Dans l’enfer des prisons secrètes…

Voici un reportage de 17 minutes assez exceptionnel, tant peu d’anciens prisonniers de Guantanamo ne s’expriment après leur libération, un reportage donc réalisé par Marc Perelman, diffusé sur France 24 que vous pouvez voir et revoir en cliquant sur ce lien

La « guerre contre le terrorisme » – décrétée par George W. Bush – qui a suivi les attentas du 11 septembre 2001 a broyé des vies, comme celle de l’Italien d’origine marocaine Abou Elkassim Britel.

Restitution FR 24

Arrêté au Pakistan en 2002, il est livré aux services secrets américains, avant d’être transféré au Maroc.
Accusé d’appartenance djihadiste sans aucune preuve, il passe 9 ans en prison. S’il est désormais libre, pour lui rien ne sera jamais plus comme avant.
Cet homme a vécu les fameux vols secrets de la CIA également dénommés programmes de « restitution » et la détention secrète.

Il nous parle à l’occasion de la prison de TEMARA, centre de détention et de torture dont l’existence est niée par le gouvernement marocain et dont Zacharia MOUMNI nous parlait lors de l’Assemblée Générale d’Amnesty France à St Brieuc…

Le désarroi de cet homme nous rappelle les propos de Sibel Agrali, directrice du centre Primo Levi , qui à cette même AG, mettait l’accent sur les séquelles psychologiques très insidieuses…

On pourra relire utilement l’article du Monde daté du 01/02/2013 « Vols secrets de la CIA » : sept ans de prison pour l’ancien chef de la CIA en Italie

Publicités

« A NU » une pièce de théâtre qui questionne…


Jusqu’au 20 avril
Du mercredi au samedi à 19h30
Dimanche 15h00

« Avignon lui avait fait un triomphe en 2012 et il aura fallu presque deux ans pour qu’enfin elle se produise à Paris. L’histoire se déroule après le fameux 11 septembre à deux endroits différents de la planète. Dans deux geôles où une Occidentale et un Oriental se font arrêter pour les mêmes raisons, l’un en Chine, l’autre aux Etats-Unis. L’occasion, avec un seul texte, de déceler les pratiques de la torture morale afin de faire avouer le supposé coupable. C’est une vraie descente en enfer. »

CRITIC HALL

à-nu-le-spectacle-à-paris-au-vingtieme-theatre

« A nu place directement le spectateur au coeur des cellules secrètes de la CIA et leurs méthodes d’interrogatoire basées sur
> la harcelement psychique et physique.
> Deux interrogatoires menés en parallèle, en Chine et aux USA, avec les mêmes dialogues mais pas les mêmes méthodes.
> Une enquête passionnante et boulversante qui porte un regard tranchant sur notre société et l’interroge :
> Jusqu’où doit-on aller pour obtenir les aveux d’une personne présumée coupable? Ces méthodes d’interrogatoire servent elles réellement la Vérité?
> Que reste t’il d’une « démocratie » qui bafoue les droits de l’homme ?« 

Nu_1

« Un large drapeau américain sert de rideau de scène.
Puis une voix retentit, elle énonce les lois prises par les États-Unis pour se protéger du terrorisme.

Le rideau tombe. Une jeune femme, attachée, cagoulée, est assise sur une chaise.

Et nous voilà embarqués pour une heure trente d’une histoire formidablement écrite, mise en scène et interprétée, une histoire qui va nous scotcher à nos fauteuils, nous bouleverser, nous terrifier, nous accabler, nous sidérer. Une véritable claque, un coup de poing qui fait voler en éclats nos petites vies bien rangées. »

Reg’Arts

nu_2

La pièce est tirée d’un film de Sidney Lumet, ecrit par Tom Fontana (créateur des séries OZ et Borgia!).

Vous trouverez ici une interview et des extraits de la pièce

Vingtième théâtre
7, rue des Plâtrières
75020 Paris
01 48 65 97 90


Jusqu’au 20 avril
Du mercredi au samedi à 19h30
Dimanche 15h00

26 juin : Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture

QU’EST-CE QUE LA TORTURE ?

LA TORTURE EST-ELLE JUSTIFIABLE ?

Florence Bellivier, professeur de droit à l’université de Paris 10 Nanterre, spécialiste du droit civil, du droit de la bioéthique et du droit médical, secrétaire générale adjointe de la Fédération internationale des Ligues des droits de l’homme, en charge du programme « Peine de mort » et présidente de la Coalition mondiale contre la peine de mort, répond à la question au travers d’une conférence au Lycée Hélène Boucher (Paris) que vous pouvez retrouver en suivant ce lien .

Vous y trouverez notamment dans cette conférence, la référence à Rassoul Koudaïev, ancien prisonnier de Guántanamo, libéré en 2004 faute de chefs d’inculpation, a été arrêté le 23 octobre 2005 car il était soupçonné d’avoir participé à une attaque terroriste visant des bâtiments du gouvernement à Naltchik en Ingouchie (Fédération de Russie).
La police l’aurait ensuite torturé afin de lui soutirer des aveux.
Il n’a jamais cessé de clamer son innocence.
Son procès devrait se conclure avant la fin de l’année.

Amnesty International fait campagne en son nom.
Notre groupe a recueilli récemment 27 signatures en faveur Rassoul Koudaïev.

Vous pouvez ICI signer la pétition en sa faveur.

En savoir plus sur son cas ? Regarder le diaporama suivant…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

En 1948, la communauté internationale condamnait la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants dans la Déclaration universelle des droits de l’homme qui a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies. En 1975, répondant à une action vigoureuse de la part d’organisations non gouvernementales (ONG), l’Assemblée générale a adopté la Déclaration sur la protection de toutes les personnes contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Au cours des années 80 et 90, des progrès ont été accomplis aussi bien dans l’élaboration de normes et d’instruments juridiques que dans la mise en oeuvre de l’interdiction de la torture.

En 1981, l’Assemblée générale des Nations Unies a créé le Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la torture EN afin de financer les organisations qui fournissent une aide aux victimes de la torture et à leurs familles.
La Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants a été quant à elle adoptée par l’Assemblée générale en 1984 et est entrée en vigueur en 1987. Son application par les États parties est surveillée par un organe d’experts indépendants, le Comité contre la torture.
Le premier Rapporteur spécial sur la torture, qui était un expert indépendant chargé de faire rapport sur la situation de la torture dans le monde, a été nommé par la Commission des droits de l’homme en 1985.
À la même période, l’Assemblée générale des Nations Unies adoptait des résolutions dans lesquelles elle soulignait le rôle du personnel de santé dans la protection des prisonniers et des détenus contre la torture et établissait des Principes généraux pour le traitement des détenus.
En décembre 1997, l’Assemblée générale a proclamé le 26 juin Journée internationale des Nations Unies pour le soutien aux victimes de la torture.
L’Organisation des Nations Unies a maintes fois reconnu le rôle important joué par les organisations non gouvernementales (ONG) dans la lutte contre la torture. En plus de leurs campagnes pour l’élaboration d’instruments des Nations Unies et la mise en place de mécanismes de surveillance, elles apportent une précieuse contribution à l’application desdits instruments. Différents experts, notamment le Rapporteur spécial sur la torture et le Rapporteur spécial sur la violence contre les femmes et des organes conventionnels tels que le Comité contre la torture sont très tributaires des renseignements portés à leur attention par des ONG et des particuliers.

N’oubliez pas de signer la pétition…

Guantanamo : violents affrontements ce week end

1502-Guantanamopressionmonte

Lorsqu’il est entré en fonction en janvier 2009, le président Barack Obama a promis de trouver une solution pour les prisonniers de Guantánamo et de fermer le centre avant un an.
En outre, il a ordonné que l’Agence centrale du renseignement (CIA) cesse d’utiliser les techniques d’interrogatoire « renforcées » et les « sites noirs ». Il a toutefois adopté le paradigme unilatéral et biaisé de la « guerre mondiale » et accepté, dans ce contexte, les détentions à durée illimitée.
Son gouvernement a ainsi affirmé en 2010 qu’une cinquantaine de détenus de Guantánamo ne pouvaient être ni inculpés ni libérés, mais devaient être maintenus en détention militaire pour une durée indéterminée, sans inculpation ni jugement. Il a instauré un moratoire sur le rapatriement de détenus yéménites et déclaré que 30 d’entre eux seraient maintenus en détention « conditionnelle » en raison des « conditions actuelles de sécurité au Yémen ». Ce moratoire est toujours en vigueur.

Plus de 11 ans après l’ouverture du camps, des affrontements de plus en plus violents opposants détenus et gardiens ont lieu à Guantánamo.

Trois mois déjà que la tension monte.
43 des 166 prisonniers sont en grève de la faim, 13 d’entre eux étant alimentés de force.
Selon les avocats des détenus, « la grève a été lancée le 6 février pour protester contre leur détention illimitée, une détérioration de leurs conditions carcérales et une opération de lutte contre la contrebande impliquant la fouille de leur Coran », ce qu’ils considèrent comme une profanation. (source Washington Post )
60 détenus du camps 6 ont alors été mis à l’isolement dans des cellules individuelles.

Certains détenus ont couvert les caméras et les fenêtres afin d’empêcher leur surveillance.
Les gardiens ont lancé un raid le 13 avril dernier contre les détenus des parties communes du camp 6. Ils ont été accueillis à coup de balai…
L’assaut a été mené au lendemain du départ de la Croix Rouge, venue en visite pendant trois semaines afin d’ »examiner les prisonniers et de connaître les circonstances de cette grève de la faim »…

Sur ce lien, 10 photos de l’intérieur du camp… sur le site de « The Miami Herald »

Guantanamo : 11 janvier 2013, 11ème anniversaire…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le 11 janvier 2013 marque le 11e anniversaire du jour où les premiers détenus ont été transférés au centre de détention américain de Guantánamo Bay, à Cuba.

Le président américain Barack Obama doit revoir la promesse qu’il a faite en 2009 de fermer le centre de détention de Guantánamo et engager les États-Unis à libérer les détenus ou à les juger de manière équitable, a déclaré Amnesty International à l’approche du 11e anniversaire des premiers transferts de détenus vers la base navale américaine située à Cuba et quelques jours seulement avant la réinvestiture du président.

Aujourd’hui :
166 hommes sont toujours enfermés à Guantánamo
– sur les 779 qui y ont séjourné depuis 2002
7 hommes ont été déclarés coupables par une commission militaire,
dont 5 sur la base d’accords passés avant le procès aux termes desquels ils ont plaidé coupable en échange de la possibilité d’être libérés
6 prisonniers pourraient être condamnés à mort, après avoir comparu devant des commissions militaires qui ne respectent pas les normes internationales relatives à l’équité des procès
48 détenus ne peuvent être ni libérés ni jugés, mais doivent être maintenus en détention illimitée
9 prisonniers sont morts à la base depuis 2002 : 7 se seraient suicidés et 2 sont morts de causes naturelles.
1 détenu de Guantánamo a comparu aux États-Unis devant un tribunal fédéral. Il a été condamné à la réclusion à perpétuité en janvier 2011
Au moins 12 des détenus de Guantánamo avaient moins de 18 ans quand ils ont été mis en détention
0 détenu n’a été remis en liberté aux États-Unis
– plus de 600 détenus ont été transférés de Guantánamo vers d’autres pays
6,5 ans de détention à Guantánamo pour que la Cour suprême des États-Unis a fini par statuer que les prisonniers avaient le droit de contester la légalité de leur détention devant un tribunal fédéral américain. Lorsque cet arrêt a été rendu en juin 2008, dans l’affaire Boumediene c. Bush, plus de 500 détenus avaient déjà été transférés de Guantánamo.
– Les prisonniers ont été placés en détention dans au moins 10 pays – la Bosnie-Herzégovine, le Pakistan, l’Indonésie, la Thaïlande, l’Azerbaïdjan, la Zambie, les Émirats arabes unis, le Kenya, Djibouti et l’Afghanistan – avant d’être finalement transférés à Guantánamo.

En septembre 2011, 2 100 personnes étaient incarcérées dans le centre de détention américain de Parwan, situé sur la base aérienne de Bagram, en Afghanistan.

Vous trouverez sur ce lien le témoignage de Lakhdar Boumediene sur France 24 qu’Amnesty International et notre groupe en particulier a soutenu ces dernières années.

Ici, vous avez accès à la pétition que nous avons déjà proposé à la signature du public, au profit de Shaker Aamer, détenu depuis plus de 10 ans sans qu’aucune charge n’ait été retenue contre lui.

Le 22 septembre 2012 sur le Parvis du RER d’Antony

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Animation d’une « scène de crime » sur le parvis du RER d’Antony…

Une pétition en faveur de Mohammad Sadiq Kabudvand (Journaliste iranien et défenseur des droits de l’homme notamment de la minorité kurde d’Iran) était proposée au public.

http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Protegeons-les-personnes/Defenseurs-des-Droits-Humains/Actions/Iran-liberez-Mohammad-Sadiq-Kabudvand-4429

Nous avons recueilli 158 signatures et eu des échanges fructueux notamment avec des étudiants en droit…

Une autre pétition était prévue à l’origine mais – bonne nouvelle ! – nous avons appris le matin même la libération de Shaker Aamer, détenu déclaré « libérable » depuis 2007 mais incarcéré à Guantanamo depuis 10 ans…

http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2012/09/22/l-administration-obama-autorise-le-transferement-de-55-prisonniers-de-guantanamo_1763952_829254.html