes à un arrêt de bus dans la matinée, chef d’inculpation forgé de toutes pièces. Il a été condamné à 15 jours de détention. Ce n’est qu’après avoir commencé à purger sa peine qu’il a pu voir son avocat. Le 12 février 2014, le tribunal de la région de Krasnodar a débouté Evgueni Vitichko, qui avait interjeté appel de la décision rendue le 20 décembre 2013, et confirmé qu’il devrait purger ses trois ans d’emprisonnement. L’application de la peine a débuté le 18 février 2014. Le 24 février, Evgueni Vitichko a été transféré dans une colonie pénitentiaire de la région de Tambov.

Aux termes du Code pénal russe, la libération conditionnelle repose sur plusieurs critères : « le comportement du détenu, sa capacité à étudier et travailler pendant sa détention, les félicitations et les sanctions reçues […] ainsi qu’un rapport de l’administration pénitentiaire concernant le bien-fondé de la libération conditionnelle du prisonnier concerné. »

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Action Urgente – Bahreïn – Ecrire avant le 10 juillet 2015

Le 31 mars dernier nous vous invitions à écrire au profit de Hussain Jawad. Il a été libéré sous caution le 19 mai 2015.

Nous vous demandons cette fois d’appelez les autorités à abandonner toutes les charges pesant sur lui.

Merci d’avance !

Hussain Jawad Parweez in Bern, Switzerland in 2012. The picture was taken by his wife, Asma Darwish Ebohr.

Hussain Jawad Parweez in Bern, Switzerland in 2012. The picture was taken by his wife, Asma Darwish Ebohr.

BAHREÏN : UN MILITANT TORTURÉ LIBÉRÉ SOUS CAUTION

Un défenseur bahreïnite des droits humains a été libéré sous caution le 19 mai dernier. Il doit encore être jugé pour des charges forgées de toutes pièces et basées sur des témoignages de policiers et des « aveux » extorqués à l’intéressé sous la torture. Son procès est repoussé au 2 septembre prochain.

Hussain Jawad a été libéré sous caution le 19 mai 2015, lors d’une audience qui a duré deux minutes.

Les seuls éléments à charge présentés au cours de précédentes audiences par le ministère public sont des témoignages de policiers et les « aveux » de cet homme.

Après sa libération, le militant a raconté à Amnesty International les mauvais traitements qui lui avaient été infligés lors de son interrogatoire à la Direction des enquêtes criminelles (CID) : des agents lui ont bandé les yeux et attaché les mains dans le dos, ils l’ont frappé, notamment à l’arrière de la tête, aux hanches, dans le dos et aux jambes, et menacé de violences sexuelles, et ils l’ont empêché d’aller aux toilettes. Il a été questionné au sujet de ses activités et de ses liens avec
plusieurs organisations de défense de ces droits, comme Amnesty International, puis forcé à « avouer » qu’il avait « reçu de l’argent sur le territoire national et depuis l’étranger afin de financer des groupes d’opposition ».

Le 23 février dernier, cet homme a été interrogé à propos de ses allégations de torture par l’Unité d’enquête spéciale. Il a alors déclaré que des agents de la CID lui avaient infligé des actes de torture et l’avaient menacé de recommencer si jamais il revenait sur ses « aveux ». La même unité a également interrogé son épouse au même sujet le mois suivant. Jusqu’ici, la famille et l’avocat de Hussain Jawad ne disposent d’aucune information sur les résultats de l’enquête.

Le militant est actuellement jugé pour avoir « critiqué les institutions gouvernementales », « insulté le drapeau et le symbole du pays », « essayé de troubler l’ordre public » et participé à un « rassemblement illégal ». La dernière audience en date dans cette affaire a eu lieu le 19 mai et le procès a été ajourné au 4 novembre.

ACTION RECOMMANDEE : lettre international / email / fax / twitter :

– appelez les autorités à abandonner toutes les charges pesant sur Hussain Jawad car cet homme est uniquement pris pour cible en raison de son travail en faveur des droits humains ;

– engagez-les à ne pas utiliser devant un tribunal les « aveux » qui lui ont été extorqués sous la torture ;

– exhortez-les à rendre publiques les conclusions de l’enquête menée par l’Unité d’enquête spéciale et à traduire les responsables présumés en justice.

MERCI D’ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 10 JUILLET 2015 À :

Roi de Bahreïn
Shaikh Hamad bin ‘Issa Al Khalifa
Office of His Majesty the King
P.O. Box 555, Rifa’a Palace
al-Manama, Bahreïn

Fax : +973 1766 4587

Formule d’appel : Sire, (Votre Majesté, dans le corps du texte)

Ministre de l’Intérieur
Shaikh Rashid bin ‘Abdullah Al Khalifa
Minisry of Interior
P.O. Box 13, al-Manama, Bahreïn
Fax : +973 1723 2661

Courriel : info@interior.gov.uk

Formule d’appel : Monsieur le Ministre,

Copies à :
Ministre de la Justice et des Affaires islamiques
Shaikh Khalid bin Ali bin Abdullah Al Khalifa
Ministry of Justice and Islamic Affairs
P. O. Box 450, al-Manama, Bahreïn
Fax : +973 1753 1284

Courriel : via http://www.moj.gov.bh/en/default76a7.html?action=category&ID=159
Twitter : @Khaled_Bin_Ali

Ambassade du Bahreïn
3bis place des Etats-Unis – 75116 Paris
Tél : 01 47 23 48 68 – Fax : 01 47 20 55 75
Courriel : ambassade@ambahrein-france.com
paris.mission@mofa.gov.bh

COMPLÉMENT D’INFORMATION

Le 16 février 2015 vers 1 h 30, Hussain Jawad, président de l’Organisation européenne-bahreïnite pour les droits humains, a été arrêté par des agents de police cagoulés et en civil. Il a alors été conduit à la Direction des enquêtes criminelles, où il a subi des sévices et a été forcé d’« avouer » qu’il avait « lancé des cocktails Molotov » et participé à un « rassemblement illégal », sous peine d’être torturé à nouveau.

Le militant a ensuite été conduit au ministère public pour répondre des accusations portées contre lui.

Il a affirmé avoir été victime de torture et d’autres mauvais traitements aux mains d’agents de la CID, et nié les faits qui lui étaient reprochés. Le ministère public a ordonné sa remise en liberté mais au lieu de ça, cet homme a été ramené à la CID, où il semble avoir subi de nouveaux sévices.

Le 21 février, Hussain Jawad a été conduit une nouvelle fois devant le ministère public, qui l’a inculpé de « collecte d’argent en faveur de groupes terroristes », de « soutien et financement de groupes terroristes » et de « collecte d’argent sans autorisation » en vertu de l’article 14 de la Loi n° 21 relative à la collecte de fonds dans l’intérêt public. Cet homme a alors « avoué » avoir commis ces actes, puis il a été transféré vers l’hôpital du ministère de l’Intérieur à Al Qalaa, où un médecin l’a examiné. Il a ensuite été amené à la prison de Dry Dock, au nord-est de Manama, la capitale du pays.

Le militant a été de nouveau déféré au ministère public le 23 février, devant lequel il a indiqué avoir été torturé et nié toutes les charges retenues contre lui, en affirmant avoir été forcé à repasser aux « aveux ».

Dans sa réponse à une lettre d’Amnesty International, le médiateur du ministère de l’Intérieur a indiqué qu’un membre de son équipe avait questionné Hussain Jawad après avoir reçu une plainte déposée par l’épouse de cet homme, mais celui-ci a dit ne pas avoir été battu mais seulement menacé de sévices s’il ne coopérait pas. Le militant a expliqué à Amnesty International qu’il pensait que la personne qui lui avait rendu visite appartenait à la CID, et c’est pourquoi il avait eu peur de lui parler des actes de torture qu’il avait subis.

Le 17 mars 2015, cet homme est apparu en même temps que deux autres personnes devant le tribunal de première instance de Manama pour répondre des chefs d’accusation de « collecte et réception et d’argent sur le territoire national et depuis l’étranger en vue de financer des groupes d’opposition ». Il a expliqué au jugé avoir été obligé d’« avouer » ces charges et affirmé être pris pour cible en raison de son travail de défense droits humains.

Bonne nouvelle !! Nigeria : Moses Akatugba gracié.

Le groupe des « Hauts de bièvre » comme tant d’autres groupes d’Amnesty International s’était largement mobilisé pour Moses Akatugba, ressortissant nigérian.

Arrêté à 16 ans, Moses a été torturé par la police nigériane puis condamné à mort sur la base de ses « aveux » obtenus sous la contrainte. Le gouverneur vient publiquement de le gracier et l’a annoncé sur sa page Facebook.

Moses Akatugba © HURSDEF

Moses Akatugba © HURSDEF

IL RESTAIT 3 JOURS AU GOUVERNEUR POUR SE PRONONCER

Le 1er octobre 2014, le gouverneur de l’État du Delta a répondu à la pression de milliers de personnes demandant justice et liberté pour Moses Akatugba, en déclarant : « le processus de libération est en cours ».

Le seul point de blocage était un appel en cours : « Pour que nous puissions continuer, cet appel doit être retiré ».

Depuis, Moses a effectivement retiré son appel. Et cependant, sa situation reste inchangée. Moses a fêté ce mois-ci son 26ème anniversaire, son 10ème depuis qu’il est en prison.

Après huit ans à la tête de l’État du Delta, le gouverneur Emmanuel Uduaghan va quitter son poste vendredi prochain. Il lui restait trois jours pour tenir son engagement et libérer Moses.

ACTION URGENTE IRAN : Ecrire avant le 8 juillet 2015

IRAN : UN PRODUCTEUR DE TELEVISION VA ETRE JUGE EN IRAN

Mostafa Azizi, résident permanent au Canada, comparaîtra devant la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran. Cet écrivain, scénariste et producteur de télévision iranien est accusé d’infractions liées à la sécurité nationale, portées semble-t-il à son encontre à la suite de messages qu’il a publiés sur les réseaux sociaux. Amnesty International considère qu’il pourrait s’agir d’un prisonnier d’opinion.

Mostafa Azizi, ancien président de la représentation iranienne de l’Association internationale du film d’animation, est détenu à la prison d’Evin, à Téhéran, depuis le 1er février 2015, date à laquelle il a été convoqué dans les locaux du parquet, dans cette même prison. Titulaire d’une carte de résidence permanente canadienne, il était allé en Iran fin décembre 2014 pour rendre visite à son père souffrant et envisageait de retourner vivre dans son pays. Mostafa Azizi est poursuivi pour « outrage au Guide suprême de l’Iran », « outrage au fondateur de la République islamique d’Iran », « diffusion de propagande contre le régime » et « rassemblement et collusion dans l’intention de porter atteinte à la sécurité nationale », parce qu’il a exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression, en particulier via les messages qu’il a publiés sur Facebook et d’autres réseaux sociaux.

Mostafa Azizi a passé 33 jours dans la section 2A de la prison d’Evin, administrée par les pasdaran (gardiens de la révolution), dont 14 jours à l’isolement, sans pouvoir contacter sa famille ni consulter d’avocat. Il a ensuite été transféré dans la section 8, à l’issue de ses interrogatoires, qui se sont déroulés sans qu’un avocat soit présent. Plusieurs centaines de personnes, dont des prisonniers d’opinion, sont incarcérées dans la section 8 où, d’après les informations dont on dispose, les conditions de vie sont déplorables : les cellules y seraient extrêmement surpeuplées, mal aérées, sales et infestées d’insectes. Les installations sanitaires et le matériel de couchage seraient inadaptés. Ces conditions de détention aggravent l’état de santé de Mostafa Azizi qui, avant son arrestation, présentaitdéjà une hyperglycémie et souffrait de rhumatismes et de problèmes d’asthme et d’eczéma. Le 13 avril, il a été transféré toute la journée au centre de santé de la prison, après avoir brièvement perdu connaissance à la suite d’une baisse de tension.

پرونده:Tehran - Azadi Tower.jpg

پرونده:Tehran – Azadi Tower.jpg

ACTION RECOMMANDEE : lettre international / email / fax / twitter :

– demandez aux autorités iraniennes de relâcher Mostafa Azizi immédiatement et sans condition, s’il n’est détenu que pour avoir exercé de façon pacifique son droit à la liberté d’expression ;

– priez-les instamment de lui fournir tous les soins médicaux dont il a besoin, y compris des soins spécialisés à l’extérieur de la prison ;

– rappelez-leur que, aux termes de l’article 10 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel l’Iran est partie, elles sont tenues de traiter avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine toute personne privée de liberté.

MERCI D’ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 8 JUILLET À :

Guide suprême de la République islamique d’Iran

Ayatollah Sayed ‘Ali Khamenei
The Office of the Supreme Leader
Islamic Republic Street – End of Shahid
Keshvar Doust Street
Tehran, République islamique d’Iran

Twitter : @khamenei_ir (en anglais) ou @Khamenei_fa (en persan)
Courriel : info_leader@leader.ir

Formule d’appel : Excellence

Responsable du pouvoir judiciaire, Ayatollah Sadegh Larijani
c/o Public Relations Office
Number 4, 2 Azizi Street intersection
Tehran, République islamique d’Iran Formule d’appel : Excellence,

Copies à :

Président de la République, Hassan Rouhani
The Presidency
Pasteur Street, Pasteur Square
Tehran, République islamique d’Iran

Courriel : media@rouhani.ir
Twitter : @HassanRouhani (en anglais) et@Rouhani_ir (en persan)

Ambassade de la Rép. Islamique d’Iran
4 avenue d’Iéna  –  75116 Paris
Tél : 01 40 69 79 00 – Fax : 01 40 70 01 57
Courriel : cabinet@amb-iran.fr

Tarifs postaux pour l’Iran :
Lettre internationale (20 g) : 1,20 €

COMPLÉMENT D’INFORMATION

Le fils de Mostafa Azizi a raconté à Amnesty International que « [son père] tremblait et avait été incapable de parler pendant quelques jours » à la fin de son régime d’isolement. Il a indiqué que l’état psychologique de celui-ci s’était depuis lors amélioré et qu’on l’avait autorisé à recevoir régulièrement la visite de ses proches.

En novembre 2013, le vice-ministre des Affaires étrangères Hassan Qashqavi a annoncé la création d’un comité au sein du ministère du Renseignement dont la mission était d’encourager le retour en Iran des expatriés, conformément aux promesses électorales du président Hassan Rouhani.

Associant les réticences des expatriés iraniens à rentrer dans leur pays aux « messages alarmistes de groupes d’opposition étrangers », il avait déclaré que « nombre de ces craintes étaient suscitées par leurs auteurs eux-mêmes et étaient sans fondement ». En août 2013, le ministre du Renseignement Mahmoud Alavi avait quant à lui déclaré « garantir que toute personne qui n’avait pas commis d’infraction ne rencontrerait pas de problèmes [à son retour dans le pays] ». Un mois auparavant, le porte-parole du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejehi, avait affirmé que « les autorités judiciaires iraniennes autorisaient tout Iranien coupable d’une infraction à entrer dans le pays […], mais que des poursuites pénales seraient engagées dès lors qu’il posait le pied sur le sol iranien ».

Depuis l’investiture du président Rouhani en août 2013, de nombreuses personnes possédant une double nationalité ou titulaires du statut de résident à l’étranger, ont été arrêtées ou incarcérées après leur retour en Iran. Citons notamment la militante irano-britannique des droits des femmes Ghoncheh Ghavami, l’étudiant Hamid Babayee, qui prépare une thèse de doctorat à l’Université de Liège (Belgique), et les journalistes Sajedeh Arabsorkhi, Serajeddin Mirdamadi et Hossein Nourani Nejad.
Le Code pénal islamique iranien, adopté en mai 2013, conserve les définitions vagues de certaines « infractions » comme la « propagande contre le régime », le fait de « susciter le trouble dans l’esprit du public », l’« outrage aux valeurs saintes de l’islam » et la « diffamation envers des représentants de l’État ». Ces dispositions peu précises sont fréquemment utilisées pour restreindre l’exercice pacifique du droit à la liberté d’expression. Les lois et pratiques de ce type vont à l’encontre des obligations qui incombent à l’Iran aux titres des articles 18, 19, 21 et 22 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel le pays est partie, qui garantissent respectivement la liberté de pensée, d’expression, d’assemblée et de réunion.

L’article 9 du PIDCP dispose que nul ne peut être arbitrairement arrêté ou détenu. Priver une personne de sa liberté parce qu’elle a exercé les droits et libertés garantis par le PIDCP est une forme de détention arbitraire.

La surpopulation carcérale, de mauvaises conditions sanitaires et l’absence de matériel de couchage peuvent constituer un traitement cruel, inhumain et dégradant selon la durée pendant laquelle une personne subit de telles conditions de détention, alors que ce traitement est contraire à l’article 7 du PIDCP qui prohibe la torture et les autres mauvais traitements.

GAY PRIDE 2015 La peine de mort est homophobe – STOP aux condamnations à mort des LGBTI !

Samedi 27 juin 2015, devenez bénévole ECPM pour la marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi, trans et intersexes (LGBTI) et prenez part à la campagne « La peine de mort est homophobe : Stop aux condamnations à mort des LGBTI ! »

Logo-ecpm-fr

Cette année encore l’association ECPM (Ensemble Contre la Peine de Mort) défilera pour plaider l’abolition de la peine de mort pour homosexualité. Aujourd’hui ce sont encore 11 pays qui continuent de condamner à mort les personnes LGBTI en raison de leur sexualité et de leur identité : Afghanistan, Arabie saoudite, Brunei, Émirats arabes unis, Iran, Mauritanie, Nigeria, Pakistan, Soudan, Somalie et Yémen.

Afin de sensibiliser et d’informer les spectateurs sur la situation dans ces 11 pays, ECPM aura son char à la Gay Pride, composé notamment de potences grandeur nature.

• • Au nom de la liberté et des droits humains, ECPM défilera avec des centaines de milliers de personnes réunies à Paris le samedi 27 juin, pour défendre le droit à la vie de tous et clamer haut et fort : « STOP AUX CONDAMNATIONS A MORT DES LGBTI ! ».

A nos côtés, venez sensibiliser les spectateurs sur le cas de ces 11 pays : pour que le droit à la vie des LGBTI cesse d’être bafoué, pour que les 11 pays ciblés par notre campagne cessent de condamner à mort sur le motif de l’orientation sexuelle, pour que le crime d’homosexualité soit partout abrogé !

REJOIGNEZ-NOUS !
Plus nombreux nous serons,
plus notre message sera entendu !

• • Au programme, sensibilisation des marcheurs grâce à la distribution de tracts, bracelets, autocollants, portage de pancartes, et collecte d’adresses e-mail…

Venez rejoindre notre cortège
le samedi 27 juin
à partir de 13h30

Si vous êtes disponible, signalez-vous au plus vite par mail à : benevolat.ecpm@gmail.com

ou par téléphone auprès de Manon Torres au : 06 22 67 52 74


Association Ensemble contre la peine de mort
ECPM – ECPM – 69 rue Michelet, 93100 Montreuil
Tel : 01 57 63 03 57 Fax : 01 57 63 89 25

 

C’est le 27 juin 2015 que se déroulera cette année la Marche des Fiertés de Paris.

Départ à 14h au métro Luxembourg (Place Edmond Rostand). Mot d’ordre 2015 : « Multiples et indivisibles », défendant le projet d’une société inclusive et solidaire.

Le parcours : boulevard Saint Michel, boulevard Saint Germain, passage au Pont de Sully avec la récolte de fond pour financer la marche, puis place de la Bastille et enfin place de la République.
A noter qu’à 16h30, le cortège observera 3 minutes de silence pour marquer son soutien à la lutte contre le SIDA.

Un grand podium est traditionnellement installé place de la République. Concert live de 16h à 21h ! En 2013, le duo The Young Professionals s’était produit sur la place de la Bastille.

Et retrouvez ici le programme des soirées du week-end !

Bonnes nouvelles !

Aux USA (Guantanamo) ;  Shaker Aamer pour lequel nous nous sommes mobilisés à plusieurs reprises ces dernières années (voir nos précédents articles…) va être libéré d’ici quelques semaines !

shaker Aamer
“The last British resident being held in Guantanamo Bay, Shaker Aamer, could be released « within weeks » his lawyer has told Victoria Derbyshire” – Informations données par son avocat à la BBC – (27 mai 2015)

Lisez l’article sur le site de la BBC : http://www.bbc.com/news/uk-32899003

Shaker Aamer, résident britannique, est détenu sur la base de Guantanamo depuis 2007, sans inculpation ni procès. Il a été déclaré libérable à la fois par le président Bush et le président Obama.

Selon  la BBC, début mai, quatre membres du Parlement britannique (MPs)  ont rencontré à Washington plusieurs hautes autorités américaines pour demander la libération de Shaker Aamer et son transfert au Royaume-Uni où vivent sa femme et ses quatre enfants.
Le Foreign Office a déclaré qu’il continuait à soulever le cas de Shaker Aamer au plus haut niveau de l’Etat.  Sa libération est proche !

 

Vos lettres, vos signatures, votre engagement ont du pouvoir !

 

Autre bonne nouvelle : au Myanmar – Tun Aung, pour lequel nous nous étions également mobilisé est effectivement libéré.

Tung Myanmar

Il remercie Amnesty : son message émouvant commence ainsi  « Que Dieu bénisse tous ceux qui luttent pour la justice ….»

Le 19 janvier 2015 Tun Aung, médecin birman et père de 4 enfants, a été libéré. Depuis  près de 3 ans, iI était détenu dans la prison d’Insein à Yangon, le plus grand centre de détention du Myanmar.

Membre de la minorité musulmane rohingya, – dont on parle tant ces jours ci – il avait  tenté de calmer la foule lors d’émeutes qui avaient éclaté en 2012 dans l’Etat d’Arakan (ouest du Myanmar).  Inculpé de plusieurs accusations, il avait été condamné à 17 ans d’emprisonnement.

Rappelons que Tun Aung a fait l’objet de plusieurs actions urgentes médicales et était l’une des 12 personnes en danger prises en charge lors de la campagne « 10 jours pour signer » de décembre 2013.

La Commission des Droits de l’homme du Myanmar a précisé que nos lettres l’avait conduite à prendre en considération  le cas de Tun Aung.  Ce dernier vient de nous envoyer un message émouvant, avec deux belles photos, pour remercier  tous
ceux, membres, sympathisants et dirigeants d’Amnesty International, qui, dans le monde entier, sont intervenus en sa faveur, se sont mobilisés et l’ont soutenu tout au long de sa détention.

Pour en savoir plus et voir les photos de Tun Aung, cliquez ici