Le cas de Tran Huynh Duy Thuc : activiste qui suscite l’inspiration au Vietnam, neuf ans après son arrestation.

Tran Huynh Duy Thuc, ingénieur, entrepreneur sur Internet et blogueur a été condamné à 16 ans d’emprisonnement en janvier 2010.

Ce jour, 24 mai 2018, marque les neuf ans de son arrestation. Après avoir créé une compagnie fournisseur d’accès Internet qui a eu du succès, Thuc a fondé le groupe de recherche Chan pour étudier l’économie, la politique et la société du Vietnam et d’autres pays. Il a écrit un blog sur les problèmes sociaux, politiques et économiques du Vietnam sous le nom de plume de Tran Dong Chan. Le 24 mai 2009, il est arrêté sous le coup de l’Article 79 du code sur la criminalité de 1999 pour subversion. Le 20 janvier 2010, il est condamné à 16 ans de prison et 5 ans de liberté surveillée.

Durant les 9 ans qui ont suivi son arrestation, il a subi un traitement très dur en prison et peut-être même de la torture ; il a fait une grève de la faim pour protester contre son traitement. Il a également souvent été visé parce qu’il défendait les droits d’autres prisonniers. En mai 2016, il est transféré dans une prison encore plus éloignée de sa famille afin de le punir d’avoir donné des idées aux autres prisonniers pour revendiquer leurs droits.

Thuc est marié et père de deux enfants. Sa famille est très active pour obtenir sa libération. Son père a participé à une série de petits entretiens pour le Projet 88 durant l’été 2013. Ils ont également créé un site web sur son cas. La famille de Thuc maintient son innocence depuis son arrestation, procès et sa condamnation.

Au moment de sa condamnation, Thuc était l’un des rares prisonniers politiques à avoir eu une longue peine de prison. Huit ans plus tard, toutefois, Thuc n’est plus seul. Il est maintenant l’un des 13 prisonniers politiques à purger une peine de plus de 15 ans pour activisme pacifique au Vietnam et l’un des 54 purgeant une peine de plus de 10 ans.

Au cours de ces 9 ans depuis son arrestation, la répression des activistes au Vietnam a énormément augmenté. En 2017, 43 activistes ont été arrêtés au Vietnam contre 15 en 2016 et 8 en 2015. En 2018, seulement 4 activistes ont été arrêtés jusqu’à présent mais 27 autres ont été condamnés à un total de 194,5 années de prison.

Le Vietnam se voit infligé constamment de très faibles notes dans les rapports internationaux sur les droits humains et la liberté de la presse mais il continue à harceler et arrêter des citoyens luttant pour les droits à la terre, au travail, à l’environnement ou aux droits politiques et ce, à un rythme alarmant.

Ce texte a été publié sur THE 88 PROJECT par Kayleedolen
(traduction par AI gr 111)

http://the88project.org/2018/05/23/the-case-of-tran-huynh-duy-thuc-inspiring-activism-in-vietnam-nine-years-after-his-arrest/

 

 

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Viet Nam : des nouvelles de Thuc

Ces quelques nouvelles reçues par le blog « The 88 Project » qui donne régulièrement des nouvelles de prisonniers d’opinion au Viet Nam

Tran Huynh Duy Thuc is a successful entrepreneur and economist, the founder of one of the first Vietnamese companies to reach the global market. He was arrested in May 2009 for writing a blog to advocate for economic and political changes and for his association with the unsanctioned Democratic Party of Vietnam. He was sentenced to 16 years of imprisonment in January 2010 – a particularly high sentence at the time, only because he challenged the legitimacy of the judges who tried his own case (how can the judges who are members of a political party be impartial in deciding the cases of alledged members of an opposition party?). It has been almost nine years since Thuc’s arrest, yet his spirit remains as strong as ever. He must have sent hundreds of letters home to his family and friends, which are full of insights on current domestic and international affairs and philosophical matters, as well as poems and songs he composed. There should be a bilingual collection of selections of Thuc’s creations and writings in prison. That is such a daunting task, so I would like to appeal to Diacritics’ readership of bilingual authors, translators and editors to lend a hand in this effort.

COMMUNIQUE GREVE DE LA FAIM AU CRA DE PALAISEAU

 
Le jeudi 6 avril, 9 personnes retenues dans le Centre de rétention administrative de Palaiseau ont décidé d’entamer une grève de la faim pour dénoncer les conditions de leur rétention et leur placement en rétention.
Cela fait plus de 25 jours qu’ils sont enfermés, dans l’attente d’un vol pour un autre pays européen ou parfois en direction du pays d’origine.
Ils sont tchadiens, camerounais, géorgiens, ivoiriens, afghans, gabonais, algériens. L’un d’eux travaille en France depuis plus de 6 ans, a des enfants, un logement et n’a pourtant pas réussi à faire renouveler son titre de séjour alors que celui-ci était constamment renouvelé depuis 6 ans.
Certains ont des titres de séjour en règle (l’un d’eux affirme avoir un titre de séjour italien). D’autres relèvent de la procédure européenne « Dublin » (un étudiant de l’université Paris 3 notamment), et souhaitaient déposer une demande d’asile auprès de la préfecture de l’Essonne.
Pour eux, c’est cette dernière qui est responsable de la situation. L’incompréhension et le sentiment d’injustice s’est transformé en colère.
Ces hommes de tous les âges sont épuisés physiquement et moralement, la privation de liberté s’éternise, ils n’ont aucune information sur leur sort et l’attente d’une quelconque issue devient insupportable.
Ce geste fort, cette grève de la faim, est le seul moyen possible pour faire entendre leur volonté d’être remis en liberté, et d’avoir enfin une situation régulière. Ils veulent témoigner de leur situation, de leur détresse et de l’injustice dont ils sont victimes. Pour l’instant l’administration du Centre de rétention n’a pas réagi à leur protestation.
Rendons leur visite au 13 Rue Emile Zola, 91120 Palaiseau.
Horaires de visite : de 9heures à 11h et de 15 heures à 17 heures SOUTENONS LES !
 
 CRA
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« La nuit tombe sur l’Europe » Exposition Paris – Du 15 avril au 11 mai

Du 15 avril au 11 mai, à voir sous la Canopée des Halles l’exposition du travail du photographe Samuel Bollendorff ainsi qu’un film produit par les films du Bilboquet, projet réalisé en collaboration avec Amnesty International et soutenu par le fonds de dotation Agnès B.

La nuit tombe sur l’Europe expose les parcours d’exil et atteste des violences que les réfugiés subissent tout au long de leur parcours d’exil.

La nuit tombe sur l’Europe propose un regard différent sur celles et ceux qui sont contraints de fuir les violences des conflits ou les persécutions.

Ce projet est une enquête minutieuse que Samuel Bollendorff a pu conduire en se fondant sur nos rapports et nos sources et en se rendant sur ces étapes que les réfugiés doivent franchir pour tenter de trouver un refuge en Europe.

Un parcours à l’envers que seul le temps long du reportage autorise. Samuel Bollendorff a ainsi pu étaler ce travail d’enquête sur six mois, au printemps et à l’été 2016.

Son travail exposé fait dialoguer images et textes. Il restaure la parole des réfugiés pour témoigner des violences qu’ils subissent sur les routes de l’exil. De la violence des passeurs à celle des forces de l’ordre, des coups aux viols de la prostitution forcée à la détention. La violence décide souvent de leur départ et accompagne trop souvent leur fuite.

Les mots de ces hommes, de ces femmes et de leurs enfants sont livrés en regard des lieux qu’ils ont traversés pour tenter de trouver refuge dans une Europe qui s’érige en forteresse. Des lieux de passages photographiés vides pour souligner la déshumanisation. L’exposition se prolonge par un film, plan séquence de la nuit qui tombe sur une plage de mer Egée. Un symbole fort de cette Europe qui se ferme à celles et ceux qui sont uniquement en quête de protection. Une besoin humain, tout simplement.

Le texte de ce film est lu par Catherine Deneuve, figure citoyenne, qui rend hommage à ces destins malmenés sur la route de l’exil.

 

Clandestins, d’autres vies que les vôtres – France 2 – Infrarouge – 23H

Un documentaire inédit …

Ils n’ont pas fui les bombes, mais la misère.

On les appelle clandestins. Ils travaillent, mais sans papiers.

Combien sont-ils ? 400, 500 000, peut-être, dans une France de 66 millions d’habitants. À peine 1 % de la population, mais qui cristallise beaucoup de peurs et de rejets. Au pays, ils ont laissé une épouse, un fils, une mère. Ils leur ont promis une vie meilleure.

Aujourd’hui, ils rasent les murs. Ils sont ceux que les autorités veulent expulser en priorité. Alors, ils acceptent les boulots ingrats, les horaires décalés, les salaires amputés. Cinq d’entre eux ont accepté de témoigner et de raconter leur quotidien, à visage découver.

clandestins-tv

Sidy, le Sénégalais, est manoeuvre dans le bâtiment. Emma, la Chinoise, est manucure. Rahman, le Bengladais, livre des sushis. Fanny, l’Ivoirienne, garde des enfants. Enfin Armando l’Albanais, est menuisier.

Souvent ils gagnent moins que le Smic. Souvent, ils paient des impôts.

Fuyant la misère de leur pays, ils vivent en France depuis cinq, dix ou douze ans, clandestinement, puisque l’Etat, qui ne leur a pas accordé de papiers, les voue à l’expulsion. Malgré les risques, ils prennent la parole pour raconter leur quotidien et tenter d’effacer certains préjugés qui leur sont attachés.

Vous ne pouvez pas le voir ce soir ? Pensez au replay…

 

L’ Ecole Centrale accueille des demandeurs d’asile

Depuis le 4 novembre 2016, l’Ecole Centrale de Paris, à Châtenay-Malabry accueille une trentaine de familles soit 75 personnes, évacuées du campement du quartier Stalingrad.

Soudanais, Érythréens, Somaliens ou Éthiopiens, ces hommes ont fui leur pays et demandent l’asile en France.

Ils font partie des 500 « campeurs » de Stalingrad orientés vers les sites d’hébergement ouverts par Aurore, à Issy-les-Moulineaux (92), Maurepas (78) et Châtenay-Malabry.

Il s’agit avant tout d’une opération de mise à l’abri de ces personnes, le temps qu’elles soient réorientées vers des CAO (centre d’accueil et d’orientation), structures d’hébergement adaptées aux besoins des demandeurs d’asile.

A cette heure, certains ont déjà rejoint des CAO, d’autres sont arrivés.

« Au départ, il était convenu que les 99 migrants évacués soient hébergés pour 15 jours dans le gymnase du campus. Mais nous avons finalement été autorisés à investir 3 des 4 derniers étages d’un bâtiment résidentiel. Devant être détruit dans un an, il n’est plus que très partiellement occupé », explique Elisa Terry, qui encadre ce dispositif d’Aurore. Un bâtiment déjà meublé et pourvu de chambres spacieuses, que les nouveaux arrivants ont pu investir par groupes de trois. « La direction de l’école nous a également permis d’ouvrir l’accès du restaurant universitaire aux personnes hébergées, avec le financement d’Aurore », poursuit la chef de service. Des conditions d’accueil optimales qui vont permettre à ces personnes, éprouvées par l’exil et la rue, de pouvoir procéder à leurs démarches de demandes d’asile dans un cadre de vie digne et reposant.

Reste que des besoins sont encore à pouvoir, notamment pour :

  • animer des cours d’initiation langue Française
  • animer des ateliers de jeux d’enfants : Animation ou accompagnement enfants/Familles. Appel aux bénévoles pouvant prendre en charge des temps d’animation pour les enfants et/ou accompagner ces derniers avec leur famille à l’extérieur. Tous les jouets notamment pour l’extérieur sont bienvenus !
  • faire des dons de tickets RER pour Paris A/R
  • accompagner des hébergés : Les personnes ont régulièrement des rendez-vous administratifs ou médicaux sur Paris ou banlieue qui nécessitent parfois un accompagnement.

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L’association Aurore est chargée du « toît et du couvert ». Aurore, association reconnue d’utilité publique depuis 1875 travaille en partenariat avec l’Etat, les collectivités locales, les régions, les départements et les communes.

En savoir plus sur l’association AURORE http://aurore.asso.fr/


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