Bonne nouvelle !! Nigeria : Moses Akatugba gracié.

Le groupe des « Hauts de bièvre » comme tant d’autres groupes d’Amnesty International s’était largement mobilisé pour Moses Akatugba, ressortissant nigérian.

Arrêté à 16 ans, Moses a été torturé par la police nigériane puis condamné à mort sur la base de ses « aveux » obtenus sous la contrainte. Le gouverneur vient publiquement de le gracier et l’a annoncé sur sa page Facebook.

Moses Akatugba © HURSDEF

Moses Akatugba © HURSDEF

IL RESTAIT 3 JOURS AU GOUVERNEUR POUR SE PRONONCER

Le 1er octobre 2014, le gouverneur de l’État du Delta a répondu à la pression de milliers de personnes demandant justice et liberté pour Moses Akatugba, en déclarant : « le processus de libération est en cours ».

Le seul point de blocage était un appel en cours : « Pour que nous puissions continuer, cet appel doit être retiré ».

Depuis, Moses a effectivement retiré son appel. Et cependant, sa situation reste inchangée. Moses a fêté ce mois-ci son 26ème anniversaire, son 10ème depuis qu’il est en prison.

Après huit ans à la tête de l’État du Delta, le gouverneur Emmanuel Uduaghan va quitter son poste vendredi prochain. Il lui restait trois jours pour tenir son engagement et libérer Moses.

UNE CRISE MONDIALE DE LA BARBARIE, DE L’ÉCHEC POLITIQUE ET DE LA PEUR

30 ans après l’adoption d’une Convention par les Nations unies, 141 pays continuent de pratiquer la torture en 2014.

Ce terrible constat a amené Amnesty International a lancé une nouvelle campagne pour prévenir l’usage de la torture dans le monde.

Claudia Medina - Mexique

Claudia Medina – Mexique

Amnesty International va en particulier se pencher sur cinq pays dans lesquels cette pratique est monnaie courante et où elle pense
pouvoir obtenir des résultats non négligeables.


La section française et notre groupe local a choisi de travailler sur quatre pays pendant les deux ans de campagne :
1- Au Nigeria, policiers et militaires ont couramment recours à la torture.
2- Au Mexique, le gouvernement affirme que les cas de torture sont exceptionnels mais, en réalité, il est fréquent que la police et les forces de sécurité pratiquent ce type de sévices, et ce sans être sanctionnées.
3- Au Maroc et au Sahara occidental, les autorités enquêtent rarement lorsque des cas de torture sont signalés.
4- En Ouzbékistan, la torture est très répandue mais les tortionnaires sont rarement traduits en justice. Amnesty International n’est pas autoriséeà entrer dans ce pays.

Moses Akatugba - Nigeria

Moses Akatugba – Nigeria

Pour nous interposer entre le tortionnaire et la victime, nous entrerons dans les systèmes qui échouent à protéger les gens.

Nous veillerons à ce que :
• dès le début, les détenus puissent consulter un avocat ;
• les avocats soient présents pendant les interrogatoires ;
• des médecins soient disponibles pour examiner les détenus ;
• les détenus puissent entrer en contact avec leurs familles ;
• les aveux obtenus sous la torture ne puissent jamais servir de preuves ;
• toute personne ayant participé à des actes de torture soit traduite en justice.

Vous pouvez dès à présenter sur ce lien signer 3 pétitions en faveur de 3 personnes

Dilorum Abdoukadirova - Ouzbekistan

Dilorum Abdoukadirova – Ouzbekistan

REJOINGNEZ-NOUS !
Retrouvez-nous dès vendredi 16 mai au RER de Massy Palaiseau de 16H30 à 19H… dimanche matin 18 mai au marché du Plessis Robinson, le samedi matin 14 juin au marché de Verrières Le Buisson…

Le « prix de la honte » pour Shell

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En octobre dernier, un tribunal de la Haye examinait une plainte civile déposée contre la compagnie pétrolière Shell par quatre fermiers de la région du delta du Niger, au Nigéria, et les Amis de la Terre Pays-Bas.

Les plaignants affirmaient que les déversements pétroliers des oléoducs de Shell ont détruit leurs moyens de subsistance et réclament encore aujourd’hui la dépollution de la région, ainsi qu’une indemnisation.

Ici, vous accèderez à une vidéo d’Amnesty qui témoigne des conséquences désastreuses pour la population dont les moyens de subsistances ont été ravagés. Le peuple Bodo est une communauté de pêcheurs.

Décision a été rendue par le tribunal néerlandais, la dernière semaine de janvier 2013. Il a statué en faveur de l’un des plaignants , estimant que Shell Nigeria n’avait pas rempli son obligation de diligence dans ce cas en ne prenant pas de mesures raisonnables pour empêcher des tiers de saboter les puits de pétrole et de provoquer des fuites d’hydrocarbures. Shell va maintenant devoir verser des indemnités à la personne concernée.

Si le sabotage d’oléoducs est l’une des causes de pollution dans le delta du Niger, l’ampleur du problème n’est pas aussi considérable que le service des relations publiques de Shell aime le faire croire. De nombreux déversements de pétrole sont dus à des fuites sur des oléoducs à la fois vieux et mal entretenus. Les affirmations de Shell concernant la part des sabotages dans la pollution du delta ont été remises en cause par les habitants et plusieurs ONG, y compris Amnesty International.

Un autre procès se prépare à Londres contre Shell. 11 000 habitants du delta, qui se sont d’abord tournés vers la justice du Nigéria, ont été déboutés et se sont regroupés dans une class action devant la haute cour de Londres. Menée par le cabinet anglais Leigh Day, cette procédure pourrait déboucher sur l’ouverture d’un procès fin 2013.

Comme un écho, l’édition 2013 des Public Eye Awards qui se déroule comme chaque année à l’occasion du Forum économique de Davos (du 23 au 27 janvier), a octroyé les « prix de la honte » à Goldman Sachs et à Shell.

En savoir plus sur l’édition 2013 des « prix de la honte » sur Novethic

Retour sur le Marathon des signatures

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Le 7 décembre dernier, Amnesty a lancé le « Marathon des signatures », évènement international majeur de notre organisation.

Cette opération est destinée à mobiliser le plus grand nombre de personnes pour la défense de ceux dont la vie est menacée.
Chaque situation est emblématique de graves violations des droits humains dénoncées par l’association : prisonniers d’opinion, personnes assassinées, victimes de torture, de discriminations, de violences sexuelles, groupes menacés d’expulsions forcées, ou encore des journalistes et défenseurs des droits humains harcelés.

Ce marathon a duré dix jours et a atteint cette année un record : plus de 1 360 000 signatures dans le monde entier !

Vous trouverez sur ce lien, une émission toute spéciale de France Culture sur cet évènement , 5 reportages réalisés par des correspondants de Radio France que nous écoutons avec Geneviève Garrigos, la Présidente d’Amnesty.

Les habitants de Port Harcourt (NIGERIA)

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Pour mieux comprendre ce que nous signons (notamment le 16 octobre dernier à CinéMassy), voici une explication du contexte et surtout 2 vidéos de 7-8 min qui éclairent singulièrement les conditions de vie et les conséquences des fusillades qui ont eu lieu lors du refus d’expulsion – néanmoins pacifique – de certains habitants de Port Harcourt…

Accéder ici aux brèves explications et aux vidéos

Les habitants du bidonville vont témoigner contre le gouvernement pour recours meurtrier aux armes à feu. La plainte a été déposée par 10 résidents de Bundu et des zones voisines, et par le Projet pour les droits socio-économiques et la responsabilité (SERAP), une ONG nigériane.
Amnesty International a soumis un mémoire destiné à éclairer la cour, répertoriant les normes internationales et nationales sur le droit à la vie, le droit à la protection contre les expulsions forcées, et le droit à un recours utile, ainsi que celles relatives au recours à la force et aux armes à feu. Ce mémoire souligne par ailleurs que l’ordonnance de police 237 du Nigeria n’est pas conforme à ces normes, mais permet à la police de faire feu sur des manifestants, qu’ils représentent une menace pour la vie d’autrui ou non.

Sur ce lien, vous accèderez à la Chronique de Véronique Gaymard (moins de 4 min) du 20 octobre 2012 sur RFI, précisément sur ce thème. Elle a interviewé Marcus George Irimaka qui se bat, depuis plus de 10 ans, pour tenter d’éviter ces expulsions forcées qui se multiplient.

Pour mieux cerner la situation actuelle et les enjeux à venir du Nigéria, quelques cartes de la très précieuse émission « Le dessous des cartes » de Jean-Christophe Victor…

Vous pouvez toujours signer ou faire signer la pétition, sur ce lien