Hôtel RWANDA – Arte – 30 septembre – 20h55

Hôtel Rwanda

1994 : Un homme refuse de céder à la barbarie.

Le génocide des Tutsis raconté à travers l’histoire vraie de Paul Rusesabagina, directeur adjoint d’un hôtel rwandais, qui sauva la vie de 1 268 personnes…
Ce film bouleversant met en lumière la passivité des nations occidentales, France et Belgique en tête.

060722-000-A_hotelruanda_08-1441767062510

Kigali, avril 1994. Le Rwanda est miné par une guerre civile depuis quatre ans. Les rebelles Tutsis luttent contre le régime rwandais, dirigé par des Hutus. Alors que les miliciens du président Juvénal Habyarimana s’arment de machettes, la radio hutue RTLM (Radio Télévision Libre des Mille Collines) distille la haine dans le pays, appelant sans relâche à « éradiquer l’infection » des « cafards » tutsis. Directeur adjoint du luxueux hôtel des Mille Collines, où se côtoient Casques bleus, généraux rwandais et touristes occidentaux, Paul Rusesabagina, Hutu marié à une Tutsie, est persuadé que le calme reviendra vite. À tort. Le 6 avril, le président Habyarimana est assassiné, ce qui déclenche la furie des Hutus et le début du génocide des Tutsis. Paul Rusesabagina transforme alors son hôtel en refuge pour Tutsis, bientôt cerné par les milices des Hutus.

Messages sanguinaires

Sorti dix ans après le génocide, Hôtel Rwanda offre un aperçu de l’horreur qui ravagea le pays et causa la mort de quelque 800 000 personnes en une centaine de jours. Si la cruauté des milices hutues est davantage suggérée que décrite, le réalisateur Terry George n’a pas hésité à tourner certaines scènes très dures, avec en fil rouge les messages sanguinaires de la RTLM – « Goûtez aux putes tutsies avant de les tuer ».
L’autre grande force de ce film est de mettre en lumière l’abandon des Rwandais par l’Occident. Les soldats français et belges, présents sur place, quittent le pays après avoir rapatrié les leurs, alors que les casques bleus, en sous-effectif, n’ont pas le droit de faire usage de la force. L’un d’eux, le colonel Oliver (incarné par l’excellent Nick Nolte), résume la situation avec une nuance toute diplomatique : « Nous maintenons la paix. Nous ne faisons pas la paix. » De paix, il n’est bien sûr jamais question. Seuls le courage et les relations haut placées de Paul Rusesabagina permirent de sauver la vie de 1 268 Tutsis et Hutus modérés. Hôtel Rwanda lui rend un vibrant hommage.

Publicités

Ciné-débat « MEDITERRANEA »- 29 septembre 20h30 – JUVISY

Amnesty International organise une projection débat le mardi 29 septembre à 20H30 au cinéma Agnès Varda de JUVISY autour du film MEDITERRANEA de Jonas Carpignano.

Le débat sera animé par la commission Personnes déracinées d’Amnesty International France.

Mediterranea vignette

Synopsis :

« Ayiva quitte le Burkina Faso, traverse la méditerranée et rejoint le sud de l’Italie. Rapidement confronté à l’hostilité de la communauté locale, sa nouvelle vie s’avère difficile.

Mais Ayiva reste déterminé : ici sa vie sera meilleure, quel qu’en soit le prix »

#REFUGEESWELCOME – 12 septembre 17H – Paris Trocadéro

welcome_2Un nouveau rassemblement aura lieu ce samedi à 17h place au Parvis des Droits de l’Homme au Trocadero : https://www.facebook.com/events/875920755832202/

Nous vous invitons à manifester votre soutien pour Refugees Welcome lors de ce rassemblement.

Vous pouvez confectionner votre panneau en y inscrivant simplement : #RefugeesWelcome

Signez notre appel sur ce lien

Cercle du silence – RER Antony – 12 septembre de 11 à 12h

Ce samedi 12 septembre 2015, deuxième samedi du mois,

Cercle de silence d’Antony « Migrants : changeons notre regard ! »

de 11 heures à 12 heures, quelques minutes ou plus,
en silence ou en échange avec les passants,
venez nombreux place René Cassin à Antony
sortie RER B station « Antony »
 Fermer les frontières « n’arrête pas un migrant prêt à risquer sa vie »

LE MONDE | 20.04.2015 à 11h27 • Mis à jour le 21.04.2015 à 12h09 | Par Maryline Baumard

> Et s’il fallait penser autrement les migrations ? S’il fallait les autoriser pour mieux les limiter ? Iconoclaste, l’idée est pourtant prônée par les chercheurs les plus réputés. « Les frontières n’ont jamais été aussi fermées, et pourtant il n’y a jamais eu autant de migrants. Quelque chose ne va pas », observe François Gemenne, politologue au Centre d’études et de recherches internationales. Ses travaux l’ont amené à conclure que « l’ouverture ou la fermeture des frontières ne crée ni n’empêche les flux. Une frontière fermée n’arrête pas un migrant qui a payé 5 000 dollars et est prêt à risquer sa vie, ajoute-t-il. A Ceuta et Melilla, une même personne peut tenter cinq, dix, cent fois le passage. L’interdiction n’empêche rien, mais accroît la prise de risque. »

Lire aussi : L’Europe démunie face aux naufrages en Méditerranée

> Pour François Gémenne, comme pour la directrice de recherche au CNRS Catherine Wihtol de Wenden, en plus d’être mortelles et inefficaces, les politiques de fermeture induisent toute une série d’effets secondaires économiques négatifs pour les Etats, à cause notamment de la clandestinité qu’elles encouragent. Une libre circulation des hommes, sur le modèle des capitaux et des marchandises, voilà ce qu’ils étudient depuis 2013, au sein de Mobglob (Mobilité globale et gouvernance des migrations), un groupe de chercheurs dont fait également partie l’anthropologue Michel Agier, directeur d’études à l’EHESS. « Nous y étudions les conséquences d’une libéralisation des passages sur cinq zones géographiques, ajoute M. Gémenne. Nos travaux ne sont pas terminés, mais ils montrent déjà qu’une telle politique n’entraînerait pas d’afflux massif ». Ces « idéalistes » réfléchissent en même temps aux leviers sur lesquels il faudrait agir pour contrer l’« appel d’air » d’une ouverture des passages.

> Ils ne sont pas les seuls à vouloir en finir avec la politique aussi meurtrière qu’inefficace derrière laquelle se cachent les Etats. Deux économistes, Emmanuelle Auriol (Ecole d’économie de Toulouse) et Alice Mesnard (City University de Londres) proposent, elles, d’ouvrir les flux en vendant des visas d’entrée, mais en même temps de réprimer sévèrement le travail au noir. « Si l’objectif est bien de contrôler les flux migratoires clandestins et d’éliminer les trafiquants, rappelle Alice Mesnard, nos travaux montrent qu’il est efficace de combiner des politiques répressives avec une offre élargie de visas. »

Vendre les droits d’entrée

> Aujourd’hui, les pays européens, et à leur tête la France, délivrent les visas au compte-gouttes, ce qui fait le jeu des passeurs. Mmes Mesnard et Auriol proposent donc de vendre des droits d’entrée. « L’argent gagné par les Etats dans ce nouveau commerce serait ensuite utilisé pour lutter contre l’emploi au noir de main-d’œuvre étrangère », ajoute Emmanuelle Auriol. « Nous partons du principe que l’instauration de visas à des prix inférieurs au coût des entrées clandestines va créer un appel d’air. Voilà pourquoi il faut combiner cette légalisation à une répression. Or, comme les migrants optent en priorité pour les pays où ils peuvent travailler, une lutte réelle contre le travail clandestin cassera une bonne partie de l’attrait d’un pays pour ceux qui seraient tentés de venir sans visas », rappelle la chercheuse toulousaine, qui n’oublie pas au passage que sa théorie va d’abord fâcher les patrons.

La paralysie européenne face à l’extrême droite empêche les initiatives et incite à se cacher derrière un verrouillage factice des frontières

> Pour avoir travaillé sur le marché de la drogue aux Pays Bas, ou sur la prostitution, les deux économistes savent que l’équilibre existe. A condition d’un peu de courage politique. C’est là que le bât blesse, tant la paralysie européenne face à l’extrême droite empêche les initiatives et incite à se cacher derrière un verrouillage factice des frontières.

> Ainsi, au lendemain des « printemps arabes », le groupe Migreurop – réseau européen et africain de militants et de chercheurs – avait proposé un test grandeur nature d’ouverture des frontières. « La Tunisie est un petit pays, rappelle la juriste Claire Rodier, qui y représente la France. Nous aurions pu l’utiliser comme un laboratoire et observer les effets d’une libéralisation des entrées et des sorties. » La demande n’a pas été entendue. Pas plus que ne l’est celle des universitaires de Mobglob aujourd’hui. Pas plus que ne le sont les multiples études qui prouvent que les migrants participent à l’augmentation de la richesse du pays qui les accueille. L’espoir, pour ceux qui pensent autrement, réside dans la réflexion menée par l’ONU sur une gouvernance mondiale des migrations par une instance paritaire. Mais cela reste une utopie, alors que le cimetière méditerranéen, lui, s’agrandit.

La liberté de la presse au pays de Poutine – ARTE mardi 08 septembre dès 20h55

Environ 90% des Russes regardent la télévision nationale. Une aubaine pour Poutine et son équipe qui organisent de véritables campagnes de désinformation. Grâce au culte de la personnalité, aux multiples extrapolations, au patriotisme exacerbé, et aux critiques virulentes envers les « ennemis de la Russie », le Kremlin règne sans partage sur ce vaste territoire depuis deux ans.

Passer de l’émotion à la conscience : rêve ou amorce ?

« C’est la plus grave crise d’asile depuis la Seconde guerre mondiale, rappelle l’historien de l’immigration au CNRS Patrick Weil à La Croix. Elle est bien plus grave que celle que l’on a connue dans la décennie 90 lorsque les guerres de l’ex-Yougoslavie avaient provoqué de vastes mouvements de populations, mais sur des territoires circonscrits. »

On le sait depuis un bon moment déjà… aucun de nos pays n’avait jusque là été à la hauteur du désastre humanitaire que la situation nécessitait pourtant depuis plus de 4 ans. Il a fallut une photo pour déclencher l’émotion générale.

On se prend à regretter qu’aucun photographe ne soit passé par les plages de méditérannée un peu plus tôt… L’image n’a guère changé, l’émotion si… et elle a permis cet époustouflant week end allemand.

Espérons vivement que la conscience des autres pays – et notamment le nôtre – que l’on peut toujours qualifier de « riches » soit également en marche ; que l’on se penche un peu sérieusement sur des solutions chuchottées depuis des années comme par exemple l’achat d’un visa officiel d’un montant modique qui couperait court à bon nombre de passages clandestins dangereux et onéreux… et que l’on se prenne à considérer que cette « misère humaine » que l’on ne peut parait-il pas accueillir soit un état passager ou permanent selon la volonté que l’on voudra bien mettre à s’y atteler.

Allez encore un peu de courage les « politiques »…  soyez à présent à la hauteur de votre indignation.

Signez ici l’Appel aux responsables des partis politiques français représentés au parlement

Welcome

« Les milliers de personnes qui se pressent cet été aux portes de l’Europe ne sont pas des migrants indéfinis, note pour sa part le chercheur belge Marco Martiniello sur son blog. Ce sont des réfugiés comme nos grands-parents qui fuyaient la Belgique pour échapper aux Nazis. La politique à leur égard ne peut pas être une politique migratoire reposant sur leur éventuelle contribution à notre développement économique. Il s’agit d’une question éminemment humanitaire et politique. »

Vous trouverez ici un article de Guy Sorman paru dans le Monde le 3 septembre 2015

Parce que l’usage des mots n’est jamais anodin, vous trouverez sur ce lien un article de La Croix Les mots de la crise migratoire