Retour sur notre 26 juin… Journée internationale contre la Torture

LE 26  JUIN DERNIER, NOUS ETIONS A LA CROIX DE BERNY 

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Nous avons reccueilli 130 signatures… Vous pouvez encore signer si ce n’est déjà fait en cliquant sur les liens suivants :

Emprisonnés pour avoir dénoncé la torture !

De vraies enquêtes médicales pour les victimes de torture

 

POURQUOI VOULOIR PARLER DE TORTURE AUJOURD’HUI ?

– Parce que trente et un ans après l’adoption de la Convention – et plus de 65 ans après celle de la Déclaration universelle – la torture est non seulement toujours pratiquée, mais elle est même prospère.

– Parce qu’au cours de ces cinq dernières années, Amnesty International a signalé des cas de torture et d’autres mauvais traitements dans 141 pays de toutes les régions du monde.

– Parce que le moindre acte de torture ou de mauvais traitement, même isolé, est inacceptable.

– Parce que trente et un ans après l’adoption de la Convention contre la torture, il est plus que temps de faire en sorte que ces lois et ces normes soient pleinement appliquées, partout dans le monde.

 

MAIS QU’EST-CE QUE LA TORTURE EXACTEMENT ?

ON PARLE DE TORTURE QUAND UNE PERSONNE INFLIGE INTENTIONNELLEMENT À UNE AUTRE PERSONNE UNE DOULEUR OU UNE SOUFFRANCE AIGUË AUX FINS NOTAMMENT D’OBTENIR DES RENSEIGNEMENTS OU DES « AVEUX », OU BIEN DE LA PUNIR, DE L’INTIMIDER OU DE FAIRE PRESSION SUR ELLE.
CES ACTES DOIVENT ÊTRE COMMIS PAR UN AGENT DE L’ÉTAT, OU AVEC AU MOINS UN CERTAIN DEGRÉ D’APPROBATION DE LA PART DE L’ÉTAT.
L’interdiction absolue de la torture est inscrite dans le droit international.

Cependant, aujourd’hui encore les gouvernements continuent de torturer : pour soutirer des informations, faire taire un dissident ou simplement infliger un châtiment cruel.

L’engagement d’Amnesty International sur cette question est historique, depuis plus de 50 ans notre mouvement se mobilise pour faire reculer la torture à travers le monde en dénonçant les pratiques des gouvernements et en apportant aide et soutien aux victimes.

En 1984, Amnesty International a mené une campagne, couronnée de succès, pour l’adoption de la Convention des Nations Unies contre la torture. Trente ans plus tard, nous disposons de puissants instruments juridiques internationaux.
Mais ces dix dernières années, il y a eu une régression alarmante, les États refusent de plus en plus de respecter la Convention et continuent, sans toujours le reconnaître, de se livrer à cette pratique barbare et déshumanisante.
Au cours des cinq dernières années, Amnesty International a signalé des cas de torture et d’autres mauvais traitements dans 141 pays. La lutte contre la torture est toujours d’actualité.
La torture prospère là où les garanties ne sont pas en place ou ne sont pas mises en pratique. Un détenu interrogé sans la présence d’un avocat se trouve dans un environnement propice à la torture ; un centre de détention qui refuse l’accès à des médecins indépendants nie aux victimes le droit de faire recueillir des éléments concernant les lésions qu’elles ont pu subir.
Amnesty International insiste sur le fait que les gouvernements doivent être à la hauteur de leurs promesses et respecter le droit international. Comme l’interdiction à l’échelle mondiale de la torture n’est visiblement pas suffisante, Amnesty International agit aujourd’hui pour exiger des États la mise en place de garanties permettant d’empêcher concrètement la torture et d’y mettre un terme.

ET SI VOUS AVIEZ LE POUVOIR DE CHANGER L’HISTOIRE ? >>> Change the story

Retour sur la marche des fiertés du 27 juin dernier à Paris

Le 27 juin dernier avait lieu sur Paris la « marche des fiertés », l’occasion pour nous de rappeler nos inquiétudes sur la persistance des crimes de haine à l’encontre des personnes LGBTI en Europe, constat qui a fait l’objet de rapports et de réactions publiques de la part de notre mouvement mais également sur la situation des personnes transgenres toujours confrontées à de graves difficultés pour changer leur état-civil.

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Des millions de personnes Lesbiennes Gays Bisexuelles Transgenres et Intersexuées (LGBTI) à travers le monde sont victimes de discriminations : emprisonnement, torture, exécution. L’idée qu’un État puisse tolérer, approuver et encourager ces pratiques est inacceptable.

Amnesty International soutient que toute personne, quelle que soit son orientation sexuelle ou son identité de genre, doit avoir accès à tous les droits énoncés dans:

  • la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH)
  • le Pacte international relatif aux droits civils et politiques
  • le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels

Dans près de 80 pays, l’homosexualité est considérée comme illégale et, dans certains d’entre eux, les actes homosexuels sont punis de mort (Iran, Mauritanie, Arabie Saoudite, Soudan, Yémen,  nord du Nigeria, Emirats Arabes Unis).
Dans ces pays, l’homosexualité est souvent considérée comme étrangère à la culture nationale et importée de l’Occident.
Certaines lois homophobes sont l’héritage d’un passé colonial ou d’une religion importée d’ailleurs.
De nombreux  pays n’appliquent pas systématiquement leurs lois homophobes mais leur seule existence est, pour de nombreuses personnes, une incitation et une justification à agir contre la vie des personnes LGBTI.
Les discriminations peuvent prendre la forme de restrictions aux  libertés fondamentales : la liberté d’expression, de réunion ou d’association que se voient refuser de nombreuses personnes LGBTI y compris dans certains pays qui affirment respecter la DUDH et les Pactes internationaux.

Filmé clandestinement en Ukraine en quelques jours, le film « Stand » réalisé par Jonathan Taieb est un film engagé qui dénonce le fléau de l’homophobie en Russie et l’impunité qui existe autour des crimes de haine homophobes. « Stand » sort sur grand écran le mercredi 24 juin.
Stand

Les recommandations d’Amnesty International aux Etats

  • Dépénaliser l’homosexualité : abrogation ou modification de toute loi pouvant entraîner des discriminations, des poursuites ou des sanctions fondées uniquement sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre: lois sur la sodomie, lois discriminatoires relatives à l’âge de consentement, lois relatives à l’ordre public servant de prétexte aux poursuites, lois interdisant la « promotion de l’homosexualité », lois condamnant les personnes LGBTI à mort ou à des châtiments cruels, inhumains et dégradants.
  • Libérer immédiatement et sans condition tous les prisonniers d’opinion détenus uniquement en raison de leur orientation sexuelle ou identité de genre, réelle ou présumée.
  • Enquêter rapidement et de façon impartiale sur les violations des droits humains basées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre et veiller à ce que les auteurs de tels agissements soient traduits en justice.
  • Interdire et éliminer les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, y compris celles liées au mariage et à la famille comme les lois n’accordant pas l’égalité des droits civils aux couples de partenaires de même sexe,
  • Amnesty International appelle les Etats à respecter les droits des LGBTI y compris les droits de libre expression, réunion, association
  • Amnesty International appelle les Etats à respecter le droit de se marier et de fonder une famille pour les couples de personnes même sexe.