ALDA et MARIA au CinéMassy – 18 novembre 20H45

Dans le cadre de la SEMAINE DE LA SOLIDARITE INTERNATIONALE DU 14 AU 22 NOVEMBRE
EN PARTENARIAT AVEC JEUNES POUR LE MONDE,

CINEMASSY propose le film « ALDA et MARIA »

EN AVANT PREMIÈRE NATIONALE

mardi 18 novembre 2014 – 20h45
rencontre, à l’issue de la séance, avec POCAS PASCOAL, réalisatrice

alda et marie
ALDA MARIA de Pocas Pascoal avec Ciomara Morais, Cheila Lima. 2012. Portugal. V.O. 1h34. Drame.

SYNOPSIS
Lisbonne fin été 1980. Deux sœurs âgées de seize et dix-sept ans viennent d’arriver d’Angola pour fuir la guerre. Livrées à elles-mêmes, Alda l’aînée et Maria vont devoir apprendre à survivre sans argent, dans une ville étrangère. Avec la complicité d’autres angolais, elles s’organisent une existence précaire dans une banlieue grise et polluée.

POCAS PASCOAL
Originaire d’Angola, où elle fut la première femme opératrice de caméra, il vit aujourd’hui à Paris. Après avoir suivi les cours du Conservatoire National du Cinéma Français, elle se consacre à la photographie et réalise des courts métrages documentaires. En 2002, elle fait partie des artistes de la Cité internationale des arts et participe à différentes expositions d’art contemporain. Entre autres, elle réalise Il y a toujours quelqu’un qui t’aime, documentaire de 56mn, en compétition dans plusieurs festivals et primé par la Scam. Son premier long métrage, Alda et Maria, a été primé dans plusieurs festivals dont Los Angeles Film Festival pour le meilleur film.
ENTRETIEN

« Dans les années quatre-vingt, des centaines d’adolescents sont envoyés au Portugal pour fuir la guerre en Angola ou échapper au service militaire. J’ai fait partie de ces adolescents. Avec ma sœur, ma mère nous a mises dans un avion pour Lisbonne, avec un peu d’argent dans la poche. Dans l’Angola en guerre, Lisbonne résonnait à nos oreilles comme une promesse de liberté. Nous sommes arrivées dans cette ville le cœur plein d’espoir. Alors que ma mère devait nous rejoindre quelques temps après, l’état angolais a décrété l’interdiction de quitter le territoire pour tous les habitants. Agées de seize et dix-sept ans, nous nous sommes retrouvées livrées à nous-mêmes dans une banlieue de Lisbonne… » Pocas Pascoal

Ciné Massy et la journée des droits des femmes …

DANS LE CADRE DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DES FEMMES, PAROLES DE FEMMES ET LE COLLECTIF DU 8 MARS 2014 PROPOSENT UN DÉBAT, à L’ISSUE DE LA PROJECTION du FILM « LE SAC DE FARINE », LE LUNDI 10 MARS à 20H45 au Ciné Massy.
logocinémassy

Le débat sera animé par Kadija LECLERE, réalisatrice.

sac farine

Cette soirée est tout spécialement dédiée à Evelyne Mespoulhès qui s’était investie très tôt dans les luttes féministes et tout particulièrement contre les violences conjugales.
Evelyne Mespoulhès, amie d’Amnesty, avait qui nous avions collaborés dans le cadre de ciné débat nous a malheureusement quittés le dimanche 9 février.

inE Mespoulhlès

Inlassablement on se pose la même question : pourquoi une Journée Internationale des droits des femmes ?

Inlassablement on rappelle la gravité de ce fait de société :

En 2012 en France, 148 femmes sont décédées sous les coups de leur compagnon, 404 000 femmes déclarent avoir subi des violences physiques ou sexuelles par leur conjoint ou ex conjoint en 2010/2011.

A travers le monde des milliers de femmes voient leurs droits fondamentaux bafoués parce qu’elles sont femmes, droits à la liberté, à l’ éducation, à la dignité

En France les lois existent mais à elles seules, elles ne suffisent pas à faire évoluer les mentalités et les comportements ; les chiffres sur les violences ne diminuent pas, les inégalités perdurent.

C’est pourquoi, le 8 mars, journée dédiée aux femmes, à Massy depuis de nombreuses années, un Collectif d’associations et de services municipaux propose des rencontres et des échanges afin de faire évoluer le regard porté sur les femmes.

Pour en savoir plus sur le film, Cliquez ici

Aung San Suu Kyi, un rêve birman

A l’occasion de la sortie du film « The Lady », nous avions organisé un ciné débat avec Mireille Buisson, spécialiste Amnesty de la Birmanie.

Affichette Lady

Aujourd’hui, un horizon nouveau s’offre à la Birmanie. La LDN, le parti d’Aung San Suu Kyi, a décroché aux élections du printemps dernier une quarantaine de sièges au parlement.

Manon Loiseau, journaliste bien connue, a sorti un documentaire de 55 min sur France 2 très récemment.

Il est encore visible pendant quelques jours sur ce lien …

La junte lâche du lest, et laisse entrevoir la possibilité d’une ouverture. Aung San Suu Kyi et les 42 nouveaux députés de son parti tentent alors de convaincre les généraux d’abandonner les privilèges auxquels ils tiennent tant, et avec eux, se mettent en marche pour reconstruire le pays. Portraits croisés d’une femme et de « son » peuple.

Quelques repères pour mieux comprendre :

►Près de 48 millions d’habitants
► Age médian : 27 ans
► 50% du budgat : dépense militaires contre 3 % pour l’éducation et la santé
►50% de la population en dessous du seuil de pauvreté
►25% de la population n’a pas accès à l’eau potable

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. 1886 : Birmanie, province de l’Empire des Indes Britanniques.
►1942 : Les Japonais entrent dans le pays avec l’armée de l’indépendance birmane, créée et commandée par Aung San (père de Aung San suu kyi).
. 27 mars 1945 : Soulèvement de l’armée contre les Japonais.
►19 juillet 1947 : Négociation indépendance Aung San – 1er ministre britannique, Lord Atlee. Aung san est assassiné.
►1948 : Proclamation de l’indépendance de la Birmanie.
1960 : Aung San Suu Kyi (15 ans) quitte le pays avec sa mère, Daw Khin Kyi, nommée ambassadrice à Delhi.
►1962 : Le pays s’engage dans la « voie birmane vers le socialisme ».
. 1987 : Ne Win (ancien compagnon de Aung san), gouverne le pays sur le conseil de ses numérologues. 9 est son chiffre porte-bonheur…
. 1988 : Manifestations ; répression brutale. Aung San Suu Kyi rentre en Birmanie.
►8 août 1988 (8-8-88) : Manifestations pour la démocratie; répression sanglante : 3 000 et 4 000 morts ce jour-là, et plus de 10 000 sur l’ensemble du mouvement. Des milliers d’arrestations. Premier discours public d’Aung San Suu Kyi.
►1988 : Fondation de la Ligue nationale pour la démocratie (NLD).
. 1989 : ASSK assignée à résidence pour une durée de trois ans.
►1990 : La LND obtient 82 % des sièges aux élections législatives générales organisées par les militaires (les premières depuis 1960). Refus de transférer le pouvoir, et de laisser siéger l’assemblée nouvelle.
►1991 : Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix.
►1994 : Signature du contrat entre Total et la junte militaire pour l’exploitation de gaz naturel en mer d’Andaman.
►1995 : Aung San Suu Kyi est libérée grâce à la pression internationale.
. 1996 : Ses interventions publiques la condamnent à une nouvelle assignation à résidence. L’Union européenne adopte pour la première fois une Position Commune sur la Birmanie, et introduit notamment un embargo sur les armes à destination du régime militaire.
. 1996-1997 : Les militaires lancent l’opération « Année du tourisme en Birmanie » (Visit Myanmar Year).
Fin 2000 : Reprise du dialogue entre Aung San Suu Kyi et la junte, interrompu depuis 1994
►2002 : Libération d’Aung San Suu Kyi— Bureaux de la LND ré ouverts. TotalFinaElf visée par une plainte pour « crime de séquestration » déposée auprès du tribunal de Nanterre. Les plaignants sont deux Birmans qui affirment avoir été « séquestrés » et « forcés » de travailler sur le chantier de construction du gazoduc.
►2003 : Attaque du convoi d’Aung San Suu Kyi, alors en tournée politique dans le nord du pays, par les forces militaires. Détention dans un lieu tenu secret. Aung San Suu Kyi restera privée de liberté jusqu’à sa dernière libération, le 13 novembre 2010.
. 2005 : la junte au pouvoir déplace la capitale du pays dans une nouvelle bourgade créée de toutes pièces, Nay Pyi Daw (littéralement Demeure des Rois), à 300 km au nord de Rangoon.
►2007 : Augmentation sans préavis de 50% des prix du carburants, entraînant un surcoût des produits de première nécessité. Plus de 600 moines birmans manifestent, accompagnés de nombreux civils= La ‘Révolution safran’ : plus de 100.000 personnes à Rangoon. Couvre-feu.
►26 septembre 2007 : Début de la répression du mouvement suscitant de nombreuses condamnations internationales—Expulsion du représentant des Nations Unies.
. 2008 : Cyclone Nargis.
►13 novembre 2010 : Aung San Suu Kyi est libérée de son assignation à résidence. Elle aura été privée de liberté pendant plus de 15 des 21 dernières années.

Pour aller plus loin :

A ECOUTER : Une émission de France Culture

A LIRE :
1- « Résistances – Pour une Birmanie libre » aux éditions Don Quichotte, un ouvrage composé d’un dialogue inédit entre Aung San Suu Kyi et Stéphane Hessel et d’une série d’articles rédigés par Info Birmanie.
2- »Birmanie, rêves sous surveillance » Éditions Autrement – http://www.boutique.amnesty.fr/
3– Pour enfants « Mya, le mot qu’on ne pouvait pas prononcer » Editions Grandir – http://www.boutique.amnesty.fr/

Công Binh, les oubliés de l’Histoire de France

Bandeau CongBinh

Place de France, à côté de l'Opéra

Place de France, à côté de l’Opéra

A ne pas manquer…

A la veille de la seconde Guerre Mondiale, 20 000 Vietnamiens étaient recrutés de force dans l’Indochine française pour venir suppléer dans les usines d’armement les ouvriers français partis sur le front allemand. Pris à tort pour des soldats, bloqués en France après la défaite de 1940, livrés à la merci des occupants allemands et des patrons collabos, ces ouvriers civils appelés Công Binh menaient une vie de parias sous l’Occupation. Ils étaient les pionniers de la culture du riz en Camargue. Considérés injustement comme des traîtres au Viêt Nam, ils étaient pourtant tous derrière Ho Chi Minh pour l’Indépendance du pays en 1945.

Le film a retrouvé une vingtaine de survivants au Viêt Nam et en France. Cinq sont décédés pendant le montage du film. Ils racontent aujourd’hui le colonialisme vécu au quotidien et témoignent de l’opprobe qui a touché même leurs enfants. Une page de l’histoire entre la France et le Viêt Nam honteusement occultée de la mémoire collective.

Voir la bande annonce

Ce film est inspiré du livre de Pierre Daum, « Immigrés de force, les travailleurs indochinois en France (1939-1952) » paru en 2009 aux éditions Actes Sud.
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Des nouvelles de Khun Kawrio (Myanmar)

© Kayan New Generation Youth (KNGY)

© Kayan New Generation Youth (KNGY)

Le 8 décembre 2011, nous avions avec CinéMassy, organisé la projection du film « The Lady » suivi d’un débat avec Mireille Buisson, de la coordination Amnesty France pour la Birmanie.

Nombreux avaient été les signataires de notre pétition au Président de la commission nationale des droits de l’homme du MYANMAR, Monsieur U WIN MRA demandant la libération immédiate de tous les prisonniers d’opinion incarcérés.

Aujourd’hui, nous sommes en mesure de vous informer de la libération le 3 juillet 2012 de 20 d’entre eux dont KHUN KAWRIO.

Khun, jeune militant avait été torturé et s’était vu refuser des soins médicaux au cours de son interrogatoire.

Des centaines d’autres prisonniers politiques sont toujours incarcérés au Myanmar (Birmanie). Nous estimons que nombre d’entre eux sont des prisonniers d’opinion qui doivent par conséquent être libérés immédiatement et sans condition. Tous les autres prisonniers politiques doivent pouvoir être jugés dans le cadre d’un procès équitable pour une infraction internationalement reconnue ou, à défaut, être relâchés.


QUELQUES POINTS DE REPÈRE SUR LA BIRMANIE
:

Le pays est une véritable mosaïque de « minorités ethniques » (plus de 30 % de la population).
Seule la plaine centrale est constituée de l’ethnie birmane (bouddhiste) à proprement parler. C’est d’ailleurs elle qui a le pouvoir depuis toujours.
En 1962, suite au coup d’État du général Ne Win, une dictature militaire est instaurée, refusant aux minorités le droit à la sécession.
Ceci génère deux formes de résistance : celle des minorités elles-mêmes (générant conflits armés et cortèges de réfugiés) et celle de la Ligue nationale pour la démocratie (LND, fondé en 1988), symbolisée par Aung San Suu Kyi.
Après 18 années de prison et d’assignation à résidence, elle est libérée le 13 novembre 2010.
Quelques mois plus tard, en mars 2011, la junte militaire est dissoute.
2012 marque la fin de l’une des guerres civiles les plus anciennes de la planète par la signature d’une série d’accords de cessez-le-feu entre armée gouvernementale et rebelles.

Mais la Birmanie est riche en ressources naturellesnotamment en gaz, attisant ainsi une vraie rivalité sino-indienne pour l’accès au gaz birman.

Birmanie dessous des cartes
Par ailleurs, la Birmanie est le deuxième producteur d’opium au monde après l’Afghanistan. L’itinéraire pour le trafic d’opium birman passe par le principal axe commercial entre Chine et Birmanie… qui est précisément l’axe que la Chine a choisi pour développer son corridor énergétique et acheminer pétrole et gaz.
On le voit, rien n’est gagné en Birmanie, d’autant que la minorité Wa (à la fois birmane et chinoise, première productrice de drogue méthamphétamine du pays…) dispose de l’une des plus importantes armées ethniques, approvisionnée en matériel militaire lourd par… la Chine.

Pour approfondir la géopolitique du pays Birman, et comprendre par les cartes cette situation singulière, voyez les excellentes émissions du dessous des cartes

Pour continuer de faire pression en faveur de détenus, dès le 7 décembre, vous pouvez participer à notre « Marathon des signatures » afin de soutenir 12 cas de 12 pays différents…

Au sujet de la soirée « La Pirogue »

Adélie Chevée et Xavier Blom

Participant à la Semaine de la Solidarité Internationale, nous avons animé le 16 novembre dernier le débat en présence d’ Adélie Chevée, responsable de la commission « Personnes déracinées » à Amnesty france.

Nous tenons à remercier le collectif SSI de Massy et les signataires notamment de la pétition « Chypre : punis sans avoir commis de crime ».
Nous avons ainsi pu recueillir 63 signatures et avons pris contacts avec 6 personnes dont 5 rejoignent désormais notre réseau « Actions Urgentes » et 3 ont déclaré vouloir s’abonner au blog. Elles n’ont donc plus qu’à le faire sur le blog même…

A propos de notre pétition, nous rappelons qu’il est courant à Chypre de priver les migrants de liberté pendant des mois, voire des années, non pas parce qu’ils ont commis un crime ou un délit, mais simplement pour mettre en œuvre leur expulsion… qui parfois n’est même pas possible.

Si vous ne l’avez pas déjà fait, vous pouvez encore signer et vous informer en cliquant sur ce lien.

Ci dessous, quelques compléments d’informations concernant le phénomène grandissant des réfugiés dans le monde…

Mais qu’est-ce qu’être réfugié ? Quelle différence avec un demandeur d’asile ?

Un demandeur d’asile est un étranger qui demande à obtenir la reconnaissance du statut de réfugié et dont la procédure est en cours.
Un réfugié est un étranger qui est autorisé à séjourner dans un pays après avoir obtenu une réponse favorable à sa demande d’asile.

Fuir son pays et chercher refuge n’est pas un choix, mais une nécessité. Dans le monde, chaque jour, des personnes quittent leur pays parce que leurs autorités ne peuvent ou ne veulent pas les protéger de graves atteintes à leurs droits fondamentaux.

• Amnesty International (AI) veille à ce que toute personne qui pourrait bénéficier du statut de réfugié ne soit pas renvoyée dans son pays d’origine où elle pourrait subir de graves atteintes aux droits humains.
• AI dénonce les renvois des réfugiés dans leur pays d’origine par les autorités du pays d’accueil.
• AI appelle la communauté internationale à respecter son obligation de solidarité en accueillant les personnes réfugiées et en venant en aide aux pays qui en accueillent le plus grand nombre.
• AI agit pour que les réfugiés puissent avoir accès, sans discrimination, à un travail, à un logement,à l’éducation et à la santé.

Chaque année voit son lot de morts, disparus en mer, notamment Méditerranée, migrants ou réfugiés, tentant de mieux vivre ou survivre, et souhaitant rejoindre l’Union européenne. Pour AI, ces drames pourraient être évités si les Etats de l’Union européenne ne se concentraient pas uniquement sur le contrôle des migrations mais au contraire privilégieraient la surveillance à des fins de secours et d’assistance.

Comme nous l’a bien imagé Adélie Chevée, avec Schengen, les murs à la frontière de l’Europe sont plus hauts qu’autrefois, les migrants tombent de beaucoup plus haut à présent…

>> Vous trouverez sur ce lien, un quizz qui revient sur quelques idées reçues , des témoignages de réfugiés et demandeurs d’asile et des synthèses sur la situation des réfugiés en Libye, ceux qui fuient la Syrie, le transfert des demandeurs d’asile de la France en Hongrie…

>> Ici une vidéo de 3 mn sur une mission menée par Amnesty sur l’île de Lampedusa notamment par Charlotte Philipps.

>> Là, Un spot de fiction (2 mn) pour voir le problème autrement