Action Urgente – Bahreïn – Ecrire avant le 10 juillet 2015

Le 31 mars dernier nous vous invitions à écrire au profit de Hussain Jawad. Il a été libéré sous caution le 19 mai 2015.

Nous vous demandons cette fois d’appelez les autorités à abandonner toutes les charges pesant sur lui.

Merci d’avance !

Hussain Jawad Parweez in Bern, Switzerland in 2012. The picture was taken by his wife, Asma Darwish Ebohr.

Hussain Jawad Parweez in Bern, Switzerland in 2012. The picture was taken by his wife, Asma Darwish Ebohr.

BAHREÏN : UN MILITANT TORTURÉ LIBÉRÉ SOUS CAUTION

Un défenseur bahreïnite des droits humains a été libéré sous caution le 19 mai dernier. Il doit encore être jugé pour des charges forgées de toutes pièces et basées sur des témoignages de policiers et des « aveux » extorqués à l’intéressé sous la torture. Son procès est repoussé au 2 septembre prochain.

Hussain Jawad a été libéré sous caution le 19 mai 2015, lors d’une audience qui a duré deux minutes.

Les seuls éléments à charge présentés au cours de précédentes audiences par le ministère public sont des témoignages de policiers et les « aveux » de cet homme.

Après sa libération, le militant a raconté à Amnesty International les mauvais traitements qui lui avaient été infligés lors de son interrogatoire à la Direction des enquêtes criminelles (CID) : des agents lui ont bandé les yeux et attaché les mains dans le dos, ils l’ont frappé, notamment à l’arrière de la tête, aux hanches, dans le dos et aux jambes, et menacé de violences sexuelles, et ils l’ont empêché d’aller aux toilettes. Il a été questionné au sujet de ses activités et de ses liens avec
plusieurs organisations de défense de ces droits, comme Amnesty International, puis forcé à « avouer » qu’il avait « reçu de l’argent sur le territoire national et depuis l’étranger afin de financer des groupes d’opposition ».

Le 23 février dernier, cet homme a été interrogé à propos de ses allégations de torture par l’Unité d’enquête spéciale. Il a alors déclaré que des agents de la CID lui avaient infligé des actes de torture et l’avaient menacé de recommencer si jamais il revenait sur ses « aveux ». La même unité a également interrogé son épouse au même sujet le mois suivant. Jusqu’ici, la famille et l’avocat de Hussain Jawad ne disposent d’aucune information sur les résultats de l’enquête.

Le militant est actuellement jugé pour avoir « critiqué les institutions gouvernementales », « insulté le drapeau et le symbole du pays », « essayé de troubler l’ordre public » et participé à un « rassemblement illégal ». La dernière audience en date dans cette affaire a eu lieu le 19 mai et le procès a été ajourné au 4 novembre.

ACTION RECOMMANDEE : lettre international / email / fax / twitter :

– appelez les autorités à abandonner toutes les charges pesant sur Hussain Jawad car cet homme est uniquement pris pour cible en raison de son travail en faveur des droits humains ;

– engagez-les à ne pas utiliser devant un tribunal les « aveux » qui lui ont été extorqués sous la torture ;

– exhortez-les à rendre publiques les conclusions de l’enquête menée par l’Unité d’enquête spéciale et à traduire les responsables présumés en justice.

MERCI D’ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 10 JUILLET 2015 À :

Roi de Bahreïn
Shaikh Hamad bin ‘Issa Al Khalifa
Office of His Majesty the King
P.O. Box 555, Rifa’a Palace
al-Manama, Bahreïn

Fax : +973 1766 4587

Formule d’appel : Sire, (Votre Majesté, dans le corps du texte)

Ministre de l’Intérieur
Shaikh Rashid bin ‘Abdullah Al Khalifa
Minisry of Interior
P.O. Box 13, al-Manama, Bahreïn
Fax : +973 1723 2661

Courriel : info@interior.gov.uk

Formule d’appel : Monsieur le Ministre,

Copies à :
Ministre de la Justice et des Affaires islamiques
Shaikh Khalid bin Ali bin Abdullah Al Khalifa
Ministry of Justice and Islamic Affairs
P. O. Box 450, al-Manama, Bahreïn
Fax : +973 1753 1284

Courriel : via http://www.moj.gov.bh/en/default76a7.html?action=category&ID=159
Twitter : @Khaled_Bin_Ali

Ambassade du Bahreïn
3bis place des Etats-Unis – 75116 Paris
Tél : 01 47 23 48 68 – Fax : 01 47 20 55 75
Courriel : ambassade@ambahrein-france.com
paris.mission@mofa.gov.bh

COMPLÉMENT D’INFORMATION

Le 16 février 2015 vers 1 h 30, Hussain Jawad, président de l’Organisation européenne-bahreïnite pour les droits humains, a été arrêté par des agents de police cagoulés et en civil. Il a alors été conduit à la Direction des enquêtes criminelles, où il a subi des sévices et a été forcé d’« avouer » qu’il avait « lancé des cocktails Molotov » et participé à un « rassemblement illégal », sous peine d’être torturé à nouveau.

Le militant a ensuite été conduit au ministère public pour répondre des accusations portées contre lui.

Il a affirmé avoir été victime de torture et d’autres mauvais traitements aux mains d’agents de la CID, et nié les faits qui lui étaient reprochés. Le ministère public a ordonné sa remise en liberté mais au lieu de ça, cet homme a été ramené à la CID, où il semble avoir subi de nouveaux sévices.

Le 21 février, Hussain Jawad a été conduit une nouvelle fois devant le ministère public, qui l’a inculpé de « collecte d’argent en faveur de groupes terroristes », de « soutien et financement de groupes terroristes » et de « collecte d’argent sans autorisation » en vertu de l’article 14 de la Loi n° 21 relative à la collecte de fonds dans l’intérêt public. Cet homme a alors « avoué » avoir commis ces actes, puis il a été transféré vers l’hôpital du ministère de l’Intérieur à Al Qalaa, où un médecin l’a examiné. Il a ensuite été amené à la prison de Dry Dock, au nord-est de Manama, la capitale du pays.

Le militant a été de nouveau déféré au ministère public le 23 février, devant lequel il a indiqué avoir été torturé et nié toutes les charges retenues contre lui, en affirmant avoir été forcé à repasser aux « aveux ».

Dans sa réponse à une lettre d’Amnesty International, le médiateur du ministère de l’Intérieur a indiqué qu’un membre de son équipe avait questionné Hussain Jawad après avoir reçu une plainte déposée par l’épouse de cet homme, mais celui-ci a dit ne pas avoir été battu mais seulement menacé de sévices s’il ne coopérait pas. Le militant a expliqué à Amnesty International qu’il pensait que la personne qui lui avait rendu visite appartenait à la CID, et c’est pourquoi il avait eu peur de lui parler des actes de torture qu’il avait subis.

Le 17 mars 2015, cet homme est apparu en même temps que deux autres personnes devant le tribunal de première instance de Manama pour répondre des chefs d’accusation de « collecte et réception et d’argent sur le territoire national et depuis l’étranger en vue de financer des groupes d’opposition ». Il a expliqué au jugé avoir été obligé d’« avouer » ces charges et affirmé être pris pour cible en raison de son travail de défense droits humains.

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ACTION URGENTE AU BAHREIN Ecrire avant le 29 avril

BAHREÏN : UN MILITANT TORTURÉ POURSUIVI EN JUSTICE

Le défenseur bahreïnite des droits humains Hussain Jawad a comparu devant un tribunal le 17 mars dernier. Il est poursuivi sur la base des « aveux » qui lui ont été extorqués sous la torture après son arrestation. Son procès a été repoussé au 7 avril.

Le 17 mars 2015, le défenseur des droits humains Hussain Jawad est apparu, en même temps que deux autres personnes, devant le tribunal de première instance de Manama, la capitale du pays, pour avoir « recueilli et reçu de l’argent dans le pays et à l’étranger en vue de soutenir et financer des groupes d’opposition ». Le 12 mars, le ministère public a annoncé que cet homme et un autre prévenu avaient « avoué » avoir reçu de l’argent d’une troisième personne vivant à l’étranger et recueilli de l’argent à Bahreïn sans autorisation afin de soutenir les familles de prisonniers déclarés coupables de sabotage. Hussain Jawad a rejeté ces accusations et déclaré au juge qu’il avait été torturé lors de sa garde à vue à la Direction des enquêtes criminelles. Son procès a été ajourné au 7 avril.

frontlinedefenders.org

frontlinedefenders.org

Ce militant a déjà « avoué » plusieurs charges lorsqu’il est apparu pour la première fois devant le ministère public le 21 février dernier. Deux jours plus tard, il a affirmé avoir subi des actes de torture à la Direction des enquêtes criminelles visant à le faire passer aux aveux. Il a ensuite été interrogé par l’Unité spéciale d’enquête (SIU), organe mandaté pour enquêter sur des actes de torture et d’autres violences supposément commis par les forces de sécurité et pour traduire les responsables présumés en justice. Il a alors déclaré avoir été torturé et menacé d’autres sévices s’il revenait sur ses « aveux ». Nous ne disposons d’aucune information sur l’issue de l’enquête de la SIU sur ces allégations.

ACTION RECOMMANDEE : lettre international / email / fax/ twitter :

– appelez les autorités à relâcher Hussain Jawad immédiatement et sans condition s’il est pris pour cible en raison de son travail de défense des droits humains ;

– engagez-les à ne pas utiliser devant un tribunal les « aveux » qui lui ont été extorqués sous la torture ;

– exhortez-les à veiller à ce que cet homme ne soit pas victime de torture ou d’autres mauvais traitements, et à diligenter sans délai une enquête sur ces allégations de torture, à rendre les conclusions publiques et à traduire les responsables présumés en justice.

MERCI D’ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 29 AVRIL 2015 À :

Roi de Bahreïn
Shaikh Hamad bin ‘Issa Al Khalifa
Office of His Majesty the King
P.O. Box 555, Rifa’a Palace
al-Manama, Bahreïn
Fax : +973 1766 4587
Formule d’appel : Sire, (Votre Majesté, dans le corps du texte)

Ministre de l’Intérieur
Shaikh Rashid bin ‘Abdullah Al Khalifa
P.O. Box 13, al-Manama, Bahreïn
Fax : +973 1723 2661
Courriel : via le site http://www.interior.gov.bh/contact_en.aspx
Twitter : @moi_Bahrain
Formule d’appel : Monsieur le Ministre,

Copies à :

Ministre de la Justice et des Affaires islamiques
Shaikh Khalid bin Ali Al Khalifa
Ministry of Justice and Islamic Affairs
P. O. Box 450, al-Manama, Bahreïn
Fax : +973 1753 1284
Courriel : via le site http://www.moj.gov.bh/en/ Twitter : @Khaled_Bin_Ali

Ambassade du Bahreïn
3bis place des Etats-Unis – 75116 Paris
Tél : 01 47 23 48 68 – Fax : 01 47 20 55 75
Courriel : ambassade@ambahrein-france.com

Tarifs postaux pour le Bahreïn :
Lettre internationale (20 g) : 1,20 €

Ceci est la seconde mise à jour de l’AU 34/15.
Pour plus d’informations : https://www.amnesty.org/en/documents/MDE11/1066/2015/en/.

COMPLÉMENT D’INFORMATION

Hussain Jawad a été appréhendé le 16 février 2015 vers 1 h 30 par des policiers masqués et en civil qui ont fouillé son domicile avant de l’emmener à la Direction des enquêtes criminelles. Ils n’ont donné aucune explication, mais Amnesty International craint que cet événement soit lié au travail mené par cet homme en faveur des droits humains.

Environ 10 heures après son arrestation, Hussain Jawad a appelé sa femme et lui a dit qu’il allait bien. Elle lui a demandé si les policiers lui avaient fait du mal, ce à quoi il a répondu « oui », et la communication a été interrompue. Bon nombre des personnes conduites à la Direction des enquêtes criminelles depuis ces derniers mois affirment avoir subi des actes de torture ou d’autres mauvais traitements. L’avocat de Hussain Jawad a écrit au bureau du procureur, en demandant quand son client comparaîtrait pour être interrogé afin de pouvoir assister à l’audience. Amnesty International a elle aussi écrit au bureau du procureur en réclamant la raison de l’arrestation de Hussain Jawad et pour lui demander de veiller à ce que cet homme ne soit pas victime de torture ou d’autres mauvais traitements.
Dans sa réponse au courrier de l’organisation, le médiateur du ministère de l’Intérieur a indiqué que des membres de son équipe avaient questionné l’intéressé après avoir reçu une plainte déposée par l’épouse de cet homme, mais celui-ci leur a dit ne pas avoir été battu mais seulement menacé de sévices s’il ne coopérait pas. Hussain Jawad a déclaré à sa femme qu’il avait informé le bureau du médiateur qu’il avait été battu, sans donner tous les détails de peur d’être renvoyé à la Direction des enquêtes criminelles et d’y subir de nouveaux sévices.

Le 23 février, il a indiqué au ministère public qu’il avait été victime de torture, affirmant avoir reçu des coups et avoir été privé de sommeil, obligé de rester debout pendant une longue durée dans une pièce froide, insulté, humilié et menacé de viol et d’autres violences sexuelles.

Hussain Jawad, qui occupe la fonction de président de l’Organisation européenne-bahreïnite pour les droits humains, a déjà été arrêté après avoir prononcé un discours lors d’un mouvement de protestation en 2013. Il avait alors été accusé d’avoir « critiqué les institutions gouvernementales », « insulté le drapeau et le symbole du pays », « essayé de troubler l’ordre public » et participé à un « rassemblement illégal ».

Il a été appréhendé une première fois le 24 novembre 2013 au poste de police d’Al Wusta, dans le sud de Manama, où il s’était rendu pour porter plainte pour diffamation contre un quotidien bahreïnite et une ONG entretenant des liens étroits avec les autorités. Ceux-ci ont publié les photos et les noms de 18 défenseurs des droits humains et militants politiques bahreïnites, les accusant d’être les auteurs d’« atteintes aux droits humains » et d’« actes terroristes », entre autres, dans le pays et réclamant des sanctions à leur encontre. Ils auraient agi en réaction à la campagne End Impunity in Bahrain (Mettez fin à l’impunité à Bahreïn) menée par le Centre bahreïnite des droits humains du 1er au 23 novembre 2013. À cette occasion, cet organisme a publié les noms de plusieurs personnes qu’il jugeait responsables ou impliquées dans les atteintes aux droits humains qui perdurent dans le pays, sous le bandeau « Recherchés au nom de la justice à Bahreïn ».

ACTION URGENTE BAHREÏN Ecrire avant le 30 mars

BAHREÏN : UN DÉFENSEUR DES DROITS HUMAINS ARRÊTÉ RISQUE LA TORTURE

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Le défenseur bahreïnite des droits humains Hussain Jawad a été arrêté tôt dans la nuit du 15 au 16 février dernier et conduit à la Direction des enquêtes criminelles. Il risque d’être victime de torture et d’autres mauvais traitements.

Le 16 février 2015 vers 1 h 30, le défenseur des droits humains Hussain Jawad a été appréhendé par des agents de police masqués et en civil.

Ceux-ci ont fouillé son domicile avant de l’emmener à la Direction des enquêtes criminelles. Ils n’ont donné aucune explication, mais Amnesty International craint que cet événement soit lié au travail mené par cet homme en faveur des droits humains.

Environ 10 heures après son arrestation, Hussain Jawad a appelé sa femme et lui a dit qu’il allait bien. Elle lui a demandé si les policiers lui avaient fait du mal, ce à quoi il a répondu « oui », et la communication a été interrompue. Bon nombre des personnes conduites à la Direction des enquêtes criminelles depuis ces derniers mois affirment avoir subi des actes de torture ou d’autres mauvais traitements. L’avocat de Hussain Jawad a écrit au bureau du procureur, en demandant quand son client comparaîtrait pour être interrogé afin de pouvoir assister à l’audience. Amnesty International a elle aussi écrit au bureau du procureur en réclamant la raison de l’arrestation de Hussain Jawad et pour lui demander de veiller à ce que cet homme ne soit pas victime de torture ou d’autres mauvais traitements.

Hussain Jawad, qui occupe la fonction de président de l’Organisation européenne-bahreïnite pour les droits humains, a déjà été arrêté après avoir prononcé un discours lors d’un mouvement de protestation en 2013. Il a alors été accusé d’avoir « critiqué les institutions gouvernementales », « insulté le drapeau et le symbole du pays », « essayé de troubler l’ordre public » et participé à un « rassemblement illégal ». Le procès pour ces charges est en cours et la prochaine audience est prévue pour le 25 février.

ACTION RECOMMANDEE : lettre international / email / fax / twitter :

– faites part de votre inquiétude quant au fait que Hussain Jawad semble avoir été appréhendé en raison de son travail de défense des droits humains ;

– engagez les autorités à libérer cet homme, à moins qu’il ne soit inculpé d’une infraction pénale universellement reconnue ;

– exhortez-les à veiller à ce qu’il ne soit pas victime de torture ou d’autres mauvais traitements, et qu’il puisse sans délai contacter son avocat et sa famille, et bénéficier des soins médicaux dont il pourrait avoir besoin.

MERCI D’ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 30 MARS 2015 À :

Roi de Bahreïn
Shaikh Hamad bin ‘Issa Al Khalifa
Office of His Majesty the King
P.O. Box 555, Rifa’a Palace
al-Manama, Bahreïn

Fax : +973 1766 4587

Formule d’appel : Sire, (Votre Majesté, dans le corps du texte)

Ministre de l’Intérieur
Shaikh Rashid bin ‘Abdullah Al Khalifa
P.O. Box 13, al-Manama, Bahreïn

Fax : +973 1723 2661

Courriel : via le site http://www.interior.gov.bh/contact_en.aspx

Twitter : @moi_Bahrain

Formule d’appel : Monsieur le Ministre,

Copies à :

Ministre de la Justice et des Affaires islamiques
Shaikh Khalid bin Ali Al Khalifa
Ministry of Justice and Islamic Affairs
P. O. Box 450, al-Manama, Bahreïn

Fax : +973 1753 1284

Courriel : via le site http://www.moj.gov.bh/en/

Twitter : @Khaled_Bin_Ali

Ambassade du Bahreïn

3bis place des Etats-Unis – 75116 Paris

Tél : 01 47 23 48 68 – Fax : 01 47 20 55 75

Courriel : ambassade@ambahrein-france.com

Tarifs postaux pour le Bahreïn :

Lettre internationale (20 g) : 1,20 €

COMPLÉMENT D’INFORMATION

Hussain Jawad est le fils de Mohammad Hassan Jawad, qui purge une peine de 15 ans d’emprisonnement à la prison de Jaww après avoir été condamné en même temps que 12 autres militants de l’opposition. Il a été appréhendé une première fois le 24 novembre 2013 au poste de police d’Al Wusta, dans le sud de Manama, où il s’était rendu pour porter plainte pour diffamation contre un quotidien bahreïnite et une ONG entretenant des liens étroits avec les autorités.

Ceux-ci ont publié les photos et les noms de 18 défenseurs des droits humains et militants politiques bahreïnites, les accusant d’être les auteurs d’« atteintes aux droits humains » et d’« actes terroristes », entre autres, dans le pays et réclamant des sanctions à leur encontre. Ils auraient agi en réaction à la campagne End Impunity in Bahrain (Mettez fin à l’impunité à Bahreïn) menée par le Centre bahreïnite des droits humains du 1er au 23 novembre 2013. À cette occasion, cet organisme a publié les noms de plusieurs personnes qu’il jugeait responsables ou impliquées dans les atteintes aux droits humains qui perdurent dans le pays, sous le bandeau « Recherchés au nom de la justice à Bahreïn ».