ACTION URGENTE IRAN : Ecrire avant le 8 juillet 2015

IRAN : UN PRODUCTEUR DE TELEVISION VA ETRE JUGE EN IRAN

Mostafa Azizi, résident permanent au Canada, comparaîtra devant la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran. Cet écrivain, scénariste et producteur de télévision iranien est accusé d’infractions liées à la sécurité nationale, portées semble-t-il à son encontre à la suite de messages qu’il a publiés sur les réseaux sociaux. Amnesty International considère qu’il pourrait s’agir d’un prisonnier d’opinion.

Mostafa Azizi, ancien président de la représentation iranienne de l’Association internationale du film d’animation, est détenu à la prison d’Evin, à Téhéran, depuis le 1er février 2015, date à laquelle il a été convoqué dans les locaux du parquet, dans cette même prison. Titulaire d’une carte de résidence permanente canadienne, il était allé en Iran fin décembre 2014 pour rendre visite à son père souffrant et envisageait de retourner vivre dans son pays. Mostafa Azizi est poursuivi pour « outrage au Guide suprême de l’Iran », « outrage au fondateur de la République islamique d’Iran », « diffusion de propagande contre le régime » et « rassemblement et collusion dans l’intention de porter atteinte à la sécurité nationale », parce qu’il a exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression, en particulier via les messages qu’il a publiés sur Facebook et d’autres réseaux sociaux.

Mostafa Azizi a passé 33 jours dans la section 2A de la prison d’Evin, administrée par les pasdaran (gardiens de la révolution), dont 14 jours à l’isolement, sans pouvoir contacter sa famille ni consulter d’avocat. Il a ensuite été transféré dans la section 8, à l’issue de ses interrogatoires, qui se sont déroulés sans qu’un avocat soit présent. Plusieurs centaines de personnes, dont des prisonniers d’opinion, sont incarcérées dans la section 8 où, d’après les informations dont on dispose, les conditions de vie sont déplorables : les cellules y seraient extrêmement surpeuplées, mal aérées, sales et infestées d’insectes. Les installations sanitaires et le matériel de couchage seraient inadaptés. Ces conditions de détention aggravent l’état de santé de Mostafa Azizi qui, avant son arrestation, présentaitdéjà une hyperglycémie et souffrait de rhumatismes et de problèmes d’asthme et d’eczéma. Le 13 avril, il a été transféré toute la journée au centre de santé de la prison, après avoir brièvement perdu connaissance à la suite d’une baisse de tension.

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ACTION RECOMMANDEE : lettre international / email / fax / twitter :

– demandez aux autorités iraniennes de relâcher Mostafa Azizi immédiatement et sans condition, s’il n’est détenu que pour avoir exercé de façon pacifique son droit à la liberté d’expression ;

– priez-les instamment de lui fournir tous les soins médicaux dont il a besoin, y compris des soins spécialisés à l’extérieur de la prison ;

– rappelez-leur que, aux termes de l’article 10 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel l’Iran est partie, elles sont tenues de traiter avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine toute personne privée de liberté.

MERCI D’ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 8 JUILLET À :

Guide suprême de la République islamique d’Iran

Ayatollah Sayed ‘Ali Khamenei
The Office of the Supreme Leader
Islamic Republic Street – End of Shahid
Keshvar Doust Street
Tehran, République islamique d’Iran

Twitter : @khamenei_ir (en anglais) ou @Khamenei_fa (en persan)
Courriel : info_leader@leader.ir

Formule d’appel : Excellence

Responsable du pouvoir judiciaire, Ayatollah Sadegh Larijani
c/o Public Relations Office
Number 4, 2 Azizi Street intersection
Tehran, République islamique d’Iran Formule d’appel : Excellence,

Copies à :

Président de la République, Hassan Rouhani
The Presidency
Pasteur Street, Pasteur Square
Tehran, République islamique d’Iran

Courriel : media@rouhani.ir
Twitter : @HassanRouhani (en anglais) et@Rouhani_ir (en persan)

Ambassade de la Rép. Islamique d’Iran
4 avenue d’Iéna  –  75116 Paris
Tél : 01 40 69 79 00 – Fax : 01 40 70 01 57
Courriel : cabinet@amb-iran.fr

Tarifs postaux pour l’Iran :
Lettre internationale (20 g) : 1,20 €

COMPLÉMENT D’INFORMATION

Le fils de Mostafa Azizi a raconté à Amnesty International que « [son père] tremblait et avait été incapable de parler pendant quelques jours » à la fin de son régime d’isolement. Il a indiqué que l’état psychologique de celui-ci s’était depuis lors amélioré et qu’on l’avait autorisé à recevoir régulièrement la visite de ses proches.

En novembre 2013, le vice-ministre des Affaires étrangères Hassan Qashqavi a annoncé la création d’un comité au sein du ministère du Renseignement dont la mission était d’encourager le retour en Iran des expatriés, conformément aux promesses électorales du président Hassan Rouhani.

Associant les réticences des expatriés iraniens à rentrer dans leur pays aux « messages alarmistes de groupes d’opposition étrangers », il avait déclaré que « nombre de ces craintes étaient suscitées par leurs auteurs eux-mêmes et étaient sans fondement ». En août 2013, le ministre du Renseignement Mahmoud Alavi avait quant à lui déclaré « garantir que toute personne qui n’avait pas commis d’infraction ne rencontrerait pas de problèmes [à son retour dans le pays] ». Un mois auparavant, le porte-parole du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejehi, avait affirmé que « les autorités judiciaires iraniennes autorisaient tout Iranien coupable d’une infraction à entrer dans le pays […], mais que des poursuites pénales seraient engagées dès lors qu’il posait le pied sur le sol iranien ».

Depuis l’investiture du président Rouhani en août 2013, de nombreuses personnes possédant une double nationalité ou titulaires du statut de résident à l’étranger, ont été arrêtées ou incarcérées après leur retour en Iran. Citons notamment la militante irano-britannique des droits des femmes Ghoncheh Ghavami, l’étudiant Hamid Babayee, qui prépare une thèse de doctorat à l’Université de Liège (Belgique), et les journalistes Sajedeh Arabsorkhi, Serajeddin Mirdamadi et Hossein Nourani Nejad.
Le Code pénal islamique iranien, adopté en mai 2013, conserve les définitions vagues de certaines « infractions » comme la « propagande contre le régime », le fait de « susciter le trouble dans l’esprit du public », l’« outrage aux valeurs saintes de l’islam » et la « diffamation envers des représentants de l’État ». Ces dispositions peu précises sont fréquemment utilisées pour restreindre l’exercice pacifique du droit à la liberté d’expression. Les lois et pratiques de ce type vont à l’encontre des obligations qui incombent à l’Iran aux titres des articles 18, 19, 21 et 22 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel le pays est partie, qui garantissent respectivement la liberté de pensée, d’expression, d’assemblée et de réunion.

L’article 9 du PIDCP dispose que nul ne peut être arbitrairement arrêté ou détenu. Priver une personne de sa liberté parce qu’elle a exercé les droits et libertés garantis par le PIDCP est une forme de détention arbitraire.

La surpopulation carcérale, de mauvaises conditions sanitaires et l’absence de matériel de couchage peuvent constituer un traitement cruel, inhumain et dégradant selon la durée pendant laquelle une personne subit de telles conditions de détention, alors que ce traitement est contraire à l’article 7 du PIDCP qui prohibe la torture et les autres mauvais traitements.

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ACTION URGENTE IRAN : Ecrire avant le 2 mars 2015

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IRAN : UNE MANIFESTANTE DÉNONÇANT DES ATTAQUES EMPRISONNÉE

La défenseure des droits des femmes Mahdieh Golrou est détenue sans inculpation depuis plus de deux mois à la prison d’Evin à Téhéran pour avoir manifesté pacifiquement contre une série d’attaques à l’acide visant des jeunes femmes à Ispahan. Elle n’est pas autorisée à consulter son avocat, bien qu’elle ait subi des dizaines d’heures d’interrogatoire. Cette femme est une prisonnière d’opinion et doit être libérée immédiatement et sans condition.

Mahdieh Golrou (également appelée Mehdieh Golru), 29 ans, est détenue depuis qu’elle a été appréhendée chez elle à Téhéran le 26 octobre 2014. À la même occasion, son téléphone portable et son ordinateur ont été confisqués. Elle a passé deux mois à l’isolement dans la section 2A de la prison – contrôlée par les pasdaran (gardiens de la révolution) – avant d’être transférée vers une cellule qu’elle partage avec une autre personne, toujours dans la même section. Le 12 janvier dernier, son dossier a été transmis au greffe de la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran. Mahdieh Golrou n’est pas autorisée à s’entretenir avec l’avocat engagé par ses proches pour la représenter. Elle a le droit de passer deux appels par semaine et sa famille peut la voir de temps en temps.

Le 22 octobre 2014, cette militante a participé à une manifestation pacifique devant le parlement dans la capitale iranienne afin de dénoncer les violences faites aux femmes, ainsi que plusieurs attaques à l’acide lancées début octobre dernier contre des femmes à Ispahan, dans le centre du pays. Il est à craindre que cette arrestation vise à empêcher les manifestations pacifiques et à faire taire les femmes qui s’expriment au sujet de leurs droits. Les autorités iraniennes ont condamné ces attaques mais elles doivent encore en identifier les auteurs et les traduire en justice.

À la suite des événements à Ispahan et avant son appréhension, Mahdieh Golrou a écrit sur sa page Facebook : « Je suis une femme. Je suis une Iranienne qui a toujours peur… Je suis une femme et ces jours-ci, le fait d’être une femme m’effraie. »

ACTION RECOMMANDEE : lettre international / email / fax :

–           appelez les autorités iraniennes à libérer Mahdieh Golrou immédiatement et sans condition car cette femme est détenue uniquement pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion ;

–           engagez-les à lui permettre de recevoir régulièrement la visite de sa famille et de son avocat ;

–           demandez-leur de veiller à ce qu’elle bénéficie de tous les soins médicaux dont elle pourrait avoir besoin ;

–           priez-les de veiller à ce que les auteurs de violences à l’encontre de femmes soient traduits en justice au cours de procédures équitables.

< MERCI D’ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 2 MARS 2015 À :

Guide suprême de l’Iran
Ayatollah Sayed ‘Ali Khamenei
The Office of the Supreme Leader
Islamic Republic Street – End of Shahid Keshvar Doust Street, Tehran, Iran
Courriel : info_leader@leader.ir
Twitter : @khamenei_ir
Formule d’appel : Excellence,

 

Responsable du pouvoir judiciaire
Ayatollah Sadegh Larijani
c/o Public Relations Office
Number 4, 2 Azizi Street intersection
Tehran, Iran
Formule d’appel : Excellence,

Copies à :

Président de l’Iran
Hassan Rouhani
The Presidency
Pasteur Street, Pasteur Square
Tehran, Iran
Twitter : @HassanRouhani (en anglais) ou @Rouhani_ir (en persan)
Ambassade de la Rép. Islamique d’Iran
4 avenue d’Iéna  –  75116 Paris
Tél : 01 40 69 79 00 – Fax : 01 40 70 01 57
Courriel : cabinet@amb-iran.fr
Lettre internationale (20 g) : 1, 42 €

COMPLÉMENT D’INFORMATION

En octobre 2014, plusieurs attaques à l’acide ont été lancées contre des femmes à Ispahan. Le gouvernement a confirmé quatre agressions, contre 15, dont une ayant conduit à la mort, selon des sources non officielles. Le 21 octobre, le ministre iranien de la Justice Hojjat ol Eslam Mostafa Purmohammadi a confié à l’Agence de presse de la République islamique d’Iran :

« Nous sommes très inquiets et espérons que les auteurs de ces agressions seront arrêtés et jugés. » Le même jour, Gholam-Hossein Mohseni-Ezhei, porte-parole du responsable judiciaire iranien, a déclaré : « Les informations recueillies jusqu’ici n’étayent pas l’hypothèse que les malfaiteurs cherchaient à punir des femmes mal voilées. » Cependant, bon nombre d’Iraniens estiment que les victimes de ces attaques ont été prises pour cible pour cette raison.

Selon le code pénal iranien, les femmes qui ne se couvrent pas la tête et qui ne respectent pas à la lettre le code vestimentaire islamique risquent une peine d’emprisonnement ou une amende. Cette législation est utilisée par la police, les paramilitaires bassidjis et les milices pour justifier leurs patrouilles dans les espaces publics au nom de la promotion et de la protection d’une « culture de modestie et de chasteté » et le fait de faire subir aux femmes des actes d’intimidation et de harcèlement, des violences physiques et des arrestations.

Dans les jours qui ont suivi les signalements des attaques à l’acide, des milliers de personnes à Téhéran et Ispahan ont manifesté devant les bâtiments officiels en appelant les autorités à enquêter sur ces événements et à annuler le Projet de loi sur la protection de ceux qui font la promotion de la vertu et combattent le vice, texte controversé présenté au Parlement et qui aurait inspiré les agressions, selon bon nombre de manifestants. Ce projet de loi autorise toute personne à promouvoir la vertu et combattre le vice, par écrit ou de vive voix. La « vertu » est définie comme toute action, déclaration ou omission ordonnée par la charia ou la législation en vigueur, et s’oppose au « vice » (action, déclaration ou omission interdite).

Les autorités auraient eu recours à la force, notamment du gaz lacrymogène et des matraques, afin de disperser les manifestants. Quatre journalistes couvrant les événements ont été arrêtés. Nasrin Sotoudeh, avocat spécialiste des droits humains, a été brièvement détenu puis relâché le 25 octobre 2014.

Mahdieh Golrou a déjà été appréhendée en décembre 2009 en raison de son militantisme pacifique en faveur des droits des étudiants et des femmes. Elle a purgé deux ans de prison pour « diffusion de propagande contre le système » et « rassemblement et collusion dans le but de nuire à la sécurité nationale ». Cette étudiante bien connue n’a plus le droit de poursuivre ses hautes études à l’université Allameh Tabatabaee en raison de ses activités pacifiques.

Mohammad Sadiq KABUDVAND (IRAN)

Mohammad Sadiq Kabudvand – Défenseur iranien des droits des kurdes

Vous avez été plus de 150 à signer cet appel le 22 septembre dernier sur le parvis du RER d’Antony.

Que devient Mohammad Sadiq aujourd’hui ?

Après 60 jours de grève de la faim, Monsieur Kabudvand a recommencé à s’alimenter le 27 juillet, les autorités lui ayant promis de réétudier sa demande de permission de sortie pour voir son fils malade.
Cet engagement n’a pas été tenu. M.S. Kabudvad souffre de douleurs rénales et ne reçoit toujours pas de traitement approprié, seulement des injections antidouleur.

Il a récemment dit à sa famille que s’il n’était pas autorisé à rendre visite à son fils, il reprendrait sa grève de la faim et que cette fois-ci il ne l’arrêterait pas.

Pour en savoir plus sur qui est M.S. Kabudvand, cliquez ici

Pour accéder à l’interview de Marc Kravetz, journaliste et chroniqueur radio notamment sur France culture, cliquez ici

Le 22 septembre 2012 sur le Parvis du RER d’Antony

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Animation d’une « scène de crime » sur le parvis du RER d’Antony…

Une pétition en faveur de Mohammad Sadiq Kabudvand (Journaliste iranien et défenseur des droits de l’homme notamment de la minorité kurde d’Iran) était proposée au public.

http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Protegeons-les-personnes/Defenseurs-des-Droits-Humains/Actions/Iran-liberez-Mohammad-Sadiq-Kabudvand-4429

Nous avons recueilli 158 signatures et eu des échanges fructueux notamment avec des étudiants en droit…

Une autre pétition était prévue à l’origine mais – bonne nouvelle ! – nous avons appris le matin même la libération de Shaker Aamer, détenu déclaré « libérable » depuis 2007 mais incarcéré à Guantanamo depuis 10 ans…

http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2012/09/22/l-administration-obama-autorise-le-transferement-de-55-prisonniers-de-guantanamo_1763952_829254.html