Rafiki ordre et contrordre

Intitulé « Sens interdits à Nairobi » (Le Monde daté du mercredi 26 septembre), l’article de Thomas Sotinel présente le film et rappelle l’interdiction qui en a été faite au Kénya par la commission de censure, par le biais d’un tarif insupportable imposé à la cinéaste Wanuti Kohiu. MAIS, surprise, la censure a été levée pendant une semaine du 23 au 30 septembre par la Haute Cour de Nairobi !!!!!
Las, ne nous réjouissons pas trop vite pas :  il ne s’agit nullement d’un revirement d’ordre moral ou d’une quelconque mansuétude sur ce sujet « tabou » de la part de l’État Kenyan, mais tout simplement de permettre au film… de concourir pour les Oscars.
A cette fin, le film – réservé aux adultes – est donc projeté dans un centre commercial proche de Nairobi pour une durée de 7 sept jours, comme le stipule le règlement qui lui permettra d’être présenté dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère.
Une fenêtre de tir bien étroite en son pays pour une belle histoire qui s’envole déjà au-delà de ses frontières vers une reconnaissance internationale.
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Rafiki

Notre groupe local s’associe à l’équipe du Cinéma LE SELECT d’Antony, pour présenter : RAFIKI. Ce film, présenté à Cannes dans la catégorie Un certain regard, sur le thème  « des discriminations envers les homosexuels », au Kenya. La réalisatrice Wanuri Kahiu est kényane et le film est interdit dans son pays…

À cette occasion nous présenterons la position d’Amnesty sur ce sujet et ferons signer des pétitions pour des prisonniers d’opinion.

Nous serons heureux de vous y rencontrer.

N’hésitez pas à faire de la publicité pour ce beau film et cette séance spéciale.

Thuc : convictions, déterminisme !

Aux dernières nouvelles Tran Huynh Duy Thuc, avait entamé une grève de la fin reconductible, et ce depuis le 14 août. 

Ses demandes : protester contre les pressions des autorités à son égard (restrictions de courrier, contraintes pour plaider coupable…), et inciter l’Etat à respecter scrupuleusement l’état de droit, afin de libérer avec une exemption totale tous les prisonniers accusés de « porter un projet de renversement de l’administration populaire »

 En plaidant coupable, Tran Huynh Duy Thuc pourrait sans doute retrouver sa liberté et être exilé à l’étranger. Mais il voudrait retrouver la liberté dans son pays et la reconnaissance de son innocence par les autorités vietnamiennes. Son délit : lutter pour la démocratie et la liberté d’opinion. Son courage force notre admiration. Chapeau Monsieur Thuc !