10 jours pour signer

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Persécutés, emprisonnés, torturés, leurs droits sont bafoués et vous pouvez agir pour les défendre.

Du 2 au 11 décembre 2016, Amnesty International France organise 10 jours pour signer, événement annuel de mobilisation en faveur de personnes dont les droits sont violés, autour du 10 décembre, Journée internationale des droits de l’Homme.

Pendant 10 jours, 10 situations de personnes à défendre, d’Edward Snowden, emblématique lanceur d’alerte à Shawkan, photojournaliste égyptien, emprisonné et menacé d’exécution, sans oublier Bayram et Giyas, deux militants azerbaïdjanais torturés après avoir tagué une statue, ou encore Eren Keskin, avocate harcelée et menacée en raison de ses engagements pour les droits humains.

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« La mobilisation lors des 10 jours pour signer envoie un message clair : les gens sont prêts à résister aux abus de pouvoir, où qu’ils aient lieu. Il est de notre devoir de faire la lumière sur les injustices, de sorte que les gouvernements ne puissent pas les ignorer », a déclaré Camille Blanc, présidente d’Amnesty International France.

Amnesty International France demande à chacun d’interpeller les autorités par l’envoi de lettres et de pétitions, par des messages sur les réseaux sociaux. Il s’agit de défendre aussi bien des victimes de torture, de discrimination, de répression de la liberté d’expression que d’exactions commises par des entreprises.

« Amnesty International demande aux gens de faire de la lutte contre l’injustice une affaire personnelle et il y a peu de moyens d’action plus directs que de prendre son stylo et d’écrire une lettre à une personne courageuse pour la soutenir, ou d’interpeller les autorités pour sa protection », ajoute Camille Blanc.

10 jours pour signer, c’est aussi l’envoi de messages de solidarité aux personnes défendues, un soutien moral indispensable.

Pour participer à la campagne, c’est ici…

En savoir plus sur la campagne, c’est là…

ACTION URGENTE BAHREÏN Ecrire avant le 30 mars

BAHREÏN : UN DÉFENSEUR DES DROITS HUMAINS ARRÊTÉ RISQUE LA TORTURE

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Le défenseur bahreïnite des droits humains Hussain Jawad a été arrêté tôt dans la nuit du 15 au 16 février dernier et conduit à la Direction des enquêtes criminelles. Il risque d’être victime de torture et d’autres mauvais traitements.

Le 16 février 2015 vers 1 h 30, le défenseur des droits humains Hussain Jawad a été appréhendé par des agents de police masqués et en civil.

Ceux-ci ont fouillé son domicile avant de l’emmener à la Direction des enquêtes criminelles. Ils n’ont donné aucune explication, mais Amnesty International craint que cet événement soit lié au travail mené par cet homme en faveur des droits humains.

Environ 10 heures après son arrestation, Hussain Jawad a appelé sa femme et lui a dit qu’il allait bien. Elle lui a demandé si les policiers lui avaient fait du mal, ce à quoi il a répondu « oui », et la communication a été interrompue. Bon nombre des personnes conduites à la Direction des enquêtes criminelles depuis ces derniers mois affirment avoir subi des actes de torture ou d’autres mauvais traitements. L’avocat de Hussain Jawad a écrit au bureau du procureur, en demandant quand son client comparaîtrait pour être interrogé afin de pouvoir assister à l’audience. Amnesty International a elle aussi écrit au bureau du procureur en réclamant la raison de l’arrestation de Hussain Jawad et pour lui demander de veiller à ce que cet homme ne soit pas victime de torture ou d’autres mauvais traitements.

Hussain Jawad, qui occupe la fonction de président de l’Organisation européenne-bahreïnite pour les droits humains, a déjà été arrêté après avoir prononcé un discours lors d’un mouvement de protestation en 2013. Il a alors été accusé d’avoir « critiqué les institutions gouvernementales », « insulté le drapeau et le symbole du pays », « essayé de troubler l’ordre public » et participé à un « rassemblement illégal ». Le procès pour ces charges est en cours et la prochaine audience est prévue pour le 25 février.

ACTION RECOMMANDEE : lettre international / email / fax / twitter :

– faites part de votre inquiétude quant au fait que Hussain Jawad semble avoir été appréhendé en raison de son travail de défense des droits humains ;

– engagez les autorités à libérer cet homme, à moins qu’il ne soit inculpé d’une infraction pénale universellement reconnue ;

– exhortez-les à veiller à ce qu’il ne soit pas victime de torture ou d’autres mauvais traitements, et qu’il puisse sans délai contacter son avocat et sa famille, et bénéficier des soins médicaux dont il pourrait avoir besoin.

MERCI D’ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 30 MARS 2015 À :

Roi de Bahreïn
Shaikh Hamad bin ‘Issa Al Khalifa
Office of His Majesty the King
P.O. Box 555, Rifa’a Palace
al-Manama, Bahreïn

Fax : +973 1766 4587

Formule d’appel : Sire, (Votre Majesté, dans le corps du texte)

Ministre de l’Intérieur
Shaikh Rashid bin ‘Abdullah Al Khalifa
P.O. Box 13, al-Manama, Bahreïn

Fax : +973 1723 2661

Courriel : via le site http://www.interior.gov.bh/contact_en.aspx

Twitter : @moi_Bahrain

Formule d’appel : Monsieur le Ministre,

Copies à :

Ministre de la Justice et des Affaires islamiques
Shaikh Khalid bin Ali Al Khalifa
Ministry of Justice and Islamic Affairs
P. O. Box 450, al-Manama, Bahreïn

Fax : +973 1753 1284

Courriel : via le site http://www.moj.gov.bh/en/

Twitter : @Khaled_Bin_Ali

Ambassade du Bahreïn

3bis place des Etats-Unis – 75116 Paris

Tél : 01 47 23 48 68 – Fax : 01 47 20 55 75

Courriel : ambassade@ambahrein-france.com

Tarifs postaux pour le Bahreïn :

Lettre internationale (20 g) : 1,20 €

COMPLÉMENT D’INFORMATION

Hussain Jawad est le fils de Mohammad Hassan Jawad, qui purge une peine de 15 ans d’emprisonnement à la prison de Jaww après avoir été condamné en même temps que 12 autres militants de l’opposition. Il a été appréhendé une première fois le 24 novembre 2013 au poste de police d’Al Wusta, dans le sud de Manama, où il s’était rendu pour porter plainte pour diffamation contre un quotidien bahreïnite et une ONG entretenant des liens étroits avec les autorités.

Ceux-ci ont publié les photos et les noms de 18 défenseurs des droits humains et militants politiques bahreïnites, les accusant d’être les auteurs d’« atteintes aux droits humains » et d’« actes terroristes », entre autres, dans le pays et réclamant des sanctions à leur encontre. Ils auraient agi en réaction à la campagne End Impunity in Bahrain (Mettez fin à l’impunité à Bahreïn) menée par le Centre bahreïnite des droits humains du 1er au 23 novembre 2013. À cette occasion, cet organisme a publié les noms de plusieurs personnes qu’il jugeait responsables ou impliquées dans les atteintes aux droits humains qui perdurent dans le pays, sous le bandeau « Recherchés au nom de la justice à Bahreïn ».

« Le combat des défenseurs des droits de l’Homme en Syrie » – 27 janvier 19H30 75002 Paris

Amnesty International France (AIF), la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et le Réseau Euro-Méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) vous invitent à une rencontre publique en présence de cinq militants syriens:

« Le combat des défenseurs des droits de l’Homme en Syrie » – le 27 janvier à 19h30 à la mairie du IIème arrondissement.

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Anwar al Bunni, Bassam Al Ahmad, Fadel Al Shaqfa, Sema Nassar et Seve Aydin-Izouli témoigneront de leur vécu et de leur engagement en faveur de la défense des droits humains en Syrie.

Le travail des défenseurs des droits de l’Homme, avocats, journalistes ou simples citoyens et citoyennes de Syrie qui documentent les graves violations commises par les différentes parties prenantes du conflit est essentiel pour l’avenir du pays.

Depuis près de quatre ans et le début du conflit, la Syrie est quasiment inaccessible pour les journalistes et les organisations de défense des droits de l’Homme ne sont pas autorisées par le régime à entrer dans le pays. Le climat actuel de violence qui règne dans le pays est un obstacle
majeur pour les organisations internationales qui ne sont plus en mesure de mener des missions de recherche en Syrie dans des conditions de sécurité acceptables. Les activistes sur le terrain continuent de subir la répression et se trouvent soumis à de graves violations : détention arbitraire et enlèvements, torture, disparitions forcées et violences contre les femmes. Malgré ces défis, les activistes syriens poursuivent leur combat pour la défense des droits humains dans des conditions précaires et extrêmement dangereuses, souvent au péril de leur vie.

Depuis 2011, des activistes ont établi de multiples réseaux formels et informels qui ont permis d’offrir une couverture très importante des violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire qui se déroulent sur le sol syrien. S’ils ne disposent pas d’une grande visibilité médiatique, le Centre de Documentation des Violations en Syrie et le Réseau Syrien pour les Droits de l’homme comptent parmi les organisations les plus actives et sont régulièrement cités comme source par les Nations Unies, notamment pour comptabiliser le nombre de personnes tuées ou détenues dans le contexte du conflit. Le rôle des avocats est essentiel pour la défense des nombreux prisonniers d’opinion dont les droits les plus élémentaires sont bafoués.

A ce jour, la plupart des activistes syriens se trouvent en détention, ont été tués ou contraints à l’exil.

Les cinq militants syriens présents à la rencontre ont du quitter leur pays pour pouvoir continuer leur travail. A cette occasion, ils seront les porte-parole de ceux restés sur le terrain.

LES INTERVENANTS :

Anwar Anwar al Bunni est un éminent avocat syrien des droits de l’homme qui a consacré sa vie à la défense des prisonniers d’opinion en Syrie. Il est notamment à l’origine de la création du Comité pour la défense des prisonniers d’opinion en Syrie, un collectif d’avocat dédié à la défense et à la documentation des procès inéquitables à l’encontre des opposants dans le pays. Plusieurs fois détenu en raison de son engagement en faveur de l’Etat de Droit,

Me Al Bunni a été libéré en 2012, après 5 cinq années de détention aux mains du régime de Damas. Privé de passeport, sous étroite surveillance et constamment menacé par les services de sécurité, il fait le choix de quitter le pays en 2014 afin de poursuivre son combat depuis l’Europe, où il est désormais réfugié. Anwar al Bunni est par ailleurs le directeur du Centre Syrien pour les Etudes Légales et Juridiques et titulaire de plusieurs prix récompensant son combat pacifique pour les libertés.

Besam Bassam Al Ahmad est le porte-parole du Centre de Documentation des Violations en Syrie (VDC). Arrêté en 2012 après avoir contribué à l’organisation de manifestations pacifiques aux côtés du célèbre journaliste Mazen Darwish, Bassam rejoint à sa libération le VDC, un groupe établi début 2011 par l’avocate des droits humains Razan Zaitouneh (prix Sakharov 2011) afin de documenter de manière systématique les violations des droits de l’homme dans le pays. Depuis, le VDC s’est imposé comme l’un des groupes droits de l’Homme les plus actifs en Syrie et constitue une référence pour les Nations Unies et les organisations internationales de droits de l’Homme. Le VDC maintient notamment à jour une base de données publique comprenant des rapports et des statistiques sur les personnes tuées ou détenues par les différentes parties prenantes au conflit. http://www.vdc-sy.info.

Fadel Fadel Al Shaqfa, jeune ingénieur originaire de Hama, est le directeur du Réseau Syrien pour les Droits de l’homme, (SNHR) établi en 2011. Le SNHR produit des rapports réguliers faisant état des victimes du conflit ainsi que des rapports thématiques sur des questions telles que les violations du droit de la guerre, la situation des détenus les violations des droits des femmes ou des enfants. Le SNHR gère également une base de données des victimes du conflit syrien et compte parmi les sources fréquemment citées par le Haut Commissariat aux droits de l’Homme de l’ONU. http://sn4hr.org/

Sema Nassar est une activiste syrienne de l’opposition qui a choisi en 2011 de se consacrer au travail de documentation et de plaidoyer dans le domaine des droits de l’Homme. Sema a contribué à de nombreux rapports sur la situation des prisonniers d’opinion en Syrie, avant de se consacrer plus spécifiquement aux violences qui affectent les femmes syriennes dans le contexte du conflit. Sema entretient des rapports réguliers avec plusieurs organisations internationales de droits de l’Homme, ainsi qu’avec les rapporteurs spéciaux des Nations Unies ou la Commission Internationale d’enquête des Nations Unies sur la Syrie. Elle a également fait partie des personnes consultées sur le dossier des détenus lors des négociations internationales comme la conférence de Genève en juin 2012.

Seve Sêvê Aydin-Izouli est avocate au Barreau de Paris et militante des droits humains. Spécialisée en droit international des droits de l’Homme et en droit international humanitaire, elle est l’auteur d’une thèse de doctorat sur le Devoir d’Ingérence Humanitaire. Me Aydin-Azouli est la Secrétaire Générale de l’Organisation Syrienne des Droits de l’Homme – Sawasyah (« Tous égaux », aujourd’hui association loi 1901), une organisation établie clandestinement en Syrie dans les années 2000 pour défendre les principes de l’état de droit et documenter les procès inéquitables contre les opposants au régime. Me Aydin Azouli est également Secrétaire Générale de l’Institut Kurde de Paris et l’ancienne représentante en France du groupe d’opposition pro-démocratie « la Déclaration de Damas ».

Retour sur nos « 10 jours pour signer »

Une soirée joviale, type « dilatée » côté zygomatiques grâce aux Kontrefaçons et aux Impropotams de Massy !

Un grand merci chaleureux aux deux équipes, au maître de cérémonie et aux techniciens qui ont mis les impros en lumière et en musique !

58 personnes, 426 signatures pour les 12 cas de la campagne mondiale auxquelles il faut ajouter 38 signatures pour TRAN HUYNH DUY THUC, prisonnier d’opinion vietnamien que notre groupe a « adopté » récemment ainsi que 28 photos « regard » pour demander sa libération, clin d’oeil au logo « regard » de la campagne des 10 jours…

Merci également aux donateurs qui nous ont permis le règlement des frais engagés !

Bon mais suffit d’en parler, voyez plutôt les photos…

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Rassemblement « Douma4 » samedi 13 décembre – Paris

Razan Zaitouneh est une éminente avocate, défenseure des droits humains et écrivaine syrienne.

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Il y a un an, elle a été enlevée avec son mari et deux collègues par un groupe armé à Douma, dans la banlieue de Damas.

Autour de l’anniversaire de leur enlèvement, nous vous proposons plusieurs façons d’agir pour les « Douma4 », comme Razan et ses collègues sont appelés par leurs amis et familles.

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nazemNazem

waelWael

 

 

 

 

 

 

 

La mère de Razan a écrit un blog pour nous, publié le 9 décembre sur le NouvelObs.

Vous allez trouver une actu sur le site http://www.amnesty.fr en page d’accueil, avec une proposition de tweet.

Amnesty International France rejoint également un rassemblement organisé par Ziad Majed et la diaspora syrienne qui aura lieu le samedi 13 décembre, à la Fontaine des Innocents à Paris, de 15h à 18h.

Fontaine des innocents
Ici le lien pour le blog de « Douma4″…

Vendredi 12 décembre au théâtre de la Piscine de Châtenay Malabry – MATCH D’IMPRO pour les « 10 jours pour signer »

Mobilisation mondiale de soutien aux personnes en danger

Le vendredi 12 décembre à partir de 19H, le groupe Amnesty International des « Hauts de Bièvre » organise les 10 jours pour signer au Pédiluve – Théâtre de Châtenay – 254, avenue de la Division Leclerc – 92290 Châtenay-Malabry

« Votre regard est une arme »

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Contre les violations des droits humains
Amnesty International France appelle chacun à ouvrir les yeux sur 12 situations emblématiques de personnes menacées (victimes de torture, de discrimination, d’exactions commises par des multinationales, etc.) et passer à l’action en signant les pétitions mises en ligne à partir du 3 décembre sur le site dédié. L’opération vise à améliorer le sort des personnes mises en lumière et obtenir des libérations, condamnations de responsables de violations de droits humains, améliorations des conditions de détention…

Pour l’occasion un match d’improvisation théâtrale nous accompagnera dès 20H.
Il opposera les « Impropotams » aux « Kontrefaçons » !

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Un match d’impro : KESAKO ?
Ce sont 2 équipes qui s’affrontent à partir d’un thème commun en 2 mi-temps d’environ 45 min chacune.
A partir de thèmes… farfelus, merveilleux, ridicules, héroïques, étonnants, débiles… les comédiens sur scène vont inventer des histoires pour vous faire voyager dans d’autres espaces temps et sans doute vous faire rire !
Chaque thème est composé de 5 critères énoncés par un arbitre :
– La nature de l’impro : Comparée (une seule équipe à la fois) ou Mixte (les 2 équipes en même temps)
– Le titre ou thème de l’improvisation
– Le nombre de joueurs autorisés à jouer
– La catégorie de l’improvisation : libre ou à la manière d’un auteur ou avec un certain style
– La durée: de 45 secondes à plusieurs minutes.
Chaque équipe a ensuite quelques secondes pour réfléchir à une histoire avant le signal de départ donné par l’arbitre.

Après chaque impro, le public vote, et l’équipe qui a le plus de vote gagne un point.
Pas de panique, un « Maître de cérémonie » nous guide dans cette épopée…
Entrée et contribution libres
https://www.facebook.com/pages/Les-Kontrefa%C3%A7ons/1459390200984806
https://fr-fr.facebook.com/pages/Les-Impropotam/176487362163