Bonne nouvelle !! Nigeria : Moses Akatugba gracié.

Le groupe des « Hauts de bièvre » comme tant d’autres groupes d’Amnesty International s’était largement mobilisé pour Moses Akatugba, ressortissant nigérian.

Arrêté à 16 ans, Moses a été torturé par la police nigériane puis condamné à mort sur la base de ses « aveux » obtenus sous la contrainte. Le gouverneur vient publiquement de le gracier et l’a annoncé sur sa page Facebook.

Moses Akatugba © HURSDEF

Moses Akatugba © HURSDEF

IL RESTAIT 3 JOURS AU GOUVERNEUR POUR SE PRONONCER

Le 1er octobre 2014, le gouverneur de l’État du Delta a répondu à la pression de milliers de personnes demandant justice et liberté pour Moses Akatugba, en déclarant : « le processus de libération est en cours ».

Le seul point de blocage était un appel en cours : « Pour que nous puissions continuer, cet appel doit être retiré ».

Depuis, Moses a effectivement retiré son appel. Et cependant, sa situation reste inchangée. Moses a fêté ce mois-ci son 26ème anniversaire, son 10ème depuis qu’il est en prison.

Après huit ans à la tête de l’État du Delta, le gouverneur Emmanuel Uduaghan va quitter son poste vendredi prochain. Il lui restait trois jours pour tenir son engagement et libérer Moses.

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ACTION URGENTE IRAN : Ecrire avant le 8 juillet 2015

IRAN : UN PRODUCTEUR DE TELEVISION VA ETRE JUGE EN IRAN

Mostafa Azizi, résident permanent au Canada, comparaîtra devant la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran. Cet écrivain, scénariste et producteur de télévision iranien est accusé d’infractions liées à la sécurité nationale, portées semble-t-il à son encontre à la suite de messages qu’il a publiés sur les réseaux sociaux. Amnesty International considère qu’il pourrait s’agir d’un prisonnier d’opinion.

Mostafa Azizi, ancien président de la représentation iranienne de l’Association internationale du film d’animation, est détenu à la prison d’Evin, à Téhéran, depuis le 1er février 2015, date à laquelle il a été convoqué dans les locaux du parquet, dans cette même prison. Titulaire d’une carte de résidence permanente canadienne, il était allé en Iran fin décembre 2014 pour rendre visite à son père souffrant et envisageait de retourner vivre dans son pays. Mostafa Azizi est poursuivi pour « outrage au Guide suprême de l’Iran », « outrage au fondateur de la République islamique d’Iran », « diffusion de propagande contre le régime » et « rassemblement et collusion dans l’intention de porter atteinte à la sécurité nationale », parce qu’il a exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression, en particulier via les messages qu’il a publiés sur Facebook et d’autres réseaux sociaux.

Mostafa Azizi a passé 33 jours dans la section 2A de la prison d’Evin, administrée par les pasdaran (gardiens de la révolution), dont 14 jours à l’isolement, sans pouvoir contacter sa famille ni consulter d’avocat. Il a ensuite été transféré dans la section 8, à l’issue de ses interrogatoires, qui se sont déroulés sans qu’un avocat soit présent. Plusieurs centaines de personnes, dont des prisonniers d’opinion, sont incarcérées dans la section 8 où, d’après les informations dont on dispose, les conditions de vie sont déplorables : les cellules y seraient extrêmement surpeuplées, mal aérées, sales et infestées d’insectes. Les installations sanitaires et le matériel de couchage seraient inadaptés. Ces conditions de détention aggravent l’état de santé de Mostafa Azizi qui, avant son arrestation, présentaitdéjà une hyperglycémie et souffrait de rhumatismes et de problèmes d’asthme et d’eczéma. Le 13 avril, il a été transféré toute la journée au centre de santé de la prison, après avoir brièvement perdu connaissance à la suite d’une baisse de tension.

پرونده:Tehran - Azadi Tower.jpg

پرونده:Tehran – Azadi Tower.jpg

ACTION RECOMMANDEE : lettre international / email / fax / twitter :

– demandez aux autorités iraniennes de relâcher Mostafa Azizi immédiatement et sans condition, s’il n’est détenu que pour avoir exercé de façon pacifique son droit à la liberté d’expression ;

– priez-les instamment de lui fournir tous les soins médicaux dont il a besoin, y compris des soins spécialisés à l’extérieur de la prison ;

– rappelez-leur que, aux termes de l’article 10 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel l’Iran est partie, elles sont tenues de traiter avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine toute personne privée de liberté.

MERCI D’ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 8 JUILLET À :

Guide suprême de la République islamique d’Iran

Ayatollah Sayed ‘Ali Khamenei
The Office of the Supreme Leader
Islamic Republic Street – End of Shahid
Keshvar Doust Street
Tehran, République islamique d’Iran

Twitter : @khamenei_ir (en anglais) ou @Khamenei_fa (en persan)
Courriel : info_leader@leader.ir

Formule d’appel : Excellence

Responsable du pouvoir judiciaire, Ayatollah Sadegh Larijani
c/o Public Relations Office
Number 4, 2 Azizi Street intersection
Tehran, République islamique d’Iran Formule d’appel : Excellence,

Copies à :

Président de la République, Hassan Rouhani
The Presidency
Pasteur Street, Pasteur Square
Tehran, République islamique d’Iran

Courriel : media@rouhani.ir
Twitter : @HassanRouhani (en anglais) et@Rouhani_ir (en persan)

Ambassade de la Rép. Islamique d’Iran
4 avenue d’Iéna  –  75116 Paris
Tél : 01 40 69 79 00 – Fax : 01 40 70 01 57
Courriel : cabinet@amb-iran.fr

Tarifs postaux pour l’Iran :
Lettre internationale (20 g) : 1,20 €

COMPLÉMENT D’INFORMATION

Le fils de Mostafa Azizi a raconté à Amnesty International que « [son père] tremblait et avait été incapable de parler pendant quelques jours » à la fin de son régime d’isolement. Il a indiqué que l’état psychologique de celui-ci s’était depuis lors amélioré et qu’on l’avait autorisé à recevoir régulièrement la visite de ses proches.

En novembre 2013, le vice-ministre des Affaires étrangères Hassan Qashqavi a annoncé la création d’un comité au sein du ministère du Renseignement dont la mission était d’encourager le retour en Iran des expatriés, conformément aux promesses électorales du président Hassan Rouhani.

Associant les réticences des expatriés iraniens à rentrer dans leur pays aux « messages alarmistes de groupes d’opposition étrangers », il avait déclaré que « nombre de ces craintes étaient suscitées par leurs auteurs eux-mêmes et étaient sans fondement ». En août 2013, le ministre du Renseignement Mahmoud Alavi avait quant à lui déclaré « garantir que toute personne qui n’avait pas commis d’infraction ne rencontrerait pas de problèmes [à son retour dans le pays] ». Un mois auparavant, le porte-parole du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejehi, avait affirmé que « les autorités judiciaires iraniennes autorisaient tout Iranien coupable d’une infraction à entrer dans le pays […], mais que des poursuites pénales seraient engagées dès lors qu’il posait le pied sur le sol iranien ».

Depuis l’investiture du président Rouhani en août 2013, de nombreuses personnes possédant une double nationalité ou titulaires du statut de résident à l’étranger, ont été arrêtées ou incarcérées après leur retour en Iran. Citons notamment la militante irano-britannique des droits des femmes Ghoncheh Ghavami, l’étudiant Hamid Babayee, qui prépare une thèse de doctorat à l’Université de Liège (Belgique), et les journalistes Sajedeh Arabsorkhi, Serajeddin Mirdamadi et Hossein Nourani Nejad.
Le Code pénal islamique iranien, adopté en mai 2013, conserve les définitions vagues de certaines « infractions » comme la « propagande contre le régime », le fait de « susciter le trouble dans l’esprit du public », l’« outrage aux valeurs saintes de l’islam » et la « diffamation envers des représentants de l’État ». Ces dispositions peu précises sont fréquemment utilisées pour restreindre l’exercice pacifique du droit à la liberté d’expression. Les lois et pratiques de ce type vont à l’encontre des obligations qui incombent à l’Iran aux titres des articles 18, 19, 21 et 22 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel le pays est partie, qui garantissent respectivement la liberté de pensée, d’expression, d’assemblée et de réunion.

L’article 9 du PIDCP dispose que nul ne peut être arbitrairement arrêté ou détenu. Priver une personne de sa liberté parce qu’elle a exercé les droits et libertés garantis par le PIDCP est une forme de détention arbitraire.

La surpopulation carcérale, de mauvaises conditions sanitaires et l’absence de matériel de couchage peuvent constituer un traitement cruel, inhumain et dégradant selon la durée pendant laquelle une personne subit de telles conditions de détention, alors que ce traitement est contraire à l’article 7 du PIDCP qui prohibe la torture et les autres mauvais traitements.

GAY PRIDE 2015 La peine de mort est homophobe – STOP aux condamnations à mort des LGBTI !

Samedi 27 juin 2015, devenez bénévole ECPM pour la marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi, trans et intersexes (LGBTI) et prenez part à la campagne « La peine de mort est homophobe : Stop aux condamnations à mort des LGBTI ! »

Logo-ecpm-fr

Cette année encore l’association ECPM (Ensemble Contre la Peine de Mort) défilera pour plaider l’abolition de la peine de mort pour homosexualité. Aujourd’hui ce sont encore 11 pays qui continuent de condamner à mort les personnes LGBTI en raison de leur sexualité et de leur identité : Afghanistan, Arabie saoudite, Brunei, Émirats arabes unis, Iran, Mauritanie, Nigeria, Pakistan, Soudan, Somalie et Yémen.

Afin de sensibiliser et d’informer les spectateurs sur la situation dans ces 11 pays, ECPM aura son char à la Gay Pride, composé notamment de potences grandeur nature.

• • Au nom de la liberté et des droits humains, ECPM défilera avec des centaines de milliers de personnes réunies à Paris le samedi 27 juin, pour défendre le droit à la vie de tous et clamer haut et fort : « STOP AUX CONDAMNATIONS A MORT DES LGBTI ! ».

A nos côtés, venez sensibiliser les spectateurs sur le cas de ces 11 pays : pour que le droit à la vie des LGBTI cesse d’être bafoué, pour que les 11 pays ciblés par notre campagne cessent de condamner à mort sur le motif de l’orientation sexuelle, pour que le crime d’homosexualité soit partout abrogé !

REJOIGNEZ-NOUS !
Plus nombreux nous serons,
plus notre message sera entendu !

• • Au programme, sensibilisation des marcheurs grâce à la distribution de tracts, bracelets, autocollants, portage de pancartes, et collecte d’adresses e-mail…

Venez rejoindre notre cortège
le samedi 27 juin
à partir de 13h30

Si vous êtes disponible, signalez-vous au plus vite par mail à : benevolat.ecpm@gmail.com

ou par téléphone auprès de Manon Torres au : 06 22 67 52 74


Association Ensemble contre la peine de mort
ECPM – ECPM – 69 rue Michelet, 93100 Montreuil
Tel : 01 57 63 03 57 Fax : 01 57 63 89 25

 

C’est le 27 juin 2015 que se déroulera cette année la Marche des Fiertés de Paris.

Départ à 14h au métro Luxembourg (Place Edmond Rostand). Mot d’ordre 2015 : « Multiples et indivisibles », défendant le projet d’une société inclusive et solidaire.

Le parcours : boulevard Saint Michel, boulevard Saint Germain, passage au Pont de Sully avec la récolte de fond pour financer la marche, puis place de la Bastille et enfin place de la République.
A noter qu’à 16h30, le cortège observera 3 minutes de silence pour marquer son soutien à la lutte contre le SIDA.

Un grand podium est traditionnellement installé place de la République. Concert live de 16h à 21h ! En 2013, le duo The Young Professionals s’était produit sur la place de la Bastille.

Et retrouvez ici le programme des soirées du week-end !

Bonnes nouvelles !

Aux USA (Guantanamo) ;  Shaker Aamer pour lequel nous nous sommes mobilisés à plusieurs reprises ces dernières années (voir nos précédents articles…) va être libéré d’ici quelques semaines !

shaker Aamer
“The last British resident being held in Guantanamo Bay, Shaker Aamer, could be released « within weeks » his lawyer has told Victoria Derbyshire” – Informations données par son avocat à la BBC – (27 mai 2015)

Lisez l’article sur le site de la BBC : http://www.bbc.com/news/uk-32899003

Shaker Aamer, résident britannique, est détenu sur la base de Guantanamo depuis 2007, sans inculpation ni procès. Il a été déclaré libérable à la fois par le président Bush et le président Obama.

Selon  la BBC, début mai, quatre membres du Parlement britannique (MPs)  ont rencontré à Washington plusieurs hautes autorités américaines pour demander la libération de Shaker Aamer et son transfert au Royaume-Uni où vivent sa femme et ses quatre enfants.
Le Foreign Office a déclaré qu’il continuait à soulever le cas de Shaker Aamer au plus haut niveau de l’Etat.  Sa libération est proche !

 

Vos lettres, vos signatures, votre engagement ont du pouvoir !

 

Autre bonne nouvelle : au Myanmar – Tun Aung, pour lequel nous nous étions également mobilisé est effectivement libéré.

Tung Myanmar

Il remercie Amnesty : son message émouvant commence ainsi  « Que Dieu bénisse tous ceux qui luttent pour la justice ….»

Le 19 janvier 2015 Tun Aung, médecin birman et père de 4 enfants, a été libéré. Depuis  près de 3 ans, iI était détenu dans la prison d’Insein à Yangon, le plus grand centre de détention du Myanmar.

Membre de la minorité musulmane rohingya, – dont on parle tant ces jours ci – il avait  tenté de calmer la foule lors d’émeutes qui avaient éclaté en 2012 dans l’Etat d’Arakan (ouest du Myanmar).  Inculpé de plusieurs accusations, il avait été condamné à 17 ans d’emprisonnement.

Rappelons que Tun Aung a fait l’objet de plusieurs actions urgentes médicales et était l’une des 12 personnes en danger prises en charge lors de la campagne « 10 jours pour signer » de décembre 2013.

La Commission des Droits de l’homme du Myanmar a précisé que nos lettres l’avait conduite à prendre en considération  le cas de Tun Aung.  Ce dernier vient de nous envoyer un message émouvant, avec deux belles photos, pour remercier  tous
ceux, membres, sympathisants et dirigeants d’Amnesty International, qui, dans le monde entier, sont intervenus en sa faveur, se sont mobilisés et l’ont soutenu tout au long de sa détention.

Pour en savoir plus et voir les photos de Tun Aung, cliquez ici

Action urgente en CHINE – Ecrire avant le 30 juin 2015

CHINE : CRAINTES POUR LA SANTÉ D’UN DÉTENU

Amnesty International est très inquiète pour Li Xiaobo, pratiquant du Fa Lun Gong détenu à Chengdu (province du Sichuan), dans le centre de la Chine, en raison de ses croyances. Selon ses avocats, son état de santé est en train de se détériorer et il risque de subir des actes de torture et d’autres mauvais traitements.

Li Xiaobo souffre de nombreux problèmes de santé, qui seraient en grande partie imputables aux actes de torture qu’il a subis lors d’une précédente incarcération. Ses avocats lui ont rendu visite au centre de détention du district de Longquanyi la première semaine de mai ; ils ont indiqué que son état se dégradait nettement et qu’il ne bénéficiait pas des soins médicaux dont il avait besoin. Ses dents sont en piteux état, au point qu’il a beaucoup de mal à s’alimenter ; il est aveugle d’un œil et a perdu 60 pour cent de la vision de l’autre côté.

 Li Xiaobo a été détenu pour la première fois en avril 2014, alors qu’il distribuait des brochures du Fa Lun Gong avec son fils, ressortissant canadien, qui a été incarcéré lui aussi avant d’être renvoyé au Canada. Avant son procès, il n’a pas été autorisé à bénéficier de soins médicaux ni à recevoir de visites de sa famille. Il a été condamné à huit ans d’emprisonnement par le tribunal populaire du district de Longquanyi le 21 avril 2015. Il a été inculpé d’« utilisation d’une organisation hérétique en vue d’ébranler la loi » en raison de sa pratique du Fa Lun Gong et de ses activités en faveur de ce mouvement. Selon ses avocats, Li Xiaobo et sa défense ont été constamment interrompus pendant le procès et le tribunal n’a pas autorisé le consul général du Canada à assister aux audiences en tant qu’observateur. Li Xiaobo a fait appel de sa condamnation.

 Li Xiaobo avait déjà été condamné pour le même motif en 2005 et avait passé huit ans derrière les barreaux. Il a déclaré avoir été torturé en détention : il aurait notamment été battu à maintes reprises par des gardiens et des codétenus qui obéissaient à leurs ordres, et forcé à se tenir debout sans vêtements et pieds nus dans l’eau pendant des heures en plein hiver.

ACTION RECOMMANDEE : lettre international / email / fax :

–           appelez les autorités à libérer immédiatement et sans condition Li Xiaobo, qui est incarcéré pour n’avoir fait qu’exercer ses droits aux libertés de croyance et d’expression ;

–           priez-les instamment de veiller à ce qu’il ne soit pas soumis à des actes de torture ni à d’autres formes de mauvais traitements, à ce qu’il bénéficie sans délai de tous les soins médicaux nécessaires et à ce que ses conditions de détention soient conformes au droit international et aux normes internationales ;

 –           demandez-leur de veiller à ce que cet homme puisse communiquer régulièrement avec ses avocats et sa famille.

 MERCI D’ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 30 JUIN 2015 À :

Responsable du centre de détention du district de LongquanyiFang Shengquan Suozhang
Longdou Nanlu Longquanyi Qu
Chengdu, Sichuan 610100
Chine

Formule d’appel : Monsieur

Responsable du département de la Sécurité publique de la province du Sichuan

Deng Yong Tingzhang
9 Jindunlu Qingyangqu,
Chengdushi, Sichuan 610014
Chine

Formule d’appel : Monsieur

Copies à :
 
Premier ministre
Li Keqiang Guojia Zongli
The State Council General Office
2 Fuyoujie, Xichengqu,
Beijingshi 100017,
Chine

Fax : + 86 10 65961109 (via le ministère des Affaires étrangères)

Ambassade de la Rép. populaire de Chine
11 avenue George V –   75008 ris
Tél : 01 49 52 19 50 – Fax : 01 47 20 24 22ourriel : chinaemb_fr@mfa.gov.cn
 

 

COMPLÉMENT D’INFORMATION

 Le Fa Lun Gong a été interdit en Chine après que ses pratiquants eurent organisé un sit-in (manifestation assise) pacifique sur la place Tiananmen en juillet 1999. Les autorités ont créé un service spécial, appelé « Bureau 610 », qui est chargé de superviser la répression du Fa Lun Gong et des autres « cultes hérétiques ». Celui-ci opère à tous les niveaux du parti et du gouvernement, du sommet de l’État jusqu’aux organes provinciaux et locaux.

Depuis lors, des dizaines de milliers de pratiquants du Fa Lun Gong ont été détenus arbitrairement, l’objectif étant de les « transformer » en les obligeant à renoncer à leurs croyances religieuses, souvent au moyen d’actes de torture et d’autres mauvais traitements. Dans leur grande majorité, les pratiquants du Fa Lun Gong ont été détenus dans des camps de « rééducation par le travail », une forme de détention administrative abolie en 2013. Les autorités chinoises ont de plus en plus recours à d’autres moyens pour placer en détention arbitraire et poursuivre des personnes qui auraient été auparavant envoyées dans un de ces camps.

La torture et les autres formes de mauvais traitements sont fréquentes, quel que soit le type de détention, bien que la Chine ait ratifié le Convention des Nations contre la torture en 1988. Par ailleurs, Amnesty International reçoit régulièrement des informations faisant état de morts en détention, souvent à la suite d’actes de torture, dans diverses institutions de l’État que les prisons et les centres de détention de la police.