Exposition « Frontières » au musée national de l’Histoire de l’Immigration

Exposition “Frontières” jusqu’au dimanche 29 mai 2016

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En ce début de XXIe siècle, marqué par la globalisation des économies, l’accélération des échanges entre les pays et des mouvements croissants de populations, pour des raisons économiques ou politiques, le Musée national de l’histoire de l’immigration présente une exposition pour comprendre le rôle et les enjeux contemporains des frontières dans le monde et retracer les histoires singulières de ceux qui les traversent aujourd’hui.

Si l’on excepte les frontières naturelles, qui ont constitué depuis les premières civilisations des barrières physiques à la mobilité humaine (océans, chaînes de montagne, fleuves), les frontières édifiées de main de l’homme ont eu tout d’abord la vocation de marquer son territoire, de se protéger de l’autre, du “barbare”. Les vestiges du mur d’Hadrien en Grande-Bretagne ou la Grande muraille de Chine attestent, en des temps et des lieux distincts, de ces préoccupations. Les frontières y compris intérieures ont également eu pour objectif majeur de contrôler les échanges de marchandises et les recettes fiscales des pouvoirs en place.

La structuration d’un monde en “blocs”, empires coloniaux, bloc communiste, a connu son apogée puis son effondrement à la fin du XXe siècle.

Il convient de s’interroger aujourd’hui sur la réalité à laquelle renvoie la notion de frontière. Tandis que la mobilité des personnes est synonyme de progrès et de modernité dans de vastes zones d’échanges supranationales, comme l’Union européenne dont les frontières intérieures sont ouvertes, d’autres États renforcent leurs frontières afin de limiter voire d’empêcher leur traversée. À l’utopie d’un monde sans frontières où chacun serait libre de circuler, de s’installer et de travailler s’oppose un contrôle renforcé voire une militarisation des frontières. L’ouverture s’efface devant la fermeture, la liberté devant le contrôle. La zone de passage, le lieu de contact et d’échange se transforme alors en un lieu d’exclusion et de conflit comme l’illustre la tragique actualité des migrants en Europe et en Méditerranée.

L’exposition Frontières propose d’explorer ces problématiques contemporaines dans le monde et plus particulièrement en Europe et en France, pour montrer à quel point les frontières, loin de s’estomper au fil des siècles, se sont complexifiées et dans quelle mesure, en raison de l’évolution de leur nature et de leurs fonctions, elles influencent de fait les processus migratoires, mais aussi les sociétés qui décident de les édifier.

Présentés dans une scénographie qui s’articule autour des concepts d’ouverture et de fermeture, archives, cartes géographiques commentées, objets de mémoire, œuvres d’art, articles de presse, photographies, vidéos, témoignages, œuvres littéraires et récits de migrants, au total 250 objets ponctuent un parcours thématique qui met en scène les relations entre frontières et migrations. Fondée sur des collections historiques, d’art contemporain et d’ethnographie, l’exposition retrace trois aspects de cette histoire des frontières et pose un regard diachronique, politique, économique ou sociétal, sur les murs-frontières dans le monde, puis en Europe (zone Schengen et la Méditerranée) avant de traverser la France.

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« Nulle part, en France » – ARTE Samedi 9 avril 2016 à 18h35

Cinquième cinéaste  invitée de la série multimédia d’Arte Reportage « Réfugiés », Yolande Moreau a passé une dizaine de jours dans les jungles de Calais et de Grande-Synthe en janvier 2016.

Yolande Moreau

Elle en revient avec un film témoignage dans lequel alternent les interviews réalisées sur le « terrain » avec les textes écrits par Laurent Gaudé et lu par l’actrice et réalisatrice. Après Régis Wargnier au Népal, Pierre Schoeller en Irak, Agnès Merlet au Liban et Claire Denis au Tchad, Yolande Moreau propose une œuvre personnelle. Ni reportage ni documentaire, dans cet entre-deux assumé, elle nous emmène pendant 30 minutes « Nulle part, en France ».

As EU leaders prepared a deal with Turkey that would effectively barter refugees, the humanitarian crisis is worsening in places such as the Greek border crossing of Idomeni, where up to 13,000 refugees and migrants have been stranded. The border restrictions and gradual closure imposed here by neighouring Macedonia, effectively shutting the Western Balkans route, have fueled an increasingly desperate situation for asylum-seekers. Here are some of the scenes captured by Amnesty International’s Fotis Filippou.

De Yolande Moreau, Elsa Kleinschmager, Sébastien Guisset, Fred Grimm, Hania Osta et Laurent Gaudé – ARTE GEIE – France 2016

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