Théâtre

Samedi 1erJuin, la Troupe  » Le Strapontin » a offert une représentation à notre groupe local.

La pièce »PULVERISES » d’Alexandra Badéa.

 

Un immense merci aux acteurs, aux techniciens, aux nombreux spectateurs qui ont participé à ce spectacle.

Merci aussi pour leurs dons, qui participent au financement de notre mouvement.

Pour mémoire Amnesty International ne reçoit aucune subvention et n’est financée que par les cotisations de ses membres, les dons privés et les ventes de produits (voir catalogue).

Ce mode de financement nous permet une indépendance totale vis-à-vis des pouvoirs publics et des entreprises et garantit notre impartialité.

 

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Concours de Plaidoiries pour les Droits Humains

Jeudi 6 Juin à l’Espace Vasarely d’Antony, s’est tenue la finale du Concours de Plaidoiries pour les Droits Humains des classes de 4eme des collèges Anne Franck, Henri Georges Adam, François Furet et Descartes.

À l’initiative de la LDH section d’Antony et la participation du groupe Amnesty Hauts de Bièvre.

Défendre un Droit Humain 

  • Concours d’affiches réalisé par une classe du collège François Furet, remporté par Léa pour son affiche contre l’homophobie.
  • Concours de Plaidoiries :
    • 1er prix ex-aequo : Milena et Lucie, collège Anne Franck. Contre l’Homophobie, les droits des Handicapés.
    • 2prix : Lise et Sophie, collège Descartes. Les enfants soldats.
    • 3prix : Eliot, Collège Descartes.
    • Prix spécial ex-aequo : Ilona collège François Furet et Loryanne collège H.G. Adam. Les droits des enfants, l’égalité hommes/femmes.

Un immense BRAVO aux élèves et à leurs enseignants qui ont fait un travail remarquable pendant toute l’année scolaire. Nul doute qu’ils auront été sensibilisés aux Droits Humains, qu’ils auront appris à défendre une cause qui leur tient à cœur et à s’exprimer en public.

Nous espérons renouveler cette évènement l’an prochain à Antony, et pourquoi pas dans d’autres collèges….

 

 

ACTION URGENTE : ITALIE écrire avant le 25 juin 2019

ITALIE

500 ROMS SANS DOMICILE

APRÈS UNE EXPULSION FORCÉE

 

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Environ 500 Roms, dont environ 150 mineurs, des femmes enceintes et des personnes âgées, se retrouvent à la rue après avoir été expulsés de force par les autorités de leur campement dans la municipalité de Giugliano, en Campanie (sud de l’Italie), le 10 mai. Privées de domicile, ces familles roms vivent dans des conditions inhumaines, les autorités ne leur ayant pas proposé de solution de relogement.

  • PASSEZ À L’ACTION (lettre international / email / fax / twitter  / Facebook ) ENVOYEZ UN APPEL EN UTILISANT VOS PROPRES MOTS OU EN VOUS INSPIRANT DU MODÈLE DE LETTRE CI-DESSOUS

Copie à :

  Ambassade d’Italie 
51 rue de Varenne  –  75007 Paris
Tél : 01 49 54 03 00 – Fax : 01 49 54 04 10 Courriel : ambasciata.parigi@esteri.it  
  Tarifs postaux pour l’Italie :   Lettre internationale (20 g) : 1,20 €

Je vous écris pour vous faire part de ma préoccupation face à la situation d’environ 500 Roms, dont quelque 150 mineurs, des femmes enceintes et des personnes âgées, qui se retrouvent à la rue dans la localité de Ponte Riccio après avoir été expulsés contre leur gré par les autorités locales de Giugliano, en Campanie, le 10 mai 2019.

Ces familles roms ont déjà été victimes de toute une série de violations des droits humains commises par les autorités nationales et locales ces dernières années. Elles ont notamment été soumises à une expulsion forcée en juin 2016 et réinstallées sur le site d’une usine de feux d’artifice désaffectée où elles vivaient dans des conditions inhumaines, et où elles sont restées jusqu’au 10 mai. Pendant près de trois ans, les autorités ont manqué à leur obligation de proposer à ces familles une solution de logement adéquate, finissant par les expulser de nouveau contre leur gré et les laisser à la rue, exposées au risque de subir des violences et d’autres violations des droits humains.

Depuis le 10 mai, ces familles cherchent désespérément un hébergement dans les localités environnantes. Cependant, elles se heurtent à l’hostilité des municipalités de la région. Faute de logement, d’accès à l’électricité et à l’eau ou de possibilité de cuisiner, ces familles vivent dans des conditions très difficiles. Cette situation aura des répercussions particulièrement négatives sur les mineurs, les femmes enceintes et les personnes âgées. Les expulsions forcées sont une violation des droits humains et l’Italie est tenue, en vertu du droit international, de veiller à ce que toutes les personnes qui ne peuvent subvenir à leurs besoins se voient proposer un logement convenable. Nul ne devrait être soumis à un tel traitement ni se retrouver sans abri, privé du soutien des autorités.

En conséquence, je vous prie instamment de veiller à ce qu’un hébergement d’urgence à court terme soit trouvé pour ces familles sans abri, afin de garantir leur droit à un logement convenable, à l’eau et à l’assainissement. Je vous engage également à veiller à ce que toutes les autorités compétentes consultent ces personnes sans délai pour identifier des solutions de relogement adaptées à plus long terme, comme le prévoient les normes internationales et régionales en matière de droits humains, ainsi que la Stratégie nationale d’intégration des Roms adoptée par l’Italie. 

Veuillez agréer, Monsieur le Président du Conseil des ministres, l’expression de ma haute considération,

COMPLEMENT D’INFORMATION

Le 10 mai, environ 500 Roms – quelque 350 adultes et 150 mineurs – ont été expulsés contre leur gré par les autorités locales du site de l’usine de feux d’artifice désaffectée où ils vivaient à Ponte Riccio, dans la municipalité de Giugliano, en Campanie (province de Naples, sud de l’Italie). Ces familles habitaient sur ce site, dans des conditions inadaptées, depuis qu’elles avaient été expulsées de force, en juin 2016, d’un campement autorisé à Masseria del Pozzo, spécifiquement destiné aux Roms et situé à proximité d’une décharge toxique. À la suite d’une décision de justice ordonnant l’expulsion des familles du camp de Masseria del Pozzo, l’administration n’a pas trouvé de solution de relogement adéquate dans les délais impartis par le tribunal et a procédé à leur expulsion forcée en 2016, leur proposant comme seule solution pour ne pas se retrouver à la rue le site de l’usine de feux d’artifice désaffectée de Ponte Riccio.

Amnesty International, s’étant rendue sur place à maintes reprises, est bien consciente des conditions de vie extrêmement dégradées que ces familles roms ont endurées à Ponte Riccio. Comme l’organisation l’a montré dans de précédents documents, ces conditions résultaient en grande partie du manquement des autorités à leur obligation de protéger le droit de ces personnes à un logement convenable. Amnesty International s’est rendue sur place à plusieurs reprises en 2016 et en 2017 et les conditions, à l’époque, étaient déjà totalement inadaptée, l’accès à un abri, à l’eau et à l’assainissement étant très limité.

Les autorités locales ont procédé à l’expulsion du 10 mai sur le fondement de l’arrêté municipal n° 29 du 5 avril 2019, qui ordonnait l’expulsion immédiate des habitants du campement pour des raisons de santé et de sécurité publiques, invoquant l’insalubrité et l’insécurité du site. Le camp était réputé être infesté de rats et présenter des risques d’incendie en raison des raccordements précaires à l’électricité et de la présence de bonbonnes de gaz pour la cuisson et le chauffage. En outre, la présence de grandes quantités de déchets attribués au campement à proximité de la voie à grande vitesse jouxtant le site a été présentée comme un risque pour la sécurité routière.

Les autorités locales n’ont pas mené de véritable procédure de consultation avec ces personnes pour identifier une solution de réinstallation appropriée. Elles ont fourni peu d’informations aux familles, se contentant de leur proposer une allocation exceptionnelle destinée à faciliter la location d’un logement sur le marché privé. Un grand nombre de membres de cette communauté rom sont apatrides ou ne possèdent pas de documents leur permettant d’être employés régulièrement, et n’ont pas d’emploi stable, ce qui fait qu’il est impossible pour eux de prétendre à la location d’un logement sur le marché privé et que l’allocation pontuelle proposée n’est pas une solution viable ni durable.

Les garanties requises en vertu des normes internationales relatives aux droits humains (préavis écrit adéquat, réelle consultation avec les personnes concernées et solution de relogement satisfaisante) n’ayant pas été respectées avant l’expulsion, Amnesty International estime que celle-ci s’apparente à une expulsion forcée, ce qui représente une grave violation des droits humains. L’Italie manque ainsi à ses obligations au titre de plusieurs traités internationaux et régionaux relatifs aux droits humains, y compris de dispositions du droit européen (la directive sur l’égalité raciale), qui garantissent le droit à un logement convenable et une protection contre toute forme de discrimination fondée sur l’origine ethnique et les préjugés raciaux. Cette expulsion forcée est également contraire aux engagements pris par l’Italie dans le cadre de sa propre Stratégie nationale relative à l’intégration des Roms, adoptée en 2012.

Ce cas doit être replacé dans le contexte plus large de la discrimination et la ségrégation persistantes auxquelles les autorités italiennes soumettent les familles roms en matière d’accès au logement. Amnesty International recueille des informations sur ces pratiques et violations des droits humains depuis plusieurs années. Compte tenu du caractère persistant de la situation déplorable des Roms en matière de logement en Italie, Amnesty International a déposé le 18 mars une réclamation collective auprès du Comité européen des droits sociaux. Fondée sur plusieurs années de recherches menées par l’organisation, notamment à Rome, Milan et Naples, cette réclamation présente de nombreux éléments de preuve, faisant valoir que la situation des communautés roms en matière de logement en Italie s’apparente à diverses violations de la Charte sociale européenne. Ces violations sont notamment des expulsions forcées généralisées, le recours persistant à des campements basés sur la ségrégation et où les conditions de logement sont insalubres, ainsi que l’inégalité d’accès au logement social.

  • LANGUE(S) À PRIVILÉGIER POUR LA RÉDACTION DE VOS APPELS : italien, anglais ou dans votre propre langue.MERCI D’AGIR DANS LES PLUS BREFS DÉLAIS ET SI VOUS RECEVIEZ CETTE ACTION URGENTE AVEC RETARD, NE PLUS INTERVENIR APRES LE : 25 JUIN 2019

PULVÉRISÉS

La compagnie le Strapontin produit des pièces de théâtre depuis 1987. Un beau palmarès que nombre d’entre nous a pu apprécier à Verrières depuis ces années. Cette saison, c’est une pièce d’Alexandra Badea, Pulvérisés, que la troupe du Strapontin nous propose les samedi 1er juin à 21 h et dimanche 2 juin à 15.30 h, à l’Espace Bernard Mantienne de Verrières le Buisson. 

Le scénario
La vie en entreprise aux quatre coins du monde – Shanghai, Dakar, Lyon, Bucarest – vue par le prisme de 4 destins tour à tour rugueux, tranchant, parfois cruel ou même honteux. En douceur, la trame narrative de cet « ordinaire » oscille entre monologues et dialogues,individualité et voix plurielles. Un spectacle immersif qui nous amène au plus près de ces personnages attachants pulvérisés par l’entreprise. 

Un spectacle à ne pas manquer et qui ne laissera certainement pas indifférent ! 

Ce texte choc récompensé par le Grand Prix de Littérature Dramatique du Centre National du Théâtre en 2013, alterne humour et gravité, écriture du réel et poésie.
Alexandra Badea est metteur en scène, scénographe et auteur roumain. Née en Roumanie en 1980, elle suit une formation de metteur en scène à l’Ecole Nationale Supérieure d’art Dramatique et Cinématographique I. L Caragiale à Bucarest. Depuis 2003, elle vit à Paris. Très vite, elle développe une écriture scénique aiguë non ordonnée qui accueille la pluralité des sens et initie le risque.

La participation au spectacle du SAMEDI 1er JUIN A 21 H EST LIBRE – à l’appréciation des spectateurs – au profit d’Amnesty International Haut de Bièvres.

Formation in situ

Avec l’appui d’Amnesty France, le groupe Amnesty des Hauts de Bièvre a organisé à Verrières-le-Buisson, ce samedi 6 avril, une formation « décentralisée » autour des structures et de l’organisation de l’association aux plans international et national et de leurs évolutions récentes ou en projet.
Nous étions 11 membres de la région IDF Sud (dont une jeune-fille de l’antenne jeunes des Ulis) autour de la formatrice bénévole régionale d’Amnesty Catherine Pinzuti, pour travailler autour de cette thématique.
Nous avons révisé nos classiques sur l’histoire d’Amnesty et ses valeurs et avons acquis les notions de base et les éléments de références pour nous approprier ses modalités d’organisation au niveau international et chez Amnesty France. 
Les discussions ont été animées et constructives autour des évolutions de l’organisation dans le temps, de la bonne compréhension des changements, et des arbitrages entre efficacité, adaptation aux sociétés et démocratie au sein de l’association.
Nous appréhendons mieux maintenant le rôle des différents acteurs de l’organisation à l’échelle nationale et internationale et comprenons mieux les imbrications des différentes actions. 
La formation a été l’occasion d’un vrai moment de convivialité et d’échanges entre nous, très agréables et enrichissants, sur un dossier qui, il faut bien le dire, est un peu aride.
Un grand merci à notre animatrice Catherine Pinzuti qui a su retenir toute notre attention et garder son calme lorsque les questions sont devenues plus pointues et directes.Et, mention spéciale à nos amis de Etampes et d’Orsay qui nous ont régalés de petits canapés très goûteux et de pâtisseries délicieuses

ACTION URGENTE – AZERBAÏDJAN – écrire avant le 15 mai

AZERBAÏDJAN

Image associée

UN MILITANT DE NOUVEAU ARRÊTÉ SUR LA BASE
D’ACCUSATIONS FORGÉES DE TOUTES PIÈCES

Le militant azerbaïdjanais Bayram Mammadov a été arrêté le 30 mars et condamné à 30 jours de détention administrative pour refus d’obtempérer aux ordres légitimes de la police. Amnesty International pense que ces accusations sont forgées de toutes pièces. Le 2 avril, pendant l’audience d’appel au cours de laquelle la décision a été confirmée, Bayram Mammadov a dit qu’il avait été soumis à des mauvais traitements lors de son arrestation. Sa famille et ses amis ont constaté qu’il avait des ecchymoses sur le visage. Bayram Mammadov risque de subir des actes de torture et d’autres mauvais traitements, et doit être libéré immédiatement et sans condition. Il avait été remis en liberté à la faveur d’une amnistie présidentielle décrétée le 16 mars 2019, après avoir passé plus de trois ans en prison sur la base de fausses accusations.

PASSEZ À L’ACTION (lettre international / email / fax) :

ENVOYEZ UN APPEL EN UTILISANT VOS PROPRES MOTS OU EN VOUS INSPIRANT DU MODÈLE DE LETTRE CI-DESSOUS

Office of the President of Azerbaijan

Ilham Aliyev

Président de l’Azerbaïdjan

19 Istiqlaliyyat Street

Baku AZ1066, Azerbaïdjan

Courriel : office@pa.gov.az

Formule : Monsieur le Président de la République,

Copie :

  Ambassade d’Azerbaïdjan 78 avenue d’Iéna  –  75116 Paris Tél : 01 44 18 60 20 – Fax : 01 44 18 60 25 Courriel : paris@mission.mfa.gov.az secretariat@azambassade.fr     Tarifs postaux pour l’Azerbaïdjan :   Lettre internationale (20 g) : 1,30 €

Le 30 mars, la police a arrêté Bayram Mammadov, un militant azerbaïdjanais. Le jour même, le tribunal de district de Sabunchu l’a condamné à 30 jours de détention administrative pour refus d’obtempérer aux ordres légitimes de la police. Amnesty International pense que ces accusations sont forgées de toutes pièces. Bayram Mammadov avait été libéré à la suite de l’amnistie présidentielle décrétée le 16 mars 2019 à l’occasion de la fête de Norouz (Nouvel An), après avoir passé plus de trois ans en prison sur la base d’accusations forgées de toutes pièces.

Bayram Mammadov a signalé, lors de l’audience devant la cour d’appel, qu’il avait été soumis à des mauvais traitements lors de sa dernière arrestation, le 30 mars. Ses proches et ses amis présents à l’audience ont dit à Amnesty International qu’il avait des ecchymoses sur le visage. L’avocat de Bayram Mammadov n’a pas été autorisé à lui rendre visite.

La famille et les amis de Bayram Mammadov pensent qu’il a été pris pour cible en raison d’une interview qu’il a accordée à un média local (l’Agence de presse Turan), qui a été enregistrée quelques jours après sa libération. Au cours de cette interview, Bayram Mammadov a dit qu’il ne regrettait pas d’avoir peint un graffiti critique sur la statue de l’ancien président azerbaïdjanais – réel motif de son arrestation initiale, sur la base de fausses accusations, en 2016.

Je vous prie instamment de veiller à ce que Bayram Mammadov soit libéré immédiatement et sans condition, car il est détenu uniquement pour avoir exercé de manière pacifique son droit à la liberté d’expression. Je vous engage également à veiller à ce qu’il soit protégé contre la torture et les autres mauvais traitements, et à ce que ses allégations de mauvais traitements en détention donnent lieu à une enquête en bonne et due forme. Il doit être autorisé immédiatement à consulter son avocat.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma haute considération,

COMPLEMENT D’INFORMATION

Bayram Mammadov a été convoqué au poste de police local le 30 mars pour des formalités d’enregistrement à accomplir après une libération. Au poste, il a été séparé de son père, qui l’accompagnait, et emmené dans un lieu inconnu. Par la suite, on a appris qu’il avait été déféré au tribunal de district de Sabunchu, où il avait été condamné à 30 jours de détention administrative au titre de l’article 535.1 du Code des infractions administratives, qui sanctionne le refus d’obtempérer aux ordres légitimes de la police. La décision de la cour était fondée sur des témoignages de police et sur des allégations selon lesquelles Bayram Mammadov avait tenu des propos inappropriés sur des policiers, fait beaucoup de bruit au poste de police et désobéi aux instructions de la police.

L’avocat de Bayram Mammadov n’a pas été autorisé à lui rendre visite. Dans un premier temps, les autorités ont affirmé que « l’établissement était en cours de nettoyage ».

La Cour d’appel a confirmé la décision le 2 avril.

Bayram Mammadov et Giyas Ibrahimov, deux jeunes militants prodémocratie, ont été emprisonnés en 2016 parce qu’ils avaient peint un graffiti critique sur la statue de Heydar Aliyev, ancien président de l’Azerbaïdjan. Ils ont tous deux passé plus de trois ans de prison et ont été libérés en mars 2019 à la faveur d’une amnistie présidentielle. Amnesty International les avait adoptés en tant que prisonniers d’opinion.

Depuis de nombreuses années, Amnesty International recueille des informations faisant état de violations des droits humains en Azerbaïdjan. Les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique sont fortement restreints, et un grand nombre de journalistes, de défenseurs des droits humains et d’autres militants sont en butte à des manœuvres de harcèlement, à des poursuites iniques reposant sur de fausses accusations et à des détentions arbitraires à l’issue de procès inéquitables. Selon des défenseurs des droits humains azerbaïdjanais, en 2018, une centaine de personnes étaient maintenues en prison sur la base d’accusations motivées par des considérations politiques.

Le 16 mars 2019, à l’occasion de la fête de Norouz (Nouvel An), le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a signé un décret amnestiant plus de 400 personnes, dont des jeunes militants et des responsables politiques de l’opposition injustement emprisonnés sur la base de fausses accusations. Cependant, selon des groupes locaux de défense des droits humains, au moins 74 autres militants, journalistes et responsables politiques de l’opposition injustement emprisonnés sont toujours derrière les barreaux. L’Azerbaïdjan conserve une législation répressive qui rend presque impossible le fonctionnement des groupes de la société civile, notamment en raison de lourdes exigences d’enregistrement et de financement des ONG.

Alors que les poursuites et les arrestations à caractère politique visant des personnes critiques à l’égard des autorités se poursuivent, l’Azerbaïdjan reste fermé à toute surveillance de la situation des droits humains. Les observateurs internationaux de cette situation, dont Amnesty International, ne sont toujours pas autorisés à se rendre dans le pays.