Projection-Débat LES PROCES DE MOSCOU – 23 oct 20H30 – Versailles

Le groupe Amnesty International de Versailles nous convie à une Projection/débat :

LES PROCES DE MOSCOU

Film documentaire de Milo Rau (2014)

A l’Atelier numérique, Versailles, 8 rue Saint Simon
Vendredi 23 octobre 2015, 20h30 (durée 1h35)

Le débat sera animé par Anne Nerdrum, responsable Russie/Amnesty International France

Milo Rau, sociologue suisse et ancien élève de Bourdieu, est aussi un réalisateur original qui utilise la matière première du
temps présent pour monter des pièces ou réaliser des films. « Les procès de Moscou » est une reprise de trois affaires judiciaires très récentes contre des artistes en Russie, dont celle des Pussy Riot.

Moscou_1Procès des Pussy Riot en août 2012
Pussy riot © Denis Bochkarev

Mêlant réalité et jeu de rôle, il crée un tribunal avec un jury et fait intervenir des témoins directs des évènements. Dans cette recherche cathartique, il veut montrer qu’une autre fin est possible, que la justice est possible.

« C’est au spectateur de décider, non au metteur en scène ».

Contacts amnesty.versailles@gmail.com
http http://www.amnestyidfso.over-blog.fr

La liberté de la presse au pays de Poutine – ARTE mardi 08 septembre dès 20h55

Environ 90% des Russes regardent la télévision nationale. Une aubaine pour Poutine et son équipe qui organisent de véritables campagnes de désinformation. Grâce au culte de la personnalité, aux multiples extrapolations, au patriotisme exacerbé, et aux critiques virulentes envers les « ennemis de la Russie », le Kremlin règne sans partage sur ce vaste territoire depuis deux ans.

Tchétchénie, une guerre sans traces – ARTE mardi 03 mars à 22h25

Vingt ans après la première guerre de Tchétchénie tant décrite par Anna Politkovskaïa (assassinée à Moscou le 7 octobre 2006), Manon Loizeau explore un pays terrorisé, dont le président Kadyrov et ses milices veulent éradiquer jusqu’à la mémoire.

Un témoignage exceptionnel, porté par de fragiles voix dissidentes.

Manon Loizeau, alors correspondante à Moscou, a découvert la Tchétchénie en 1995, lors de la guerre déclenchée par Boris Eltsine contre ce petit pays du Caucase pour le punir d’avoir proclamé l’indépendance. En 1999, c’est Poutine qui, au prétexte de lutter contre le terrorisme, lançait ses blindés et ses bombes contre les Tchétchènes, ciblant combattants et civils avec une égale férocité. Vingt ans et quelque 150 000 morts plus tard, la réalisatrice retrouve un pays « pacifié » par la terreur qu’inspirent désormais les milices tchétchènes, et non plus l’armée russe. Inféodé à Moscou, le régime du président Ramzan Kadyrov s’emploie méthodiquement à éradiquer la mémoire de la guerre comme l’histoire du pays, et impose un culte de la personnalité digne de l’ère stalinienne.

© Magnéto Presse

© Magnéto Presse

Disparitions

Généreusement financé par la Russie, le jeune Ramzan Kadyrov (38 ans) a aussi spectaculairement reconstruit son pays ravagé par la guerre. Grozny, capitale rasée par les bombes il y a dix ans, a pris des allures de Dubaï, avec néons, centres commerciaux et mosquées rutilantes.
Ses avenues neuves portent les noms des principaux bourreaux de la population, Poutine en tête.

Mais chaque jour, des gens continuent de disparaître, victimes du pouvoir absolu d’un gouvernement qui s’arroge ouvertement le droit de torturer et de tuer.
De rares voix dissidentes prennent pourtant le risque de dénoncer cette terreur d’État : une femme harcelée par le pouvoir, qui raconte comment, peu à peu, son clan est décimé dans le silence ; le Comité des mères de Tchétchénie, fondé lors de la première guerre, qui en vingt ans de combat n’a retrouvé que deux personnes vivantes sur les 18 000 portées disparues ; un couple de vieux paysans dont les deux filles, enlevées un soir à Grozny par des miliciens, n’ont jamais reparu ; le Comité contre la torture, enfin, un collectif de jeunes juristes russes qui enquête sans peur sur les disparitions et les conditions de détention, et dénonce « une petite Corée du Nord » au sein de la Fédération de Russie…

Dans ce « tunnel sans lumière » décrit par Madina, présidente du Comité des mères, Manon Loizeau a pu aller à leur rencontre en se cachant et en rusant, et même suivre le procès d’un politicien respecté, Rouslan Koutaiev, accusé sans aucune vraisemblance de détention d’héroïne et jugé par un tribunal aux ordres.
En réalité, sa « faute », sanctionnée par quatre années de prison, avait consisté à braver l’interdiction de commémorer le 70e anniversaire de la déportation des Tchétchènes par Staline. Un témoignage poignant, exceptionnel, sur la tragédie d’un peuple que le monde a oublié.

Rediffusion vendredi 06.03 à 9h00
Rediffusion mercredi 25.03 à 2h20

Accéder ici au dossier Web d’Arte sur la Tchéchénie

Retour sur notre AG de Saint Brieuc

Grand moment (désormais annuel) de démocratie du mouvement, l’Assemblée Générale de Saint Brieuc a réuni près de 700 militants.

Nous ne mentionnerons pas ici les travaux de groupe ni les moments propres à Amnesty mais partageons les moments de manifestation, les témoignages et tables rondes qui nous ont apportés expertises et paroles émouvantes…

Une bouée humaine lumineuse pour demander la protection des migrants qui fuient les conflits. Cette photo nous servira désormais de logo pour toute la campagne internationale « SOS Europe ».

La bouée géante "SOS Europe" au port de Saint-Brieuc. Crédits photo : EOLE PHOTO - V.Lessirard. Publiée dans Ouest France. Expérience unique en France.  Cette image aérienne, réalisé samedi 28 juin, au dessus du port du Légué.

La bouée géante « SOS Europe » au port de Saint-Brieuc. Crédits photo : EOLE PHOTO – V.Lessirard. Publiée dans Ouest France.

De gauche à droite : Anne Nerdrum, cordinatrice Russie à AIF, Dominique Curis (animatrice de la table ronde), Coordinatrice défenseurs des droits humains à AIF, Ksenia Kosenko, activiste et sœur de l'un des prisonniers d'opinion de Bolotnaïa, François Chabanel, interprète russe - français, Sergeï Nikitine, directeur d'Amnesty International en Russie

De gauche à droite : Anne Nerdrum, cordinatrice Russie à AIF, Dominique Curis (animatrice de la table ronde), Coordinatrice défenseurs des droits humains à AIF, Ksenia Kosenko, activiste et sœur de l’un des prisonniers d’opinion de Bolotnaïa, François Chabanel, interprète russe – français, Sergeï Nikitine, directeur d’Amnesty International en Russie

Nous avons accueilli, Sergueï NIKITIN, Directeur du bureau d’Amnesty International de Moscou, accompagné de Xsenia KOSENKO, sœur de Michaïl KOSENKO, emprisonné dans un centre psychiatrique en Russie pour avoir manifesté sur la place Bolotnaïa.
Depuis, Michaïl a été libéré mais sa sœur nous a révélé qu’il est étroitement surveillé par un médecin qui vérifie qu’il prend bien son traitement médical dont il n’a en réalité nul besoin.
Un renvoi aux années de guerre froide lorsque l’Union soviétique internait ses propres ressortissants qu’elle jugeait gênants dans des hôpitaux psychiatriques…

Dessin d'Emmanuel Chaunu offert à Ksenia Kosenko pour son frère Michaël

Dessin d’Emmanuel Chaunu offert à Ksenia Kosenko pour son frère Michaïl


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De gauche à droite : France Weyl, avocate au barreau de Paris, Sibel Agrali, directrice du centre Primo Levi ; Zakaria Moumni, champion du monde de boxe thaï, victime de tortures au Maroc, Alain Lesturgez (animateur de la table ronde), membre du CA d'AIF

De gauche à droite : France Weyl, avocate au barreau de Paris, Sibel Agrali, directrice du centre Primo Levi ; Zakaria Moumni, champion du monde de boxe thaï, victime de tortures au Maroc, Alain Lesturgez (animateur de la table ronde), membre du CA d’AIF

Nous avons également écouté le témoignage bouleversant de Zacharia MOUMNI, jeune marocain champion du monde de boxe thaïe qui, pour avoir dénoncé la corruption de la royauté, a été arrêté à l’aéroport de Rabat l’an dernier, torturé pendant 4 jours et condamné à l’issue d’un simulacre de procès à des années d’emprisonnement.
Les actions conjuguées d’Amnesty International et d’autres ONG ont permis sa libération par la suite. Très déterminé dans sa quête de justice, Zacharia a refusé l’arrangement financier proposé par le roi qui avait reconnu « l’erreur » et a porté plainte contre l’état marocain en France.

Zakaria Moumni

Zakaria Moumni

Eva Kubasiewicz avec la présidente d'AIF, Geneviève Garrigos

Eva Kubasiewicz avec la présidente d’AIF, Geneviève Garrigos

Enfin, une surprise de taille… le témoignage d’une ancienne prisonnière polonaise, Eva KUBASIEWISCZ, condamnée à plusieurs années d’emprisonnement en 1982, au moment de l’avènement du syndicat Solidarnosc.
Elle avait été prise en charge, à l’époque, par le groupe de Saint-Brieuc, ce qui accéléra par la suite sa libération.
Comble de l’ironie, elle recevait tant de lettres que le Directeur de la prison dut mobiliser un employé à temps plein pour organiser le tri de la correspondance.

Tous nous ont chaleureusement remerciés… insistant sur le soutien indispensable que représentent les courriers envoyés aux autorités ainsi qu’aux prisonniers eux-mêmes !

Dessin d'Emmanuel Chaunu durant le vote

Dessin d’Emmanuel Chaunu durant le vote

ACTION URGENTE RUSSIE – ECRIRE AVANT LE 24 MARS 2014

RUSSIE : UN MILITANT ÉCOLOGISTE EST DÉTENU POUR AVOIR PROFÉRÉ DES JURONS

Evgueni Vitichko a été arrêté le 3 février et inculpé de « houliganisme mineur » pour avoir « proféré des jurons devant un arrêt de bus ». Il a été condamné à 15 jours de détention.
Durant cette période, Amnesty International le considère comme un prisonnier d’opinion.

Evgueni Vitichko a été arrêté par la police vers 10h30 alors qu’il quittait le bâtiment de l’inspection pénitentiaire, où il doit se présenter aux termes d’un couvre-feu qui lui a été imposé dans le cadre d’une précédente condamnation liée à ses activités militantes en faveur de l’environnement.
La police lui aurait initialement déclaré qu’il était soupçonné de vol, mais il a plus tard été inculpé de houliganisme mineur parce qu’il aurait proféré des jurons devant un arrêt de bus. Au poste de police, on lui a pris ses empreintes digitales et son téléphone portable a été fouillé. Il a comparu devant le tribunal le jour même.
Lors de l’audience, il a demandé à voir son avocat, mais le juge a rejeté sa demande et insisté pour faire venir un avocat commis d’office, ce qu’Evgueni Vitichko a refusé.
Le tribunal a également refusé d’appeler à la barre deux « témoins » qui l’auraient vu proférer des jurons et avaient signé une déclaration contre lui.
Déclaré coupable de « houliganisme mineur », il a été condamné à 15 jours de détention. Evgueni Vitichko a fait appel de cette décision.

Les autorités ont déjà par le passé inculpé des militants de la société civile de houliganisme mineur pour les empêcher de participer à des manifestations.
Les collègues d’Evgueni Vitichko estiment qu’il est détenu en raison de ses activités de défense de l’environnement et que les autorités cherchent à le « neutraliser » avant le relais de la flamme olympique qui passera le 4 février à Krasnodar, capitale de la région.
C’est à l’occasion du passage du relais que des militants dans d’autres villes russes ont fait entendre leurs protestations.

Evgueni Vitichko est membre de l’ONG de défense de l’environnement Veille écologique pour le Caucase du Nord.
Ses membres et partisans ont signalé être harcelés par les autorités ces derniers mois.
Tatiana Borissova, étudiante à l’université d’État de Kuban, a été conviée à une « discussion préventive » avec le doyen de sa faculté.
La police a demandé à Victor Tchirikov de venir « discuter » de clips vidéo postés sur Internet.
Lorsqu’il a refusé, la police a menacé de venir lui rendre visite chez lui.

Nous demandons à tous ceux qui veulent bien se joindre à nous :
D’ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 24 MARS 2014 par courrier ou par mail

à Monsieur le Procureur général,
Yurii Ya. Chaika
15 A, Bolshaia Dmitrovka Street
125993 Moscow
Fédération de Russie
Fax : +7 495 692 17 25

Courriel : prgenproc@gov.ru

Votre d’appel doit être adressé à « Monsieur le Procureur général »

Vous pourrez également adresser une copie de votre appel à :

Ambassade de la Fédération de Russie
40-50 boulevard Lannes – 75116 Paris
Tél : 01 45 04 05 50 – Fax : 01 45 04 17 65
Courriel : ambrus@wanadoo.fr

POUR REDIGER VOTRE APPEL: Etre poli, être bref et… :

– demandez aux autorités russes d’abandonner les charges de « houliganisme mineur » retenues contre Evgueni Vitichko et de le libérer immédiatement ;

– insistez pour qu’elles arrêtent de persécuter les militants de la société civile, notamment les membres de Veille écologique pour le Caucase du Nord.

POUR EN SAVOIR PLUS…

Evgueni Vitichko et les autres militants écologistes de son mouvement ont participé activement à des actions de protestation contre la déforestation et des constructions illégales dans la ville de Sotchi et aux alentours, dans la région russe de Krasnodar, qui accueillera les prochains Jeux olympiques d’hiver.

En 2012, dans le cadre d’un procès motivé par des considérations politiques, Evgueni Vitichko a été déclaré coupable d’avoir endommagé une clôture lors de l’une de leurs actions, et condamné à une peine de deux ans avec sursis. Il s’agissait d’une clôture illégale installée dans une forêt protégée. Les interventions antérieures des militants auprès de différents organes gouvernementaux au sujet des clôtures illégales ont été vaines ; en fait, une réponse officielle a consisté à nier l’existence de ces clôtures. Le 13 novembre 2011, les militants ont essayé de pénétrer dans ce secteur et de rassembler des informations sur les violations commises. Au cours de cette action, certains militants ont tracé des graffitis sur la clôture, mais Evgueni Vitichko n’était pas du nombre ; il a cependant, avec d’autres personnes, plié une partie de la clôture pour rendre possible l’enregistrement de séquences vidéo sur des actes illégaux – abattage d’arbres protégés et construction d’un bâtiment.

Selon ses avocats, le procès qui s’en est suivi a soulevé des préoccupations importantes relatives au fond de l’affaire et à des irrégularités de procédure, et pourtant la peine prononcée a été confirmée par des juridictions supérieures. Cependant, la Cour suprême de Russie a annulé en octobre 2013 la décision prise en dernière instance de ne pas examiner de recours ; elle a appuyé les moyens de défense selon lesquels la juridiction inférieure n’avait pas abordé la question de la légalité de la clôture, ne s’était pas demandé si la partie qui avait subi un préjudice était vraiment la partie désignée comme telle, et n’avait pas établi l’intention délictueuse d’Evgueni Vitichko lors des faits incriminés.

Malgré la décision de la Cour suprême, et alors qu’un réexamen de l’affaire était en instance, le tribunal de Touapsé a estimé le 20 décembre 2013 qu’Evgueni Vitichko avait violé à trois reprises le couvre-feu lié à sa condamnation avec sursis, et qu’il allait devoir purger la peine de trois ans d’emprisonnement à laquelle il avait été condamné initialement. Ses avocats ont contesté cette décision devant une juridiction supérieure. L’audience aurait été fixée au 22 février 2014, mais toutes les informations à ce sujet ont été clairement supprimées du site du tribunal.

SOTCHI : Jeu de GO politique dans le Caucase

Comment Poutine met en scène le rêve de la « grandeur de la Russie » pour unifier la nation ?

Pourquoi affirmer la présence russe sur un territoire instable si ce n’est pour mieux le contrôler ?

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Qui a financé les 36 milliards d’euros de ces jeux ?

Le maillage d’une stratégie sécuritaire expliqué en 12 min par Jean-Christophe Victor dans l’excellente émission « Le dessous des cartes »

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L’enjeu de Sotchi pour le stratège de long terme Poutine exposé par Vladimir Férorovski interviewé par JOL Press

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