Formation autour du droit d’asile

 

S’approprier et faire vivre la campagne mondiale pour les réfugiés :I Welcome” , tel était le thème d’une formation “décentralisée” autour du Droit d’Asile, organisé par le groupe Amnesty des Hauts de Bièvre à Verrières-le-Buisson, ce samedi 19 mai, avec l’appui d’Amnesty France,

Nous étions 12 membres de la région IDF Sud dont 2 jeunes filles du lycée Lakanal de Sceaux autour de la formatrice bénévole régionale d’Amnesty Caherine Pinzuti et de Jean-Claude Samouiller, responsable de la commission Personnes Déracinées au sein d’Amnesty-France, afin d’échanger sur ce sujet d’actualité sur lequel nous sommes très souvent interpellés et trop souvent démunis.

La formation articulée autour de l’appropriation et la diffusion de la campagne mondiale d’Amnesty « I Welcome » nous a permis d’affiner nos connaissances juridiques sur les droits fondamentaux et sur la réglementation française. Terminologies, définitions des statuts et rappel des droits internationaux ont apporté des éclaircissements et levé des ambiguités sur ce thème au cœur de l’actualité avec l’adoption de la loi Asile. Nous avons pu actualiser les chiffres et les notions de base en termes de réfugiés dans le monde, en Europe et en France, et acquérir une meilleure culture et compréhension de la politique et des actions menées par Amnesty.

Nous sommes désormais mieux armés quant aux réponses à apporter au public, aux responsables locaux et aux réfugiés eux-mêmes. Et, nous saurons aussi à qui nous adresser au sein Amnesty France ou bien auprès des autres associations engagées dans ce domaine pour obtenir des réponses sur divers sujets.

La formation a été l’occasion d’un vrai moment de convivialité et d’échanges entre nous, très agréable et enrichissant, sur un dossier qui nous tient particulièrement à cœur.

Sur ce thème nous avons sélectionné cet article du Cahier du Monde daté du 20/21/22 mai rubrique The news arrivals (les nouveaux arrivants). Une histoire enthousiasmante, loin des polémiques, comme on voudrait en voir beaucoup.

http://www.lemonde.fr/les-nouveaux-arrivants/article/2018/05/20/du-soudan-a-vichy-la-quete-d-integration-semee-d-embuches-d-ahmed-hassan-ali-anwar-et-alsadig_5301898_5084811.html

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Un très chaleureux anniversaire

C’était le jeudi 3 mai, et beaucoup plus qu’un Centre d’Hébergement d’Urgence…

Il y avait beaucoup de soleil au CHUM pour ce premier anniversaire, que cela soit dehors ou dans les yeux ! Beaucoup de monde aussi, des bénévoles, des migrants, des migrants bientôt bénévoles: « Ça me donne envie de faire de même« , nous dit Mamadou de Guinée.

Que ce soit le sous-préfet de l’arrondissement d’Antony, Monsieur Philippe Maffre, le maire d’Antony, Monsieur Jean-Yves Senant, ou le directeur général d’Aurore, Monsieur Eric Pliez et bien sûr les migrants, tous ont salué la travail des bénévoles, la qualité des échanges. Le CHUM est devenu un lieu où l’on apprend, s’épanouit, où l’on préparer son avenir. Ces jeunes migrants en sont de plus en plus conscients et de plus en plus prêt aussi, à participer à la vie de leur centre. Sait-on par exemple que le nombre de gardiens a pu être considérablement diminué, parce que les tensions du début se sont apaisées, que les nouveaux arrivants s’intègrent plus vite?

En substance, le sous-préfet l’a synthétisé, en prenant le CHUM d’Antony pour un modèle de ce type de structure: « Grâce au travail quotidien réalisé à la fois par l’équipe d’encadrement d’Aurore et par l’ensemble des bénévoles, grâce à votre implication, vous apprenez ici à vivre ensemble, vous apprenez aussi les valeurs fondamentales de notre République. Quel que soit le lieu où vous ferez votre avenir, ce sera un précieux bagage que vous réutiliserez. »

Merci et continuons ensemble.

Et bien sûr, remerciement spécial à Mahmoud et à Hafida organisateurs du tournois de foot, l’expo de dessins, de sculptures, du street art, etc.

COMMUNIQUE GREVE DE LA FAIM AU CRA DE PALAISEAU

 
Le jeudi 6 avril, 9 personnes retenues dans le Centre de rétention administrative de Palaiseau ont décidé d’entamer une grève de la faim pour dénoncer les conditions de leur rétention et leur placement en rétention.
Cela fait plus de 25 jours qu’ils sont enfermés, dans l’attente d’un vol pour un autre pays européen ou parfois en direction du pays d’origine.
Ils sont tchadiens, camerounais, géorgiens, ivoiriens, afghans, gabonais, algériens. L’un d’eux travaille en France depuis plus de 6 ans, a des enfants, un logement et n’a pourtant pas réussi à faire renouveler son titre de séjour alors que celui-ci était constamment renouvelé depuis 6 ans.
Certains ont des titres de séjour en règle (l’un d’eux affirme avoir un titre de séjour italien). D’autres relèvent de la procédure européenne « Dublin » (un étudiant de l’université Paris 3 notamment), et souhaitaient déposer une demande d’asile auprès de la préfecture de l’Essonne.
Pour eux, c’est cette dernière qui est responsable de la situation. L’incompréhension et le sentiment d’injustice s’est transformé en colère.
Ces hommes de tous les âges sont épuisés physiquement et moralement, la privation de liberté s’éternise, ils n’ont aucune information sur leur sort et l’attente d’une quelconque issue devient insupportable.
Ce geste fort, cette grève de la faim, est le seul moyen possible pour faire entendre leur volonté d’être remis en liberté, et d’avoir enfin une situation régulière. Ils veulent témoigner de leur situation, de leur détresse et de l’injustice dont ils sont victimes. Pour l’instant l’administration du Centre de rétention n’a pas réagi à leur protestation.
Rendons leur visite au 13 Rue Emile Zola, 91120 Palaiseau.
Horaires de visite : de 9heures à 11h et de 15 heures à 17 heures SOUTENONS LES !
 
 CRA
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« La nuit tombe sur l’Europe » Exposition Paris – Du 15 avril au 11 mai

Du 15 avril au 11 mai, à voir sous la Canopée des Halles l’exposition du travail du photographe Samuel Bollendorff ainsi qu’un film produit par les films du Bilboquet, projet réalisé en collaboration avec Amnesty International et soutenu par le fonds de dotation Agnès B.

La nuit tombe sur l’Europe expose les parcours d’exil et atteste des violences que les réfugiés subissent tout au long de leur parcours d’exil.

La nuit tombe sur l’Europe propose un regard différent sur celles et ceux qui sont contraints de fuir les violences des conflits ou les persécutions.

Ce projet est une enquête minutieuse que Samuel Bollendorff a pu conduire en se fondant sur nos rapports et nos sources et en se rendant sur ces étapes que les réfugiés doivent franchir pour tenter de trouver un refuge en Europe.

Un parcours à l’envers que seul le temps long du reportage autorise. Samuel Bollendorff a ainsi pu étaler ce travail d’enquête sur six mois, au printemps et à l’été 2016.

Son travail exposé fait dialoguer images et textes. Il restaure la parole des réfugiés pour témoigner des violences qu’ils subissent sur les routes de l’exil. De la violence des passeurs à celle des forces de l’ordre, des coups aux viols de la prostitution forcée à la détention. La violence décide souvent de leur départ et accompagne trop souvent leur fuite.

Les mots de ces hommes, de ces femmes et de leurs enfants sont livrés en regard des lieux qu’ils ont traversés pour tenter de trouver refuge dans une Europe qui s’érige en forteresse. Des lieux de passages photographiés vides pour souligner la déshumanisation. L’exposition se prolonge par un film, plan séquence de la nuit qui tombe sur une plage de mer Egée. Un symbole fort de cette Europe qui se ferme à celles et ceux qui sont uniquement en quête de protection. Une besoin humain, tout simplement.

Le texte de ce film est lu par Catherine Deneuve, figure citoyenne, qui rend hommage à ces destins malmenés sur la route de l’exil.

 

STOP AU MASSACRE A ALEP

Campagne de mobilisation : soutenez les médecins et hôpitaux à Alep

Raphaël Pitti est médecin, anesthésiste réanimateur, ancien médecin militaire, spécialiste en médecine de guerre, catholique ; il est actuellement chef du service de réanimation de la Polyclinique de Gentilly à Nancy.

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Il s’est rendu en Syrie une dizaine de fois depuis 2012, pour enseigner la médecine de guerre et construire des structures médicales, en lien avec l’organisation UOSSM que nous avons soutenu à plusieurs reprises et pour laquelle notre groupe a organisé des collectes de fond au travers d’évènements culturels.

Il achevait il y a une quinzaine de jours un séjour au Kurdistan syrien et souligne l’urgente nécessité de fournir à la population et au personnel médical un appui tout autant psychiatrique que matériel.

Aujourd’hui, Raphaël Pitti est de retour de Syrie et nous raconte…
… que le dernier hôpital a été détruit après plus d’une heure de bombardements : « Tous les hôpitaux ont été détruits avec une volonté systématique et quand ils ne l’étaient pas complètement la première fois, ils revenaient une deuxième puis une troisième fois pour les détruire », dénonce le médecin.

Il raconte une scène glaçante où des sages-femmes ont sorti des bébés des couveuses parce qu’il n’était plus possible de les réchauffer : « Elles s’enlaçaient les unes contre les autres en train de pleurer parce que ces enfants étaient bien sûr condamnés à mort ».

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Selon Raphaël Pitti, 250.000 civils sont encore pris au piège à Alep. Une situation qu’il dépeint comme « la plus grande catastrophe humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale ».
Il se dit « Attéré par la lâcheté des pays occidentaux… DAECH c’est 10.000 types… « 

Face à cette situation, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a demandé mardi 29 novembre que le Conseil de sécurité de l’ONU se réunisse « immédiatement » afin « d’examiner la situation de cette ville martyre et les moyens d’apporter secours à sa population ».

Mais quel est le pouvoir du Conseil de sécurité quand cinq de ses membres ont un doit de véto ?