Retour sur « Chala, une enfance cubaine »

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Projetté au Sélect d’Antony dans le cadre du festival Télérama Enfants, le film « Chala, une enfance cubaine » décrit en filigrane un pays coincé entre misère, émigration et lourdeurs bureaucratiques.

Genevière Garrigos, ex présidente d’Amnesty International France, qui connaît très bien l’Amérique latine nous a dépeint le portrait d’une dictature à bout de souffle, qui contraste avec l’endurance et le cran de ses habitants.

Retour sur nos évènements Syrie au Sélect

Au cinéma Le Sélect, la salle de 198 personnes était comble pour la projection-débat autour du film « L’eau argentée ».
Le débat s’est prolongé jusque fort tard.

L’occasion d’échanger sur ces quatre dernières années en Syrie ; sur notre responsabilité à tous face à cette impérieuse urgence humanitaire et au devoir d’accueillir davantage de réfugiés syriens dans nos communes.

L’occasion également de questionner la dimension cinématographique de ce film très particulier et de faire appel au public pour l’achat solidaire de clichés de l’exposition de Bernard de Monès « Syrie d’Hier ».

Cette exposition relate l’exceptionnel patrimoine architectural, paysager et la diversité humaine des populations constitutives de la Syrie.
Les bénéfices exclusifs sont au profit de l’association AAVS (Association d’Aide aux Victimes Syriennes), association apolitique à but uniquement médical et qui intervient à l’intérieur même de la Syrie.

L’exposition « Syrie d’Hier » prend fin le 3 mars au soir au cinéma Le Sélect à Antony.

Ce dernier jour est l’occasion de montrer que nous ne sommes pas indifférents ; de 5 à 50 euros, il y en a pour toutes les bourses !

Vous pourrez encore et toujours acheter des clichés à partir du site http://www.aavs-asso.org/exposition-vente-de-photos-au-profit-daavs/ mais le mieux est de venir les voir sur place.

Vous trouverez également sur ce lien, un interview de Bernard de Monès

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S’agissant de la situation en Syrie, force est de constater que la réponse de la communauté internationale est scandaleuse et inopérante, notamment et en entre autre par la baisse drastique de l’aide alimentaire apportée dans les camps de réfugiés face à des hivers particulièrement rigoureux.

En raison d’un manque de moyens, le Programme alimentaire mondial des Nations unies, a suspendu sa livraison de bons d’alimentation à 1,7 million de réfugiés syriens. Des conséquences catastrophiques sont à prévoir, prévient l’organisation.

Le Programme alimentaire mondial (PAM), une agence des Nations unies, a cessé de fournir des bons d’alimentation à quelque 1,7 million de réfugiés syriens présents en Jordanie, au Liban, en Turquie, en Irak et en Égypte, a annoncé l’organisation, lundi 1er décembre. Cette suspension survient en raison d’un manque de fonds : le PAM affirme avoir besoin de 64 millions de dollars (51 millions d’euros) afin de poursuivre son action auprès des réfugiés pour le reste du mois de décembre.

Cette suspension « va mettre en péril la santé et la sécurité de ces réfugiés et pourrait même provoquer de nouvelles tensions, de l’instabilité et de l’insécurité dans les pays d’accueil limitrophes », a pour sa part averti Ertharin Cousin, la directrice du PAM.

« Conséquences catastrophiques »

« Sans les bons du PAM, de nombreuses familles vont souffrir de la faim. Pour les réfugiés qui tentent déjà de survivre face à un hiver rigoureux, les conséquences de l’arrêt de cette aide vont être catastrophiques », a précisé l’organisation humanitaire, financée grâce à des contributions volontaires des pays membres de l’ONU. Les réfugiés sont en effet mal préparés pour affronter un nouvel hiver, particulièrement au Liban et en Jordanie où de nombreux enfants sont pieds nus et sans vêtements adéquats.

À Genève, le Haut commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR) a jugé que cette suspension ne pouvait pas « se produire à un pire moment ». « Cela va toucher des dizaines de milliers de familles de réfugiés, les plus vulnérables, celles qui dépendent pratiquement totalement de l’aide internationale », a déclaré le directeur du HCR, Antonio Guterres, invitant la communauté internationale à soutenir le PAM pour ne pas laisser « les réfugiés affamés ». Source FRANCE 24

Rappelons que le 17 février dernier, le Commissaire européen aux Droits de l’Homme a rendu un rapport accablant sur l’accueil et la prise en charge des réfugiés syriens arrivés en France.

Pour sa part, Amnesty International a lancé depuis le 4 février dernier une nouvelle campagne intitullée  » Accueil des réfugiés de Syrie ». Vous en aurez un aperçu sur ce lien

Sur celui ci, Un quizz vous permettra de tester vos connaissances sur les réfugiés de Syrie

Cette soirée a également été l’occasion de rappeler les débuts des évènements : une très longue première année de manifestations pacifiques due à la réaction de très nombreux syriens face aux exactions commises par le régime en place sur des enfants mineurs.

L’occasion de dire pour nos invités syriens la blessure et le sentiment d’humiliation qu’a représenté la visite de 4 députés français en Syrie dont 3 auprès de Bachard el Assad qui disons-le, est responsable de 540 morts quand tous groupuscules extrêmistes confondus tuent 1 personne. (Ceci bien évidemment n’exonère en rien la très lourde responsabilité de ces groupes !…)

380 000 SYRIENS VULNÉRABLES A ACCUEILLIR D’URGENCE

Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a identifié 380 000 Syriens vulnérables qui ont besoin d’une réinstallation. Cependant, à peine 79 000 d’entre eux ont eu la chance de pouvoir recommencer leur vie à l’étranger par le biais de programmes de réinstallation. Au mois d’août 2014, seule une petite partie de ces réfugiés avait achevé le voyage vers un nouveau pays.

LES PAYS LES PLUS RICHES DU MONDE NE SONT PAS A LA HAUTEUR

L’Allemagne a accepté de réinstaller 30.000 réfugiés de Syrie, soit 30 fois plus de réfugiés que la France, soit 300 fois plus de personnes que ce que le Royaume-Uni a réinstallé jusqu’à présent.

Parmi les pays les plus riches du monde, ni les pays du Golfe, ni la Russie ou le Japon, ne se sont engagés à réinstaller ne serait-ce qu’un seul réfugié.

Il est temps d’agir

La réinstallation permet de partager la responsabilité de cette crise historique. La France qui a déjà accueilli 500 réfugiés de Syrie en 2014 et qui a renouvelé cet engagement en 2015 pour un nombre identique, peut et doit se montrer davantage solidaire  avec ceux qui, privés de tout, recherchent une terre d’asile où ils trouveront protection et accueil.

Ciné Débat : HOPE au Sélect d’Antony – Jeudi 12 février

Jeudi 12 février à 21h

le cinéma LE SELECT à Antony vous propose une Soirée-Débat autour du film

HOPE

Projection suivie d’un débat avec le réalisateur Boris LOJKINE.

Avec Justin Wang, Endurance Newton, Dieudonné Bertrand Balo’o, Martial Eric Italien, Henri Didier Njikam

Avertissement : Certaines scènes de ce film risquent de heurter un jeune public.

CE FILM EST SOUTENU PAR AMNESTY INTERNATIONAL

Festival de Cannes 2014, Semaine de la Critique, Rail d’or et Prix SACD
Festival d’Angoulême 2014, Valois de la mise en scène et Prix des étudiants
Festival de Hambourg 2014, Prix de la critique
Festival de Châtenay-Malabry 2014, Grand prix du jury

HOPE

En route vers la lointaine Europe, Hope rencontre Léonard. Elle a besoin d’un protecteur, il n’a pas le coeur de l’abandonner. Dans un monde où personne ne fait de cadeau, ils vont tenter d’avancer ensemble, et de s’aimer.

Pour sa première fiction, le documentariste Boris Lojkine signe un film âpre portant un regard sans concession sur l’immigration clandestine. Évitant l’écueil de la complaisance ou du voyeurisme, cette réalisation d’une authenticité remarquable décrit les conditions dramatiques d’exil des Africains. Le réalisme

implacable des images, la dureté du propos et la violence de certaines scènes n’en oublient pas le respect et l’humanité avec lesquels le réalisateur accompagne ses personnages. Si la tragédie et la noirceur l’emportent, le film est aussi, à sa façon, une incroyable et magnifique histoire d’amour.

Un film aussi captivant que dérangeant, aux frontières de la fiction et du documentaire.

Projection débat – « L’eau argentée : Syrie, autoportrait » – 27 février 21H Le Sélect Antony

En complément de l’exposition-vente solidaire au profit d’enfants syriens, les groupes Amntesty International des « Hauts de Bièvre » et d’Orsay se sont associés au cinéma Le Sélect pour proposer une projection-débat autour du film « L’eau argentée : Syrie, autoportrait » (1h30mn‎‎ – Classification: Interdit -16 ans‎‎ – Documentaire‎‎ – VO st Fr‎).

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Le débat sera animé par Ossama Mohammed, réalisateur du film ; Joël Jovet, coordinateur Syrie-Liban pour Amnesty International France et Abdullah Haid, réfugié syrien ayant rejoint le groupe Amnesty des Hauts de Bièvre.

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Le film a été particulièrement remarqué lors de la Quinzaine des réalisateurs au dernier Festival de Cannes, présenté à la Sélection officielle du festival de Cannes – Hors compétition – Séance spéciale.

Ce récit bouleversant du destin tragique de la Syrie raconté au jour le jour à travers des images amateurs hante les mémoires.

Depuis le 5 mai 2011, le cinéaste syrien Ossama Mohammed est exilé en France pour avoir critiqué le régime de Bachar el-Assad. A travers les vidéos postées par les cinéastes amateurs, il suit pas à pas l’évolution de la révolution syrienne. Décidé à retracer leur histoire et la sienne, il compose peu à peu un film à partir de cette mosaïque d’images et de sons : les premières manifestations et les premiers martyrs, la naissance d’un bébé avec les moyens du bord, les chants traditionnels, un adolescent torturé, les appels désespérés des insurgés à l’armée, le témoignage de soldats déserteur. Jusqu’à ce Noël 2011, où un message parvient sur son ordinateur : celui d’une jeune Syrienne d’origine kurde appelée Simav, qui lui demande : «Qu’est-ce que tu filmerais si tu étais à ma place ?» Commence un échange entre un exilé et une révolutionnaire…

Eau Argentée, Syrie autoportrait de Ossama Mohammed et Wiam Simav Bedierxan.

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Ossama Mohammed est un talentueux cinéaste syrien, l’un des seuls – le seul ? – identifié sur la carte des festivals de cinéma dans le monde, et en particulier Cannes. Comme pas mal de cinéastes africains de sa génération – Sissako par exemple – il a étudié le cinéma à Moscou, avant de réaliser des films avec beaucoup de parcimonie – trois longs métrages dont celui-ci (cas très particulier), un tous les vingt ans – quelques courts métrages car, on s’en doute, il ne doit pas être très facile de faire des films en Syrie.

Ossama Mohammed s’est réfugié en France depuis mai 2011, dans l’impossibilité de retourner dans son pays après avoir participé à une table ronde pendant le Festival de Cannes sur le thème « cinéma et dictature. »

De son exil parisien, il suit la révolution et la terrible répression qui ensanglante la Syrie. Il en fait un film Eau Argentée, Syrie autoportrait qui est constitué d’une multitude d’images prises avec des téléphones portables, postées sur youtube ou ailleurs. « En Syrie, les youtubeurs filment et meurent tous les jours. Tandis que d’autres tuent et filment. A Paris, je ne peux que filmer le ciel et monter ces images youtube, guidé par cet amour indéfectible de la Syrie. De cette tension entre ma distance, mon pays et la révolution est née une rencontre » déclare le cinéaste. Cette rencontre est de Ossama Mohammed et de Wiam Simav Bedierxan, une jeune femme d’origine kurde qui a filmé la ville de Homs sous les bombes. Le film est l’histoire de ce dialogue par images interposées, mais aussi de bien d’autres choses : un monologue poignant sur l’exil, une réflexion sur le cinéma et le pouvoir de l’image. Le film recueille aussi bien des images des opposants et de témoignages des atrocités commises par le régime de Bachar el-assad contre son peuple, que des images filmées par les tortionnaires eux-mêmes des supplices infligés à leurs prisonniers. Les images des victimes et les images des tueurs, avec des scènes insoutenables de cadavres de civils et d’enfants, d’humiliations et de tortures. Au-delà du documentaire et même du film essai, une œuvre de cinéma importante capable à partir d’une tragédie majeure de notre époque (150 000 morts et 6,5 millions de personnes déplacées depuis mars 2011) d’élaborer une mosaïque d’images et de sons qui explore avant tout la puissance du cinéma, comme force de résistance et d’oppression, par un cinéaste poète qui questionne la notion même de l’acte de filmer et d’associer une image avec une autre, une image et un son, sans oublier la notion d’auteur – le film est celui de tout le peuple syrien, d’un homme et d’une femme qui ne se sont jamais rencontrés.

A lire, à voir et à écouter sur ARTE Créative : la rencontre avec Ossama Mohammed qui revient sur la création du film.

« SYRIE D’HIER » une exposition-vente solidaire à Antony 14 février – 3 mars

Le groupe Amnesty International des Hauts de Bièvre s’associe à l’Association d’Aide aux Victimes Syriennes (AAVS) pour proposer une exposition-vente de photos de Bernard de Monès.

L’exposition aura lieu du 14 février au 3 mars 2015 (Tous les jours de 13h30 à 22h, le dimanche de 10h à 12h et de 13h30 à 22h)au cinéma Le Sélect d’Antony).

Affiche expo photos

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Pour en savoir plus sur l’association AAVS, cliquez sur ce lien.

Le 27 févier à 21h le cinéma Le Sélect accueillera une projection-débat autour du film « L’eau argentée » (voir notre article spécifique « L’eau argentée, Syrie autoportrait »)

Le débat sera animé par Ossama Mohammed, réalisateur du film, Joël Jovet de la coordination Syrie-Liban d’Amnesty International France et d’Abdullah Haid, réfugié syrien du groupe Amnesty des Hauts de Bièvre.

SAMBA au Sélect jeudi 23 octobre

Jeudi 23 octobre à 20h30

Le cinéma LE SELECT à Antony vous propose une soirée-débat autour du film SAMBA

Samba

Projection suivi d’un débat avec le collectif Migrants, changeons notre regard et la Cimade, représentée par Sonia Laboureau (directrice du centre Cimade de Massy)

Synopsis : Samba, Sénégalais en France depuis 10 ans, collectionne les petits boulots ; Alice est une cadre supérieure épuisée par un burn out. Lui essaye par tous les moyens d’obtenir ses papiers, alors qu’elle tente de se reconstruire par le bénévolat dans une association. Chacun cherche à sortir de son impasse jusqu’au jour où leurs destins se croisent…

Entre humour et émotion, cette histoire très contemporaine, adaptée d’un roman, célèbre avec sincérité et justesse l’importance de la solidarité et de la fraternité, tout en évoquant avec acuité et sans angélisme ou misérabilisme les questions de l’immigration et de la dureté du monde du travail. Trois ans après le succès d’Intouchables, le tandem Toledano/ Nakache continue à porter un regard sur le monde moderne en signant une comédie généreuse, sincère et touchante.

Réservation, bande-annonce et infos sur le film :

http://www.leselect.ville-antony.fr/film/54426

TARIF UNIQUE : 5,5€

ABONNES SELECT : 1 place achetée (sur la carte), 1 place offerte

Places déjà en vente à la caisse du cinéma et sur notre site Internet

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CINEMA LE SELECT

10, avenue Division Leclerc à ANTONY

Renseignements : 01 40 96 64 64

Web: http://www.leselect.ville-antony.fr