Viet Nam : des nouvelles de Thuc

Ces quelques nouvelles reçues par le blog « The 88 Project » qui donne régulièrement des nouvelles de prisonniers d’opinion au Viet Nam

Tran Huynh Duy Thuc is a successful entrepreneur and economist, the founder of one of the first Vietnamese companies to reach the global market. He was arrested in May 2009 for writing a blog to advocate for economic and political changes and for his association with the unsanctioned Democratic Party of Vietnam. He was sentenced to 16 years of imprisonment in January 2010 – a particularly high sentence at the time, only because he challenged the legitimacy of the judges who tried his own case (how can the judges who are members of a political party be impartial in deciding the cases of alledged members of an opposition party?). It has been almost nine years since Thuc’s arrest, yet his spirit remains as strong as ever. He must have sent hundreds of letters home to his family and friends, which are full of insights on current domestic and international affairs and philosophical matters, as well as poems and songs he composed. There should be a bilingual collection of selections of Thuc’s creations and writings in prison. That is such a daunting task, so I would like to appeal to Diacritics’ readership of bilingual authors, translators and editors to lend a hand in this effort.

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« Parvana, une enfance en Afghanistan »

Ce long métrage d’animation réalisé par Nora Twomey est produit par le studio irlandais Cartoon Salon.

Sorti en Irlande et au Canada en 2017, il va être diffusé en France ce printemps.

Il est adapté du livre de Deborah Ellis (Poche Jeunesse) qui raconte le parcours d’une très jeune fille en Afghanistan dans le contexte difficile du début des années 2000, sous l’emprise des Talibans.

La critique vante ses qualités graphiques et poétiques et son aspect pédagogique sur la condition des femmes en Afghanistan et l’importance de l’éducation.

Copyright Le Pacte

« Lucha, chronique d’une révolution sans armes au Congo ».

Soutenu par AI cette bande dessinée en noir et blanc réalisée par la journaliste Justine Brabant et la dessinatrice Annick Kamgang (alias Kam).

L’album se déroule comme un reportage. Il reprend l’histoire du mouvement citoyen non violent « la Lucha » qui a été créé en République Démocratique du Congo en 2012 par des jeunes de tous milieux, origines et religions confondus. Et, il raconte en même temps l’histoire de la République Démocratique du Congo.

La Lucha milite à travers d’actions non violentes pour l’accès à l’eau, à la santé et à l’éducation. Elle demande la fin de l’impunité contre la corruption et la violence endémiques dans le pays et pour la tenue d’élections démocratiques.

L’album est sans complaisance pour les difficultés de la société congolaise : népotisme, corruption et violence. Mais il véhicule un message positif et plein d’espoir sur la volonté de faire changer les choses.

L’album est édité par La Boite à Bulles dans sa collection Contre-cœur. Il vient de paraître et vous pouvez aussi l’acheter sur le site d’Amnesty International.

SOUDAN : UN ENSEIGNANT RELIGIEUX DÉTENU DE MANIÈRE ARBITRAIRE

Matar Younis Ali Hussein, enseignant religieux qui souffre de déficience visuelle, a été arrêté par le Service national de la sûreté et du renseignement (NISS) dans la ville de Zalingei, dans l’État du Darfour central, le 1er avril. Il est actuellement détenu au centre de détention du NISS situé dans la prison de Kober, à Khartoum, et s’est vu refuser la possibilité de consulter un avocat et de contacter sa famille. Fervent détracteur de la politique gouvernementale au Darfour, il risque d’être soumis à la torture et à d’autres formes de mauvais traitements en détention.
Âgé de 48 ans, Matar Younis Ali Hussein est enseignant à la mosquée de Zalingei. Ce père
de huit enfants souffre de déficience visuelle. Le NISS l’a arrêté le 1er avril et l’a placé en
détention dans la ville de Zalingei, dans le Darfour central, avant de le transférer quelques jours plus tard au centre de détention du NISS de la prison de Kober, à Khartoum. Ses proches n’ont pas pu lui rendre visite lorsqu’il a été placé en détention à Zalingei. Ils n’ont toujours pas pu lui rendre visite à Khartoum. Matar Younis n’a pas non plus été autorisé à consulter un avocat. D’anciens détenus, qui l’ont rencontré à la prison de Kober, ont déclaré à Amnesty International qu’il n’a pas été inculpé et que les autorités carcérales ont refusé de lui fournir une canne pour l’aider à se déplacer dans la prison. Amnesty International craint que son maintien en détention arbitraire ne l’expose au risque d’être torturé ou soumis à d’autres formes de mauvais traitements.
Matar Younis Ali Hussein est un fervent détracteur de la politique gouvernementale au
Darfour. Récemment, il a critiqué publiquement le gouvernement pour avoir enrôlé des milliers de jeunes du Darfour dans les rangs de l’armée et distribué des armes dans la région. Il a également qualifié le processus de paix au Darfour de « fausse paix » et a demandé que les personnes déplacées au Darfour soient protégées.
ACTION RECOMMANDEE : lettre internationale / email / fax : appelez les autorités soudanaises à libérer Matar Younis Ali Hussein immédiatement et sans condition car il s’agit d’un prisonnier d’opinion, détenu uniquement pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression ; exhortez-les à veiller à ce qu’il ne soit pas victime de torture ou d’autres formes de mauvais traitements en détention, en attendant sa libération ; demandez-leur de veiller à ce que, en attendant sa libération, il soit autorisé à contacter régulièrement sa famille et l’avocat de son choix ; demandez-leur d’inculper tous les autres détenus du Darfour d’une infraction dûment reconnue par la loi ou de les remettre en liberté immédiatement.

MERCI D’ENVOYER VOS APPELS IMMEDIATEMENT.
SI VOUS RECEVIEZ CETTE ACTION URGENTE AVEC RETARD, NE PLUS INTERVENIR
APRES LE 30 MAI 2018.
Seuls les envois par La Poste sont possibles actuellement au Soudan.
Si vous ne pouvez pas ou ne souhaitez pas écrire par la Poste, vous pouvez essayer
par email auprès de l’Ambassade du Soudan à Paris en leur demandant de transmettre.

Formule d’appel : Monsieur le Président,

Président Omar Hassan Ahmad al-Bashir
Office of the President
People’s Palace
P.O. Box 281
Khartoum, Soudan

Ministre de la Justice
Idris Ibrahim Jameel
Ministry of Justice
P.O. Box 302
Al Nil Avenue
Khartoum, Soudan
Formule d’appel : Monsieur le Ministre,

Copies à :
Ministre de l’Intérieur
Hamed al-Mannan
Ministry of Interior
P.O. Box 873
Khartoum, Soudan

Les contacts avec l’Ambassade du Soudan sont semble t-il difficiles … mais vous pouvez essayer.
Ambassade du Soudan
11 rue Alfred Dehodencq – 75016 Paris
Tél : 01.42.25.55.71 – Fax : 01.45.63.66.73
Email : ambassade-du-soudan@wanadoo.fr
mail@ambassade-du-soudan-paris.fr

Tarifs postaux pour le Soudan : Lettre internationale (20 g) : 1,30 €

COMPLÉMENT D’INFORMATION
Selon l’ONU, la situation générale du Darfour en termes de sécurité reste volatile, en raison du nombre croissant de groupes armés progouvernementaux et de groupes armés inconnus dans la région, ainsi que de l’absence d’avancées tangibles dans le processus de paix pour remédier aux causes et conséquences du conflit. Des informations font état de
nombreux homicides illégaux visant des personnes déplacées et d’autres civils, mais aussi d’enlèvements, de pillages, de viols et d’arrestations arbitraires.
Malgré cela, le gouvernement soudanais persiste à déclarer que les conditions de sécurité se sont améliorées au Darfour et que la région est « stable ». De novembre 2017 à mars 2018, un déplacement massif de population a été causé par les luttes internes au sein de la faction Abdel Wahid de l’Armée de libération du Soudan (ALS) dans le Djebel Marra oriental et par les affrontements entre cette faction et les forces gouvernementales du Soudan. Les arrestations et détentions arbitraires, la torture et les autres formes de mauvais traitements sont courantes au Darfour. Les autorités soudanaises emploient couramment ces mesures répressives afin de réduire au silence la dissidence et de sanctionner les militants politiques hostiles au gouvernement, les défenseurs des droits humains, les militants de la société civile et les populatons déplacées au Darfour, sur la base de l’exercice pacifique de leur droit à la liberté d’expression et de réunion. Les droits aux libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique sont extrêmement restreints au Darfour. Outre l’arrestation arbitraire et la détention de Matar Younis Ali Hussein, Amnesty International a reçu des informations crédibles confirmant que des dizaines de détenus du Darfour sont toujours emprisonnés dans des conditions très difficiles, sans inculpation ni jugement.
Le NISS dispose de vastes pouvoirs en matière d’arrestation et de détention en vertu de la Loi de 2010 relative à la sécurité nationale, qui lui permet notamment de maintenir des suspects en détention jusqu’à quatre mois et demi sans contrôle judiciaire, et ses membres usent de leur autorité pour procéder à des arrestations arbitraires et placer en détention des personnes, dont beaucoup se voient infliger des actes de torture et d’autres mauvais traitements. La même loi les protège de toute poursuite pour les actes commis dans l’exercice de leurs fonctions, d’où une culture prédominante de l’impunité. La modification de l’article 151 de la Constitution adoptée le 5 janvier 2015 a étendu le mandat du NISS, ce qui n’a fait qu’aggraver la situation. Cette modification a transformé le NISS : autrefois service de renseignement spécialisé dans la collecte et l’analyse d’informations et le conseil, il est devenu une agence de sécurité à part entière, dotée d’un vaste mandat lui permettant d’exercer toute une palette de fonctions qui sont habituellement celles de l’armée ou des organes chargés du maintien de l’ordre public. Le nouveau texte a accordé au NISS un pouvoir discrétionnaire illimité pour déterminer ce qui constitue une menace politique, économique ou sociale et comment y faire face. Ni la Loi relative à la sécurité nationale ni l’article 151 tel que modifié n’exigent, explicitement ou implicitement, que les agents du NISS respectent le droit international, régional et national applicable dans l’exercice de leurs fonctions.

CHINE : UN MILITANT OFFICIELLEMENT ARRÊTÉ APRÈS SIX MOIS DE DÉTENTION AU SECRET

Action complémentaire sur l’AU 235/17

Le défenseur des droits humains Zhen Jianghua a été officiellement arrêté le 29 mars 2018 pour des accusations d’«inc itation à la subversion du pouvoir de l’État ». Zhen Jianghua n’est pas autorisé à s’entretenir avec ses avocats et risque d’être victime d’actes de torture et d’autres mauvais traitements.

D’après l’un de ses avocats, l’arrestation officielle de Zhen Jianghua a été approuvée le 29 mars 2018 par le parquet populaire de la ville de Zhuhai à la fin de sa détention au secret de six mois. Malgré les demandes répétées des avocats de Zhen Jianghua, les autorités refusent de les laisser rencontrer leur client et de leur révéler où il se trouve actuellement et comment il va. Le 2 avril, les proches de Zhen Jianghua ont informé un de ses avocats qu’ils avaient reçu une notification écrite de l’arrestation officielle de Zhen Jianghua. Ils n’ont cependant pas révélé le contenu de la notification. Les proches de Zhen Jianghua subissent des pressions de la police destinées à les empêcher de s’entretenir avec ses avocats et de parler de son affaire en public. Le parquet n’a pas encore pris de décision quant à l’inculpation ou non de Zhen Jianghua pour le chef d’inculpation d’« incitation à la subversion du pouvoir de l’État ». Bien qu’aucune date n’ait été fixée pour la décision quant à l’inculpation de Zhen Jianghua, il encourt jusqu’à 15 ans d’emprisonnement s’il est déclaré coupable.
Zhen Jianghua est un défenseur des droits humains qui travaille depuis plus de 10 ans en faveur de populations marginalisées en Chine, et qui a été arrêté à plusieurs reprises en raison de ses activités de militant. Il avait dans un premier temps été placé en détention pénale le 2 septembre 2017 car il était soupçonné d’« incitation à la subversion du
pouvoir de l’État », avant d’être placé moins de quatre semaines plus tard en « résidence surveillée dans un lieu désigné », un moyen permettant à la police de détenir des suspects hors du système de détention officiel pendant une période pouvant aller jusqu’à six mois, sans que ces personnes n’aient la possibilité de consulter un avocat de leur choix ni d’entrer en contact avec quiconque.
Depuis son arrestation, Zhen Jianghua n’a pas pu s’entretenir avec ses avocats, ce qui laisse craindre qu’il puisse être victime d’actes de torture et d’autres mauvais traitements.

ACTION RECOMMANDEE : lettre internationale / email / fax :
appelez les autorités à libérer immédiatement et sans condition Zhen Jianghua, qui est un prisonnier d’opinion, et à abandonner toutes les charges pesant sur lui, car il est détenu uniquement pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression ; demandez-leur de veiller, en attendant sa libération, à ce que cet homme soit protégé contre la torture et les autres formes de mauvais traitements pendant sa détention, et à lui permettre, sans délai, de s’entretenir avec l’avocat de son choix.

MERCI D’ENVOYER VOS APPELS IMMEDIATEMENT. SI VOUS RECEVIEZ CETTE ACTION URGENTE AVEC RETARD, NE PLUS INTERVENIR APRES LE 14 MAI 2018.
Procureur, Guan Yingyan
Zhuhai City People’s Procuratorate
166 Xianghualu
Xiangzhouqu
Zhihai Shi , Guangdongsheng 519000, CHINE
Formule d’appel : Monsieur le Procureur,

Directeur du Bureau de la sécurité publique de Zhuhai
Meihuaxilu
Xiangzhouqu
Zhuhai Shi , Guangdongsheng 519000, CHINE
Formule d’appel : Monsieur,

COPIES à
Ministre de la Sécurité publique, Guo Shengkun Buzhang
Ministry of Public Security
14 Dongchanganjie, Dongchengqu Beijing Shi 100741, Chine
Tél. : +86 10 66262114 (en chinois uniquement)

Ambassade de la Rép. populaire de Chine
11 avenue George V – 75008 Paris
Tél : 01 49 52 19 50 – Fax : 01 47 20 24 22
Courriel : chinaemb_fr@mfa.gov.cn
http : //www.amb-chine.fr

Tarifs postaux pour la Chine :
Lettre internationale (20 g) : 1,30 €

Pour plus d’informations : https://www.amnesty.org/fr/documents/asa17/7824/2018/fr/

COMPLÉMENT D’INFORMATION
Zhen Jianghua, également connu sous le nom de plume qu’il utilise sur Internet, « Guests Zhen », est administrateur de la plateforme en ligne Campagne de défense des droits humains en Chine, une organisation virtuelle qui œuvre en faveur des défenseurs des droits humains en danger et aide les détenteurs de droits à rassembler des éléments sur les violations des droits humains dont ils ont été victimes et à les médiatiser. Il est
du site Internet ATGFW.ORG, qui mène des actions de plaidoyer contre la censure sur Internet et fournit des informations sur les moyens d’accéder à des informations censurées en contournant la Grande Muraille pare-feu de Chine. Il a aussi mené un projet éducatif de prévention du VIH/sida à Zhuhai, avec l’aide de la Hong Kong AIDS Foundation.
Le 3 septembre 2016, Zhen Jianghua s’est rendu dans le village de Wukan (province du Guangdong) pour soutenir un mouvement de protestation contre l’accaparement illégal de terres par les autorités locales. Alors qu’il était sur le point de quitter Wukan, il a été arrêté par la police et interrogé pendant plus de 24 heures parce qu’il était soupçonné d’avoir incité à organiser une manifestation dans le village. Quand il a été remis en liberté, le 7 septembre, il a publié en ligne une déclaration au sujet de son arrestation et, la nuit suivante, il a de nouveau été placé en détention jusqu’au lendemain et
interrogé parce qu’il était soupçonné d’avoir « incité à participer à des rassemblements, défilés et manifestations illégaux ».
Année après année, la Chine a continué de prendre des mesures renforçant son système déjà très répressif de censure d’Internet. Des milliers de sites Internet et de réseaux sociaux sont contraints de censurer leur contenu, et certaines plateformes telles que Facebook, Instagram et Twitter sont bloquées. Le ministre chinois de l’Industrie et des
Technologies de l’information a annoncé en janvier 2017 que le gouvernement avait lancé une campagne de 14 mois de répression des plateformes sur Internet « non autorisées ». L’autorisation préalable du gouvernement est nécessaire pour
fournir des services VPN, qui sont utilisés pour contourner la censure chinoise sur Internet, et selon des médias locaux, plusieurs personnes ont été poursuivies en justice en 2017 pour avoir fourni et vendu des produits et services VPN.
De plus, un certain nombre de journalistes citoyens et de directeurs de médias locaux publiant des articles et des informations sur des atteintes aux droits humains commises en Chine ont été arrêtés et emprisonnés. Six journalistes du site web basé au Sichuan « 64 Tianwang » (64tianwang.org) ont été arrêtés pour avoir couvert des manifestations liées au Sommet du G20 à Hangzhou en septembre 2016, et le fondateur du site, Huang Qi, est en détention depuis novembre
2016 et a été officiellement arrêté en décembre 2016 pour avoir « divulgué des secrets d’État ». Liu Feiyue, fondateur et administrateur de Civil Rights and Livelihood Watch, un site Internet consacré aux droits humains et basé dans la province du Hubei, a été officiellement arrêté en décembre 2016 pour « incitation à la subversion du pouvoir de l’État ». Lu Yuyu et sa compagne Li Tingyu, qui administraient un blog (wickedonna.blogspot.com) et un compte Twitter (@wickedonnaa) rassemblant et publiant des informations sur les grèves, les manifestations et les troubles dans les
régions rurales de Chine, ont été arrêtés tous les deux le 15 juin 2016 parce qu’ils étaient soupçonnés d’avoir « suscité des polémiques et provoqué des troubles ». Li Tingyu a été libérée sous caution à la suite d’un procès le 10 avril 2017, et Lu Yuyu a été condamné à quatre ans d’emprisonnement pour avoir « suscité des polémiques et provoqué des troubles ».
Les autorités continuent d’avoir recours au placement en « résidence surveillée dans un lieu désigné », une forme de détention au secret dans un lieu non révélé, qui permet à la police de maintenir des personnes hors du système de détention officiel pendant une période pouvant aller jusqu’à six mois ; ces dernières n’ont pas la possibilité de consulter
un avocat de leur choix ni d’entrer en contact avec quiconque, y compris leur famille, et sont exposées à un risque de torture et d’autres mauvais traitements. Cette forme de détention a été utilisée pour entraver les activités de défenseurs des droits humains, dont des avocats, des militants et des pratiquants de certaines religions.
Les militants et défenseurs des droits humains continuent d’être systématiquement soumis à une surveillance, à des manoeuvres de harcèlement et d’intimidation, à des arrestations et à des incarcérations. De plus en plus de défenseurs des droits humains sont maintenus par la police dans des lieux de détention non officiels, parfois sans pouvoir consulter un avocat pendant de longues périodes, ce qui les expose au risque de subir des actes de torture et d’autres mauvais traitements.

À l’ouest du Jourdain

35 ans après «Field Diary» en 1982, Amos Gitai retourne en Cisjordanie en 2017.
Son nouveau documentaire, A l’Ouest du Jourdain, présenté à la Quinzaine des réalisateurs, salue ceux que Gitai appelle « les héritiers de Rabin » : les individus, civils mais aussi militaires, personnalités ou anonymes qui, en Israël, n’ont pas renoncé à la réconciliation avec les Palestiniens, alors même que la politique d’extrême droite du gouvernement Netanyahou ne cesse de la rendre chaque jour de plus en plus illusoire.
D’après Samuel Douhaire, Telerama 21/05/17.