Festival Lumières – 6ème anniversaire de la révolution en Syrie – du 3 au 19 mars – Cartoucherie de Vincennes

Du 3 au 19 mars, le Festival Lumières marquera le 6ème anniversaire de la révolution en Syrie.

Entre projections, débats, conférence, dégustations, concert, goûter, exposition….  Tout un programme d’une grande densité dont vous trouverez le détail jour par jour sur le lien en bas de l’article…

Autour de la pièce de Corinne Jaber, actrice germano-syrienne qui jouera 16 fois son one-woman show « Oh mon doux pays », divers évènements sont programmés dans ce lieu mythique qu’est le Théâtre du Soleil à la Cartoucherie de Vincennes.

Sur ce lien, tout y compris un extrait filmé de la représentation et une interview de Corinne Jaber : http://www.theatre-du-soleil.fr/thsol/dans-nos-nefs/article/oh-mon-doux-pays

Crédit : Mario Del Curto Corinne Jaber, interprète de Oh mon doux pays.

Crédit : Mario Del Curto Corinne Jaber, interprète de Oh mon doux pays.

« L’idée de créer Oh mon doux pays est née de ma nécessité absolue d’imaginer une pièce de théâtre autour de ce qui se passe en Syrie. Au commencement, tout ce dont j’étais sûre, c’était que le spectacle dont j’avais envie devait parler d’une femme et de cuisine. Je me suis alors mise à la recherche d’un metteur en scène et d’un auteur. Le directeur du Young Vic Theatre, à Londres, qui a par la suite accueilli la production anglaise de la pièce, m’a permis de rencontrer Amir Nizar Zuabi. Oh mon doux pays, que nous avons en partie co-écrit, se nourrit de l’existence de tous les réfugiés que nous avons rencontrés, à Paris, puis ensuite au Liban et en Jordanie. C’est l’histoire d’une femme qui cuisine de façon obsessionnelle. Un peu comme si, de cette manière, elle pouvait garder un contact avec son amant syrien, et aussi combler son mal du pays. A travers ce spectacle, j’ai voulu, de façon assez humble, parler des gens. Des gens qui subissent les effets de la guerre, qui survivent comme ils peuvent, qui résistent, qui sont oubliés…

 La cuisine : un pas vers la vie

Amir et moi n’avons pas voulu établir un catalogue de toutes les horreurs que subissent les Syriens. Les médias s’en chargent déjà. La réalité, de toute façon, est au-delà de ce que nous pouvons imaginer. Nous nous sommes donc concentrés sur les petites choses de leur quotidien, les détails de leurs existences, de leurs espoirs et de leur amour pour la vie… Tout cela, je la raconte, sur scène, au sein d’une cuisine. Tout au long de la représentation, la femme que j’interprète prépare un plat très réputé de la gastronomie syrienne. Plus on est démuni, plus l’acte de cuisiner avec attention devient un acte de résistance. Le fait de faire à manger permet à mon personnage de raconter son histoire, ainsi que l’histoire de tous les gens qu’elle rencontre au cours de son voyage. Quant au public, ça lui permet d’entrer en contact avec la Syrie à travers les odeurs et les gestes d’une occupation qui représente, toujours, un pas vers la vie. »

Propos recueillis par Manuel Piolat Soleymat pour le journal La Terrasse

 

festival-lumieres_ohmondouxpays , tout le programme en pdf (à faire circuler…)

 

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Retour sur « Chala, une enfance cubaine »

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Projetté au Sélect d’Antony dans le cadre du festival Télérama Enfants, le film « Chala, une enfance cubaine » décrit en filigrane un pays coincé entre misère, émigration et lourdeurs bureaucratiques.

Genevière Garrigos, ex présidente d’Amnesty International France, qui connaît très bien l’Amérique latine nous a dépeint le portrait d’une dictature à bout de souffle, qui contraste avec l’endurance et le cran de ses habitants.

Action Urgente : Venezuela * Ecrire avant le 24 mars 2017

VENEZUELA : UN HOMME TRANS ET SA FILLE

SONT MENACÉS PAR LA POLICE

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L’avocat transgenre Samantha Seijas a été menacé par un membre des forces de police d’Aragua (centre du Venezuela) alors qu’il portait plainte dans un poste de police, accompagné de sa fille. On craint pour leur sécurité.

Le 31 janvier 2017, après avoir porté plainte dans un poste de police, l’avocat transgenre Samantha Seijas et sa fille, AleskaSeijas, ont été frappés à la tête et au visage par des membres des forces de police d’Aragua, qui ont proféré des paroles dénigrantes telles que « alors, elle est passée où ta virilité ? » (¿no te la tiras de macho?), en référence à son identité de genre. Samantha Seijas a déclaré à Amnesty International qu’en plus de les avoir frappés, un des policiers l’avait menacé ainsi : « Prie Dieu que je ne te rencontre pas seul la nuit » (pídele a Dios que no teencuentre de nochesolapor la calle). Il est important de savoir que Samantha Seijas et sa fille vivent en face du poste de police.

Le lendemain de ces événements, Samantha Seijas a porté plainte devant le bureau du procureur. Il a peur qu’en raison de la proximité du poste de police, et par extension de la présence de membres des forces de police d’Aragua, ces menaces se réalisent.

À ce jour, aucune enquête n’aurait été ouverte suite à la plainte de Samantha Seijas.

ACTION RECOMMANDÉE : lettre international / email / fax :

         déclarez-vous inquiet pour la sécurité de Samantha Seijas et d’AleskaSeijas, et appelez les autorités à assurer leur sécurité en respectant leurs souhaits ;

         priez instamment les autorités d’ouvrir une enquête complète et impartiale sur les agressions dont ils auraient été victimes, de rendre publiques les conclusions de cette enquête et de veiller à ce que les responsables soient traduits en justice.

MERCI D’ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 24 MARS 2017 À :

* Procureure générale

Dra. Luisa Ortega Díaz

Fiscalía General de la República

Avda. México, Manduca a Pelelojo,

Edif. SedeFiscalía General de la República, La Candelaria

Caracas, Venezuela

Fax : +58 212 509 8504

Courriel : ministeriopublico@mp.gob.ve

Formule d’appel : Madame la Procureure général,

 

*  Directeur général des forces de polices d’Aragua

ComisionadoJefe (PNB) EulisesFarias

Av Constitución Este, Sector San Jacinto, Código Postal 2102, Maracay, Aragua, Venezuela

Tél : +58 243 671 8669

Courriel : far.val.eul@gmail.com

Formule d’appel : Monsieur,

 

 *  Médiateur

Dr. Tarek William Saab

Defensordel Pueblo

Av. Urdaneta – Frente a El Universal

Centro Financiero Latino, Piso 27

Caracas, Venezuela

Fax : +58 212 5077025

Courriel : contacto@defensoria.gob.ve

Formule d’appel : Monsieur,

 

Ambassade du Venezuela 

11 rue Copernic  –  75116 Paris

Tél : 01 45 53 29 98 – Fax : 01 47 55 64 56

Courriel : info@amb-venezuela.fr

Tarifs postaux pour le Venezuela :

Lettre internationale (20 g) : 1,30 €

 

 

COMPLÉMENT D’INFORMATION

Les forces de police d’Aragua utilisent depuis longtemps la force de manière excessive. En 2016, on a dénoncé une utilisation excessive de la force au cours de manifestations, comme dans le cas de Laura Lara, dont le passage à tabac par plusieurs hommes membres des forces de police d’Aragua (centre du Venezuela) avait été filmé. Par le passé, on a également rapporté le harcèlement de personnes LGBTI (lesbiennes, gays, personnes bisexuelles et transgenres) par ces forces de police.

Entre autres plaintes se trouvent des affaires dans lesquelles des membres des forces de police d’Aragua ont été impliqués dans le harcèlement, la menace et le meurtre de membres de la famille Barrios depuis 1998, ce qui a été confirmé par la Cour interaméricaine des droits de l’homme dans sa décision de 2011. À ce jour, ces événements n’ont conduit à aucune enquête, et les responsables respectifs n’ont pas été identifiés.

 

Ciné-Débat CHALA, une enfance cubaine – Sélect Antony – Vendredi 17 février 18H

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Ciné-Débat avec Geneviève GARRIGOS ex Présidente d’Amnesty International France. Vendredi 17 février à 18h. Cinéma Le Select Antony.

Film réalisé par Ernesto Daranas
Avec Armando Valdés Freire, Alina Rodriguez, Silvia Aguila, Yuliet Cruz, Armando Miguel Gómez

Tous publics
Durée : 1h48. – Genre : Comédie dramatique

Synopsis

Chala, jeune cubain, malin et débrouillard, est livré à lui-même. Elevé par une mère défaillante qui lui témoigne peu d’amour,il prend soin d’elle et assume le foyer. Il rapporte de l’argent en élevant des chiens de combat.

BONNES NOUVELLES ! LA DÉPÊCHE DES ACTIONS URGENTES

Bulletin du Service des Actions Urgentes rue Renée Aspe – 31000 Toulouse tél : 05 61 23 53 73 fax : 05 61 23 53 90 Email : atoulouse@amnesty.fr

La Dépêche des Actions Urgentes est un bulletin émis 3 fois par an par le Service des Actions Urgentes d’Amnesty France pour vous donner tous les résultats positifs obtenus à la suite des actions. C’est un recueil de bonnes nouvelles et de témoignages de victimes avec toutes les informations pouvant vous intéresser en tant que membre ou sympathisant d’un réseau Actions Urgentes.

BONNES NOUVELLES PARVENUES AU SERVICE DES ACTIONS URGENTES

EN SEPTEMBRE, OCTOBRE, NOVEMBRE, DÉCEMBRE 2016

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LIBRES !

BANGLADESH  DILIP ROY, un militant étudiant âgé de 22 ans, a été libéré sous caution après avoir passé plus de deux mois en prison sans inculpation pour avoir critiqué la Première ministre Sheikh Hasina sur Facebook. Amnesty International continue de suivre de près cette affaire et interviendra de nouveau si nécessaire. IC AU 201/16

SHAFIK REHMAN (81 ans) – journaliste bangladais respecté, actuel rédacteur en chef du mensuel Mouchake Dhil et arrêté le 16 avril – a été libéré sous caution par la Cour suprême le 6 septembre, après plus de quatre mois en détention sans inculpation. Amnesty International continue de suivre la situation et interviendra de nouveau si nécessaire. IC AU 120/16

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ANGOLA LES 17 JEUNES MILITANTS ANGOLAIS considérés par Amnesty comme prisonniers d’opinion et arrêtés, détenus puis déclarés coupables d’avoir participé ne réunion de débat sur les problèmes de politique et de gouvernance dans le pays ont été amnistiés le 16 septembre par la Cour suprême. Après sa libération, NITO ALVES, l’un des membres du groupe, a déclaré : « Je continuerai de lutter pour les droits humains, pour un Angola juste, pour une Afrique juste et pour un monde juste. Je suis reconnaissant envers ceux qui se sont battus pour notre liberté, notamment des acteurs de la société civile, des avocats, Amnesty International, la presse et les autres médias». IC AU 143/15

 

BARHEIN La peine d’un an d’emprisonnement du militant politique et ancien prisonnier d’opinion EBRAHIM SHARIF a été confirmée le 7 novembre par la Cour d’appel mais il reste libre car il a déjà passé un an en prison. Le 13 novembre 2016, le ministère public a retenu de nouvelles charges contre lui, abandonnées le 23. Amnesty International continuera de suivre l’évolution de la situation d’EBRAHIM SHARIF. IC AU 168/15

CAMBODGE TEP VANNY et BOV SOPHEA, défenseures du droit au logement des riverains du lac Boeung Kak à Phnom Penh, ont été arrêtées dans la soirée du 15 août alors qu’elles organisaient une veillée pacifique avec un petit groupe d’habitants contre des fonctionnaires soupçonnés de corruption. Elles ont été jugées le 22 août et déclarées coupables d’« outrage à agent de la force publique » mais BOV SOPHEA a été remise en liberté le jour même. Amnesty continue à suivre de près la situation de Tep Vanny. IC AU 175/16

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EGYPTE *Le prisonnier d’opinion AHMED ABDULLAH a été libéré sous caution le 10 septembre, après plus de quatre mois de détention sans procès. Il a déclaré : « Même dans ma cellule sombre à l’isolement dans la prison de Tora, je ne me suis jamais senti seul ni oublié. Je savais que les membres d’Amnesty International parlaient en mon nom et cela me procurait un sentiment de sécurité. » Arrêté juste avant les manifestations de protestation contre la décision du président de céder deux îles de la mer Rouge à l’Arabie saoudite, il reste convaincu que le véritable motif de son arrestation est son travail sur la disparition de Giulio Regeni, un étudiant italien dont le corps portant des traces de torture avait été découvert près du Caire en février 2016. IC AU 9

*Le défenseur des droits humains MALEK ADLY a été remis en liberté le 28 août après 115 jours de détention. La cour n’a pas soumis sa libération au versement d’une caution mais elle lui a demandé de préciser sa résidence car il continue de faire l’objet d’une enquête pénale. Arrêté en mai dernier – il contestait la décision du gouvernement de transférer le contrôle de deux îles de la mer Rouge à l’Arabie saoudite – il avait été détenu à l’isolement dans la prison de Tora. Il avait également dû être hospitalisé pour des problèmes d’hypertension. Sa libération est intervenue à la suite d’intenses pressions exercées par les milliers de personnes qui le soutiennent en Égypte et dans le reste du monde. Dans un message sur Facebook, il a remercié ceux qui l’avaient soutenu pendant ce qu’il appelle « la plus terrible épreuve » qu’il ait jamais vécue. IC AU 98/16

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*ISLAM KHALIL, un jeune homme de 27 ans enlevé puis torturé, a été remis en liberté le 31 août par l’Agence de sécurité nationale, 10 jours après que le parquet eut ordonné sa libération sous caution. NOUR KHALIL, le frère d’ISLAM KHALIL, a adressé ce message au personnel et aux militants d’Amnesty International : « Merci pour tout ce que vous avez fait ; c’est essentiellement grâce à votre intervention que mon frère a retrouvé la liberté aujourd’hui. ISLAM reste sous la menace des services de sécurité, et il est fort probable qu’il soit de nouveau arrêté ou qu’ils lui fassent du mal. Continuez de soutenir ISLAM et de vous battre pour lui jusqu’à ce qu’il puisse jouir de tous ses droits, et que les responsables des crimes qu’il a subis rendent des comptes. Maintenez la pression que vous exercez en faveur de toutes les personnes soumises à une disparition forcée et des prisonniers d’opinion, au nom de la liberté, de la vérité et de la paix. Merci à Amnesty et à tous les militants d’Amnesty à travers le monde ». IC AU 187/16

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INDE KHURRAM PARVEZ, défenseur cachemiri des droits humains qui se trouvait en détention administrative, a été libéré le 30 novembre. Un tribunal a en effet déclaré sa détention « arbitraire et illégale » en vertu de la Loi relative à la sécurité publique de l’État de Jammu et Cachemire. Amnesty International Inde continuera de suivre la situation et interviendra de nouveau si nécessaire. IC AU 215/16

 
IRAN   OMA HOODFAR, une professeure d’anthropologie de nationalité irano-irlando canadienne, a été libérée le 26 septembre et a pu quitter l’Iran pour se rendre à Oman par avion. Elle était détenue à l’isolement à la prison d’Evin à Téhéran depuis son arrestation arbitraire le 6 juin. Amnesty International la considérait comme une prisonnière d’opinion, détenue uniquement pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression et d’association. L’organisation réclamait sa libération immédiate sans condition et avait mobilisé des dizaines de milliers de membres pour passer à l’action. Une pétition réclamant sa libération remise aux autorités avait recueilli plus de 50 000 signatures. IC AU 137/16

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ISRAËL ABED AL RAHMAN AWADKMAIL a passé 8 mois en détention administrative dans la prison de Megiddo – période durant laquelle il a fêté ses 17 ans – avant d’être libéré le 2 octobre 2016 par les autorités. Il avait été arrêté à son domicile de Qabatia le 4 février 2016. IC AU 101/16

OMAN L’écrivain SULAIMAN AL MAMARI, journaliste et militant des droits humains a été remis en liberté sans inculpation le 19 mai après 22 jours de détention à l’isolement. Les autorités n’ont toujours pas indiqué le motif de son arrestation. Peu après sa libération, il publiait sur sa page Facebook un post dans lequel il déclarait que son placement en détention était lié à sa publication du 22 mars demandant la libération de l’écrivain et défenseur des droits humains omanais ABDULLAH HABIB, arrêté le 15 avril puis remis en liberté sans inculpation le 4 mai. IC AU 318/14

PAKISTAN WAHID BALOCH, défenseur des droits humains et militant politique baloutche, a été libéré plus de 4 mois après son enlèvement par des civils masqués alors qu’il se trouvait à un péage autoroutier. Le 5 décembre 2016, il a donc retrouvé sa famille qui n’avait reçu aucune information sur sa situation. Sa disparition est imputable aux forces de sécurité étatiques à Karachi. Les militants qui réclament une plus grande autonomie pour la population baloutche ou qui exigent que justice soit rendue pour les violations commises par l’État, sont considérés par les autorités comme « hostiles à l’État » et particulièrement exposés ces violations. IC AU 181/16

 

SOUDAN EMAD AL SADIG ISMAEL HAMDOUN, interpellé puis placé en détention le 14 décembre 2015 par le Service national de la sûreté et du renseignement (NISS) a été libéré. Avec son frère ERWA EL SADIG ISMAEL HAMDOUN, ils avaient entamé en janvier une grève de la faim de 5 jours pour obtenir une remise en liberté ou une présentation devant un tribunal, afin de pouvoir répondre des charges pesant contre eux. IC AU 277/15

UKRAINE DMYTRO KOROLIOV a été libéré le 2 août après un an en détention secrète dans les services de sécurité à Kharkov. Il a alors reçu 100 hryvnias ukrainiennes (environ 4 dollars US) pour couvrir ses frais de transport pour rentrer chez lui et il a reçu l’ordre de ne pas révéler à qui que ce soit ce qui lui était arrivé. A son retour, il s’est rendu au poste de police local, a expliqué ce qui lui était arrivé puis accepté que l’enquête sur sa disparition soit fermée. Six hommes avaient déjà été libérés du même centre le 25 juillet, puis six hommes et une femme le 2 août. Amnesty International a pu s’entretenir avec sept d’entre eux qui ont corroboré les allégations selon lesquelles les services de sécurité dirigent un centre de détention non officiel dans leurs locaux à Khrakov. Leurs déclarations et témoignages, indépendants les uns des autres, mentionnent des faits qui correspondent aux informations du rapport conjoint d’Amnesty International et Human Rights Watch publié le 21 juillet 2016 et intitulé : « You don’t exist »: Arbitrary Detentions, Enforced Disappearances, and Torture in Eastern Ukraine (https://www.amnesty.org/fr/documents/ EUR50/4455/2016/fr/). IC AU 180/16

RÉFUGIÉS

FRANCE B.A. et I.C., deux ressortissants soudanais arrêtés le 26 octobre 2016 à Calais se sont vu délivrer un avis d’expulsion s’appuyant sur le fait qu’ils étaient arrivés illégalement dans le pays et n’avaient pas déposé de demande d’asile en France. I.C., originaire du Darfour, a été relâché le 20 novembre à la suite d’une décision de la préfète du Pas-de-Calais et ne risque pas d’être renvoyé au Soudan dans l’immédiat. B.A. a malheureusement a été expulsé vers le Soudan le 2 décembre après le rejet de sa demande d’asile. IC AU 262/16

VOUS ÊTES MEMBRE INDIVIDUEL D’AMNESTY, VOUS ÊTES SYMPATHISANT D’AMNESTY,

VOUS AGISSEZ DÉJÀ pour les personnes dont le sort est en danger par votre participation au réseau des actions urgentes,

VOUS AIMERIEZ vous engager de façon plus durable, avec un objectif à plus long terme, dans des actions de soutien à une personne en danger, Nous vous proposons de participer à un projet pilote en étant partie prenante d’un dossier d’intervention vous permettant d’agir en faveur d’une personne de façon régulière et continue.

Ce dossier concerne ILHAM TOHTI, universitaire chinois, emprisonné à vie en raison de ses commentaires concernantles violations des droits humains subies par les membres de la communauté ouïghoure dont il est issu.

 Si le projet vous intéresse, contactez l’équipe « Protégeons les Personnes » à l’adresse : personnesendanger@amnesty.fr

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DIVERS

RELOGEMENT 

MONGOLIE Dix familles d’Oulan-Bator qui n’avaient pas de logement convenable et allaient être exposées à des conditions hivernales rigoureuses, ont bénéficié d’une solution de relogement. Le gouverneur adjoint d’Oulan-Bator a écrit à Amnesty International le 24 novembre pour confirmer que le bureau du gouverneur avait résolu les problèmes de logement et avait fourni les clés de logements temporaires le 17 octobre 2016. Amnesty International se réjouit de la réinstallation de ces dix familles mais continuera de suivre la situation de la rénovation à Oulan-Batorcar car d’autres personnes pourraient connaître un sort similaire.

LUNDEEJANTSA, un des habitants qui a déménagé à la fin du mois d’octobre 2016, a exprimé ses remerciements : « On m’a fourni un appartement de deux pièces chauffé et confortable, dans lequel je vis avec la famille de ma fille. Ceci ne serait jamais arrivé sans l’aide d’Amnesty. Je suis très reconnaissant. » IC AU 77/16

NIGERIA Le Service d’urbanisme et de développement urbain de l’État de Kaduna (KASUPDA) n’a pas fait exécuter l’avis remis le 12 août 2015 aux habitants de 267 logements de plusieurs quartiers de Zaria leur ordonnant de démolir leur maison sous 21 jours. La justice a suspendu toutes les démolitions dans l’attente d’une décision du tribunal sur le recours formé par les habitants. La directrice du KASUPDA a déclaré que le gouverneur de l’État et elle-même avaient reçu plusieurs lettres de membres et de sympathisants d’Amnesty International. L’association continue à suivre la situation. IC AU 189/15

 

SURSIS A EXÉCUTION

TEXAS (USA) Le 2 décembre 2016, la cour d’appel pénale du Texas a accordé un sursis à John Battaglia (61ans) qui devait être exécuté le 7 décembre. Le sursis est destiné à permettre à la cour d’examiner la question de son « aptitude mentale » à être exécuté. IC AU 262/16

SOINS MÉDICAUX

VENEZUELA ROSMIT MANTILLA, prisonnier d’opinion vénézuelien, a fini par recevoir les soins médicaux urgents dont il avait besoin. Sa mère a informé Amnesty International qu’il avait été opéré avec succès dans l’hôpital de son choix le 13 novembre et qu’il récupérait bien. Son pancréas a cependant, souffert du retard de soins médicaux et nécessitera des soins complémentaires. ROSMIT MANTILLA a exprimé sa profonde gratitude à Amnesty International pour les actions entreprises en son nom. Tous espèrent qu’il sortira bientôt de prison. Amnesty International se réjouit du résultat de la chirurgie. L’organisation continuera sa campagne en faveur de sa libération car il n’aurait jamais dû être ni arrêté ni emprisonné. IC AU 20/16

RESTITUTION DE VÉHICULES

NICARAGUA  Le 10 décembre, la police nicaraguayenne a rendu deux véhicules qu’elle avait confisqués à la défenseure des droits humains FRANCISCA RAMÍREZ 10 jours auparavant. Ces véhicules étaient endommagés et aucun motif n’a été donné pour justifier leur saisie. FRANCISCA RAMÍREZ a déclaré que les pressions internationales l’ont aidée à obtenir justice. À l’occasion de la Journée des droits de l’Homme le 10 décembre, Francisca Ramírez, coordinatrice du Conseil national pour la défense de notre terre, de notre lac et de notre souveraineté, a déclaré : « Grâce à la pression internationale, la police a compris que des gens sauvent des gens et que le fait de [saisir nos véhicules] ne nous réduira pas au silence, mais nous donne plus de force pour continuer à dénoncer l'[injustice]. » 276/16

 

Action Urgente Soudan : écrire avant le 10 mars 2017

SOUDAN : CRAINTES POUR LA SANTÉ D’UN PROFESSEUR

EN GRÈVE DE LA FAIM

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Mudawi Ibrahim Adam (58 ans), un éminent défenseur soudanais des droits humains, observe une grève de la faim depuis le 21 janvier 2017 pour protester contre sa détention arbitraire. Arrêté par le Service national de la sûreté et du renseignement (NISS) le 7 décembre 2016, il est détenu sans inculpation depuis lors à la prison de Kober à Khartoum, la capitale soudanaise.

Mudawi Ibrahim Adam observe une grève de la faim à la prison de Kober depuis le 21 janvier 2017 pour protester contre sa détention prolongée sans inculpation. Il a été arrêté le 7 décembre 2016 par le NISS à l’université de Khartoum, où il enseigne l’ingénierie. Sa famille a informé Amnesty International qu’il souffrait de problèmes respiratoires et cardiaques chroniques. Par conséquent, sa grève de la faim menace gravement sa santé.

On craint également qu’il ne soit victime de torture et d’autres formes de mauvais traitements en détention. Un témoin, libéré de la prison de Kober le 23 janvier 2017, a indiqué à la famille de Mudawi Ibrahim Adam qu’il l’avait vu enchaîné à un poteau pendant que des agents du NISS le passaient à tabac. Il avait les poignets menottés et les chevilles entravées. Ses proches ont demandé la permission de lui rendre visite à deux reprises mais les autorités ont refusé.

Le même témoin a aussi expliqué à la famille que Hafiz Edris Eldoma, une personne déplacée du Darfour ayant été arrêtée le 24 novembre 2016 au domicile de Mudawi Ibrahim Adam, avait aussi été torturé par des agents du NISS.

Le chauffeur de Mudawi Ibrahim Adam, Adam El Sheikh, et sa comptable, Nora Obied Osman, ont également été arrêtés par le NISS, le 7 et le 12 décembre respectivement. Ces trois personnes ignorent les raisons de leur arrestation ; elles sont détenues sans inculpation, privées d’avocat et coupées de leur famille. Elles risquent d’être victimes de torture et d’autres formes mauvais traitements en détention.

ACTION RECOMMANDÉE : lettre international / fax / email :

         exhortez les autorités soudanaises à inculper Mudawi Ibrahim Adam, Adam El Sheikh, Nora Obied Osman et Hafiz Edris Eldoma d’une infraction dûment reconnue par la loi ou à les libérer immédiatement ;

         appelez-les à faire en sorte que ces quatre personnes puissent avoir des contacts avec leur famille, bénéficier de soins médicaux et consulter l’avocat de leur choix;

         demandez-leur d’enquêter sur les allégations faisant état d’actes de torture et d’autres mauvais traitements et de veiller à ce que les personnes concernées ne soient pas victimes de telles violences en détention.

MERCI D’ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 10 MARS 2017 :

Président de la République

Omar Hassan Ahmad al-Bashir

Office of the President

People’s Palace

P.O. Box 281

Khartoum, Soudan

Formule d’appel : Monsieur le Président,

 

Ministre de la Justice

Awad Al Hassan Al Nour

Ministry of Justice

P.O. Box 302

Al Nil Avenue

Khartoum, Soudan

Formule d’appel : Monsieur le Ministre,

 

Copies à :

Ministre de l’Intérieur 

Ismat Abdul-Rahman Zain Al-Abdin

Ministry of Interior

P.O. Box 873

Khartoum, Soudan

 

 Ambassade du Soudan

11 rue Alfred Dehodencq – 75016 Paris

Tél : 01.42.25.55.71 – Fax : 01.45.63.66.73

Email : ambassade-du-soudan@wanadoo.fr

mail@ambassade-du-soudan-paris.fr

 

Tarifs postaux pour le Soudan :

 

Lettre internationale (20 g) : 1,30 €

 

COMPLÉMENT D’INFORMATION

Ce n’est pas la première fois que Mudawi Ibrahim Adam est arrêté. Il l’a déjà été en décembre 2003 ; il a alors été détenu huit mois en raison de ses activités humanitaires et de son travail en faveur des droits humains au Darfour. Il a de nouveau été arrêté en janvier 2005 dans des circonstances similaires et détenu pendant deux mois, avant d’être arrêté en mai de la même année et détenu pendant huit jours.

L’Organisation pour le développement social au Soudan (SUDO), à laquelle Mudawi Ibrahim Adam appartient, mène des projets d’aide humanitaire et de développement dans tout le pays. Les autorités ont ordonné sa fermeture en mars 2009, soit un jour après que la Cour pénale internationale (CPI) a décerné un mandat d’arrêt au président Omar el Béchir pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis au Darfour.

Amnesty International a recueilli de nombreuses informations indiquant que le Service national de la sûreté et du renseignement (NISS) a intensifié la répression contre la société civile et les militants politiques depuis le début du mois de novembre 2016. Le NISS détient toujours des pouvoirs étendus en matière d’arrestation et de détention en vertu de la Loi de 2010 relative à la sécurité nationale, qui lui permet de maintenir des suspects en détention jusqu’à quatre mois et demi sans contrôle judiciaire, et ses membres usent de leur autorité pour arrêter et placer en détention arbitrairement des personnes, auxquelles ils font souvent subir des actes de torture et d’autres mauvais traitements. La même loi les protège de toute poursuite pour les actes commis dans l’exercice de leurs fonctions, d’où une culture généralisée de l’impunité. Les modifications de la Constitution adoptées par le Parlement le 5 janvier 2015 ont conféré au NISS des pouvoirs étendus qui lui permettent de s’immiscer à sa guise dans les affaires politiques, économiques et sociales.