COMMUNIQUE GREVE DE LA FAIM AU CRA DE PALAISEAU

 
Le jeudi 6 avril, 9 personnes retenues dans le Centre de rétention administrative de Palaiseau ont décidé d’entamer une grève de la faim pour dénoncer les conditions de leur rétention et leur placement en rétention.
Cela fait plus de 25 jours qu’ils sont enfermés, dans l’attente d’un vol pour un autre pays européen ou parfois en direction du pays d’origine.
Ils sont tchadiens, camerounais, géorgiens, ivoiriens, afghans, gabonais, algériens. L’un d’eux travaille en France depuis plus de 6 ans, a des enfants, un logement et n’a pourtant pas réussi à faire renouveler son titre de séjour alors que celui-ci était constamment renouvelé depuis 6 ans.
Certains ont des titres de séjour en règle (l’un d’eux affirme avoir un titre de séjour italien). D’autres relèvent de la procédure européenne « Dublin » (un étudiant de l’université Paris 3 notamment), et souhaitaient déposer une demande d’asile auprès de la préfecture de l’Essonne.
Pour eux, c’est cette dernière qui est responsable de la situation. L’incompréhension et le sentiment d’injustice s’est transformé en colère.
Ces hommes de tous les âges sont épuisés physiquement et moralement, la privation de liberté s’éternise, ils n’ont aucune information sur leur sort et l’attente d’une quelconque issue devient insupportable.
Ce geste fort, cette grève de la faim, est le seul moyen possible pour faire entendre leur volonté d’être remis en liberté, et d’avoir enfin une situation régulière. Ils veulent témoigner de leur situation, de leur détresse et de l’injustice dont ils sont victimes. Pour l’instant l’administration du Centre de rétention n’a pas réagi à leur protestation.
Rendons leur visite au 13 Rue Emile Zola, 91120 Palaiseau.
Horaires de visite : de 9heures à 11h et de 15 heures à 17 heures SOUTENONS LES !
 
 CRA
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Vol spécial sur Arte 15 juillet à 22H15

Film documentaire (100mn)
année : 2011 pays : Suisse
réalisateur : Fernand Melgar

Vol special


Immersion dans le centre de rétention de Frambois, en Suisse, et gros plan sur les conditions de détention et d’expulsion inhumaines que subissent les sans-papiers.

Après s’être intéressé aux demandeurs d’asile, le documentariste Fernand Melgar porte son regard sur ceux dont la requête a échoué. C’est donc à la fin du parcours migratoire qu’il s’intéresse, au centre de détention administrative de Frambois.
Là, des hommes sont emprisonnés dans l’attente d’un renvoi du territoire helvétique.
Tous sont sommés de repartir.
Certains ont passé plusieurs années en Suisse, travaillé, payé des impôts, fondé une famille. Si leur incarcération peut durer jusqu’à 18 mois, l’annonce du renvoi intervient quant à elle sans crier gare, et sa mise à exécution est imminente. Ceux qui refusent de partir sont menottés, ligotés et installés de force dans un avion.

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Juste après la sortie de « Vol spécial », Fernand Melgar conçoit un webdocumentaire (volspecial.ch).

Nous le retrouvons dès 23H55 sous la dénomination : « Le monde est comme ça : « Vol spécial » – que sont-ils devenus ? »

Fernand Melgar, a gardé le contact avec les sans-papiers expulsés de force vers leur pays d’origine.

Aujourd’hui, Wandifa vit en Gambie. Sans travail, il ne parvient pas à subvenir aux besoins de sa famille.

Au Cameroun, Geordry a été torturé par les autorités pour avoir «sali l’honneur du pays».

Ragip, lui, a dû atterrir au Kosovo sans sa femme ni sa fille.

Dia, le Sénégalais expulsé pour avoir oublié de renouveler son permis, souffre de la séparation d’avec sa famille suisse.

Seul Jeton, libéré inopinément après la mort d’un sans-papiers lors d’un «vol spécial» vers le Nigeria, a pu demeurer en Suisse. Il s’est marié avec Slavica et profite du bonheur de vivre en famille.

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Que l’on ne s’y trompe pas, le documentaire est tourné en Suisse mais la France n’est pas en reste…

Vous trouverez sur ce lien, le reportage de Laurent Burlet, journaliste de RUE89 Lyon, au centre de rétention de cette même ville.

Cercle de silence d’Antony 9 novembre

Ce samedi 9 novembre 2013 de 11 heures à 12 heures, comme tous les deuxièmes samedis de chaque mois, le cercle de silence d’Antony
« MIGRANTS : CHANGEONS NOTRE REGARD! » se formera place René Cassin à Antony (dalle du RER B station « Antony »).

Seront distribués des tracts concernant les politiques migratoires européennes.

Des milliers de migrants, hommes, femmes et enfants meurent au pied de la forteresse Europe en mer Méditerranée…

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Pour une candidature de Lampedusa au prix Nobel de la Paix

Fabrizio Gatti a raison: La petite-grande île de Lampedusa, qui en ce moment vie un autre nouveau drame de l’immigration, mérite le prix Nobel de la paix. L’Espresso partage cette cause, il en devient porte-parole, il va se battre pour que la candidature devienne une réalité. Nous avons jusqu’à Février 2014 pour recueillir et soumettre les signatures nécessaires. J’espère que cette idée conquerra le soutien des institutions, de la politique, des intellectuels et surtout des citoyens auxquelles nous demandons de signer notre appel. La signature de chacun d’entre nous est la meilleure façon d’appuyer notre proposition, qui se repose sur au moins cinq bonnes raisons que vous trouverez sur ce lien. Vous pourrez également y signer pour la candidature.

© Chappatte dans "Le Temps", Genève

© Chappatte dans « Le Temps », Genève

Vous trouverez ici une carte interactive du journal Le Monde

Et là, un témoignage poignant d’un journaliste ayant fait le trajet des migrants… Également issu du journal Le Monde

« Contre les murs » Lundi 24 juin 2013 – 20 H au Cinépal

L’Observatoire citoyen du CRA de Palaiseau, La LDH/Orsay, RESF91, l’UL/CGT/Massy nous invitent à un Ciné-débat à Cinépal le 24 juin à 20H00, à Palaiseau.

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Film documentaire de Neus Viala
| 52 min | 2013

Avec la participation de

Claire Rodier, juriste au GISTI,

cofondatrice de Migreurop

Carine Fouteau, journaliste à Médiapart

Neus Viala, documentariste

Centres de rétention administrative :
Ouvrez les portes ! On a le droit de savoir !

Parce que les citoyens ont le droit de connaitre les conséquences des politiques mises en place en leur nom, l’accès aux centres d’enfermement est demandé pour les journalistes et la société civile.

Claire Rodier, Carine Fouteau et Neus Viala seront présentes le 24 juin à Cinépal pour débattre avec nous de la situation des étrangers sans papiers, des expulsions qui se poursuivent, des Centres de rétention et de la prochaine loi sur l’immigration qui interviendrait à la rentrée prochaine.

Les deux premières intervenantes ont participé à la réunion qui s’est tenue le 4 juin dernier place Beauvau à Paris entre des conseillers de Manuel Valls et des représentants de la campagne Open Access Now où il a été annoncé que le ministre serait prêt à autoriser les journalistes à entrer et à enquêter dans les centres de rétention administrative ( CRA) et les zones d’attente, lieux d’enfermement des étrangers en France.

Claire Rodier pour le GISTI et l’OEE et Carine Fouteau, de Médiapart comme journaliste ont mené la Campagne open Access.

La cinéaste Neus Viala, elle-aussi, l’année dernière aux côtés des associations du Cra de Cornebarrieu/ Toulouse, filmant les différentes démarches et les manifestations de différents intervenants, recueillant les témoignages de sans papiers ayant été enfermés au Cra, le désarroi des familles, des avocats, policiers et juges …

Elle en a fait un film : « Contre les murs » où nous nous retrouvons au cœur de cette campagne pour obtenir un droit de visite des journalistes dans ces centres fermés, ainsi que pour revendiquer l’accès à ces centres d’ ONG, d’associations issues de la société civile. En revanche aujourd’hui encore le ministre de l’Intérieur ne semble toujours pas disposé à reconnaitre à des associations citoyennes la possibilité de pénétrer dans les lieux de rétention dans des conditions appropriées ; rappelons que seules cinq organisations chargées du soutien juridique sont habilitées à intervenir dans les CRA.

Pour l’instant nous nous posons beaucoup de questions sur ce que va devenir le prochain CESEDA (Code d’Entrée et de Séjour des Etrangers et des Demandeurs d’Asile). La réforme en profondeur tant espérée ne parait pas se profiler. Même si développer les assignations à résidence parait être une tendance mise en avant aujourd’hui, supprimer les CRA n’apparait pas comme à l’ordre du jour ; quant à la durée de rétention, l’on ne sait où l’on va : demeure-t-elle inchangée ? Ou passerait-elle de 45 à 30 jours ou à une durée moindre ?

Des rumeurs contradictoires circulent sur le contenu de la prochaine loi sur l’immigration. Un titre de séjour pluriannuel serait établi. La plupart des questions essentielles demeurent en suspens. Nous en discuterons ensemble le 24 Juin prochain à 20H00 à Cinepal’.

Rappelons que l’enfermement d’un étranger en situation irrégulière ne relève pas d’une décision judiciaire mais administrative, qui n’est pas censée avoir de valeur punitive, sa légitimité reposant sur la nécessité pour les policiers de dégager du temps pour organiser la reconduite à la frontière. Le seul délit reproché est le maintien irrégulier sur le territoire. « Retenus » sur ordre de l’État, les sans-papiers risquent d’être expulsés sans passer devant le juge des libertés et de la détention (JLD), seul garant des libertés individuelles. En 2012, 62 % d’entre eux ont été dans ce cas. La même année environ 50 000 personnes sont passées par les centres de rétention français, et 600 000 partout en Europe.

Les lois qui régissent la politique migratoire en France ont du mal à être appliquées. Les centres de rétention administrative (CRA), lieu de privation de liberté, semblent ne pas être une solution à leur application.

Les témoignages des retenus et des personnes sans papiers nous sensibilisent à l’injustice du traitement qu’on leur fait subir. La parole de juges, avocats, parlementaires, de représentants de la Cimade permettent de mieux cerner quels sont les enjeux de la politique de l’immigration et d’en dénoncer sa nature et ses méfaits. La campagne Open Access lancée en 2012 par le réseau Migreurop, Alternatives européennes et Reporters Sans Frontières demandait, au nom du droit à l’information, le droit de visite de ces centres aux journalistes, pour plus de transparence sur leur fonctionnement mais leur accès leur a été refusé.

Plusieurs associations citoyennes se sont mobilisées et se retrouvent devant le centre de rétention administrative de Cornebarrieu (31) pour effectuer des veilles et soutenir les retenus.

Pendant que les familles essaient d’obtenir des renseignements sur leurs proches, les avions sur l’aéroport voisin, continuent leur ronde, dans un vacarme étourdissant.

Conférence Amnesty « Droit d’asile » Faculté de droit de Sceaux

Vendredi 5 avril, notre groupe et l’antenne jeunes locale s’associent à la faculté de droit de Sceaux pour proposer au public et aux étudiants en droit et en relations internationales une conférence animée par JF. Dubost, responsable du programme « Personnes déracinées » d’Amnesty France.

JF Dubost, Responsable du programme "Personnes déracinées" d'Amnesty France

JF Dubost, Responsable du programme « Personnes déracinées » d’Amnesty France

Cette conférence aura lieu à la faculté de droit de Sceaux Jean MONNET, Amphithéâtre 3 dans le Bâtiment E de 11H à 13H.
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RDV 10H30 Amphitéâtre 3, Bâtiment E

RDV 10H30 Amphitéâtre 3, Bâtiment E

L’exposé, suivi d’un débat portera sur les questions suivantes :

– La protection des réfugiés au sein de l’Union européenne
– Le droit d’asile face aux logiques de « gestion des flux migratoires » de l’UE
– France : une politique nationale d’asile sous influence de l’UE ?

>> Sur ce lien, une interview de Jean-François Dubost (7 minutes) accordée à Radio Solidaire…

Vous pourrez utilement lire le rapport suivant :
Livre AI