Lindy Lou Jurée n° 2

 

Sorti en France le 10 octobre 2018 le film de Florent Vassault Lindy Lou Jurée n°2 a été projeté au cinéma Les Cinoches de Ris-Orangis le mercredi 12 décembre. Il a été suivi d’un débat animé par Monique quillard et Yveline pouillot d’Amnesty International.

En 1994, dans l’État du Mississipi, Lindy Lou IsonHood, femme blanche, baptiste et croyante, est désignée pour être jurée au procès de Bobby Wilcher, auteur d’un double meurtre commis en 1982. Condamné par 2 fois à la peine de mort, B Wilcher est rejugé en 1994 pour vice de procédure. La défense se révélant lamentable, les jurés dont Lindy Lou, le condamnent unanimement à la peine de mort.

Après 24 ans passés au pénitencier de Parchman et n’ayant vu personne pendant 14 ans, il sera exécuté en octobre 2006. Si sa culpabilité ne faisait aucun doute, Lindy Lou rongée par le remord du verdict prend contact avec lui et noue une relation amicale la dernière année de la vie du prisonnier. Elle porte depuis un énorme sentiment de culpabilité que le film va contribuer à apiser.

Florent Vassault, réalisateur et monteur pour le cinéma co-réalise, avec le sociologue Arnaud Gaillard, Honk ! en 2011, une plongée dans l’Amérique de la peine de mort. S’interrogeant sur la peine de mort aux US, il rencontre Lindy Lou par l’avocat de Bobby Wilcher et lui propose de revenir sur cette « expérience » de jurée par le biais d’un film. Celle-ci, traumatisée et isolée dans son entourage accepte d’en parler publiquement et d’aller à la rencontre des autres jurés. Son amitié avec le réalisateur, alors que tout les oppose, et sa confiance en lui, va libérer sa parole et lui permettre de retrouver une sorte d’apaisement. Depuis sa « croyance biblique » en la peine de mort en 1994, Lindy Lou a avancé sur un chemin de réflexion qu’elle s’efforce de transmettre aux générations futures. Les croyants appellent cela de la rédemption, d’autres y verront plutôt une grâce profane porteuse d’espoir.

 

Publicités

Le procès contre Mandela et les autres

La section de la LDH Antony/Bourg-la-Reine/Sceaux co-organise avec le cinéma
Le Trianon de Sceaux le débat qui suivra la projection du film Le procès contre Mandela et les autres, le jeudi 8 novembre à 20 h 30.

Ce débat réunira les deux réalisateurs du film, Nicolas Champeaux et Gilles Porte ainsi que la présidente d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme, Françoise Dumont.

Le film : Retour sur l’histoire de l’Apartheid. En partageant les archives sonores du
procès de Rivonia qui s’est tenu en 1963 et 1964 et en interrogeant les témoins
de l’époque tant qu’il est encore temps, les réalisateurs ont fait oeuvre de mémoire et portent à notre connaissance les trajectoires des compagnons de route de Nelson Mandela, condamnés comme lui au bagne à perpétuité.
Le débat sera suivi d’un pot amical.

Rafiki ordre et contrordre

Intitulé « Sens interdits à Nairobi » (Le Monde daté du mercredi 26 septembre), l’article de Thomas Sotinel présente le film et rappelle l’interdiction qui en a été faite au Kénya par la commission de censure, par le biais d’un tarif insupportable imposé à la cinéaste Wanuti Kohiu. MAIS, surprise, la censure a été levée pendant une semaine du 23 au 30 septembre par la Haute Cour de Nairobi !!!!!
Las, ne nous réjouissons pas trop vite pas :  il ne s’agit nullement d’un revirement d’ordre moral ou d’une quelconque mansuétude sur ce sujet « tabou » de la part de l’État Kenyan, mais tout simplement de permettre au film… de concourir pour les Oscars.
A cette fin, le film – réservé aux adultes – est donc projeté dans un centre commercial proche de Nairobi pour une durée de 7 sept jours, comme le stipule le règlement qui lui permettra d’être présenté dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère.
Une fenêtre de tir bien étroite en son pays pour une belle histoire qui s’envole déjà au-delà de ses frontières vers une reconnaissance internationale.

Rafiki

Notre groupe local s’associe à l’équipe du Cinéma LE SELECT d’Antony, pour présenter : RAFIKI. Ce film, présenté à Cannes dans la catégorie Un certain regard, sur le thème  « des discriminations envers les homosexuels », au Kenya. La réalisatrice Wanuri Kahiu est kényane et le film est interdit dans son pays…

À cette occasion nous présenterons la position d’Amnesty sur ce sujet et ferons signer des pétitions pour des prisonniers d’opinion.

Nous serons heureux de vous y rencontrer.

N’hésitez pas à faire de la publicité pour ce beau film et cette séance spéciale.

Paravana

Avec le concours du cinéma Le Sélect d’Antony, nous vous proposons une séance spéciale le mardi 3 juillet à 19 h : Parvana, une enfance en Afghanistan. 

Un film d’animation pour adultes et enfants à partir de 13 ans, soutenu par AI. Nous l’avons présenté sur notre blog le 28 avril.

Le film ne sera pas suivi d’un débat mais une « table Amnesty » sera présente autour  pour échanger à l’issu de la projection.

Bon film !

 

« Parvana, une enfance en Afghanistan »

Ce long métrage d’animation réalisé par Nora Twomey est produit par le studio irlandais Cartoon Salon.

Sorti en Irlande et au Canada en 2017, il va être diffusé en France ce printemps.

Il est adapté du livre de Deborah Ellis (Poche Jeunesse) qui raconte le parcours d’une très jeune fille en Afghanistan dans le contexte difficile du début des années 2000, sous l’emprise des Talibans.

La critique vante ses qualités graphiques et poétiques et son aspect pédagogique sur la condition des femmes en Afghanistan et l’importance de l’éducation.

Copyright Le Pacte