Paravana

Avec le concours du cinéma Le Sélect d’Antony, nous vous proposons une séance spéciale le mardi 3 juillet à 19 h : Parvana, une enfance en Afghanistan. 

Un film d’animation pour adultes et enfants à partir de 13 ans, soutenu par AI. Nous l’avons présenté sur notre blog le 28 avril.

Le film ne sera pas suivi d’un débat mais une « table Amnesty » sera présente autour  pour échanger à l’issu de la projection.

Bon film !

 

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« Parvana, une enfance en Afghanistan »

Ce long métrage d’animation réalisé par Nora Twomey est produit par le studio irlandais Cartoon Salon.

Sorti en Irlande et au Canada en 2017, il va être diffusé en France ce printemps.

Il est adapté du livre de Deborah Ellis (Poche Jeunesse) qui raconte le parcours d’une très jeune fille en Afghanistan dans le contexte difficile du début des années 2000, sous l’emprise des Talibans.

La critique vante ses qualités graphiques et poétiques et son aspect pédagogique sur la condition des femmes en Afghanistan et l’importance de l’éducation.

Copyright Le Pacte

À l’ouest du Jourdain

35 ans après «Field Diary» en 1982, Amos Gitai retourne en Cisjordanie en 2017.
Son nouveau documentaire, A l’Ouest du Jourdain, présenté à la Quinzaine des réalisateurs, salue ceux que Gitai appelle « les héritiers de Rabin » : les individus, civils mais aussi militaires, personnalités ou anonymes qui, en Israël, n’ont pas renoncé à la réconciliation avec les Palestiniens, alors même que la politique d’extrême droite du gouvernement Netanyahou ne cesse de la rendre chaque jour de plus en plus illusoire.
D’après Samuel Douhaire, Telerama 21/05/17.

Soirée(s)-débat(s) au cinéma le Select

Pour la troisième fois depuis le début d’année, notre groupe a organisé avec la participation active du Select, cinéma d’art et essai d’Antony, une soirée-débat autour d’un film soutenu par Amnesty. Après celle de Le Havre (d’Aki Kaurismäki) en janvier et celle d’Un jour ça ira (d’Edouard et Stan Zambeaux) en février, le 6 mars, la projection en avant-première de L’ordre des chosesa été suivie d’un débat en présence du réalisateur Andrea Segre et du coscénariste Marco Pettenello.

L’ordre des choses, film italien présenté à la Mostra de Venise en 2017, aborde le sujet de la responsabilité des européens – à travers le regard d’un haut commissaire italien – sur la situation dramatique vécue par les migrants retenus en Libye. Il s’agit à la fois d’un descriptif objectif du chaos libyen sur la “gestion” des migrants et leurs conditions de vie insupportables et d’une interrogation sur la responsabilité individuelle du fonctionnaire européen.

Toujours à l’affiche et soutenu par AI, Un Jour ça ira, programmé le 20 février a été suivi d’un débat avec les deux réalisateurs français Edouard Zambeaux et Stan Zambeaux. Ils ont réalisé ce documentaire au centre d’hébergement d’urgence l’Archipel à Paris qui accueille des adolescents et enfants avec leurs familles. À travers le portrait très poétique et poignant – sans pathos – de deux jeunes à la personnalité particulièrement attachante, c’est un état des lieux des préoccupations et des difficultés que rencontrent des populations sans domicile soutenues par des associations qui les suivent au quotidien. En se mettant en scène joyeusement, ces ados ballotés depuis leur naissance donnent une belle leçon de courage et de dignité.

Ces deux films sont toujours à l’affiche ; allez y sans tarder !

À suivre ces soirées-débats au Sélect que nous vous annonçons à l’avance. Accompagnées d’échanges enrichissants par un public intéressé et solidaire, elles ouvrent d’autres horizons.

« La nuit tombe sur l’Europe » Exposition Paris – Du 15 avril au 11 mai

Du 15 avril au 11 mai, à voir sous la Canopée des Halles l’exposition du travail du photographe Samuel Bollendorff ainsi qu’un film produit par les films du Bilboquet, projet réalisé en collaboration avec Amnesty International et soutenu par le fonds de dotation Agnès B.

La nuit tombe sur l’Europe expose les parcours d’exil et atteste des violences que les réfugiés subissent tout au long de leur parcours d’exil.

La nuit tombe sur l’Europe propose un regard différent sur celles et ceux qui sont contraints de fuir les violences des conflits ou les persécutions.

Ce projet est une enquête minutieuse que Samuel Bollendorff a pu conduire en se fondant sur nos rapports et nos sources et en se rendant sur ces étapes que les réfugiés doivent franchir pour tenter de trouver un refuge en Europe.

Un parcours à l’envers que seul le temps long du reportage autorise. Samuel Bollendorff a ainsi pu étaler ce travail d’enquête sur six mois, au printemps et à l’été 2016.

Son travail exposé fait dialoguer images et textes. Il restaure la parole des réfugiés pour témoigner des violences qu’ils subissent sur les routes de l’exil. De la violence des passeurs à celle des forces de l’ordre, des coups aux viols de la prostitution forcée à la détention. La violence décide souvent de leur départ et accompagne trop souvent leur fuite.

Les mots de ces hommes, de ces femmes et de leurs enfants sont livrés en regard des lieux qu’ils ont traversés pour tenter de trouver refuge dans une Europe qui s’érige en forteresse. Des lieux de passages photographiés vides pour souligner la déshumanisation. L’exposition se prolonge par un film, plan séquence de la nuit qui tombe sur une plage de mer Egée. Un symbole fort de cette Europe qui se ferme à celles et ceux qui sont uniquement en quête de protection. Une besoin humain, tout simplement.

Le texte de ce film est lu par Catherine Deneuve, figure citoyenne, qui rend hommage à ces destins malmenés sur la route de l’exil.

 

Festival Lumières – 6ème anniversaire de la révolution en Syrie – du 3 au 19 mars – Cartoucherie de Vincennes

Du 3 au 19 mars, le Festival Lumières marquera le 6ème anniversaire de la révolution en Syrie.

Entre projections, débats, conférence, dégustations, concert, goûter, exposition….  Tout un programme d’une grande densité dont vous trouverez le détail jour par jour sur le lien en bas de l’article…

Autour de la pièce de Corinne Jaber, actrice germano-syrienne qui jouera 16 fois son one-woman show « Oh mon doux pays », divers évènements sont programmés dans ce lieu mythique qu’est le Théâtre du Soleil à la Cartoucherie de Vincennes.

Sur ce lien, tout y compris un extrait filmé de la représentation et une interview de Corinne Jaber : http://www.theatre-du-soleil.fr/thsol/dans-nos-nefs/article/oh-mon-doux-pays

Crédit : Mario Del Curto Corinne Jaber, interprète de Oh mon doux pays.

Crédit : Mario Del Curto Corinne Jaber, interprète de Oh mon doux pays.

« L’idée de créer Oh mon doux pays est née de ma nécessité absolue d’imaginer une pièce de théâtre autour de ce qui se passe en Syrie. Au commencement, tout ce dont j’étais sûre, c’était que le spectacle dont j’avais envie devait parler d’une femme et de cuisine. Je me suis alors mise à la recherche d’un metteur en scène et d’un auteur. Le directeur du Young Vic Theatre, à Londres, qui a par la suite accueilli la production anglaise de la pièce, m’a permis de rencontrer Amir Nizar Zuabi. Oh mon doux pays, que nous avons en partie co-écrit, se nourrit de l’existence de tous les réfugiés que nous avons rencontrés, à Paris, puis ensuite au Liban et en Jordanie. C’est l’histoire d’une femme qui cuisine de façon obsessionnelle. Un peu comme si, de cette manière, elle pouvait garder un contact avec son amant syrien, et aussi combler son mal du pays. A travers ce spectacle, j’ai voulu, de façon assez humble, parler des gens. Des gens qui subissent les effets de la guerre, qui survivent comme ils peuvent, qui résistent, qui sont oubliés…

 La cuisine : un pas vers la vie

Amir et moi n’avons pas voulu établir un catalogue de toutes les horreurs que subissent les Syriens. Les médias s’en chargent déjà. La réalité, de toute façon, est au-delà de ce que nous pouvons imaginer. Nous nous sommes donc concentrés sur les petites choses de leur quotidien, les détails de leurs existences, de leurs espoirs et de leur amour pour la vie… Tout cela, je la raconte, sur scène, au sein d’une cuisine. Tout au long de la représentation, la femme que j’interprète prépare un plat très réputé de la gastronomie syrienne. Plus on est démuni, plus l’acte de cuisiner avec attention devient un acte de résistance. Le fait de faire à manger permet à mon personnage de raconter son histoire, ainsi que l’histoire de tous les gens qu’elle rencontre au cours de son voyage. Quant au public, ça lui permet d’entrer en contact avec la Syrie à travers les odeurs et les gestes d’une occupation qui représente, toujours, un pas vers la vie. »

Propos recueillis par Manuel Piolat Soleymat pour le journal La Terrasse

 

festival-lumieres_ohmondouxpays , tout le programme en pdf (à faire circuler…)