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Action Urgente au Tchad : écrire avant le 19 juin 2017

TCHAD

DES MILITANTS CONDAMNÉS À SIX MOIS DE PRISON AVEC SURSIS

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Les militants tchadiens Nadjo Kaina Palmer et Bertrand Sollo ont été condamnés à six mois d’emprisonnement avec sursis. Ils ont décidé d’interjeter appel. Ils avaient été arrêtés et inculpés de conspiration et d’appel à un rassemblement non autorisé.

Le 4 mai, Nadjo Kaina Palmer, porte-parole du mouvement citoyen Iyina (« Nous sommes fatigués » en arabe tchadien), et Bertrand Sollo, rapporteur national francophone d’Iyina, ont été déclarés coupables de « tentative de rassemblement » par la Haute Cour de justice, qui siège à N’Djamena. Ils ont été condamnés à six mois d’emprisonnement avec sursis. Le procureur de la République avait requis cinq ans d’emprisonnement à leur encontre. Leurs avocats ont interjeté appel.

Dingamnayal Nely Versinis, président du Collectif tchadien contre la vie chère, également arrêté le 12 avril, a été relaxé et libéré le 27 avril au motif qu’il n’y avait pas suffisamment d’éléments à charge. Le procureur de la République avait requis à son encontre une peine de six mois d’emprisonnement pour faux et usage de faux.

Nadjo Kaina Palmer et Bertrand Sollo ont été arrêtés le 6 et le 15 avril, respectivement. Les trois hommes cités ont été arrêtés par des agents de l’Agence nationale de sécurité (ANS) et détenus au secret, avant d’être emmenés au siège de la police judiciaire, à N’Djamena, le 24 avril. Ils ont été interrogés par la police judiciaire le jour même, en l’absence de leurs avocats. Nadjo Kaina Palmer et Bertrand Sollo ont été détenus à la prison d’Amsinéné en attendant le jugement.

Lorsqu’ils étaient détenus, Amnesty International les considérait comme des prisonniers d’opinion, arrêtés et condamnés seulement pour avoir exercé, pourtant pacifiquement, leur droit à la liberté d’expression.

ACTION RECOMMANDEE : lettre international / email / fax / twitter:

         appelez les autorités tchadiennes à annuler immédiatement les déclarations de culpabilité et les peines prononcées à l’encontre de Nadjo Kaina Palmer et de Bertrand Sollo, en veillant à ce qu’ils ne soient pas détenus dans la mesure où ils ont été condamnés uniquement pour avoir exercé, pourtant pacifiquement, leurs droits aux libertés d’expression et d’association;

         demandez-leur de mettre fin aux manœuvres d’intimidation et au harcèlement sous toutes leurs formes, notamment de la part de l’ANS, qui visent les défenseurs des droits humains au Tchad;

         engagez-les à protéger et à concrétiser les droits aux libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique pour tous, conformément aux obligations du Tchad au regard du droit international relatif aux droits humains.

MERCI D’ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 19 JUIN 2017 À :

  • Ministre de la Justice

Ahmat Mahamat Hassan

Ministère de la Justice

  1. P. 2100

N’Djamena, Tchad

Courriel : ahmatconseiller@yahoo.fr ou angarboa@gmail.com

Formule d’appel : Monsieur le Ministre,

 

  • Premier ministre

Albert Pahimi Padacké

  1. P. 463

N’Djamena, Tchad

Twitter : @PrsidenceduTcha

Formule d’appel : Monsieur le Premier ministre,

 

  • Procureur de la République

Mahamat Saleh Youssouf

  1. P. 1702

N’Djamena, Tchad

Courriel : msyoussouf6@gmail.com

Formule d’appel : Monsieur le Procureur de la République,

 

Copie à :

 Ambassade du Tchad

65 rue des Belles Feuilles – 75116 ParisTél : 01 45 53 36 75 –Fax : 01 47 30 43 35 / 01 145.53.16.09
Courriel:ambassadedutchadparis@wanadoo.fr

 

Tarifs postaux pour le Tchad :

Lettre internationale (20 g) : 1,30 €

 

Ceci est la troisième mise à jour de l’AU 92/17.

Pour plus d’informations : https://www.amnesty.org/fr/documents/afr20/6148/2017/fr/.

COMPLÉMENT D’INFORMATION

Nadjo Kaina Palmer a été arrêté après avoir répondu à une convocation du directeur de l’ANS au sujet d’une manifestation pacifique contre la corruption et l’impunité, prévue pour le 10 avril. Bertrand Sollo a été appréhendé alors qu’il se rendait à un entretien avec un journaliste. Dingamnayal Nely Versinis a été arrêté à la mairie centrale de N’Djamena, où il s’était rendu après avoir été convoqué par des responsables de la mairie. Son arrestation est intervenue alors qu’il avait appelé les commerçants du marché à mil de N’Djamena à se mettre en grève pour protester contre la hausse des tarifs des emplacements.

Le 3 avril, lors d’une conférence de presse, Nadjo Kaina Palmer a appelé les Tchadiens à participer à une « journée Iyina » le 10 avril, date anniversaire de l’élection présidentielle de 2016. Il les a encouragés à s’habiller en rouge ou à porter un foulard rouge sur la tête pour exprimer leur mécontentement face à la mauvaise gestion du pays et à « dire non à la mauvaise gouvernance, à l’impunité et à l’humiliation ».

ACTION URGENTE : TCHAD – Ecrire avant le 31 mai 2017

TCHAD

TROIS MILITANTS DÉTENUS AU SECRET

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Trois militants tchadiens ont été arrêtés par des agents de l’Agence nationale de sécurité à N’Djamena. Nadjo Kaina Palmer, Bertrand Sollo et Dingamnayal Nely Versinis sont détenus au secret dans un lieu inconnu. Ce sont des prisonniers d’opinion.

Le 6 avril vers 18 heures, Nadjo Kaina Palmer, porte-parole du mouvement citoyen Iyina (« Nous sommes fatigués » en arabe tchadien), a été arrêté alors qu’il se trouvait dans les locaux de l’Agence nationale de sécurité (ANS), à N’Djamena. Il avait répondu à une convocation du directeur au sujet d’une manifestation pacifique contre la corruption et l’impunité, prévue pour le 10 avril. Les autorités refusent d’indiquer où il se trouve, malgré les demandes répétées de sa famille et de son avocat. Personne ne l’a revu depuis son arrestation.

Son avocat a sollicité le parquet, qui lui a répondu ne pas détenir d’informations à son sujet.

Le 15 avril, Bertrand Sollo, rapporteur national francophone d’Iyina, a été arrêté par des agents de l’ANS alors qu’il se rendait à un entretien avec un journaliste.

Amnesty International considère que les deux militants cités sont peut-être victimes d’une disparition forcée.

Le 12 avril, Dingamnayal Nely Versinis, président du Collectif tchadien contre la vie chère, a été arrêté par des agents de l’ANS à l’hôtel de ville de N’Djamena, où il s’était rendu à la suite d’une convocation. Il s’apprêtait à appeler les commerçants du marché central de N’Djamena à se mettre en grève pour protester contre la hausse des tarifs des emplacements. Il n’a été inculpé d’aucune infraction mais on ignore où il se trouve. Depuis son arrestation, ni son avocat ni sa famille n’ont été en contact avec lui.

ACTION RECOMMANDEE : lettre / fax (ambassade) / email :

         appelez les autorités tchadiennes à révéler immédiatement ce qu’il est advenu de Nadjo Kaina Palmer, Bertrand Sollo et Dingamnayal Nely Versinis et où ils se trouvent ;

         exhortez-les à libérer ces militants immédiatement et sans condition car ce sont des prisonniers d’opinion, arrêtés et détenus uniquement pour avoir exercé, pourtant de manière pacifique, leur droit à la liberté d’expression ;

         priez-les instamment de veiller à ce que ces hommes, en attendant leur libération, ne soient pas victimes de torture ni d’autres formes de mauvais traitements et puissent régulièrement consulter leur avocat, recevoir des visites de leur famille et avoir accès à tous les produits et services de première nécessité ;

         demandez-leur de cesser les manœuvres d’intimidation et le harcèlement sous toutes leurs formes, en particulier de mettre fin aux agissements de l’ANS, qui visent tous les autres défenseurs des droits humains au Tchad.

MERCI D’ENVOYER VOS APPELS

AVANT LE 31 MAI 2017 PAR EMAIL À :

Si vous ne pouvez pas envoyer d’email, envoyez vos courriers à l’Ambassade en leur demandant de transmettre à l’autorité souhaitée.

Ministre de la Sécurité           

Ahmat Mahamat Bachir

Courriel : bachiram62@gmail.com ou abdeldjelilali9@gmail.com

Formule d’appel : Monsieur le Ministre,

 

Ministre de la Justice

Ahmat Mahamat Hassan

Courriel : ahmatconseiller@yahoo.fr

angarboa@gmail.com

coofoui@yahoo.fr

droittchad@yahoo.fr

Formule d’appel : Monsieur le Ministre,

 

 Ambassade du Tchad

65 rue des Belles Feuilles – 75116 Paris

Tél : 01 45 53 36 75 –

Fax : 01 47 30 43 35 / 01 145.53.16.09
Courriel:ambassadedutchadparis@wanadoo.fr

 

Tarifs postaux pour le Tchad :

Lettre internationale (20 g) : 1,30 €

 

      COMPLÉMENT D’INFORMATION

Image associéeAmnesty International considère Nadjo Kaina Palmer, Bertrand Sollo et Dingamnayal Nely Versinis comme des prisonniers d’opinion, détenus uniquement pour avoir exercé, pourtant de manière pacifique, leur droit à la liberté d’expression.

Le 3 avril, lors d’une conférence de presse, Nadjo Kaina Palmer a appelé les Tchadiens à participer à une « journée Iyina » le 10 avril, date anniversaire de l’élection présidentielle de 2016. Il les a encouragés à s’habiller en rouge ou à porter un foulard rouge sur la tête pour exprimer leur mécontentement face à la mauvaise gestion du pays et à dire non à la mauvaise gouvernance, à l’impunité et à l’humiliation.

À l’approche de l’élection présidentielle d’avril 2016, le gouvernement a tenté à plusieurs reprises de museler les voix dissidentes. Le 19 mars, le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, Ahmat Mahamat Bachir, a annoncé que, pour des raisons de sécurité, toutes les manifestations publiques ne relevant pas de la campagne électorale seraient interdites.

Entre le 21 et le 23 mars, quatre défenseurs des droits humains – Mahamat Nour Ibedou et Younous Mahadjir, tous deux porte-parole de la plateforme Ça suffit, qui rassemble plusieurs organisations de la société civile, Nadjo Kaina Palmer, coordonnateur du mouvement de jeunes Iyina, et Céline Narmadji, porte-parole du mouvement de la société civile Trop c’est trop ! – ont été arrêtés parce qu’ils projetaient d’organiser des manifestations pacifiques pour protester contre le fait que le président Idriss Déby brigue un nouveau mandat. Ils ont été détenus au siège de la police judiciaire jusqu’à leur transfert à la prison d’Amsinéné, le 24 avril. Ils ont été déclarés coupables d’« incitation à un rassemblement non armé » et condamnés à quatre mois de prison avec sursis le 14 avril. Il leur est interdit de s’engager dans des activités « subversives ».

Ces militants avaient été convoqués par le parquet afin de répondre à des questions sur deux manifestations pacifiques, prévues pour les 22 et 29 mars, qui visaient à dénoncer le fait qu’Idriss Déby se porte candidat à un cinquième mandat présidentiel.

Le 30 mars, le ministère de la Sécurité publique et de l’Immigration a refusé la demande de plusieurs groupes de la société civile, qui souhaitaient organiser une manifestation pacifique afin d’exhorter les autorités à libérer les quatre militants.

 

COMMUNIQUE GREVE DE LA FAIM AU CRA DE PALAISEAU

 
Le jeudi 6 avril, 9 personnes retenues dans le Centre de rétention administrative de Palaiseau ont décidé d’entamer une grève de la faim pour dénoncer les conditions de leur rétention et leur placement en rétention.
Cela fait plus de 25 jours qu’ils sont enfermés, dans l’attente d’un vol pour un autre pays européen ou parfois en direction du pays d’origine.
Ils sont tchadiens, camerounais, géorgiens, ivoiriens, afghans, gabonais, algériens. L’un d’eux travaille en France depuis plus de 6 ans, a des enfants, un logement et n’a pourtant pas réussi à faire renouveler son titre de séjour alors que celui-ci était constamment renouvelé depuis 6 ans.
Certains ont des titres de séjour en règle (l’un d’eux affirme avoir un titre de séjour italien). D’autres relèvent de la procédure européenne « Dublin » (un étudiant de l’université Paris 3 notamment), et souhaitaient déposer une demande d’asile auprès de la préfecture de l’Essonne.
Pour eux, c’est cette dernière qui est responsable de la situation. L’incompréhension et le sentiment d’injustice s’est transformé en colère.
Ces hommes de tous les âges sont épuisés physiquement et moralement, la privation de liberté s’éternise, ils n’ont aucune information sur leur sort et l’attente d’une quelconque issue devient insupportable.
Ce geste fort, cette grève de la faim, est le seul moyen possible pour faire entendre leur volonté d’être remis en liberté, et d’avoir enfin une situation régulière. Ils veulent témoigner de leur situation, de leur détresse et de l’injustice dont ils sont victimes. Pour l’instant l’administration du Centre de rétention n’a pas réagi à leur protestation.
Rendons leur visite au 13 Rue Emile Zola, 91120 Palaiseau.
Horaires de visite : de 9heures à 11h et de 15 heures à 17 heures SOUTENONS LES !
 
 CRA
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« La nuit tombe sur l’Europe » Exposition Paris – Du 15 avril au 11 mai

Du 15 avril au 11 mai, à voir sous la Canopée des Halles l’exposition du travail du photographe Samuel Bollendorff ainsi qu’un film produit par les films du Bilboquet, projet réalisé en collaboration avec Amnesty International et soutenu par le fonds de dotation Agnès B.

La nuit tombe sur l’Europe expose les parcours d’exil et atteste des violences que les réfugiés subissent tout au long de leur parcours d’exil.

La nuit tombe sur l’Europe propose un regard différent sur celles et ceux qui sont contraints de fuir les violences des conflits ou les persécutions.

Ce projet est une enquête minutieuse que Samuel Bollendorff a pu conduire en se fondant sur nos rapports et nos sources et en se rendant sur ces étapes que les réfugiés doivent franchir pour tenter de trouver un refuge en Europe.

Un parcours à l’envers que seul le temps long du reportage autorise. Samuel Bollendorff a ainsi pu étaler ce travail d’enquête sur six mois, au printemps et à l’été 2016.

Son travail exposé fait dialoguer images et textes. Il restaure la parole des réfugiés pour témoigner des violences qu’ils subissent sur les routes de l’exil. De la violence des passeurs à celle des forces de l’ordre, des coups aux viols de la prostitution forcée à la détention. La violence décide souvent de leur départ et accompagne trop souvent leur fuite.

Les mots de ces hommes, de ces femmes et de leurs enfants sont livrés en regard des lieux qu’ils ont traversés pour tenter de trouver refuge dans une Europe qui s’érige en forteresse. Des lieux de passages photographiés vides pour souligner la déshumanisation. L’exposition se prolonge par un film, plan séquence de la nuit qui tombe sur une plage de mer Egée. Un symbole fort de cette Europe qui se ferme à celles et ceux qui sont uniquement en quête de protection. Une besoin humain, tout simplement.

Le texte de ce film est lu par Catherine Deneuve, figure citoyenne, qui rend hommage à ces destins malmenés sur la route de l’exil.