Action Urgente au Mexique – écrire avant le 03/11/ 2016

MEXIQUE : UN CENTRE D’AIDE AUX MIGRANTS A ÉTÉ VANDALISÉ

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Les locaux de la soupe populaire pour les migrants du Mexique et d’Amérique centrale ont été vandalisés dans la ville de Nogales, dans le nord du Mexique, à la frontière avec les États-Unis. Des employés avaient signalé avoir reçu des menaces de mort et s’être fait voler des appareils électroniques. Ces attaques pourraient constituer des représailles parce qu’ils ont porté plainte pour des enlèvements de migrants dans la région. La vie des employés et des bénévoles, ainsi que celle des migrants qui se rendent à la soupe populaire, pourrait être menacée.

La soupe populaire est gérée par l’organisation non gouvernementale Kino Border Initiative (Iniciativa Kino para la Frontera) dans la ville de Nogales, dans l’État de Sonora. Des employés ont déclaré à Amnesty International que les agresseurs ont fait irruption dans les locaux dans la nuit du 14 septembre et les ont saccagés, cassant des meubles et détruisant les réserves de nourriture et de médicaments. Le 15 septembre à midi, peu après avoir déposé plainte auprès de la police locale, une employée a découvert que son ordinateur, son disque dur et son téléphone portable venaient de lui être dérobés dans sa voiture. Le 27 août à 10h50, un autre employé avait reçu une menace de mort par téléphone d’un homme non identifié. Des employés ont signalé ces faits aux autorités, mais ne bénéficient à ce jour d’aucune protection efficace.

Les employés et les bénévoles de Kino Border Initiative soutiennent également les migrants qui sont victimes de crimes graves, tels que les enlèvements. Depuis le début de l’année, ils ont accompagné 10 migrants pour porter plainte pour six enlèvements dans la région de Nogales. Ils ont recensé d’autres cas, mais les victimes sont trop effrayées pour déposer plainte.

Kino Border Initiative, gérée par le prêtre jésuite Sean Carroll, fournit de la nourriture, des médicaments, des vêtements et, dans d’autres locaux à Nogales, des logements aux migrants venus du Mexique et d’Amérique centrale qui tentent de franchir la frontière vers les États-Unis. En outre, les employés et les bénévoles du centre aident les Mexicains qui ont été expulsés des États-Unis. Nombre de migrants qu’ils soutiennent fuient la violence. Ils leur donnent des informations sur les procédures d’asile aux États-Unis.

ACTION RECOMMANDEE : lettre international / email / fax /facebook / twitter :

  Exhortez les autorités à mettre immédiatement en place des mesures efficaces afin de garantir la sécurité et l’intégrité de tous les employés, bénévoles et migrants du centre et de la soupe populaire gérés par Kino Border Initiative, conformément à leurs souhaits ;

 Demandez-leur de mener une enquête minutieuse, indépendante et impartiale sur les agressions visant les défenseurs des droits humains et les migrants.

 

MERCI D’ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 3 NOVEMBRE 2016 À :

* Gouverneure de l’État de Sonora

Claudia Pavlovich Arellano

Gobernadora del Estado de Sonora

Comonfort y Dr. Paliza, Colonia Centenario, C.P. 83260, Hermosillo, Sonora, Mexique

Courriel : claudia.pavlovich@sonora.gob.mx

Facebook : Claudia Pavlovich

Twitter : @claudiapavlovic

Formule d’appel : Madame la Gouverneure,

 

* Sous-secrétaire fédéral aux droits de l’homme

Roberto Campa Cifrián

Subsecretario de Derechos Humanos

Secretaría de Gobernación

Dinamarca 86, Colonia Juárez, Delegación Cuauhtémoc, Ciudad de México, C.P. 6600, Mexique

Ciudad de México, Mexique

Courriel : rcampa@segob.gob.mx                      Twitter : @1campa

Formule d’appel : Monsieur,

 

Copies à :

The Kino Border Initiative

P.O. Box 159

Nogales, Arizona, 85628-0159, États-Unis

Facebook : Kino.Border.lnitiative (anglais), Iniciativa Kino para la Frontera (espagnol)

 

Ambassade du Mexique

9 rue de Longchamp – 75116 Paris

Tél : 01 53 70 27 70 – Fax : 01 47 55 65 29

Courriel : embfrancia@sre.gob.mx

 

 

Tarifs postaux pour le Mexique et les USA :

Lettre internationale (20 g) : 1,25 €

 

 

COMPLÉMENT D’INFORMATION

L’organisation Kino Border Initiative (KBI) a été fondée en 2008. Elle dispose de structures, d’employés et de bénévoles dans les « villes jumelles » de Nogales, du côté mexicain et du côté américain de la frontière. Elle fournit des vivres, un abri et des médicaments aux migrants et aux personnes expulsées, notamment aux femmes et aux mineurs (accompagnés et non accompagnés). KBI recueille des données auprès des migrants qui se rendent à la soupe populaire et au centre d’aide, et publie des informations sur les atteintes aux droits humains et la séparation des familles, en vue de transmettre des données aux organismes gouvernementaux et à la population. Elle défend les personnes et les familles qui ont besoin d’aide pour bénéficier du regroupement familial ou solliciter un statut juridique aux États-Unis. KBI est aussi un centre de recherche pour les étudiants et les spécialistes qui effectuent des recherches sur les questions de migration et les solutions politiques.

Les migrants et les demandeurs d’asile qui transitent par le Mexique continuent d’être victimes d’enlèvements, d’extorsions, de disparitions, de violences sexuelles et d’autres violences commises par des groupes criminels organisés, souvent avec la complicité d’agents de l’État. Dans la grande majorité des cas, aucune enquête véritable n’est menée et les victimes sont privées de leur droit d’accéder à la justice et à des réparations. En juin 2015, des hommes armés ont attaqué un groupe d’environ 120 migrants d’Amérique centrale dans l’État de Sonora, près de la frontière américaine. Au moins trois migrants sont morts lors de cette attaque. À la connaissance d’Amnesty International, aucune enquête n’a été ouverte sur leur mort.

Le nombre de réfugiés et de migrants venant d’Amérique centrale, dont beaucoup quittent leur pays d’origine en raison des violences, continue d’augmenter. Le gouvernement a réagi en déployant des milliers d’agents fédéraux, notamment des policiers et des soldats, mettant en place des opérations conjointes de sécurité et des postes de contrôle pour arrêter les migrants. Cette politique, baptisée plan Frontière Sud, se traduit par un nombre accru de détentions et d’expulsions de migrants depuis juillet 2014. En 2015, 198 141 migrants en situation irrégulière ont été détenus par l’Institut national des migrations, contre 127 149 en 2014. Cependant, cette augmentation du nombre de détentions et d’expulsions ne trouve pas d’écho dans une hausse proportionnelle du nombre de réponses positives aux demandes d’asile, qui s’élèvent à quelques centaines par an. Aujourd’hui, le Mexique expulse davantage de migrants d’Amérique centrale que les États-Unis.

 

 

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BANGLADESH / écrire avant le 14 octobre 2016

UN DIRIGEANT DE L’OPPOSITION RISQUE D’ÊTRE EXÉCUTÉ SOUS PEU

 La Cour suprême a rejeté le dernier appel interjeté par Mir Quasem Ali et confirmé sa condamnation à mort. En dernier recours, cet homme peut solliciter une grâce présidentielle.

Mir Quasem Ali, principal soutien financier du parti d’opposition du Bangladesh Jamaat e Islami (« Parti islamique »), a été déclaré coupable et condamné à mort par le Tribunal pour les crimes de droit international en novembre 2014. Cette juridiction a été instaurée en 2010 par le gouvernement pour enquêter sur les affaires de violations des droits humains de grande ampleur commises durant la guerre d’indépendance du Bangladesh, en 1971. Mir Quasem Ali a été condamné à la peine capitale pour enlèvement, actes de torture et meurtre et à 72 ans de prison au total pour huit autres chefs

Il a interjeté appel mais, le 8 mars 2016, la Cour suprême a confirmé sa condamnation à mort. Il a ensuite saisi la Cour suprême pour lui demander de revoir sa décision et, le 30 août, celle-ci a rejeté son dernier appel. Il a désormais épuisé toutes ses voies de recours, qui sont moins nombreuses dans les cas traités par le Tribunal pour les crimes de droit international que dans les affaires de droit commun. En effet, les condamnations à mort prononcées par le Tribunal pour les crimes de droit international sont susceptibles d’un unique recours devant la Division d’appel. Mir Quasem Ali risque d’être exécuté sous peu, à moins d’obtenir une grâce présidentielle. Le 1er septembre, les autorités lui auraient accordé un délai de sept jours pour solliciter la grâce.

De nombreuses organisations fiables, dont Amnesty International et les Nations unies, ont exprimé de vives inquiétudes quant à l’équité des procès devant le Tribunal pour les crimes de droit international. Rien n’a pourtant été fait. Le 23 août, un groupe d’experts des Nations unies ont exhorté l’État bangladais à annuler la condamnation à mort de Mir Quasem Ali et à le faire rejuger, en précisant que la procédure était « entachée » d’« irrégularités ». En outre, Mir Ahmed Bin Quasem, fils de Mir Quasem Ali et membre de l’équipe assurant sa défense, a été arrêté sans mandat le 9 août par des hommes en civil. Il est détenu au secret depuis lors et n’a pas été inculpé d’une quelconque infraction.

ACTION RECOMMANDÉE : lettre international / email / fax :

         appelez les autorités à suspendre immédiatement l’exécution de Mir Quasem Ali et de tous les autres prisonniers condamnés et à commuer toutes les condamnations à mort ;

         engagez-les à instaurer un moratoire sur les exécutions, qui serait un premier pas sur la voie de l’abolition de la peine capitale ;

         rappelez-leur que, dans le cadre de toutes les procédures liées à des infractions, les normes internationales les plus rigoureuses en matière d’équité des procès doivent être respectées.

MERCI D’ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 14 OCTOBRE 2016 À :

Président de la République, Md. Abdul Hamid

President’s Office

Bangabhaban, Dhaka

Bangladesh

Fax : +880 2 9585502                           Formule d’appel : Monsieur le Président,

 

Première ministre , Sheikh Hasina

Prime Minister’s Office

Old Sangshad Bhaban, Tejgaon, Dhaka

1215, Bangladesh

Fax : +880 2 9133722                                      Courriel : info@pmo.gov.bd

Formule d’appel : Madame la Première ministre,

 

Ministre d’État , Ministry of Home Affairs

Bangladesh Secretariat, Building-8 (1st & 3rd Floor),

Dhaka, Bangladesh

Fax : +880 2 9573711

Courriel : secretary@mha.gov.bd                   Formule d’appel : Monsieur le Ministre,

 

Copie à : 

Ambassade du Bangladesh109, avenue Henri Martin
75016 ParisTél : 01.46.51.90.33 – Fax : 01. 46.51.90.35Courriel : bangembpar@yahoo.comdiplomatic@bangladoot-paris.org 
 Tarifs postaux pour le Bangladesh :  Lettre internationale (20 g) : 1,25 € 

COMPLÉMENT D’INFORMATION

Au moins 197 personnes ont été condamnées à mort au Bangladesh en 2015 et quatre exécutions ont eu lieu au cours de l’année, dont trois à la suite de peines prononcées par le Tribunal pour les crimes de droit international. En 2016, Amnesty International a dénombré huit exécutions au Bangladesh, y compris la pendaison, le 10 mai, de Motiur Rahman Nizami, condamné à mort par le Tribunal pour les crimes de droit international.

Le Tribunal pour les crimes de droit international a été instauré en 2010 par le gouvernement pour juger les personnes impliquées dans des violations des droits humains de grande ampleur commises durant la guerre d’indépendance, en 1971. Amnesty International a salué la décision de traduire les responsables présumés en justice, mais a insisté sur le fait que les accusés devaient bénéficier de procès équitables qui soient conformes aux normes internationales, sans encourir la peine de mort. Les précédentes procédures du Tribunal ont été entachées de graves irrégularités et violations du droit à un procès équitable.

Contrairement aux peines capitales prononcées par d’autres tribunaux du pays, qui sont susceptibles de deux appels devant la Division de la Haute Cour (High Court Division) et d’un devant la Division d’appel (Appellate Division) de la Cour suprême, celles prononcées par le Tribunal pour les crimes de droit international sont susceptibles d’un appel devant la Division d’appel uniquement. Au Bangladesh, les prisonniers condamnés par des tribunaux de droit commun ou le Tribunal pour les crimes de droit international, et dont la condamnation à mort a été confirmée, ont le droit de saisir la Cour suprême pour lui demander de revoir la décision, une fois que celle-ci a été rendue publique.

Mir Ahmed Bin Quasem, avocat à la Cour suprême, fils de Mir Quasem Ali et membre de l’équipe assurant sa défense, a été victime d’une disparition forcée le 9 août, lorsque des hommes en civil l’ont arrêté à son domicile. Ces hommes ne se sont pas identifiés comme étant accompagnés de forces de sécurité. L’épouse et le cousin de Mir Ahmed Bin Quasem étaient présents au moment de l’interpellation. Celui-ci est détenu au secret depuis lors, privé de tout contact avec ses avocats et sa famille, et n’a pas été inculpé.

L’article 6 (1) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), instrument auquel le Bangladesh est partie, protège de la privation arbitraire de la vie, qui est strictement interdite en vertu du droit international coutumier. Le Comité des droits de l’homme des Nations unies a déclaré que la condamnation à mort à l’issue d’un procès qui ne respecte pas les normes en matière d’équité des procès prévues par le PIDCP représente une violation du droit à la vie. Le rapporteur spécial des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires a souligné qu’il était « injuste d’imposer la peine capitale lorsque la procédure judiciaire n’est pas conforme aux normes les plus strictes en matière d’équité des procès ».

En outre, l’article 6 (6) du PIDCP indique que l’abolition de la peine de mort est l’objectif que les États qui maintiennent ce châtiment doivent atteindre. À ce jour, 140 pays ont aboli la peine capitale en droit ou dans la pratique. En 2015, quatre nouveaux pays, la République du Congo, la République des Îles Fidji, Madagascar et le Suriname, ont aboli la peine de mort pour toutes les infractions, et le Parlement de Mongolie a adopté un nouveau Code pénal qui entrera en vigueur en septembre 2016 et qui abolit ce châtiment. Amnesty International s’oppose à la peine de mort, qui constitue le châtiment le plus cruel, le plus inhumain et le plus dégradant qui soit, ainsi qu’une violation du droit à la vie tel qu’il est reconnu par la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH), et ce en toutes circonstances et sans aucune exception, quelles que soient la nature et les circonstances du crime commis, la culpabilité ou l’innocence ou toute autre situation du condamné, ou la méthode utilisée pour procéder à l’exécution.

Conférence « Réfugiés » – 17 septembre 2016 – Versailles

En collaboration avec les Amis du monde diplomatique, nous vous invitons à une conférence menée part deux membres d’Amnesty France sur la crise des réfugiés en Europe (l’accord Union Européenne/Turquie).

Refugies AI

Avec Jean-Claude Samouillert et Sylvie Houadenou, membres de la Commission réfugiés d’Amnesty France

samedi 17 septembre de 17 h à 20 h, à l’hôtel de ville de Versailles, salle Montgolfier – 4 Avenue de Paris.

Contact : amnesty.versailles@gmail.com

Foire aux livres – Draveil -15 et 16 octobre 2016

Le Groupe Nord-Essonne nous convie à sa…

draveil-livres

 

Nous vous y attendons nombreux ! Il y en aura pour tous les goûts : romans, policiers, SF, documents, livres pour enfants, … Tous vendus au poids !!!

En plus de la vente de livres, vous pourrez bien sûr signer des pétitions et des lettres.

Nous tenons à préciser que cette manifestation est entièrement organisée et tenue par des bénévoles et que tous les bénéfices iront directement à Amnesty International. Contactez-nous au 06 82 18 52 61 si vous souhaitez de plus amples renseignements … ou nous donner un coup de main dans l’organisation…

A bientôt…

Buffet des amis d’Amnesty – 16 septembre 2016

Notre buffet annuel « Les amis d’Amnesty » aura lieu ce vendredi 16 septembre à partir de 19H au Moulin de Grais à Verrières-Le-Buisson.

Tous ceux, sensibles aux droits humains et notamment aux drames que vivent les exilés aujourd’hui sont invités à rejoindre notre groupe.

Ce buffet partagé sera l’occasion de faire connaissance et de développer ensemble des actions futures.

A bientôt

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