ACTION URGENTE : TCHAD – Ecrire avant le 31 mai 2017

TCHAD

TROIS MILITANTS DÉTENUS AU SECRET

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Trois militants tchadiens ont été arrêtés par des agents de l’Agence nationale de sécurité à N’Djamena. Nadjo Kaina Palmer, Bertrand Sollo et Dingamnayal Nely Versinis sont détenus au secret dans un lieu inconnu. Ce sont des prisonniers d’opinion.

Le 6 avril vers 18 heures, Nadjo Kaina Palmer, porte-parole du mouvement citoyen Iyina (« Nous sommes fatigués » en arabe tchadien), a été arrêté alors qu’il se trouvait dans les locaux de l’Agence nationale de sécurité (ANS), à N’Djamena. Il avait répondu à une convocation du directeur au sujet d’une manifestation pacifique contre la corruption et l’impunité, prévue pour le 10 avril. Les autorités refusent d’indiquer où il se trouve, malgré les demandes répétées de sa famille et de son avocat. Personne ne l’a revu depuis son arrestation.

Son avocat a sollicité le parquet, qui lui a répondu ne pas détenir d’informations à son sujet.

Le 15 avril, Bertrand Sollo, rapporteur national francophone d’Iyina, a été arrêté par des agents de l’ANS alors qu’il se rendait à un entretien avec un journaliste.

Amnesty International considère que les deux militants cités sont peut-être victimes d’une disparition forcée.

Le 12 avril, Dingamnayal Nely Versinis, président du Collectif tchadien contre la vie chère, a été arrêté par des agents de l’ANS à l’hôtel de ville de N’Djamena, où il s’était rendu à la suite d’une convocation. Il s’apprêtait à appeler les commerçants du marché central de N’Djamena à se mettre en grève pour protester contre la hausse des tarifs des emplacements. Il n’a été inculpé d’aucune infraction mais on ignore où il se trouve. Depuis son arrestation, ni son avocat ni sa famille n’ont été en contact avec lui.

ACTION RECOMMANDEE : lettre / fax (ambassade) / email :

         appelez les autorités tchadiennes à révéler immédiatement ce qu’il est advenu de Nadjo Kaina Palmer, Bertrand Sollo et Dingamnayal Nely Versinis et où ils se trouvent ;

         exhortez-les à libérer ces militants immédiatement et sans condition car ce sont des prisonniers d’opinion, arrêtés et détenus uniquement pour avoir exercé, pourtant de manière pacifique, leur droit à la liberté d’expression ;

         priez-les instamment de veiller à ce que ces hommes, en attendant leur libération, ne soient pas victimes de torture ni d’autres formes de mauvais traitements et puissent régulièrement consulter leur avocat, recevoir des visites de leur famille et avoir accès à tous les produits et services de première nécessité ;

         demandez-leur de cesser les manœuvres d’intimidation et le harcèlement sous toutes leurs formes, en particulier de mettre fin aux agissements de l’ANS, qui visent tous les autres défenseurs des droits humains au Tchad.

MERCI D’ENVOYER VOS APPELS

AVANT LE 31 MAI 2017 PAR EMAIL À :

Si vous ne pouvez pas envoyer d’email, envoyez vos courriers à l’Ambassade en leur demandant de transmettre à l’autorité souhaitée.

Ministre de la Sécurité           

Ahmat Mahamat Bachir

Courriel : bachiram62@gmail.com ou abdeldjelilali9@gmail.com

Formule d’appel : Monsieur le Ministre,

 

Ministre de la Justice

Ahmat Mahamat Hassan

Courriel : ahmatconseiller@yahoo.fr

angarboa@gmail.com

coofoui@yahoo.fr

droittchad@yahoo.fr

Formule d’appel : Monsieur le Ministre,

 

 Ambassade du Tchad

65 rue des Belles Feuilles – 75116 Paris

Tél : 01 45 53 36 75 –

Fax : 01 47 30 43 35 / 01 145.53.16.09
Courriel:ambassadedutchadparis@wanadoo.fr

 

Tarifs postaux pour le Tchad :

Lettre internationale (20 g) : 1,30 €

 

      COMPLÉMENT D’INFORMATION

Image associéeAmnesty International considère Nadjo Kaina Palmer, Bertrand Sollo et Dingamnayal Nely Versinis comme des prisonniers d’opinion, détenus uniquement pour avoir exercé, pourtant de manière pacifique, leur droit à la liberté d’expression.

Le 3 avril, lors d’une conférence de presse, Nadjo Kaina Palmer a appelé les Tchadiens à participer à une « journée Iyina » le 10 avril, date anniversaire de l’élection présidentielle de 2016. Il les a encouragés à s’habiller en rouge ou à porter un foulard rouge sur la tête pour exprimer leur mécontentement face à la mauvaise gestion du pays et à dire non à la mauvaise gouvernance, à l’impunité et à l’humiliation.

À l’approche de l’élection présidentielle d’avril 2016, le gouvernement a tenté à plusieurs reprises de museler les voix dissidentes. Le 19 mars, le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, Ahmat Mahamat Bachir, a annoncé que, pour des raisons de sécurité, toutes les manifestations publiques ne relevant pas de la campagne électorale seraient interdites.

Entre le 21 et le 23 mars, quatre défenseurs des droits humains – Mahamat Nour Ibedou et Younous Mahadjir, tous deux porte-parole de la plateforme Ça suffit, qui rassemble plusieurs organisations de la société civile, Nadjo Kaina Palmer, coordonnateur du mouvement de jeunes Iyina, et Céline Narmadji, porte-parole du mouvement de la société civile Trop c’est trop ! – ont été arrêtés parce qu’ils projetaient d’organiser des manifestations pacifiques pour protester contre le fait que le président Idriss Déby brigue un nouveau mandat. Ils ont été détenus au siège de la police judiciaire jusqu’à leur transfert à la prison d’Amsinéné, le 24 avril. Ils ont été déclarés coupables d’« incitation à un rassemblement non armé » et condamnés à quatre mois de prison avec sursis le 14 avril. Il leur est interdit de s’engager dans des activités « subversives ».

Ces militants avaient été convoqués par le parquet afin de répondre à des questions sur deux manifestations pacifiques, prévues pour les 22 et 29 mars, qui visaient à dénoncer le fait qu’Idriss Déby se porte candidat à un cinquième mandat présidentiel.

Le 30 mars, le ministère de la Sécurité publique et de l’Immigration a refusé la demande de plusieurs groupes de la société civile, qui souhaitaient organiser une manifestation pacifique afin d’exhorter les autorités à libérer les quatre militants.

 

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COMMUNIQUE GREVE DE LA FAIM AU CRA DE PALAISEAU

 
Le jeudi 6 avril, 9 personnes retenues dans le Centre de rétention administrative de Palaiseau ont décidé d’entamer une grève de la faim pour dénoncer les conditions de leur rétention et leur placement en rétention.
Cela fait plus de 25 jours qu’ils sont enfermés, dans l’attente d’un vol pour un autre pays européen ou parfois en direction du pays d’origine.
Ils sont tchadiens, camerounais, géorgiens, ivoiriens, afghans, gabonais, algériens. L’un d’eux travaille en France depuis plus de 6 ans, a des enfants, un logement et n’a pourtant pas réussi à faire renouveler son titre de séjour alors que celui-ci était constamment renouvelé depuis 6 ans.
Certains ont des titres de séjour en règle (l’un d’eux affirme avoir un titre de séjour italien). D’autres relèvent de la procédure européenne « Dublin » (un étudiant de l’université Paris 3 notamment), et souhaitaient déposer une demande d’asile auprès de la préfecture de l’Essonne.
Pour eux, c’est cette dernière qui est responsable de la situation. L’incompréhension et le sentiment d’injustice s’est transformé en colère.
Ces hommes de tous les âges sont épuisés physiquement et moralement, la privation de liberté s’éternise, ils n’ont aucune information sur leur sort et l’attente d’une quelconque issue devient insupportable.
Ce geste fort, cette grève de la faim, est le seul moyen possible pour faire entendre leur volonté d’être remis en liberté, et d’avoir enfin une situation régulière. Ils veulent témoigner de leur situation, de leur détresse et de l’injustice dont ils sont victimes. Pour l’instant l’administration du Centre de rétention n’a pas réagi à leur protestation.
Rendons leur visite au 13 Rue Emile Zola, 91120 Palaiseau.
Horaires de visite : de 9heures à 11h et de 15 heures à 17 heures SOUTENONS LES !
 
 CRA
***


« La nuit tombe sur l’Europe » Exposition Paris – Du 15 avril au 11 mai

Du 15 avril au 11 mai, à voir sous la Canopée des Halles l’exposition du travail du photographe Samuel Bollendorff ainsi qu’un film produit par les films du Bilboquet, projet réalisé en collaboration avec Amnesty International et soutenu par le fonds de dotation Agnès B.

La nuit tombe sur l’Europe expose les parcours d’exil et atteste des violences que les réfugiés subissent tout au long de leur parcours d’exil.

La nuit tombe sur l’Europe propose un regard différent sur celles et ceux qui sont contraints de fuir les violences des conflits ou les persécutions.

Ce projet est une enquête minutieuse que Samuel Bollendorff a pu conduire en se fondant sur nos rapports et nos sources et en se rendant sur ces étapes que les réfugiés doivent franchir pour tenter de trouver un refuge en Europe.

Un parcours à l’envers que seul le temps long du reportage autorise. Samuel Bollendorff a ainsi pu étaler ce travail d’enquête sur six mois, au printemps et à l’été 2016.

Son travail exposé fait dialoguer images et textes. Il restaure la parole des réfugiés pour témoigner des violences qu’ils subissent sur les routes de l’exil. De la violence des passeurs à celle des forces de l’ordre, des coups aux viols de la prostitution forcée à la détention. La violence décide souvent de leur départ et accompagne trop souvent leur fuite.

Les mots de ces hommes, de ces femmes et de leurs enfants sont livrés en regard des lieux qu’ils ont traversés pour tenter de trouver refuge dans une Europe qui s’érige en forteresse. Des lieux de passages photographiés vides pour souligner la déshumanisation. L’exposition se prolonge par un film, plan séquence de la nuit qui tombe sur une plage de mer Egée. Un symbole fort de cette Europe qui se ferme à celles et ceux qui sont uniquement en quête de protection. Une besoin humain, tout simplement.

Le texte de ce film est lu par Catherine Deneuve, figure citoyenne, qui rend hommage à ces destins malmenés sur la route de l’exil.

 

Action Urgente : Chili – Ecrire avant le 17 mai 2017

CHILI : DES DÉFENSEURS DU DROIT À L’EAU EN DANGER

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Des membres du Mouvement pour la Défense de l’accès à l’Eau, à la Terre et la protection de l’Environnement (MODATIMA) reçoivent des menaces de mort en raison de leur travail de défense du droit à l’eau dans la province de Petorca, dans le centre du Chili.

Le 28 mars, une personne non identifiée a menacé le défenseur des droits humains Rodrigo Mundaca Cabrera par téléphone : « On va te tuer enfoiré, on va te tuer ». Rodrigo Mundaca est membre et porte-parole du Mouvement pour la Défense de l’accès à l’Eau, à la Terre et la protection de l’Environnement (MODATIMA) dans la province de Petorca, au Chili.

Lui et d’autres membres du MODATIMA ont reçu des menaces ces dernières années. En mars 2015, des personnes non identifiées ont surgi de derrière et ont agressé physiquement Rodrigo Mundaca. Verónica del Carmen Vilches Olivares, une autre membre du MODATIMA, a déclaré à Amnesty International que des personnes non identifiées l’avaient menacée verbalement depuis leurs véhicules sans plaques d’immatriculation, en disant : « Quand est-ce que vous allez arrêter avec cette putain d’eau ? ». La dernière menace qu’elle signalée remonte au 10 mars 2017.

Des membres du MODATIMA ont peur de quitter leur domicile, craignant que les menaces de mort ne soient mises à exécution. Rodrigo Mundaca a déclaré à Amnesty International que les défenseurs du droit à l’eau à Petorca sont confrontés à d’importants obstacles lorsqu’ils cherchent un emploi, et qu’ils perdent leur emploi en raison de leur travail d’opposition à l’exploitation illégale de l’eau dans la région.

ACTION RECOMMANDÉE : lettre international / email /

fax / twitter  :

         appelez les autorités à mettre en place des mesures de protection pour Rodrigo Mundaca Cabrera, Verónica del Carmen Vilches Olivares et d’autres membres du Mouvement pour la Défense de l’accès à l’Eau, à la Terre et la protection de l’Environnement, en concertation avec ces personnes et dans le respect de leurs souhaits;

         engagez-les à ouvrir dans les meilleurs délais des enquêtes exhaustives et impartiales sur les menaces contre les membres du Mouvement pour la Défense de l’accès à l’Eau, à la Terre et la protection de l’Environnement, à en rendre les conclusions publiques et à traduire les responsables présumés en justice ;

         demandez-leur de reconnaître publiquement le travail indispensable et légitime des défenseurs des droits humains défendant le droit à l’eau.

MERCI D’ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 17 MAI 2017 À :

Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique

Mario Fernández Baeza

Palacio de La Moneda,

Santiago de Chile, Chili

Courriel : rfernandeza@interior.gov.cl

Twitter : @min_interior

Formule d’appel : Monsieur le Ministre,

 

Procureur général

Jorge Abbott Charme

General Mackenna 1369, Santiago, Región Metropolitana, Chili

Courriel : gabinetefn@minpublico.cl

Twitter : @FiscaliadeChile

Formule d’appel : Monsieur le Procureur général,

 

 Copie à : 

 Ambassade du Chili
2 Avenue de la Motte-Piquet  – 75007 Paris
Tél : 01.44.18.59.60 – Fax : 01.44.18.59.61

Courriel : echile.francia@minrel.gov.cl

Tarifs postaux pour le Chili :

Lettre internationale (20 g) : 1,20 €

 

           COMPLÉMENT D’INFORMATION

Le Mouvement pour la Défense de l’accès à l’Eau, à la Terre et la protection de l’Environnement lutte pour dénoncer l’exploitation illégale de l’eau ainsi que les conséquences de cette exploitation pour les communautés rurales de la province de Petorca, dans le centre du Chili, une région gravement affectée par la sécheresse. Rodrigo Mundaca vit dans cette région et, en 2012, il a commencé à dénoncer l’exploitation illégale de l’eau par des personnalités politiques et des entreprises dans la région. Les autorités ont riposté en engageant quatre procédures pénales contre lui. Il a été condamné à 61 jours de prison à l’issue de l’une de ces procédures ; peine qui a été suspendue à condition que Rodrigo Mundaca se présente à la police chilienne tous les mois pendant un an.

L’Amérique latine est la région du monde la plus dangereuse pour les défenseurs des droits humains travaillant sur des questions liées à l’environnement, les terres et le territoire. Ces défenseurs font souvent l’objet de menaces, de surveillance et de procédures pénales arbitraires en raison de leurs activités. Ils sont considérés comme des criminels, stigmatisés, qualifiés d’ennemis du développement et même accusés de terrorisme. Les autorités ont recours à une force excessive contre eux, notamment lors d’expulsions menées par les forces de sécurité de l’État ou de dispersions de manifestations publiques.

Le Chili ne fait pas figure d’exception. Amnesty International a confirmé que les procureurs fournissant une aide juridique à des défenseurs des droits humains mapuches sont victimes d’actes d’intimidation (voir la plateforme en ligne d’Amnesty International Speak Out for Defenders! : http://speakout4defenders.com/en/single/58484d0fde7ed16d3aba1898) et que les défenseurs des droits humains mapuches sont victimes d’agressions (voir http://speakout4defenders.com/en/single/58484aa8de7ed16d3aba1897).

 

Action Urgente : Emirats Arabes Unis – écrire avant le 16 mai 2017

ÉMIRATS ARABES UNIS

UN UNIVERSITAIRE ÉMIRIEN CONDAMNÉ À 10 ANS DE RÉCLUSION

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Le 29 mars, la Cour d’appel fédérale des Émirats arabes unis a condamné Nasser bin Ghaith, éminent économiste et universitaire émirien, à une peine de 10 années de réclusion. Il a été déclaré coupable de divers chefs d’accusation, notamment d’« insulte envers les Émirats arabes unis ». Cet homme est un prisonnier d’opinion.

Le 29 mars, la Cour d’appel fédérale siégeant à Abou Dhabi, capitale des Émirats arabes unis, a condamné le défenseur des droits humains Nasser bin Ghaith à 10 ans de réclusion. Cet homme avait été jugé et condamné pour divers chefs d’accusation, notamment pour avoir « publié de fausses informations » sur les dirigeants des Émirats arabes unis et leurs politiques, en raison de commentaires qu’il avait postés sur Twitter et dans lesquels il disait ne pas avoir bénéficié d’un procès équitable dans une affaire concernant également quatre autres Émiriens et connue sous le nom d’affaire des « Cinq des Émirats ». Nasser bin Ghaith a aussi été déclaré coupable de « communication et coopération avec des membres de l’organisation interdite al Islah », pour avoir rencontré des personnes soupçonnées d’avoir des liens avec cette organisation.

Nasser bin Ghaith n’a pas pu préparer convenablement sa défense, les autorités émiriennes ayant limité son accès à son avocat. Celui-ci n’a pas pu être présent pour le prononcé du jugement, la Cour étant allée jusqu’à modifier l’ordre des affaires à examiner et à faire de celle de Nasser bin Ghaith la première de la journée.

Nasser bin Ghaith a le droit de former un recours contre sa condamnation auprès de la Cour suprême fédérale. Il est actuellement incarcéré dans la prison de haute sécurité d’al Razeen, à Abou Dhabi.

ACTION RECOMMANDEE : lettre international / email / fax / twitter   :

         demandez aux autorités de libérer Nasser bin Ghaith immédiatement et sans condition, car il s’agit d’un prisonnier d’opinion, détenu uniquement pour avoir exercé, pourtant pacifiquement, son droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion ;

         priez-les instamment de protéger cet homme de la torture et des autres formes de mauvais traitements ;

         engagez-les à diligenter une enquête indépendante et efficace sur ses allégations de disparition forcée et de torture et autres mauvais traitements ;

         demandez-leur de veiller à ce qu’il puisse bénéficier de soins médicaux, consulter l’avocat de son choix et recevoir des visites de sa famille.

 MERCI D’ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 16 MAI 2017 À :

Vice-président et Premier ministre, HH Sheikh Mohammed Bin

Rashid al-Maktoum

Prime Minister’s Office

P.O. Box 212000

Dubai, Émirats arabes unis

Fax : +971 4 330 4044                          Courriel : info@primeminister.ae

Twitter : @HHShkMohd

Formule d’appel : Monseigneur, (puis Votre Altesse, dans le corps du texte)

 

Ministre de l’Intérieur

Sheikh Saif bin Zayed Al Nahyan

Zayed Sport City, Arab Gulf Street, Near to Shaikh Zayed Mosque

P.O. Box 398, Abu Dhabi, Émirats arabes unis

Fax: +971 2 402 2762/ +971 2 441 5780                       Courriel : moi@moi.gov.ae

Formule d’appel : Monseigneur, (puis Votre Altesse, dans le corps du texte)

 

Copies à :

 Prince héritier d’Abou Dhabi, HH Sheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan

Crown Prince Court

King Abdullah Bin Abdulaziz

Al Saud Street,

P.O. Box: 124, Abu Dhabi, Émirats arabes unis

Fax : + 971 2 668 6622                                                Twitter : @MBZNews

Ambassade des Emirats Arabes Unis

2 Bd de la Tour Maubourg – 75007 Paris

Tél : 01 44 34 02 00 – Fax : 01 47 55 61 04

Courriel : ambassade.emirats@wanadoo.fr

Tarifs postaux pour les E.A.U. :

Lettre internationale (20 g) : 1,30 €

Ceci est la cinquième mise à jour de l’AU 183/15.

Pour plus d’informations : https://www.amnesty.org/fr/documents/mde25/5738/2017/fr/

COMPLÉMENT D’INFORMATION

Le 28 mars, 10 organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, ont appelé à la libération de Nasser bin Ghaith. Voir le document d’Amnesty International (en anglais) intitulé United Arab Emirates (UAE): Stop paying lip service to human rights and release Dr Nasser Bin Ghaith (Index AI : MDE 25/5968/2017), 28 mars 2017, disponible à l’adresse suivante : https://www.amnesty.org/en/documents/mde25/5968/2017/en/. À la suite du prononcé du jugement, Amnesty International a condamné la décision rendue. Voir le document d’Amnesty International intitulé Émirats arabes unis. La condamnation d’un éminent universitaire à 10 ans de prison pour des tweets porte un coup scandaleux à la liberté d’expression, 29 mars 2017, disponible à l’adresse suivante : https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2017/03/uae-prominent-academic-jailed-for-10-years-over-tweets-in-outrageous-blow-to-freedom-of-expression/

En 2011, Nasser bin Ghaith et quatre autres Émiriens (connus sous le nom des « Cinq des Émirats ») ont fait l’objet d’un procès inique pour avoir fait sur Internet des déclarations appelant à l’adoption de réformes économiques, politiques et sociales aux Émirats arabes unis. Ils ont été déclarés coupables d’avoir « insulté publiquement » le président, le vice-président et le prince héritier d’Abou Dhabi. Nasser bin Ghaith a été condamné à une peine de deux ans d’emprisonnement. Face au tollé international qui s’est ensuivi, le président des Émirats arabes unis les a graciés et ils ont été libérés.

Le 18 août 2015, Nasser bin Ghaith a été victime d’une disparition forcée, après avoir été arrêté sur son lieu de travail par la Sûreté de l’État. Le 4 avril 2016, il a été vu pour la première fois depuis sa disparition, lorsqu’il a été présenté à la Chambre de la sûreté de l’État de la Cour suprême fédérale pour son premier procès. À cette audience, comme à la deuxième qui a eu lieu le 2 mai 2016, il a expliqué à la Cour qu’il avait été détenu dans un lieu tenu secret et soumis à des passages à tabac et à une privation de sommeil délibérée pendant près de huit mois. Le juge n’a pas tenu compte de ses déclarations et a refusé de diligenter une enquête indépendante sur ses allégations d’actes de torture et d’autres mauvais traitements.

Outre les infractions énumérées plus haut, Nasser bin Ghaith a aussi été inculpé d’avoir « commis un acte hostile envers un État étranger » parce qu’il avait critiqué les autorités égyptiennes dans des commentaires publiés sur Twitter, « critiqué de manière offensante la construction d’un temple hindou à Abou Dhabi et dressé des citoyens émiriens contre leurs dirigeants et leur gouvernement », en référence à un message Twitter qui visait à prôner la tolérance et que, selon lui, la Cour a mal interprété.

Amnesty International a recueilli des informations faisant état de mauvais traitements et de torture dans la prison de haute sécurité d’al Razeen, située au milieu du désert d’Abou Dhabi et placée sous le contrôle de fait de la Sûreté de l’État. Le 11 novembre 2015, Mohammed al Roken, incarcéré dans la prison d’al Razeen, a été réveillé dans sa cellule par de la musique à plein volume. En août 2013, 18 prisonniers ont entamé une grève de la faim pour dénoncer le traitement que leur réservaient les autorités pénitentiaires, dénonçant notamment les passages à tabac infligés par des gardiens, les restrictions apportées aux visites familiales et les privations de lumière. Entre le 21 et le 28 août, trois d’entre eux se sont évanouis après que les autorités pénitentiaires eurent délibérément désactivé la climatisation alors que la température était très élevée. Au moins 10 prisonniers d’opinion ont été soumis à des mauvais traitements dans la prison d’al Razeen en juin 2014.

Selon le témoignage de détenus et de leurs proches, les prisonniers politiques de la prison d’al Razeen sont spécifiquement victimes de discrimination. Les prisonniers se sont plaints aux autorités de leurs conditions de détention, de même que leurs familles, mais sans résultat. Le 25 mars 2014, les familles de prisonniers incarcérés dans la prison d’al Razeen ont adressé au procureur général d’Abou Dhabi une lettre commune, dans laquelle ils lui demandaient d’enquêter sur les allégations faisant état de violence à l’égard des prisonniers. Elles n’ont cependant reçu aucune réponse. De même, le ministre de l’Intérieur n’a pas répondu à une lettre, datée d’août 2013, appelant son attention sur les allégations de mauvais traitements infligés aux prisonniers.