BONNES NOUVELLES !

BONNES NOUVELLES PARVENUES AU SERVICE DES ACTIONS URGENTES EN MAI, JUIN, JUILLET ET AOÛT 2016 

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LIBRES !

BARHEIN 

Grâce présidentielle pour RAYHANA AL MOUSAWI, libérée du centre de détention pour femmes de Madinat Issa le 20 avril, cinq ans avant le terme de sa peine. Elle et une autre manifestante, Nafeesa al Asfoor – déjà libérée le 2 juillet 2015 – avaient été condamnées à cinq ans d’emprisonnement pour avoir tenté de pénétrer sur le circuit de
Formule 1 lors d’une manifestation organisée pendant l’édition 2013 du Grand Prix de Bahreïn.IC AU 232/13

Le photographe AHMAD FARDAN, prisonnier d’opinion, a été libéré le 18 avril après avoir purgé une peine de trois mois d’emprisonnement. Condamné le 17 février 2015 pour « tentative de participation à un rassemblement public » dans le cadre d’une manifestation le 16 décembre 2013 dans le village d’Abu Saiba, à l’ouest de Manama, capitale de Bahreïn, il comptait couvrir l’événement en tant que photographe. IC AU 03/14

La prisonnière d’opinion ZAINAB AL KHAWAJA et son fils ont été libérés pour raisons humanitaires le 31 mai du centre de détention pour femmes de la ville d’Issa. Ils ont dû quitter le pays pour le Danemark le 7 juin – Zainab possède la double nationalité hreïnite et danoise – car ils pourraient faire l’objet de nouvelles poursuites dans leur pays.IC AU 306/14

MAHDI ISSA MAHDI ABU DHEEB, prisonnier d’opinion et ancien président de
l’Association des enseignants de Bahreïn, (AEB), a été libéré le 4 avril. Il a passé
cinq ans dans la prison de Jaw, dans le sud-est de Bahreïn.
Il a remercié Amnesty International et toutes les personnes qui ont tenté de
l’aider durant son emprisonnement: «(…) je vous exprime ma reconnaissance
pour votre intervention. J’étais toujours heureux quand j’apprenais ce que vous
faisiez pour moi afin que mon cas ne sombre pas dans l’oubli, ce qui était très
important pour moi et ma famille. Ma famille avait le sentiment que le monde
ne nous oubliait pas » IC AU 227/11

ARABIE SAOUDITE

Le défenseur des droits humains, MOHAMMED SALEH AL BAJADI, l’un des fondateurs de l’Association saoudienne pour les droits civils et politiques (ACPRA), a été libéré le 7 avril du centre de rééducation où il avait passé quatre mois après sa sortie de prison en
novembre 2015. Il reste cependant sous le coup d’une interdiction de voyager jusqu’en 2020.IC AU 91/11

CHINE 

L’avocat REN QUANNIU, placé en détention pour avoir « cherché à provoquer des conflits et troublé l’ordre public » a été libéré sous caution.
Amnesty continue toutefois à surveiller sa situation.
IC AU 165/16

EGYPTE

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MAHIENOUR EL MASSRY, avocate spécialiste des droits humains, prisonnière ‘opinion
et YOUSSEF SHAABAN, journaliste, ont été remis en liberté le 13 août Une cour d’appel d’Alexandrie les avait condamnés en mai 2015 à un an et trois mois d’emprisonnement. IC AU 107/15

EMIRATS ARABES UNIS

Le 30 mai, la Chambre de sûreté de l’État de la Cour suprême fédérale d’Abou Dhabi a acquitté KAMAL ELDARAT et son fils Mohammed Eldarat, des ressortissants américano-libyens, Salim el Aradi, un ressortissant canado-libyen et ‘Issa al Mann, un ressortissant libyen, accusés d’avoir soutenu des groupes «terroristes». Ils ont été libérés le lendemain de la prison d’Al Wathba à Abou Dhabi. IC AU 236/14
MALAISIE

La condamnation du militant HISHAMUDDIN RAIS à neuf mois d’emprisonnement a été réduite au paiement d’une amende à la suite d’une décision unanime de la cour d’appel le 16 mai. La cour a cependant maintenu la déclaration de culpabilité pour sédition. IC AU 111/16

MEXIQUE

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ILDEFONSO ZAMORA, défenseur des droits indigènes (il a fait campagne pour protéger la forêt sur les terres ancestrales de sa communauté) et considéré comme prisonnier d’opinion par Amnesty International, a été libéré le 12 août après avoir passé près de neuf mois en prison.
Le juge chargé de l’affaire a appliqué la décision du juge fédéral ordonnant sa libération faute de preuves de son implication dans un cambriolage.
« Je suis extrêmement ému et heureux d’être de retour auprès de ma famille, avec les miens, après presque neuf mois d’emprisonnement injuste », a déclaré ILDEFONSO ZAMORA à Amnesty International lors d’une conférence de presse à Mexico après sa libération. « Le pire « crime » que j’ai commis est d’avoir réussi à faire reconnaître les terres communales de San Juan Atzingo et d’avoir obtenu un titre de propriété […] ainsi que de m’être opposé à l’exploitation forestière excessive qui détruit nos forêts. Nous avons compromis des intérêts personnels, économiques et politiques avec notre lutte » a-t-il ajouté.
ILDEFONSO ZAMORA a également remercié l’organisation d’avoir milité en sa faveur :
« Merci sincèrement, à toutes les personnes d’Amnesty International dans le monde. Je n’ai pas de mot pour vous dire combien je vous remercie infiniment. J’espère que Dieu continuera de vous donner de si généreux coeurs, de si grands coeurs, pour que vous puissiez continuer de défendre les personnes qui souffrent, comme j’ai moi-même souffert, et qui sont emprisonnées, comme j’ai moi-même été emprisonné » IC AU 106/16

MYANMAR

Grâce présidentielle le 17 avril. 83 prisonniers d’opinion pour lesquels Amnesty International a fait campagne ont bénéficié de cette mesure et ont été libérés.

Les journalistes d’Unity: LU MAW NAING, YARZAR OO, PAING THET KYAW, SITHU SOE et le président-directeur général du journal TINT SAN.IC AU 82/14

Les responsables syndicaux et ouvriers MYO MIN MIN et NAING HTAY LWIN et les défenseurs des droits des travailleurs NAING ZAW KYI WIN et THU ZAW KYI WIN.
IC AU 211/1

HTIN LIN OO, écrivain et ancien porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie (NLD) IC AU 16/15

GAMBIRA, prisonnier d’opinion connu sous le nom de NYI NYI LWIN, a été libéré vendredi 1er juillet après que toutes les charges contre lui ont été abandonnées.
Amnesty International le considérait comme un prisonnier d’opinion, estimait que les poursuites étaient motivées par des considérations politiques et qu’il n’aurait jamais dû être emprisonné. IC AU 14/16

Le 8 avril, NANDAR SITT AUNG, un membre important de la Fédération des syndicats étudiants de Birmanie (ABFSU), a été libéré suite à l’abandon de toutes les charges retenues contre lui. Le nouveau gouvernement avait annoncé la veille qu’il s’efforcerait de faire libérer tous les prisonniers d’opinion au plus tôt.
IC AU 204/15

PHYOE PHYOE AUNG et son époux LIN HTET NAING, des dirigeants étudiants membres de la Fédération des syndicats étudiants de Birmanie (ABFSU), ont été libérés le 8 avril suite à l’abandon de toutes les charges retenues contre eux. IC AU 252/15

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OMAN

ABDULLAH HABIB (52 ans) détenu dans les locaux des services de renseignement à Mascate, la capitale, a été libéré sans inculpation le 4 mai.
Le soir même, il postait sur sa page Facebook que malgré des conditions « dures » dans l’ensemble, il avait été correctement traité. Il ajoutait regretter que ses messages sur Facebook aient pu porter atteinte à l’unité du pays et faisait part de son intention de les retirer. IC AU 92/16

SULAIMAN AL MAMARI (42 ans) a été libéré sans inculpation le 19 mai 2016. Il a alors déclaré sur sa page Facebook que son placement en détention avait été lié à sa publication demandant la libération de l’écrivain et défenseur des droits humains omanais Abdullah HabibIC. AU 107/16

RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

VANO KIBOKO, un ancien député arrêté le 29 décembre 2014 pour avoir ouvertement exprimé son opposition à l’idée que le président Joseph Kabila brigue un troisième mandat, a été libéré le 5 mai 2016. En septembre 2015, il avait été condamné à trois ans de prison pour incitation à la haine raciale et tribale et diffusion de fausses rumeurs puis la peine avait été ramenée à 16 mois en appel.

Le 26 juillet 2016, les six militants du mouvement de jeunes Lutte pour le changement (LUCHA): REBECCA KAVUGHO, SERGE SIVYAVUGHA, JUSTIN KAMBALE MUTSONGO,
et GHISLAIN MUHIWA ont bénéficié d’une grâce présidentielle et ont été libérés.
IC AU 37/16

RUSSIE

L’artiste performeur russe PETR PAVLENSKI arrêté le 9 novembre 2015 pour avoir mis le feu aux portes en bois du siège du Service fédéral de sécurité à Moscou, a été libéré le 8 juin 2016, après sept mois de détention. IC AU 34/16

Le militant DMITRY VOROBIEVSKY a été libéré le 12 mai 2016 sur décision de justice après une détention de cinq jours en hôpital psychiatrique. Emmené de force à l’hôpital neurologique régional de Voronej le 6 mai, on lui avait alors administré des médicaments de force et injecté une substance inconnue. L’un des avocats de DMITRY VOROBIEVSKY pense que l’action urgente a contribué à sa libération. IC AU 109/16

Le 3 août 2016, CONSTANTIN ZADOÏA a pu quitter un hôpital psychiatrique de Novossibirsk où il était interné depuis le 7 juillet. Il subissait un traitement de force sur la base d’une décision de justice qui portait atteinte à son droit à un procès équitable.
Sa libération a eu lieu après que l’hôpital a reçu des dizaines de lettres de militants.
L’avocate de CONSTANTIN ZADOÏA A déclaré à Amnesty International que l’Action urgente avait protégé la santé du jeune homme. Elle a ajouté « Je suis horrifiée par ce qui aurait pu lui arriver si vous n’aviez pas agi ». IC AU 172/16

SOUDAN

Huit étudiants arrêtés le 5 mai à Khartoum au cabinet de l’avocat spécialiste des droits humains Nabil Adib ont été libérés : WIFAG MOHAMED ALTAYEEB GORASHI (24 ans, Art), MAI ADIL IBRAHIM KARAR (24 ans, Génie Civil), MUDATHIR TAYSEER MUDATHIR (25 ans, Sciences), puis BADER ALDEEN SALAH MOHAMED (25 ans, Economie), HUSSIEN YAHIA HARAN (30 ans, Sciences), HAMID OMER HAMID DIGNO (28 ans, Génie Civil), MOHAMED MAHJOUB OTAIBA (23 ans, Droit) et Hassan Aldai MOHAMED ABDALLA (24 ans, Droit). Ils ont cependant été exclus de manière temporaire ou permanente, de l’université de Khartoum.
IC AU 105/16

TURQUIE

Les universitaires turcs placés en détention provisoire MUZAFFER KAYA, ESRA MUNGAN, KIVANÇ ERSOY et MERAL CAMCI ont été relâchés. Le tribunal a ordonné l’arrêt des poursuites engagées à leur encontre pour « propagande en faveur d’une organisation terroriste » et « signature d’un appel à la paix » mais ne les a pas acquittés.IC AU 78/16

UKRAINE

L’officier ukrainien IVAN BEZIAZYKOV, capturé le 16 août 2014 au cours d’une bataille avec les séparatistes pro-russes dans l’est de l’Ukraine, a été libéré le 5 juillet après plus de 22 mois de captivité aux mains des séparatistes pro-russes au cours desquels il a subi des tortures et d’autres mauvais traitements. Il a ensuite pu retrouver sa femme et ses enfants à Jytomyr, en Ukraine. IC AU 231/15

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RÉFUGIÉS

GRECE

Les deux premiers réfugiés syriens M.F. et J.B. qui risquaient d’être renvoyés de force en Turquie en vertu de l’accord illégal entre l’Union européenne et la Turquie ont été remis en liberté. Dans les deux cas, un tribunal a ordonné la suspension de leur expulsion jusqu’à ce que d’autres audiences aient lieu fin septembre. Amnesty International reste en contact avec M.F., J.B. et leurs avocats et continuera à suivre ces affaires de près.
IC AU 135/16

TURQUIE

Sept des 12 réfugiés syriens détenus au camp de Düziçi, dans le sud de la Turquie, ont été libérés le 20 mai 2016. Les cinq autres, une femme et ses quatre enfants, ont demandé à rentrer volontairement en Syrie et ont été conduits à la frontière syrienne le 19 mai. LARA (nom modifié), qui faisait partie du groupe a déclaré qu’elle était reconnaissante pour tous les appels envoyés par des personnes exprimant leur soutien et était convaincue que cela avait contribué à accélérer sa libération du camp de Düziçi. IC AU 118/16

FADI MANSOUR, réfugié syrien, a retrouvé sa famille à Melbourne, en Australie, le 11 juin 2016. Détenu au centre pour étrangers en instance d’expulsion d’Adana, dans le SE de la Turquie, depuis le 23 mars 2016, il avait été retenu arbitrairement dans des conditions inhumaines à l’aéroport Atatürk d’Istanbul pendant plus d’un an.Le 13 juin, lors d’une conversation téléphonique avec Amnesty International, FADI MANSOUR a évoqué sa joie d’être enfin libre et sa gratitude envers toutes les personnes qui ont lancé des appels aux autorités turques pour permettre sa libération. IC AU 282/15

SURSIS A EXECUTION

USA

IVAN TELEGUZ, un ressortissant ukrainien condamné à mort en 2006 et qui devait être exécuté le 13 avril 2016 pour un meurtre commis en 2001, vient de bénéficier d’un sursis. Il continue de clamer son innocence. IC AU 70/16

EHSAN SHAH GHASEMI, un iranien de 25 ans détenu dans le quartier des condamnés à mort depuis octobre 2014, a été libéré de prison le 13 mars 2016, la famille de la victime lui ayant accordé son pardon en septembre 2015. Il avait été condamné à la peine capitale après la mort d’un homme qui avait été poignardé. IC AU 120/15

DIVERS

AZERBAÏDJAN

A la suite de pressions internationales, les défenseurs des droits humains zerbaïdjanais et anciens prisonniers d’opinion LEYLA et ARIF YUNUS ont été autorisés à se rendre aux Pays-Bas afin d’y recevoir des soins médicaux et d’y retrouver leur fille Dinara. Le 19 avril 2016, celle-ci est venue les accueillir à l’aéroport d’Amsterdam accompagnée de militants d’Amnesty International des Pays-Bas. IC AU 182/14

ANGOLA

Le 12 juillet 2016, le tribunal de la province de Cabinda a abandonné les poursuites à l’encontre de l’avocat spécialiste des droits humains ARÃO BULA TEMPO, arrêté le 14 mars 2015. Il était inculpé de « tentative de collaboration avec des étrangers en vue d’entraver le fonctionnement de l’État angolais » et de « rébellion ». IC AU 78/15

SYRIE

GHINA AHMAD WADI, une fillette de 10 ans grièvement blessée le 2 août par un tireur embusqué à un poste de contrôle gouvernemental syrien, a pu être évacuée vers Damas afin de subir l’opération dont elle avait besoin. Selon le Croissant-Rouge syrien, sa mère et elle ont été escortées dans la nuit du 13 au 14 août depuis la ville assiégée de Madaya jusqu’à Damas où GHINA a été opérée. Elle est actuellement en convalescence.
IC AU 190/16

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Action Urgente au Venezuela – écrire avant le 29 novembre 2016

VENEZUELA : CRAINTES POUR LA SÉCURITÉ

DE LA FAMILLE D’UNE VICTIME DE MEURTRE

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José Luis Urbano

Luis Urbano, le fils de José Luis Urbano, un défenseur des droits humains, a été tué le 10 octobre par des policiers dans l’État d’Anzoátegui, au Venezuela. Sa famille est en danger.

Luis Urbano est mort le 10 octobre après que des policiers de la municipalité de Sotillo, dans l’État d’Anzoátegui (est du Venezuela), lui ont tiré dessus quatre fois. Luis Urbano était mécanicien et était le fils de José Luis Urbano, un défenseur des droits humains et président de la Fondation pour la défense du droit à l’éducation, une ONG connue dans l’État d’Anzoátegui pour dénoncer les atteintes aux droits des enfants et pour défendre ces droits, notamment le droit à l’éducation.

Des témoins ont confirmé que des policiers avaient abordé Luis Urbano sur la voie publique alors qu’il réparait sa moto dans un quartier populaire de la ville de Puerto La Cruz, dans la municipalité de Sotillo (État d’Anzoátegui). José Luis Urbano a déclaré à Amnesty International qu’à la suite d’une dispute avec les policiers, ces derniers avaient tiré sur Luis Urbano qui a ensuite été laissé dans la rue pendant environ une heure avec une blessure par balle à la poitrine, sans que personne ne l’aide. Les mêmes policiers ont ensuite conduit Luis Urbano à l’hôpital, où il a été admis avec quatre blessures par balle.

Le défenseur des droits humains, José Luis Urbano, a fait l’objet de menaces à plusieurs reprises en raison de son travail en tant que président de la Fondation pour la défense du droit à l’éducation. Attaqué en 2007, José Luis Urbano avait été maintenu en l’air et s’était fait tirer dessus. En 2008, Amnesty International avait publié une action urgente en raison de plusieurs attaques dont il avait été victime. La vie et l’intégrité physique de José Luis Urbano, de sa famille et d’autres membres de la fondation pourraient être menacées.

ACTION RECOMMANDÉE : lettre international / email / fax :

         appelez les autorités à assurer la sécurité de José Luis Urbano, de sa famille et de toutes les personnes travaillant avec la Fondation pour la défense du droit à l’éducation, dans le respect de leurs souhaits ;

         demandez-leur de mener une enquête minutieuse, impartiale et indépendante sur le meurtre de Luis Urbano, de rendre publiques les conclusions de cette enquête et de traduire les responsables présumés en justice ;

         rappelez aux autorités que les défenseurs des droits humains ont le droit de mener leurs activités légitimes sans avoir à subir des restrictions illégales ou à craindre des représailles, conformément à la Déclaration des Nations unies de 1998 sur les défenseurs des droits de l’homme.

MERCI D’ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 29 NOVEMBRE 2016 À :

  • Ministre de la Justice et de l’Intérieur

Gen. (Ej.) Néstor Luis Reverol  Torres

Ministerio del Interior y Justicia

Avenida Urdaneta Esquina de Platanal

Edificio Interior y Justicia Despacho del Ministro

Caracas, Venezuela

Fax : +58 212 506 1685

Formule d’appel : Monsieur le Ministre,

 

  • Procureure générale  

Dra. Luisa Ortega Díaz

Fiscalía General de la República

Avda. México, Manduca a Pelelojo,

Edif. Sede Fiscalía General de la República, La Candelaria

Caracas, Venezuela

Fax : +58 212 509 8504                        Courriel : mp@fiscalia.gov.ve

Formule d’appel : Madame la Procureure générale,

  • Copie à :

Ambassade du Venezuela

11 rue Copernic  –  75116 Paris

Tél : 01 45 53 29 98 – Fax : 01 47 55 64 56

Courriel : info@amb-venezuela.fr

Tarifs postaux pour le Venezuela :

Lettre internationale (20 g) : 1,25 €

 

COMPLÉMENT D’INFORMATION

José Luis Urbano avait déjà dit à Amnesty International que, le 10 février 2007 dans l’après-midi, sa femme et lui rentraient chez eux en voiture, dans le centre de Barcelone, lorsqu’une Mitsubishi noire s’est arrêtée à côté de leur voiture. Deux hommes en sont sortis et l’un d’eux a passé une arme par la fenêtre du côté de José Luis Urbano. L’autre homme a dit : « Tire, c’est le gars de Pro-defensa ». José Luis Urbano a réussi à attraper le canon de l’arme, mais l’homme a tiré et l’a touché au ventre. En mai 2008, José Luis Urbano a reçu des menaces de mort par téléphone. En septembre 2008, des policiers ont essayé de s’introduire de force chez José Luis Urbano. En août 2010, des hommes non identifiés ont de nouveau tiré sur José Luis Urbano.

 

TADJIKISTAN – Ecrire avant le 23 novembre 2016

TADJIKISTAN : DES AVOCATS INCARCÉRÉS POUR

DES ACCUSATIONS À CARACTÈRE POLITIQUE

Action complémentaire à l’Action urgente du mois de juin

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L’avocat tadjik Bouzourgmekhr Yorov et son coaccusé, l’avocat Nouriddin Makhkamov, ont été condamnés le 6 octobre à 23 et 21 ans de prison respectivement. Les charges à leur encontre, motivées par des considérations politiques, sont portées à titre de représailles parce qu’ils ont défendu des membres du Parti de la renaissance islamique du Tadjikistan (PRIT), une formation politique interdite.

L’avocat tadjik Bouzourgmekhr Yorov a été condamné le 6 octobre par le tribunal de Douchanbé à 23 ans d’emprisonnement dans une « colonie pénitentiaire à régime sévère ». Son coaccusé, l’avocat Nouriddin Makhkamov, a lui aussi été condamné le 6 octobre pour des accusations similaires à 21 ans de prison. Les charges retenues contre ces deux hommes, motivées par des considérations politiques, sont portées à titre de représailles parce qu’ils ont défendu en tant qu’avocats des membres du Parti de la renaissance islamique du Tadjikistan (PRIT), une formation politique interdite.

Bouzourgmekhr Yorov  se trouvait en détention provisoire depuis son arrestation, le 28 septembre 2015, par des policiers de l’unité chargée de lutter contre le crime organisé. À cette époque, il défendait certains des 14 hauts responsables du PRIT qui avaient été arrêtés les 16 et 17 septembre 2015. Bouzourgmekhr Yorov a été initialement inculpé d’escroquerie et de faux, soi-disant sans aucun lien avec le PRIT. Cependant, lors de son arrestation, la police a saisi des documents concernant l’affaire impliquant ses clients du PRIT, en violation du principe de confidentialité de la relation entre un avocat et ses clients. En décembre 2015, des charges supplémentaires liées à l’« extrémisme » ont été portées à son encontre. Bouzourgmekhr Yorov a nié toutes ces accusations, faisant valoir qu’il n’était « pas un extrémiste, mais un avocat ». Dans sa plaidoirie finale le 3 octobre, il a plaidé non coupable. D’après ses proches, il va faire appel de sa condamnation.

Nouriddin Makhkamov a représenté à titre d’avocat l’un des membres du PRIT dans la même affaire et a été arrêté en octobre 2015.

ACTION RECOMMANDÉE : lettre international / email / fax :

         déclarez-vous préoccupé-e par le fait que les accusations visant Bouzourgmekhr Yorov et Nouriddin Makhkamov sont motivées par des considérations politiques ;

         exhortez les autorités à faire en sorte que les poursuites pénales visant ces deux hommes soient totalement conformes aux obligations relatives aux droits humains incombant au Tadjikistan et que l’examen de leur appel se fasse dans le respect des normes internationales relatives à l’équité des procès ;

         engagez-les à faire en sorte que tous les avocats du Tadjikistan puissent exercer leur profession sans entrave, intimidation, harcèlement ni ingérence indue, conformément aux Principes de base relatifs au rôle du barreau.

MERCI D’ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 23 NOVEMBRE 2016 À :

– Président du Tadjikistan

Emomali Rakhmon

80 Rudaki Avenue

Dushanbe 734023, Tadjikistan

Fax : +992 372 21 68 00

Courriel : mail@president.tj

Formule d’appel : Monsieur le Président,

– Procureur général

Yusuf Rakhmon

126 A. Sino Avenue

Dushanbe 734043, Tadjikistan

(dans les fax et courriels, veuillez indiquer : « Prière de transmettre au procureur général »)

Fax : +992 372 21 02 59

Formule d’appel : Mr le Procureur général

Copies à :

Ministre des Affaires étrangères

Sirodjidin Aslov

33 Sheroz

Dushanbe 734001, Tadjikistan

Fax : +992 372 21 02 59

Courriel : info@mfa.tj

 

Ambassade de la République du Tadjikistan
Centre d’Affaires Trocadero
14 Avenue d’Eylau
75016 Paris
tel : (+33) 1 70 92 93 42 / (+33) 1 43 06 45 20
fax : (+33) 1 77 72 64 99
email : info@tajembfrance.fr

 

 

Tarifs postaux pour le Tadjikistan :

 

Lettre internationale (20 g) : 1,25 €

Ceci est la troisième mise à jour de l’AU 209/15.

Pour plus d’informations : https://www.amnesty.org/fr/documents/EUR60/4252/2016/fr/

COMPLÉMENT D’INFORMATION

Bouzourgmekhr Yorov a été reconnu coupable d’« incitation à la haine nationale, raciale, locale ou religieuse » (article 189 du Code pénal de la République du Tadjikistan), « escroquerie » (article 247), « appels publics à la réforme violente de l’ordre constitutionnel de la République du Tadjikistan » (article 307), « appels publics à mener des activités extrémistes » (article 307-1) et faux (article 340). Nouriddin Makhkamov a été inculpé des mêmes chefs d’accusation, à l’exception du dernier. Les deux avocats ont perdu leurs licences et se verront interdire d’exercer leur profession après avoir purgé leurs peines.

Le 22 août, une procédure pénale a été ouverte à l’encontre de Jamshed Yorov, le frère de Bouzourgmekhr Yorov et l’un des avocats dans le dossier contre les membres du PRIT, pour « divulgation de secrets d’État » (article 311 du Code pénal de la République du Tadjikistan). Il a été accusé d’avoir divulgué le texte de la décision de la Cour suprême dans le dossier concernant les hauts responsables du PRIT, qui avait été classé document secret. Le 26 août, le tribunal de district de Firdavsi, à Douchanbé, a ordonné son placement en détention provisoire. Le 30 septembre, il a bénéficié d’une amnistie et a été remis en liberté.

Les Principes de base relatifs au rôle du barreau disposent : « Les pouvoirs publics veillent à ce que les avocats […] puissent s’acquitter de toutes leurs fonctions professionnelles sans entrave, intimidation, harcèlement ni ingérence indue » (principe 16). « Les avocats ne doivent pas être assimilés à leurs clients ou à la cause de leurs clients du fait de l’exercice de leurs fonctions » (principe 18). « Les pouvoirs publics doivent veiller à ce que toutes les communications et les consultations entre les avocats et leurs clients, dans le cadre de leurs relations professionnelles, restent confidentielles » (principe 22).

Les poursuites engagées contre 14 hauts responsables du PRIT sont liées aux violentes émeutes de septembre 2015 au Tadjikistan. Selon les autorités, il s’agissait en fait d’une tentative armée menée par l’ancien vice-ministre tadjik de la Défense Abdoukhalim Nazarzoda et ses partisans pour s’emparer du pouvoir. Les autorités tadjikes affirment que durant ces violents troubles, Abdoukhalim Nazarzoda a agi sur ordre de Moukhiddin Kabiri, dirigeant du PRIT en exil. Moukhiddin Kabiri a nié toute implication dans ces événements et accusé les autorités de forger de toutes pièces des éléments à charge contre des membres du PRIT et lui-même. Le 2 juin, la Cour suprême du Tadjikistan a condamné les 14 cadres du PRIT à de lourdes peines de prison, lors d’un procès non conforme aux règles d’équité que le Tadjikistan est légalement tenu de respecter.

Le 29 septembre 2015, à la suite des violents troubles et de l’arrestation des dirigeants du parti, la Cour suprême du Tadjikistan a qualifié le PRIT d’« organisation terroriste », au motif que plusieurs de ses membres appartenaient de longue date à des groupes faisant la promotion de l’« extrémisme » et qu’il s’était servi des médias, notamment de son journal Salvation, pour diffuser des « idées extrémistes » et inciter à la haine religieuse. Pour en savoir plus, consultez la page : https://www.amnesty.org/fr/documents/eur60/4855/2016/fr/.

Théâtre au profit d’Amnesty- 5 novembre 21H Verrières-le-Buisson

Samedi 5 novembre 2016 à 21h.
Espace Odilon Redon
21, route de Bièvres – Amblainvilliers
91370 Verrières le Buisson.

Le Strapontin

joue au profit

d’ Amnesty International

« Cassé »

Une pièce de Rémi de Vos, mise en scène par Colette Allouche.

Une femme, son mari, une brochette de soupirants, des parents envahissants, une amie nymphomane, un salon, une chambre, un placard où l’on se cache : tous les ingrédients du vaudeville sont au rendez-vous. Mais pour peu que la femme soit licenciée, que son mari soit humilié au travail et que chaque personnage voie sa vie bouleversée par l’horreur économique, vous obtenez alors un cocktail tragi-comique détonnant où tous les codes du vaudeville sont détournés au service d’un portrait sans concession de la condition humaine au XXIe siècle.

Nous vous attendons nombreux.

Entrée gratuite avec participation au chapeau,

au profit du groupe local d’Amnesty International.

Renseignements : amnesty.antonyverrieres@gmail.com

casse

En savoir plus sur la troupe du Strapontin…

Aider les migrants :#LEGRANDDEFI

Plutôt que de s’arroser d’eau glaçée ou de lancer au monde un de ces défis Facebook aussi saugrenu qu’inutile ; les jeunes de Sarcelles, Malik Diallo en tête ont lancé #LEGRANDDEFI.

Les quartiers se nominent pour préparer et livrer des repas aux sans-abris parisiens, migrants de dessous les ponts, sous tentes ou non… Nous espérons tous qu’il sera repris largement par tous les quartiers de France.

Sarcelloscope

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Initiative à diffuser largement.

Pour en savoir plus :

Le grand défi Facebook

 

 

 

Samedi 8 octobre 2016 – Cercle de silence – Antony

Comme tous les seconds samedi de chaque mois, le collectif « Migrants : changeons notre regard! » nous invite à le rejoindre de 11H à 12H place René Cassin à Antony (dalle du RER B station antony)

cercle de silence

A la destruction, sous ses yeux, de populations civiles, à l’exode de milliers de personnes, adultes et enfants, fuyant les guerres les exactions et la misère, l’Union européenne répond en militarisant son pourtour pour interdire l’accès des réfugiés à ses territoires.

Elle accepte la construction de murs et frontières intérieures.
Elle admet qu’on puisse « fuir un pays en guerre pour mourir dans des pays en paix ».

Les discours politiques épousent  quasiment tous les peurs et angoisses des citoyens devant l’arrivée des migrants, sans répondre comme ils le devraient par le droit et par l’humanité.

Nous pouvons nous manifester modestement, mais nous manifester.

Pour dire notre honte et notre colère.